Togo First

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Au Togo, la gestion des marchandises dangereuses dans la zone portuaire de Lomé fait l'objet d'une série de réflexions impliquant les principaux acteurs du port et les responsables du ministère de la protection civile. Une rencontre s'est tenue en milieu de semaine dernière à Lomé à cet effet.

Lors de cette rencontre, les participants ont notamment analysé la gestion qui se fait de ces marchandises sensibles, ainsi que le niveau de mise en œuvre des dispositions réglementaires nationales et internationales en la matière. Il est apparu que des efforts supplémentaires étaient nécessaires pour assurer une application plus rigoureuse des textes.

C’est ainsi qu’à l'issue des discussions, des recommandations ont été formulées et seront soumises à un comité chargé d'approfondir la réflexion. Cet examen approfondi fait suite à un constat selon lequel, un grand nombre de produits dangereux transitent ou sont stockés dans l'enceinte portuaire, représentant un risque avéré pour la sûreté et la sécurité non seulement du port, mais aussi de l'ensemble du territoire national.

D’après Calixte Madjoulba, ministre de la Sécurité « les conséquences d'une mauvaise gestion ou du non-respect des protocoles de gestion des marchandises dangereuses peuvent être catastrophiques, tant sur le plan humain qu'environnemental ». Il soutient également que ces nouvelles réflexions s'inscrivent dans une volonté affirmée des autorités togolaises de renforcer la sécurité sur leur plateforme logistique en mettant en place des procédures et des contrôles plus stricts afin de prévenir tout incident majeur lié à la manutention ou au stockage des marchandises dangereuses.

Il faut noter que le Togo a signé des conventions relatives à la gestion des marchandises dangereuses et s'est doté, depuis août 2021, d'une réglementation spécifique sur le transport de ces produits et des déchets dangereux dans ses eaux territoriales.

Esaïe Edoh

A quelques jours de l’ouverture officielle de la 5e édition de la Foire Made in Togo prévue du 26 juillet au 4 août 2024, le Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF) a annoncé lundi 15 juillet dernier, une subvention de l’Etat au profit des exposants. Il s’agit de la réduction significative du prix de location des stands.

Concrètement, le prix d’un stand de 3m² est réduit à 24 000 FCFA pour toute la durée de la foire, contre 200 000 à 300 000 FCFA l'année précédente. Cette réduction des coûts de participation est une initiative des autorités du pays pour soutenir les entreprises locales et encourager leur participation à la Foire Made in Togo. Elle devrait permettre également à un plus grand nombre d'acteurs économiques togolais de se faire connaître et de promouvoir leurs produits et services, a soutenu la direction du CETEF

« Il s’agit d’un vrai coup de pouce. Pour nous, le gouvernement se donne les moyens nécessaires pour atteindre son objectif de promouvoir la production et la consommation locale », a déclaré Alexandre de Souza, directeur général du CETEF, lors de l’annonce de cette réduction.

Rappelons que la Foire Made in Togo a pour principal objectif de mettre en lumière les nombreuses innovations des jeunes togolais, souvent méconnues du grand public. Cette année elle se tiendra autour du thème : « Contribution de la consommation des biens et services au service du développement ».

Esaïe Edoh 

La Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) s'apprête à étendre son opération de mise à jour des compteurs à prépaiement (communément appelés Cash power) à l’ensemble du territoire. 

L’annonce a été faite dans un communiqué daté du lundi 15 juillet, où il est indiqué que la phase pilote, commencée le 1er juillet 2024 à l'agence de Lomé Agoè, “s’est achevée dans de bonnes conditions”. C’est pourquoi l’opération se poursuivra dans le reste du pays, selon un calendrier défini, en vue de moderniser et optimiser la gestion de la consommation électrique pour tous les clients.

