Togo First

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Le Togo a enregistré une hausse spectaculaire de ses recettes non fiscales en 2023, atteignant un montant total de 144,50 milliards FCFA, bien au-delà de la prévision annuelle de 60,07 milliards FCFA. Ce résultat représente plus du double (un taux de réalisation de 240,55%) de celui réalisé en 2022, où les recettes non fiscales s'élevaient à 58,98 milliards FCFA, selon un récent rapport du ministère de l’Économie et des Finances.

Recouvrement d’arriérés

Les recettes non fiscales sont celles qui ne sont liées ni à un impôt, ni à une taxe, mais plutôt à une contrepartie (ce sont des rémunérations pour services rendus, des revenus divers et des dividendes). La forte progression enregistrée au Togo lors de l’exercice budgétaire de l’an dernier est principalement attribuée au recouvrement des arriérés de créances non fiscales des exercices antérieurs, qui a rapporté 83,22 milliards FCFA, soit 138,56% des prévisions.

Parmi les composantes majeures de ces recettes, les revenus de l’entreprise et du domaine ont joué un grand rôle. Ces revenus, issus des activités commerciales, industrielles ou de la gestion du patrimoine immobilier de l'État, ont atteint 106,19 milliards FCFA en 2023, contre 18,06 milliards FCFA en 2022, soit plus de cinq fois (en hausse de 487,98%).

Immeubles domaniaux 

Par ailleurs, les loyers des immeubles domaniaux (immeubles qui appartiennet à l’Etat) ont généré 29,96 milliards FCFA en 2023, soit près de 500 fois plus que l’exercice de 2022, qui était seulement à 0,06 milliard. De leur côté, les redevances minières ont également augmenté de plus de 26 fois, passant de 1,73 milliard FCFA en 2022 à 45,33 milliards FCFA en 2023.

Ce boom des recettes non fiscales est à mettre en parallèle avec la hausse des recettes fiscales (impôts et taxes) engrangées par l’État sur la même période, qui a atteint près de mille milliards sur le même exercice 2023, indiquant une hausse générale des entrées de fonds dans les caisses de l’Autorité publique.

Ayi Renaud Dossavi

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Trois jours après l'annonce de sa formation, le nouveau gouvernement togolais est attendu ce vendredi 23 août 2024 devant l'Assemblée nationale. Sous la direction de Victoire Tomegah-Dogbé, Premier ministre, l'équipe gouvernementale présentera sa déclaration de politique générale aux députés. 

Cette présentation s'inscrit dans le cadre de l'ouverture de la deuxième session extraordinaire de l'année, convoquée par le président de l'Assemblée nationale, à 10 heures ce matin. Conformément aux dispositions constitutionnelles, l’exécutif devra obtenir la confiance des élus du peuple pour mener à bien son programme d'actions.

Ce nouveau gouvernement de transition, composé de 35 membres, est chargé de conduire le pays vers la Cinquième République. Il se distingue par plusieurs innovations, tant dans sa composition que dans les missions qui lui sont assignées.

A fin décembre 2023, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a mobilisé au titre des taxes et impôts, 990,1 milliards FCFA contre une prévision de 912,1 milliards FCFA. Comment l'administration fiscale a-t-elle réussi à réaliser cette mobilisation record ?

Durant 2023, l’OTR a collecté 226,86 milliards FCFA au titre des impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains en capital et 493,07 milliards FCFA en impôts et taxes intérieurs sur les biens et services, selon le “Rapport d’exécution du budget de l’Etat exercice 2023 situation à fin décembrepublié récemment. 

Sur les recettes totales de l’année, 238 milliards FCFA proviennent des droits et taxes sur le commerce extérieur et les transactions internationales. En outre, grâce aux droits de timbre et d'enregistrement, l’OTR a engrangé 13 milliards FCFA.

À travers d’autres impôts dont ceux sur les salaires versés et sur le patrimoine, un peu plus de 19 milliards FCFA a été collecté.

Cette hausse de 15% des recettes rapportées à 2022, peut être attribuée à de nouvelles stratégies déployées par Philippe Tchodié et son équipe. En effet, en 2023, l’OTR a réorganisé les services des impôts avec la création des bureaux des opérations fiscales dans chaque commune du Grand Lomé et dans chaque préfecture de l’intérieur du pays suite au recensement fiscal effectué sur toute l’étendue du territoire en 2022.

L’effectivité de l’interconnexion du système d’information de la douane togolaise avec ceux du Mali, du Bénin, du Niger et du Burkina Faso pour assurer un meilleur suivi du transit et mieux lutter contre les déversements de marchandises a été aussi un grand atout pour l’administration fiscale togolaises dans sa mobilisation de recettes, assure-t-on. Également le renforcement des codes de spécification tarifaire a été non négligeable car cette initiative a contribué à un meilleur contrôle de la valeur en douane des marchandises.

