Togo First

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Le Togo et le Japon ont conclu le jeudi 30 mai 2024 à Lomé, une convention de financement dans le cadre du Programme de développement économique et social (PDES) porté par le pays asiatique. Grâce à cet accord signé par le ministre de l’agriculture Lekpa Gbegbeni et l’ambassadeur du Japon au Togo, Katsuya Ikkatai, le pays ouest-africain recevra des équipements agricoles et de génie civil d’une valeur de 1,2 milliard FCFA, soit 300 millions de Yens.

Le matériel agricole qui sera mis à disposition du Togo, va soutenir les efforts du pays dans le développement de son agriculture, dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles liées au changement climatique et à l’instabilité des prix des denrées alimentaires.

« Il servira à booster la production agricole, à travers des aménagements de terres et le drainage des eaux d’inondation prioritairement dans les zones identifiées », a précisé le ministre Gbégbéni. Spécifiquement, un accent sera mis sur la promotion de la riziculture et le soutien aux producteurs vulnérables, notamment les sinistrés d’inondation et les déplacés victimes des menaces de l’extrémisme violent.

Cet appui vient compléter diverses autres actions du pays du soleil levant au Togo dans le domaine agricole. Comme le don des cargaisons de riz dans le cadre du projet Kennedy Round, qui vise à contribuer à garantir la sécurité alimentaire au Togo et appuyer la réalisation des projets de développement économique et social au bénéfice des Togolais.

Esaïe Edoh

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La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) a organisé la quatrième édition de l'exercice d'urgence sécuritaire EPULO 2024 le 30 mai 2024. C’est une opération menée pour renforcer le plan d'urgence de sécurité de l'aéroport et tester les capacités de sauvetage et de coordination des différents acteurs de la plateforme portuaire de Lomé en cas de crash d'avion.

Précisément, l’EPULO 2024 qui a consisté en une simulation d'un crash aérien, indique-t-on, a permis de mettre en lumière les capacités du plan de sauvetage de l'aéroport de Lomé. Ceci, conformément aux recommandations de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI). 

Selon le Commandant de l'aéroport, Kokouvi Atchrimi, ce nouvel exercice était nécessaire pour réactiver les réflexes du personnel et des acteurs impliqués dans les opérations de sauvetage.

L'exercice s'est conclu par une séance de travail visant à identifier les points forts et les points faibles, afin de tirer des enseignements pour améliorer la réponse, en cas de sinistre. La démarche, note la direction de l'Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE), marque l'engagement continu de la plateforme à maintenir des normes élevées de sécurité pour assurer la protection des passagers et du personnel en toutes circonstances.

Esaïe Edoh

Au Togo, le Président Faure Gnassingbé a tenu le mardi 28 mai 2024, des discussions avec les exploitants de trois Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) précisément de Atsu Agnahoe, de Atifoutou et Hoepe Zogbe dans la région des Plateaux. Les échanges se sont focalisés sur les défis rencontrés dans le secteur agricole du pays.

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Lors de ce grand oral, les producteurs ont exprimé leurs préoccupations au Président, qui s'est engagé à mettre en place des mécanismes visant à assurer des productions agricoles durables malgré les aléas climatiques, pour le bien-être des producteurs et de leurs familles.

Pour sa part, le Ministre de l'Agriculture, Antoine Gbégbéni, a affirmé que les engagements pris par le Président Gnassingbé allaient être réalisés de manière progressive. Ainsi, des projets d'irrigation, la construction de magasins de stockage, de forages et des initiatives pour faciliter la commercialisation des produits agricoles sont prévus. En parallèle, des actions seront entreprises pour garantir l'accès à l'éducation, à l'énergie et aux services de santé pour les producteurs.

Notons que cette nouvelle rencontre du président togolais avec les exploitants des 3 ZAAP intervient seulement quelques jours après ses échanges avec ceux de trois autres ZAAP, toujours dans la région des P,lateaux. La démarche indique-t-on, s'inscrit dans une dynamique de dialogue permanent entre le Président et les producteurs agricoles du pays.

Esaïe Edoh

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Le Groupe bancaire Ecobank, basé à Lomé, et American Express, spécialisé dans les solutions de paiement, ont récemment signé un accord qui étend considérablement l'acceptation des cartes American Express dans vingt-et-un pays d'Afrique subsaharienne, dont le Togo. Cet accord a été annoncé le mercredi 29 mai 2024 à Nairobi, Kenya.

Concrètement, les titulaires de cartes American Express pourront s’en servir dans douze nouveaux pays, notamment le Burundi, le Malawi et le Togo. De plus, indique-t-on, l'accord permettra aux commerçants acceptant les paiements par carte American Express d'augmenter leurs activités dans neuf autres pays déjà dotés de cette fonctionnalité, notamment le Nigeria et la Tanzanie. Cette expansion sera mise en place au cours des 12 prochains mois, avec une acceptation également prévue dans les distributeurs automatiques de billets d'Ecobank dans tous les pays où la banque panafricaine opère, en Afrique.