Chronogramme des opérations

Les étapes de cette généralisation ont débuté hier, 15 juillet 2024, avec les agences de Lomé Siège, Lomé Port et Amlamé, selon le calendrier. Elles se poursuivront le 18 juillet avec Lomé Hédzranawoe, Lomé Akossombo et Tabligbo, et le 20 juillet avec Lomé Kégué, Lomé Avépozo et Kévé. Le 23 juillet, l'opération s'étendra à Lomé Adidogomé. Le 26 juillet, les villes de Sotouboua, Tchamba, Sokodé, Kara, Pagouda, Bafilo, Bassar et Niamtougou seront concernées. Les villes d’Aného, Tsévié et Vogan suivront le 29 juillet, et enfin, le 1er août, ce sera au tour de Kpalimé, Notsé, Dapaong, Mango et Cinkassé, avant de clôturer le 3 août à Atakpamé.

Dans la foulée, la CEET rappelle à ses clients d’utiliser leurs anciens tickets ou codes d’achat de crédits d’électricité avant la mise à jour de leur compteur pour éviter toute perte de crédits, ceux-ci n’étant plus acceptés après l’opération.

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Au Togo, les 4e Journées scientifiques sur le VIH et le SIDA se sont achevées le 12 juillet dernier à Lomé. Organisées par le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, ces journées étaient axées sur le thème "Bâtir des interventions à partir des évidences scientifiques".

C’est une rencontre organisée dans le but de définir les stratégies et moyens d'amélioration des interventions sanitaires dans la prise en charge des pandémies, en s'appuyant sur les leçons tirées de la réponse nationale dans le cadre du post-COVID-19 et les résultats des recherches récentes effectuées au Togo, dans la sous-région africaine et dans le monde.

Selon le Secrétaire général du Ministère en charge de la Santé, Wotobé Kokou, « pour améliorer la qualité des prestations des services, les acteurs doivent disposer des évidences scientifiques et c'est à partir de ces évidences qu'il faut bâtir des interventions robustes dont la mise en œuvre va impacter positivement les populations bénéficiaires ».

Ainsi, à l’issue des travaux, des recommandations ont été formulées notamment la décentralisation des services de santé afin d’améliorer l’accès aux soins dans les régions moins affectées par le VIH. Il a été suggéré de mobiliser davantage de ressources financières et humaines pour combattre la maladie dans le Grand Lomé. En effet, selon les données présentées, la prévalence du VIH est dix fois plus élevée dans le Grand Lomé, comparée à l’intérieur du pays.

Notons que ces journées scientifiques devraient contribuer à la mise à niveau des acteurs locaux par rapport aux actualités internationales et mettre en valeur les recherches opérationnelles des acteurs de terrain. Elles devraient contribuer à l'amélioration des interventions sanitaires, dans le but d'atteindre en 2026, les objectifs dits « 95-95-95 », signifiant que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, 95 % de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et que 95 % des personnes sous traitement ont une charge virale supprimée, condition sine qua non à la réalisation de l'ODD 3 (Bonne santé et bien-être) en 2030.

 Esaïe Edoh

Au Togo, les résultats définitifs des élections consulaires de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) ont été remis officiellement à Rose Kayi Mivedor, ministre chargée du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, ce mardi 16 juillet 2024. En tout, 75 délégués consulaires ont été élus sur l'ensemble du territoire. Ces acteurs qui constituent le corps de fonctionnement de cette institution qui représente le secteur privé, auront notamment à élire un nouveau patron à la tête de la CCI-Togo.

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Ce dernier développement vient ponctuer un processus de quelque deux ans, visant à un renouvellement complet des instances de la CCI-Togo. 

"C'est avec un immense plaisir que je félicite les 75 élus consulaires, et les invite à travailler dans la cohésion pour l'atteinte des objectifs de cette institution qui représente le secteur privé de notre pays", a indiqué la ministre. "Je tiens à saluer l'engagement des opérateurs économiques. Ce processus électoral n'aurait pu être mené à terme sans leur engagement. J’applaudis également les efforts qu’ils ne cessent de déployer pour la création d'emplois et de richesses dans notre pays.", a-t-elle ajouté.