Désormais, le défi pour Philippe Tchodié est de franchir la barre des 1000 milliards FCFA en termes de mobilisation cette année. Précisément, l'État attend de l’OTR la collecte de 1.042 milliards FCFA, soit 48% du budget exercice 2024 qui s’établit à 2179 milliards FCFA. Déjà  au premier trimestre 2024, les recettes fiscales sont évaluées à 207 milliards de francs CFA

Esaïe Edoh 

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Annoncée depuis plusieurs mois, la Foire Adjafi, rendez-vous des jeunes entrepreneurs togolais, démarre ce jeudi 22 août 2024 pour dix-huit jours ! L’événement, qui en est à sa 12ème édition, se tient sur son site emblématique du terrain de football du Lycée Agoè-Nyivé.

Sous le thème « La ZLECAF, pour stimuler la commercialisation de nos produits transformés et pérenniser les acquis », cette édition mettra l'accent sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Environ 300 entrepreneurs sont attendus pour explorer les avantages de ce marché ouvert, tout en présentant leurs produits transformés.

Pour cette édition, l’événement annonce des innovations, avec l’introduction de nouvelles activités, notamment des ateliers de sciences et technologies pour les jeunes, un salon dédié à la musique afro, une journée des communes (mercredi 04 septembre), et un espace consacré aux apéros et gourmandises. 

En plus de l'exposition, le programme inclut un forum sur la ZLECAF, une table ronde pour les PME-PMI, ainsi que des journées thématiques dédiées à la mode et aux communes. Le tout sera ponctué de concerts célébrant la richesse de la musique togolaise.

Notons que le comité d’organisation de la Foire met à la disposition du public 50 000 tickets gratuits (en journée, de 9h à 16h), pour attirer un maximum de visiteurs et créer une plateforme de promotion pour les jeunes entrepreneurs.

Ayi Renaud Dossavi

Le régulateur de l’électricité du Nigeria a exprimé à nouveau son mécontentement face aux dettes impayées du Niger, du Bénin et du Togo, qui doivent collectivement 14,19 millions de dollars pour l’électricité fournie au cours du premier trimestre de 2024.

Dans un rapport récent, la Commission de régulation de l’électricité du Nigeria (NERC) a dénoncé l’absence de paiements de la part des compagnies d’électricité étrangères impliquées, notamment la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE) et la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET). Selon le document, le Bénin doit 3,15 millions de dollars sur le partenariat Para-SBEE, 4,46 millions sur Transcorp-SBEE, tandis que le Niger, 1,21 million de dollars sur Mainstream-NIGELEC. S’agissant du Togo, il doit payer 5,36 millions dollars pour la centrale d’Odukpani qui fournit la CEET. 

La NERC a déclaré qu’aucun de ces opérateurs n’a versé de fonds pour régler les factures émises par l’Opérateur de Marché, une entité sous la responsabilité de la Transmission Company of Nigeria (TCN). Cette situation intervient alors que le régulateur avait déjà signalé des retards de paiement substantiels pour l’électricité exportée en 2023, atteignant 51,26 millions de dollars.

Le régulateur a mis en garde contre l'impact de ces défauts de paiement sur le secteur énergétique nigérian, appelant l’Opérateur de Marché à appliquer strictement les règles du marché pour remédier à ce qu’il qualifie d’"indiscipline financière".

En mai dernier, le gouvernement fédéral avait déjà exprimé sa frustration face aux arriérés accumulés par les consommateurs internationaux d’électricité, estimant que ces retards nuisent à la capacité du Nigeria à maintenir une production énergétique stable.

Au Togo, la commune de Bas Mono 2 adopte un budget supplémentaire pour l'exercice 2024. La nouvelle enveloppe s’équilibre en recettes et dépenses à 626,577 millions FCFA. Dans le détail, 92 % (soit 576,641 millions de francs CFA) est destiné aux investissements, tandis que les 8 % restants couvrent les dépenses de fonctionnement, comme le rapporte l’Agence Togolaise de Presse (ATOP).

Cette augmentation budgétaire a fait l’objet de discussions cette semaine, dans le cadre de la troisième session ordinaire de l’année 2024, qui se déroule du 19 au 26 août à Attitogon, chef-lieu de la commune. 

Pour le Conseil municipal, il s’agit surtout d’accroître les investissements en infrastructures. 

Le maire Eklou Atsu, en appelant à une mobilisation accrue des recettes, a souligné l’importance des efforts conjoints pour transformer ces fonds en bénéfices concrets pour la communauté. Une gestion rigoureuse et des partenariats stratégiques permettront au Bas Mono 2 de poursuivre son essor, a-t-il souligné.

