Au Togo, le ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, ainsi que des représentants des administrations publiques et des opérateurs économiques, ont validé à Lomé le mercredi 10 juillet 2024, la Stratégie nationale de la consommation locale. Ce qui marque une étape importante vers la redynamisation de son économie locale.
Cette stratégie s'articule autour de trois axes principaux. Premièrement, renforcer la compétitivité des biens et services locaux. Deuxièmement, accroître la visibilité et l'accessibilité des produits locaux afin de stimuler davantage leur consommation. Troisièmement, améliorer la gouvernance de la consommation locale dans le pays.
Selon le Secrétaire général du ministère, Koffi Vinyo Mensah, cet outil de pilotage est indispensable car la consommation locale constitue un levier incontournable pour relever les défis économiques auxquels le Togo est confronté. En effet, elle permet de soutenir et de booster l'économie nationale, en valorisant le savoir-faire des artisans, des très petites et moyennes entreprises, ainsi que d'autres promoteurs de biens et services locaux.
Au surplus, la consommation locale est une source de création d'emplois et de richesse, notamment pour les jeunes et les femmes.
Notons que cette initiative du ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, bénéficie par ailleurs du soutien du Groupe de la Banque mondiale. Elle s'inscrit dans l'axe 2 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, visant à donner un nouvel élan à la création d'emplois en s'appuyant sur les forces de l'économie.
Esaïe Edoh
L'Université de Lomé (UL) fait son retour dans le Top 100 des meilleures universités africaines selon le classement 2024 de l'African University Ranking (UniRank), six ans après avoir réalisé son meilleur ranking. L'institution togolaise d’enseignement supérieur à caractère public a réalisé un important bond de 33 places, passant du 131e rang en 2023 au 98e en 2024.
Cette progression rapide, sur fond de réformes et de renforcement de ses infrastructures ces dernières années, marque un “comeback” après des régressions sur les 5 dernières années.
En effet, l’UL était dans le deuxième quintile du top 100, à la 82è place en 2018 (ce qui reste à cette date son meilleur résultat) avant de chuter dans le classement, les années suivantes. Il est donc à espérer que l’Université, actuellement dirigée par Adama Kpodar (qui succède à Komla Dodzi Kokoroko, actuel ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique), poursuive sa dynamique positive, pour retrouver voire dépasser son niveau d’antan.
Deuxième université francophone d'Afrique de l'Ouest
Quoi qu’il en soit, avec son ranking en 2024, l'Université de Lomé se positionne comme la deuxième meilleure université francophone d'Afrique de l'Ouest, juste derrière l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui occupe la 25e place africaine.
Cette dernière progression permet à l'UL de devancer d’autres institutions comme l'Université d'Abomey Calavi au Bénin (188e) et l'Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo au Burkina Faso (148e).
Un classement (toujours) dominé par l'Afrique du Sud et le Maghreb
Au niveau continental, le classement reste largement dominé par les universités sud-africaines et les institutions du Maghreb. En tête, on retrouve trois universités sud-africaines : l'Université de Cape Town, l'Université de Witwatersrand, l'Université de Pretoria et l’Univesité Stellenbosch, respectivement première, deuxième, troisième et quatrième du classement. Elles sont suivies par l'American University in Cairo, qui complète le Top 5.
En Afrique de l'Ouest, l'Université du Ghana se distingue en arrivant à la 20e place africaine. La région occidentale reste encore en retrait par rapport aux pays du sud et du nord du continent.
Pour son classement, Unirank s'appuie sur l'analyse de plusieurs critères, notamment l'évaluation des installations et du bien-être des étudiants, l'employabilité et le succès professionnel des diplômés, la portée internationale de l'Université, la qualité de l'éducation, la digitalisation et l'intégration des technologies numériques. On compte également les récompenses et classements locaux et internationaux. De plus, la performance des recherches académiques, l'impact web de l'université sont aussi pris en compte, pour offrir une vue globale de la performance universitaire.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, 156 organes de presse sont retenus pour obtenir des aides de l'État cette année. Hier, mercredi 10 juillet à Lomé, une rencontre a réuni les directeurs de radio, de télévision et les directeurs de publication de la presse privée avec la Commission de gestion et de suivi de l'aide de l'État à la presse. L'objectif était de clarifier les modalités d'octroi de l'aide à la presse pour cette année et de présenter les mécanismes de répartition de celle-ci.