Durant les élections consulaires qui se sont déroulées le 30 juin dernier, ces 75 délégués ont été sélectionnés sur une liste électorale de 277 inscrits sur l'ensemble du territoire.

"Nous avons aujourd’hui 75 membres consulaires, dont 48 sur le plan national et 27 sur le plan régional. Tous les postes ont été pourvus", explique le Président de la Commission électorale consulaire (CEC), Dindangue Kominte. "C’est tout un processus de sélection qui se termine par l'élection de ces 75 membres consulaires, dont nous avons remis la liste à madame la ministre de tutelle", ajoute-t-on.

En clôture de la rencontre, la ministre de tutelle a appelé “tous les opérateurs économiques” à soutenir et accompagner la CCI-Togo dans sa mission de promotion des activités commerciales, industrielles et de services au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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Les communes de Kéran 1, Kéran 2 et Kéran 3, situées dans la préfecture de la Kéran au Togo, vont bientôt disposer de Plans locaux d’urbanisme (PLU). Ces plans, dont les rapports provisoires ont été validés la semaine dernière, visent à structurer et encadrer le développement de ces municipalités.

Concrètement, les PLU permettront de planifier les actions de développement, de diriger et d’encadrer l’évolution des communes concernées, tout en améliorant le cadre de vie des populations locales. Une initiative, pilotée par le ministère de l’Urbanisme avec le soutien de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER), a permis d’affiner les documents présentés pour ces communes. 

Le Secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, Ouadja Kossi Gbati, a souligné l’importance de ces plans pour garantir une occupation harmonieuse et rationnelle des sols à l’échelle nationale, ainsi que pour soutenir les collectivités territoriales dans leurs programmes de développement. 

Il est à noter que les communes d'Avé 2 et de Zio 2 disposent déjà, depuis 2022, de cet outil essentiel de planification spatiale. Ces PLU ont pour objectif de favoriser un développement urbain cohérent et durable, tout en répondant aux besoins des populations locales et en préservant les ressources naturelles.

Ayi Renaud Dossavi

La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) lance à partir de ce lundi 15 juillet 2024, à travers un appel public à l’épargne, une émission obligataire verte et durable dans la zone Uemoa. L’opération, une première au sein du marché financier régional, vise un montant de 70 milliards FCFA. 

Concrètement, l’opération correspond à la troisième tranche de la série de levée de fonds d’un total de 240 milliards FCFA initiée par la banque pour le financement des investissements de relance économique de ses États membres, et qui a déjà permis de mobiliser 170 milliards FCFA.

Dans le détail, 7 millions d’obligations, d’une valeur nominale de 10 000 FCFA sont émises sur une maturité de 7 ans (dont 2 de différé), et sont assorties d’un taux d’intérêt annuel net de 6,5%. 

Les fonds mobilisés, a indiqué l’institution commune de financement, seront “destinés exclusivement au financement d’une sélection de projets identifiés principalement en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Bénin et en Guinée Bissau”, et orientés sur plusieurs secteurs tels que l’infrastructure, l’énergie et la santé.

Pour rappel, il y a un an, la banque basée à Lomé a réussi une mobilisation record de 120 milliards FCFA sur le marché de l’Uemoa. 

Détails de l’opération

Octave A. Bruce

Au Togo, le trafic passager à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE), a culminé à 1,4 million de passagers à fin 2023. Rapporté au trafic de passagers observé en 2019 avec un nombre de voyageurs estimé à 916 000, ce chiffre record reflète une tendance haussière 52%.

Cette donnée publiée récemment par la Présidence de la république confirme la position du pays qui s’est considérablement rapproché de son objectif de 1,5 million de passagers à l’horizon 2025.