« Nous sommes ravis d’accueillir American Express au sein de notre réseau, confirmant ainsi notre engagement à proposer des solutions de paiement innovantes à nos clients à travers l’Afrique », a indiqué Jeremy Awori, directeur général du Groupe Ecobank, à l’issue de la signature. Pour ce Top manager, l’entente « profitera aux titulaires de cartes American Express, en leur offrant un plus grand choix, et aidera les commerçants à développer leurs activités. Il met également en exergue la capacité d’évolution inégalée de l’écosystème et du réseau bancaire sans frontières que possède Ecobank à travers l’Afrique. »

Notons que cette collaboration a été annoncée en marge des Assemblées annuelles 2024 du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), qui se tiennent cette semaine à Nairobi.

Ayi Renaud Dossavi

 

Le Togolais Edoh Kossi Amenounve, actuel patron de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), vient d'être réélu pour un second mandat au sein de l'Exchange Review Council (ERC) du Nasdaq, une nomination qui le maintiendra en poste jusqu'en 2027. Cette reconduction fait suite à sa première nomination en 2021 par le Conseil d'Administration pour un mandat initial de trois ans, comme l’indique la BRVM, basée à Abidjan.

L'ERC, comité spécialisé du Nasdaq, est chargé de superviser l'application cohérente et équitable des règles du marché, ainsi que de maintenir la discipline parmi les membres et les organisations adhérentes aux bourses du Nasdaq.

Aux côtés d’Amenounve, le conseil compte d'autres membres de renom, notamment David Rosedahl, ancien Vice-président principal et avocat général de Dougherty Financial Group, et Michael Emen, ex-Vice-président principal du Nasdaq. Chaque membre apporte une expertise significative dans la régulation des marchés financiers et la protection des investisseurs.

Notons que lors de la réunion du 22 mai 2024, Dr Amenounve a également été désigné pour siéger dans un sous-comité chargé de diverses fonctions réglementaires et disciplinaires. Sa nomination maintient sa position unique en tant que seul membre non-américain et africain à occuper un tel poste au Nasdaq depuis sa fondation en 1971.

Fondé en 1971, le Nasdaq est un acteur majeur sur la scène mondiale des marchés boursiers électroniques.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) lance une nouvelle enquête de satisfaction, à partir du lundi 03 juin prochain.  L'opération vise à évaluer la perception globale des consommateurs à l'égard de leurs opérateurs de télécommunications, tant en ce qui concerne les services proposés que la relation client.

Cette enquête, qui couvrira l'ensemble du territoire national, se concentrera principalement sur la satisfaction des utilisateurs à l'égard des services offerts par les opérateurs mobiles et les fournisseurs d'accès internet fixe. Elle aura également pour objectif d'identifier les éventuels motifs d'insatisfaction et les domaines nécessitant des améliorations.

Les consommateurs, qui seront sollicités pour participer à cette évaluation, ont été prévenus via plusieurs canaux, notamment par SMS. Il s’agirait également de recueillir un large éventail d'avis et d'expériences, reflétant ainsi la diversité des utilisateurs de services de télécommunications au Togo.

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Rappelons du reste que cette enquête n’est pas une première pour le gendarme des télécoms togolais, et s'inscrit plutôt dans une continuité d’actions similaires déjà menées les années précédentes, en cohérence avec sa mission de garantir la qualité des services de télécommunications dans le pays. 

Ainsi, les enquêtes précédentes ont été suivies de recommandations spécifiques pour chaque opérateur au Togo, ou ont ouvert la voie à des procédures de sanctions. 

Le Togo veut s’outiller davantage en matière de commerce des services, dans la perspective de la Zone de libre-échange Continentale Africaine (Zlecaf). Dans ce cadre, se tient une rencontre de trois jours, organisée par le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale, qui a débuté ce mercredi 29 mai 2024 à Lomé. Les travaux réunissent des directeurs centraux des services, des représentants d'organisations sous-régionales et des partenaires techniques et financiers. L'objectif principal est de discuter et de s'approprier les conclusions de cet audit afin de les utiliser efficacement dans la prestation des services et dans la mise en œuvre du protocole sur le commerce des services.

Au Togo, “les services contribuent pour environ 50% de l'économie. Malgré leur importance, certaines mesures sont incorporées dans les lois et réglementations qui restreignent la fourniture ou la consommation des services. Les États ont reconnu que ces mesures ne sont pas nécessaires et se sont engagés à les supprimer.”, explique Katchali Batchassi, directeur du commerce extérieur et négociateur en chef du Togo à la ZLECAF. “C'est pourquoi l'Union africaine a commandité un audit dans les États africains pour le commerce des services. L'atelier de ce jour vise à restituer les résultats de cet audit en ce qui concerne le Togo.”, ajoute-t-on.