Ainsi, sur un total de 162 dossiers soumis pour évaluation, 156 ont été jugés éligibles. Cette information a été confirmée par Badibassa Babaka, président de la commission, qui a détaillé le processus de sélection : « Nous avons lancé un appel à candidatures, reçu et étudié les dossiers, puis défini les critères définitifs pour la répartition. Aujourd'hui, la répartition est faite, et les montants sont affectés à chaque organe. »
La répartition comprend cinq chaînes de télévision, 36 radios commerciales, 18 radios communautaires, 50 organes de presse écrite et 47 organes de presse en ligne, incluant les web-TV, les web-radios et la presse écrite en ligne.
Au total, l'enveloppe de ces subventions s'élève à 150 millions FCFA, une somme relativement modeste au vu des défis et du nombre de bénéficiaires. Un point relevé par plusieurs patrons d'organes, qui, au sortir des échanges, ont exprimé leurs remerciements au gouvernement, tout en plaidant pour un assouplissement des conditions d'éligibilité et une l'augmentation de l’enveloppe.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la composante « NanaTech Immersion » du projet NanaTech, une initiative du gouvernement togolais pour promouvoir le numérique dans l’entrepreneuriat féminin, a démarré cette semaine à Kara. Une vingtaine de participantes, sélectionnées à la suite d'un appel à candidatures, entament ainsi une formation intensive de six jours dans cette région.
Ces formations ont été lancées à la faveur d’une cérémonie qui s’est tenue lundi 8 juillet 2024, au Palais des Congrès de Kara.
« NanaTech Immersion » vise au total à former 150 femmes togolaises à travers tout le pays. Il s’agit de leur offrir des compétences numériques et en matière de gestion d’entreprise pour accroître leurs revenus et leur compétitivité sur le marché. Pour le gouvernement, ce programme, porté par le Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale (MENTD), vise à accompagner l’émergence des femmes entrepreneures et à promouvoir les compétences féminines dans le secteur numérique.
Le Préfet de la Kozah, Colonel Hémou Badibawou Bakali, a présidé la cérémonie d’ouverture en exhortant les bénéficiaires à s’approprier pleinement cette formation. Il a salué le gouvernement togolais pour cette initiative, qui offre des opportunités significatives aux femmes de la région de la Kara. Plusieurs autres personnalités ont pris la parole, notamment le Maire de la commune de Kozah 1, M. Pawoubadi Pidabi, la Directrice Générale de l’OMCA-Togo, Jeanne Bougonou, et Mawulolo Roger Lasmothey, représentant le MENTD. La cérémonie a également rassemblé divers acteurs locaux du secteur entrepreneurial.
NanaTech a été lancé le 14 juin 2024 avec pour objectif d’améliorer la productivité et la compétitivité des activités des femmes togolaises. Outre « NanaTech Immersion », le programme compte quatre autres composantes : NanaTech Entrepreneures (incubation sur 6 mois pour les femmes entrepreneures), NanaTech Écosystème (sessions d’échanges et tables rondes), NanaTech Lab (une plateforme de formation en ligne) et NanaTech Talents (un programme intensif d'un mois destiné aux jeunes pousses).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo va accueillir en novembre prochain une mission économique d'une vingtaine d'entreprises belges. L’initiative a été annoncée par l'ambassadrice belge près le Togo et le Bénin, Sandrine Platteau, en marge d’une audience avec le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbé, hier, mercredi 10 juillet 2024.
« Nous aurons une mission économique et commerciale d'une vingtaine d'entreprises belges ici au Togo en novembre. Les secteurs d'intérêt incluent l'économie verte, la gestion de l'eau, la qualité de l'air, les infrastructures, le transport et les industries numériques », a déclaré l'ambassadrice Sandrine Platteau, tout en soulignant que les échanges commerciaux entre les deux pays sont déjà « très positifs ».
La future mission économique aura ainsi pour but de renforcer davantage ces liens et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération.