Cette progression est principalement portée par l'ouverture de nouvelles lignes aériennes à partir de l'aéroport de Lomé. En effet, six nouvelles lignes ont été lancées, deux avec Ethiopian Airlines et quatre avec Asky, portant le nombre total de destinations desservies à travers le monde à 41. De plus, l'entreprise Liz Aviation, du magnat burkinabé Mahamadou Bonkoungou, qui visait au départ des liaisons domestiques, Lomé-Niamtougou plus précisément, a récemment commencé à desservir Ouagadougou, renforçant ainsi l'offre aérienne du pays. Le vol direct Lomé-Washington lancé en juin 2022 par Ethiopian Airlines qui utilise également l’AIGE comme l’aéroport de transit vers sa base d’Addis-Abeba et d’autres aéroports, participe également à cette dynamique.

Bien que l’aéroport de Lomé ait enregistré cette augmentation de voyageurs, il est classé derrière des plateformes logistiques de la sous-région notamment l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan qui a enregistré 2,3 millions de passagers en 2023 contre 2,09 millions en 2022, soit une progression de 11,5%.

Par ailleurs, cette progression du trafic passager a boosté le secteur touristique du pays. En effet, le pays avait accueilli en 2021 et 2022, près d’un million de visiteurs pour une recette de 25 milliards FCFA, alors que seulement un peu plus de 480.000 touristes avaient été recensés en 2020, aux temps forts de la Covid-19, pour des retombées financières évaluées à 19 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a, en milieu de semaine dernière, conclu plusieurs accords de coopération avec des organisations de la société civile (OSC). Objectif : associer celles-ci à la lutte contre la corruption dans le pays.

Concrètement, les organisations signataires de l'accord vont mener des actions contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance, à travers des formations sur le changement de comportements des citoyens. Elles bénéficieront également de l'accompagnement du projet "Bonne gouvernance" financé par la République fédérale d'Allemagne et mis en œuvre par la GIZ.

À terme, l'objectif est également d'amener les citoyens à regagner leur confiance envers les institutions publiques.

En effet, selon le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou, « la corruption constitue un obstacle important à la gouvernance démocratique, à la protection des droits de l'homme et au développement durable en Afrique. Elle érode la confiance des citoyens dans les institutions publiques ».

Rappelons que la HAPLUCIA a été créée en 2015 et est l'organe de l'État chargé de lutter contre la corruption et les infractions assimilées. Cette initiative de partenariat avec la société civile représente une étape cruciale dans la mise en œuvre d'une stratégie globale visant à éradiquer ce fléau qui entrave le progrès et le bien-être au Togo.

Esaïe Edoh 

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L'École Nationale d'Administration (ENA) de Lomé a accueilli le vendredi 12 juillet dernier la deuxième édition de la journée de la Chine, une initiative visant à renforcer la compréhension des relations sino-togolaises parmi les futurs cadres de l'administration togolaise. La rencontre, à l’initiative de l'ambassade de Chine au Togo en collaboration avec l'ENA, a réuni étudiants et enseignants pour des discussions approfondies sur la coopération entre la Chine et le Togo.

Il s’agissait pour les organisateurs de cette journée de permettre aux énarques de mieux appréhender les dynamiques de la coopération sino-togolaise, notamment dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Wei Li, attaché diplomatique à l'ambassade de Chine, a ainsi présenté un panorama des réalisations chinoises au Togo, couvrant divers secteurs tels que l'agriculture, les infrastructures, la santé, le commerce et la technologie.

Parmi les projets phares mentionnés, on compte la construction des infrastructures comme l'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma, le siège de l'Assemblée nationale, le Stade de Kégué, le Centre hospitalier régional de Kara.

« Le partenariat entre nos deux pays maintient constamment son dynamisme remarquable », a indiqué dans ce contexte Chao Weidong, ambassadeur de Chine au Togo, tout en relevant l'importance du soutien mutuel entre les deux pays. Il a exprimé sa satisfaction quant à la solidité et à la fructuosité des relations bilatérales qui perdurent depuis plus de 50 ans.

Selon le représentant de l’Empire du Milieu, de nombreux projets sont en cours et à venir pour renforcer davantage la coopération entre le Togo et la Chine.

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