Durant les travaux, ces acteurs plancheront ainsi sur les règlements qui régissent le secteur du commerce. L'objectif est de renforcer leur capacité à négocier.

Présent au lancement de l'atelier, Dr Claudius Fischbah, ambassadeur d'Allemagne au Togo, est revenu sur l’importance de la rencontre. Pour lui, l’atelier "est une occasion vitale pour les entreprises et secteurs des services du Togo d'apprendre rapidement les termes techniques et réglementaires des règles du jeu, du protocole de la ZLECAF sur le commerce des services.”

Les résultats de cet audit fournissent aux gouvernements des informations essentielles pour identifier les lacunes dans les textes législatifs et réglementaires existants, ce qui peut conduire à des réformes nécessaires pour s'adapter à l'évolution rapide de la technologie. De plus, ces conclusions sont précieuses dans les négociations de la ZLECAf et contribueront à une mise en œuvre efficace du protocole sur le commerce des services.

Rappelons que l’Accord de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) a été signé en 2018 et est entré en vigueur en 2021. Il vise à créer un marché unique de plus de 1,3 milliard de consommateurs pour les marchandises et les services, tout en approfondissant l'intégration économique du continent.

Au Togo, la déclaration du dépôt légal peut désormais être réalisée en ligne sur la plateforme nationale des services publics. Cette mesure a été officialisée par le ministère de l'administration territoriale le mercredi 29 mai 2024.

Grâce à la nouvelle disposition, désormais, les livres, périodiques, brochures, thèses ou soutenances seront soumis de manière dématérialisée à la procédure du dépôt légal, quelle que soit leur forme de production ou de diffusion. Il peut s'agir de vente au public, de distribution, de location ou de cession en vue de la reproduction, précise le ministère.

Via cette procédure digitalisée, les auteurs, éditeurs et autres producteurs ont la possibilité d'effectuer la déclaration de leurs œuvres en ligne, d'obtenir le numéro de dépôt légal et de procéder au dépôt physique des imprimés. 

Cette nouvelle procédure vient s’ajouter à d’autres démarches administratives déjà opérationnelles sur la plateforme digitale. Ceci en lien avec l'ambition du gouvernement togolais de digitaliser 75% de ses services publics, d'ici 2025.

Esaïe Edoh  

Où en est-on avec les projets mis en œuvre au Togo avec l’appui de l’Institut TBI (Tony Blair Institute) ? La question a été évoquée le mercredi 29 mai 2024 par le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé avec certains membres du gouvernement, et une délégation de l’Institut, conduite par son président Tony Blair.

L’évaluation a été axée sur l'accompagnement de l'Institut TBI dans la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo 2020-2025. A terme, les deux parties ont relevé des progrès, notamment dans la réalisation des projets de développement du pays. Ceci, dans les secteurs de l’énergie, de la stratégie industrielle et de l’agriculture : « J’ai vu les progrès du Togo et je réalise que les autorités ont l’intention de procéder, avec tous les atouts et toutes les opportunités dont le pays dispose, à l’accomplissement de grandes ambitions pour le peuple », a soutenu Tony Blair.

Fortes de ces progrès, les deux parties ont convenu de définir un nouveau cadre de partenariat afin de poursuivre la mise en œuvre des projets de développement. Ce partenariat renouvelé vise à renforcer l'action du gouvernement en faveur des populations togolaises, en tirant parti des atouts et des opportunités dont dispose le pays.

Il convient de noter que l'Institut TBI, fondé par l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, s'engage à promouvoir une mondialisation équitable, au bénéfice de tous. Avec des projets dans 14 pays africains, l'Institut met son expertise et son expérience au service des économies du continent, notamment dans des domaines clés tels que l'agriculture tropicale.

Esaïe Edoh

Au Togo, plusieurs travaux sont annoncés dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain (PASH-MUT). Le ministère chargé de l’eau a récemment lancé un appel d’offres international (AOI)  pour la réalisation de diverses activités visant à renforcer la sécurité hydrique dans les zones urbaines.

Ces travaux annoncés, incluent l'amélioration des performances opérationnelles et financières de la Société togolaise des eaux (TdE). Ceci passera notamment par la réduction de l'eau non facturée, qui sera soutenue par la réhabilitation partielle du réseau de distribution. Aussi, indique-t-on, les travaux viseront à accroître le taux de recouvrement des factures impayées, dans le but d’assurer la viabilité financière du secteur de l'eau.

L'entreprise sélectionnée devra mettre en place des procédures innovantes et modernes, en garantissant le transfert de connaissances, afin de permettre à la Société togolaise des eaux de réduire de manière durable, le niveau d'eau non facturée à un seuil économiquement acceptable.

Les soumissions pour cet appel d'offres sont ouvertes jusqu'au 24 juillet prochain.

Il faut noter que le PASH-MUT, lancé en octobre 2023 avec le soutien de la Banque mondiale, vise à relever les défis liés à la sécurité hydrique en milieu urbain au Togo.

Esaïe Edoh 

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