Pour le pays d'Afrique de l'ouest, cette visite sera une nouvelle opportunité pour discuter d’accords potentiels et présenter les opportunités togolaises aux entreprises belges, notamment dans les domaines portuaires et de la couverture santé.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, un atelier de trois jours, dédié au développement stratégique et à la mobilisation de fonds pour les entreprises locales, s'est tenu à Tsévié, du lundi 8 à ce jour, 10 juillet. La session, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) en collaboration avec les cabinets Kekar et Royal Consulting Group, a réuni 75 opérateurs économiques de la région Maritime. L'objectif était d'outiller les participants en matière de gestion financière et de développement stratégique.
Les travaux, sous format interactif, visaient à leur faire acquérir des outils pratiques pour le montage et la négociation de dossiers de financement, essentiels pour la croissance et la pérennité de leurs entreprises dans un environnement économique en constante évolution. Il s'agissait également d'aborder l’élaboration de stratégies de développement solides, en tenant compte des défis actuels et des opportunités de changement.
En marge des travaux, Éric Monlandjo, gérant du cabinet Kekar, a mis en avant l’importance de cette formation pour dynamiser l’économie locale. Il a encouragé les entrepreneurs à adopter une vision à long terme pour leurs entreprises, maîtriser l’environnement économique, utiliser des outils de gestion modernes et à collaborer avec des conseillers qualifiés pour assurer leur survie et leur succès.
Au Togo, le siège de l'Assemblée nationale connait d'importants changements, avec la construction en cours d'un pavillon annexe.
Le président de l'Assemblée nationale, Kodjo Adedze, s'est rendu le mardi 9 juillet sur le chantier pour constater l'évolution des travaux, qui ont débuté il y a plusieurs semaines. Lors de cette visite, il a pu apprécier les progrès réalisés et s'assurer que le projet se déroule conformément aux plans établis.
Ce mardi 9 juillet 2024, le Président de @ParlementTogo @kodjo_adedze, a effectué une visite de chantier sur le site du pavillon annexe en construction au sein de l’Assemblée nationale. Cette visite a été l’occasion pour le Président de l’institution parlementaire de s’enquérir… pic.twitter.com/YDY90sn7Sp
— Assemblée Nationale Togolaise (@ParlementTogo) July 10, 2024
Une fois achevé, le nouveau bâtiment abritera notamment une grande salle destinée aux séances plénières, ainsi que des bureaux modernes pour les députés et le personnel administratif. Ces aménagements répondront ainsi aux exigences d'une institution parlementaire moderne et performante.
Il faut noter que ce projet de construction intervient dans un contexte particulier, où le Togo vient de se doter d'une nouvelle Constitution, promulguée le 6 mai dernier. Celle-ci prévoit notamment la création d'un Sénat, qui devra être accueilli au sein du siège de l'Assemblée nationale lors des sessions conjointes.
Esaïe Edoh
Au Togo, précisément dans la région des Savanes, des jeunes de divers secteurs de métiers et des coopératives agricoles sont désormais équipés de matériels nécessaires pour poursuivre leurs activités. La remise des équipements financés à hauteur de 104 millions FCFA par la Banque africaine de développement (BAD) est intervenue le mardi 9 juillet 2024 à Dapaong.
Le matériel est composé de kits d’installation des artisans destinés à 384 jeunes et des équipements agricoles distribués à 544 jeunes issus de 20 coopératives agricoles de la région des Savanes.
Cet appui financier apporté par la Banque africaine de développement (BAD), devrait faciliter l’insertion des jeunes nantis d’une qualification professionnelle et donner aux jeunes coopérateurs intervenant dans le secteur agricole les moyens de se mettre à l’abri du chômage et de l’oisiveté.
L’initiative est incluse dans la mise en œuvre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS) et du Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) pour l’achat du matériel.
Rappelons que ce nouvel appui vient s’ajouter à plusieurs autres réalisés au bénéfice de la population de cette région septentrionale en proie aux menaces terroristes depuis novembre 2021.
Esaïe Edoh
Au Togo, 400 jeunes artisans engagés dans le Volontariat d'Engagement Citoyen (VEC) ont reçu, mardi 09 juillet, des kits d'installation pour démarrer leurs activités génératrices de revenus. Cette initiative, d'un coût global de 200 millions FCFA, a été officialisée lors d'une cérémonie présidée par Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ministre du Commerce et de l'Artisanat ainsi que Myriam Dossou-D’Almeida, ministre du Développement à la base.