En parallèle, les conseillers municipaux vont également plancher sur la signature d’une convention de partenariat avec la commune de Zogbodomey, au Bénin voisin, pour renforcer leur coopération transfrontalière.

Au Togo, une cinquantaine de femmes entrepreneures ont démarré le mercredi 21 août 2024 à Lomé, une formation de trois jours sur les mécanismes d’accès au marché de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Organisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) la rencontre s’inscrit dans une série de démarches de l’agence onusienne pour soutenir le financement des entrepreneures.

La formation aborde des thématiques relatives aux règles, instruments, procédures et opportunités en matière de commerce et d’investissement au sein de la ZLECAf. Elle devrait, d’après Komi Tsowou, Conseiller régional PNUD sur la ZLECAf, permettre à ces entrepreneures de bien comprendre les exigences et les stratégies nécessaires pour tirer le maximum de profit des avantages tarifaires offerts par la zone.

Cette formation, indique-t-on, sera suivie de la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement, en collaboration avec le ministère du Commerce, pour aider les entrepreneures à exporter leurs produits vers les marchés intra-africains.

Elle intervient dans un contexte où le Togo, en accord avec ses partenaires, met en œuvre  plusieurs initiatives afin de permettre aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux jeunes entrepreneurs provenant de divers secteurs d’activités économiques d’optimiser les bénéfices de la ZLECAf.

Esaïe Edoh

61 destinations sont disponibles sans visa pour les détenteurs de passeport togolais en 2024, selon les derniers classements de Henley Passport Index, basé sur des données de l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA). L'indice, mis à jour mensuellement, inclut 199 passeports différents et 227 destinations de voyage.

Ces cinq dernières années, le Togo a augmenté sa portée dans le monde, grâce à des accords d’exemptions de visa et au changement de la politique de voyage de plusieurs pays, simplifiant les modalités d’obtention de visa (notamment le visa à l’arrivée). 

En 6 ans, le nombre de destinations disponibles sans visa pour les détenteurs d’un passeport togolais a augmenté de 7, passant de 54 (en 2018) à 61 cette année.

Voici les 61 pays accessibles sans visa pour les Togolais en 2024.

  1.  Bangladesh (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  2.  Barbade (Sans visa, 90 jours)

  3.  Bénin (Sans visa, 90 jours)

  4.  Bolivie (Visa à l'arrivée/eVisa, 90 jours)

  5.  Burkina Faso (Sans visa)

  6.  Burundi (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  7.  Cambodge (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  8.  Cap-Vert (Sans visa - EASE)

  9.  Comores (Visa à l'arrivée, 45 jours)

  10.  Congo (Rép. dém.)  (eVisa, 90 jours)

  11.  Côte d’Ivoire (Sans visa, 90 jours)

  12.  Djibouti (Visa à l'arrivée/eVisa, 90 jours)

  13.  Dominique (Sans visa, 21 jours)

  14.  Équateur (Sans visa, 90 jours)

  15.  Éthiopie (Visa à l'arrivée/eVisa, 45 jours)

  16.  Gambie (Sans visa, 90 jours)

  17.  Ghana (Sans visa)

  18.  Guinée (Sans visa)

  19.  Guinée-Bissau (Sans visa)

  20.  Haïti (Sans visa, 90 jours)

  21.  Îles Cook 

  22.  Iran (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  23.  Kenya (eTA, 90 jours)

  24.  Kiribati (Sans visa, 90 jours)

  25.  Laos (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  26.  Liberia (Sans visa)

  27.  Macao (RAS Chine) (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  28.  Madagascar (Visa à l'arrivée/eVisa, 90 jours)