La remise de ces kits vise à faciliter l'insertion socioprofessionnelle des jeunes artisans ayant achevé leur mission de volontariat. « Je suis extrêmement fière de vous. Cela démontre votre esprit de solidarité et votre engagement à contribuer à la construction du pays. Je vous invite à vous inscrire à la Chambre des Métiers pour bénéficier de formations supplémentaires et de soutien en entrepreneuriat », a déclaré le ministre du Commerce et de l'Artisanat.
Le directeur général de l'Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), Omar Agbangba, a également souligné l'importance de ce programme de remise de kits, qui favorise l'autonomisation et l'intégration professionnelle des jeunes déscolarisés.
Lancé en 2016 par l’ANVT, le programme VEC cible spécifiquement ces jeunes, les mobilisant pour des missions d'assainissement et de restauration de l'environnement dans les 117 communes du pays. À cette date, 42000 VEC ont été déployés à travers le pays, apportant leur contribution au développement local.
Ayi Renaud Dossavi
À fin 2023, la dette commerciale extérieure du Togo s'élevait à 491,69 milliards de francs CFA, constituant la deuxième plus grande part de ses dettes externes, après les prêts multilatéraux qui représentaient 34,34% du total, selon la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP). Cette dette est principalement détenue par des créanciers asiatiques et européens.
La China Eximbank est le principal créancier, détenant 46,66% de la dette commerciale du Togo, soit 229,44 milliards de francs CFA. Les conditions de ces prêts incluent une maturité de 20 ans et un différé de paiement de 7 ans, avec un taux d'intérêt modéré de 2%. Ces fonds ont été utilisés notamment pour des projets d'envergure tels que la construction du nouvel aéroport de Lomé et le développement du secteur des télécommunications.
Juste derrière, la Société Générale et la Bank of Tokyo-MUFG détiennent respectivement 15,01% et 13,20% de la dette. Les conditions de ces prêts varient, avec des taux d'intérêt allant de 4,54% à 4,68%, et des périodes de remboursement fixées à 10 ans. Ces fonds ont été levés dans le cadre des efforts de reprofilage de la dette entre 2019 et 2020. En juin 2020, la Société Générale avait arrangé un financement de 147 millions d'euros, remboursable sur 10 ans avec un différé de 2 ans à un taux d'intérêt de 4,54% par an, destiné au remboursement anticipé de dettes avec la BOAD et Ecobank. De son côté, la Bank of Tokyo-MUFG avait fourni en décembre 2020 un prêt de 103,625 millions d'euros, soit environ 67,97 milliards de francs CFA, également sur 10 ans avec un différé de 2 ans à un taux de 4,68%, pour refinancer des dettes régionales et soutenir la restructuration de la dette togolaise.

D'autres créanciers notables dont Eximbank Inde, le Français Natixis et l’Australien UniCredit Bank, l’Israélien Hapoalim ainsi que l'ADEX (émirati) détiennent également la dette commerciale togolaise. Par exemple, l’Eximbank de l'Inde a accordé au Togo un prêt de 40 millions de dollars pour financer l'électrification de 350 villages via des systèmes photovoltaïques solaires, avec un accord signé le 23 juin 2021 prévoyant une durée de 22 ans et un différé de 7 ans à un taux de 1,75% pour le remboursement. En 2022, l'Abu Dhabi Exports Office (ADEX), affilié au Fonds d’Abu Dhabi, avait fourni environ 15,79 milliards de francs CFA pour la troisième phase de la Centrale photovoltaïque de Blitta, financement qui devrait contribuer à augmenter sa capacité de 50 à 70 mégawatts crête, avec un système de stockage sur batterie intégrée.
Enfin, pour le financement du projet de construction de 21 ponts à travers le territoire, Bpifrance France et Natixis avaient été annoncés pour mettre à disposition respectivement 26,2 milliards et 22,7 milliards de francs CFA. De plus, le Togo a une dette envers la Banque Hapoalim de plus de 45,95 milliards de francs CFA, avec une maturité de 10 ans et un différé de 3 ans, indexée à l'Euribor à 6 mois qui a considérablement augmenté depuis mars 2022, alourdissant la charge de cette dette.
Fiacre E. Kakpo