  29.  Malaisie 

  30.  Maldives (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  31.  Mali (Sans visa)

  32.  Mauritanie (Visa à l'arrivée)

  33.  Maurice (Visa à l'arrivée, 60 jours)

  34.  Micronésie (Sans visa, 30 jours)

  35.  Maroc (Sans visa, 90 jours)

  36.  Mozambique (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  37.  Namibie (Visa à l'arrivée, 90 jours)

  38.  Népal (Visa à l'arrivée/eVisa, 150 jours)

  39.  Nicaragua (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  40.  Niger (Sans visa)

  41.  Nigeria (Sans visa)

  42.  Niue 

  43.  Palaos (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  44.  Philippines (Sans visa, 30 jours)

  45.  Rwanda (Sans visa, 30 jours)

  46.  Samoa (Visa à l'arrivée, 90 jours)

  47.  Sao Tomé-et-Principe (Sans visa, 90 jours)

  48.  Sénégal (Sans visa, 90 jours)

  49.  Seychelles (Inscription touristique, 90 jours)

  50.  Sierra Leone (Sans visa)

  51.  Singapour (Sans visa, 30 jours)

  52.  Somalie 

  53.  Sri Lanka (eTA, 30 jours)

  54.  Saint-Christophe-et-Niévès 

  55.  Sainte-Lucie (Visa à l'arrivée, 42 jours)

  56.  Saint-Vincent-et-les-Grenadines (Sans visa, 90 jours)

  57.  Suriname (Carte de touriste, 90 jours)

  58.  Tanzanie (Visa à l'arrivée/eVisa)

  59.  Tchad (sans visa, 90 jours)

  60.  Timor-Leste (Timor oriental) (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  61.  Tuvalu (Visa à l'arrivée, 30 jours) 

Ayi Renaud Dossavi

L’Université de Lomé (UL) et le Washington International Management Institute (WIMI) pourraient conclure très prochainement un accord de partenariat éducatif. Le contenu et les contours de ce futur partenariat ont été définis le 20 août 2024 par le président de l’Université de Lomé, Adama Mawulé Kpodar, et Bruno Mukendi, fondateur de WIMI.  

Le partenariat s’articulera principalement autour du partage des compétences et de l’expertise disponibles au sein des deux établissements. Concrètement, WIMI reconnu pour ses enseignements post-universitaires et sa spécialisation en formation professionnelle, va identifier et utiliser l’expertise disponible à l’Université de Lomé dans ses activités de formation et d’assistance technique en Afrique et aux Etats-Unis.

La structure américaine va également offrir des formations à prix réduits aux cadres administratifs, techniques et académiques de l’Université de Lomé qui souhaitent se perfectionner dans les divers domaines de gouvernance, de leadership et de management. 

Cette collaboration centrée sur la formation, devrait permettre à l’Université de Lomé de réorganiser sa gouvernance de manière à la rendre plus efficace, ceci en lien avec sa vision, celle d’être un Temple du Savoir plus performant à l’échéance 2025.

En effet, à l’horizon 2025, l’UL ambitionne d’être une université performante, résolument engagée dans une démarche qualité, offrant des formations adéquates et professionnalisantes, et réalisant une production innovante sur les grands enjeux sociétaux au service du développement durable du Togo, de l’Afrique et du monde.

Déjà, la plus grande université togolaise, afin de renforcer sa gouvernance institutionnelle, s’est dotée d’un Programme de Planification et de suivi des investissements avec pour objectif, l’amélioration des conditions de travail et d’études des enseignants et des étudiants.

En ce qui concerne l’Institut WIMI, il est fondé en 1995 et a pour mission d’appuyer les pays en développement dans le renforcement de leurs capacités, favorisant ainsi des transformations structurelles et socio-économiques. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, le gouvernement de transition vers la nouvelle constitution a été officialisé le mardi 20 août 2024. Dans la nouvelle équipe transitoire, se retrouvent 3 membres de partis politiques d'opposition : Joseph Koamy Gomado de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) dirigée par Jean Pierre Fabre, Isaac Tchiakpé, porte-parole de l’Union des forces de changement (UFC), et Hounaké Kossivi, un militant de la jeune formation de l'opposition, Bloc Alternatif Togolais pour une Innovation Républicaine (BATIR).

Ils sont respectivement nommés au ministère de l'aménagement et du développement du territoire ; à celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ; et au ministère délégué au ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale.

Jusqu’à sa nomination, Koamy Gomado, haut cadre de Scan-Togo, est maire de la commune Golfe 1 (Lomé), élu sous la bannière du parti orange de Jean-Pierre Fabre, un opposant radical à Faure Gnassingbé. Quant à Isaac Tchiakpé, il est un historien, enseignant chercheur. Il s’était présenté aux dernières législatives dans la circonscription d’Agoè-nyivé (Lomé) sous les couleurs de l’UFC.

Pour sa part, Hounake Kossivi est Agrégé de droit public, Université de Lomé. En 2017, il avait défendu aux côtés d’autres enseignants de droit notamment Dodzi Kokoroko (actuel ministre des enseignements primaire et secondaire), les modifications apportées à la constitution de 1992 alors que la rue réclamait le rétablissement des textes modifiés. Au lendemain de la promulgation de la nouvelle constitution de la 5è république, il a de nouveau défendu la nouvelle loi du pays.

La nomination de ces membres de l'opposition dans le gouvernement transitoire alimente des débats passionnés dans l'opinion publique dans un contexte où la nouvelle constitution est rejetée par plusieurs opposants et acteurs de la société civile.

Esaïe Edoh 

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