Au premier semestre de cette année, la BOAD indique avoir débloqué plus de 700 milliards FCFA de financement en termes d’appui aux pays de l’UEMOA. L’information ressort du bilan à mi-parcours de l’institution, présenté par le Président Serge Ekué, lors de la 142e session ordinaire de son Conseil d'Administration, jeudi 27 juin.
« Le bilan à mi-parcours des prévisions financières de l'exercice 2024 montre qu'au premier semestre 2024, les financements globaux octroyés par la Banque sont estimés à 712,7 milliards de francs CFA, soit un taux d'exécution de près de 86% du programme annuel d'activité », indique Serge Ekué. Ceci « avec respectivement 64% des concours octroyés aux États et 7% aux entreprises publiques.»
En termes de mobilisation de ses ressources, la BOAD a toujours en ligne de mire la levée de davantage de ressources concessionnelles pour ses activités de soutien au développement.
Ainsi, souligne le président du bras financier de l’Uemoa, bien que ce bilan à mi-parcours soit « globalement en ligne avec nos objectifs », il s’agit maintenant d’« intensifier nos efforts dans la mobilisation des ressources, notamment concessionnelles, voire pré-concessionnelles, leur allocation, afin d'apporter à nos États et à nos populations, des réponses à la mesure des besoins exprimés et des attentes. »
Notons que lors de cette réunion du Conseil d'administration, l’institution de financement sous-régionale a débloqué 60 milliards FCFA pour le Togo, en soutien à deux projets : le projet des agropoles et l’aménagement de la route Tchaasémondè – Gandé – Agbang. Ceci, sur un total alloué de 162 milliards FCFA en termes de nouvelles facilités pour les économies de la zone UEMOA.
Ayi Renaud Dossavi
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Réalisés à ce jour à 80%, les travaux de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou devraient prendre fin dans 3 mois. C’est ce qu’indique la Banque africaine de développement (BAD), dans le sillage de la visite de terrain qui a eu lieu la semaine dernière, le jeudi 25 juin 2024, et qui a permis à une équipe de la Banque et du gouvernement de constater l’évolution du projet.
La visite a également permis à une délégation de l’Union européenne et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) de se rendre sur le site.
« Nous sommes très satisfaits par rapport à ce que nous avons vu. Les travaux sont presque achevés. Dans quelques mois, ces travaux seront réceptionnés et cela permettra de renforcer l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest », a indiqué Joaquin Tasso Vilallonga, ambassadeur de l'Union européenne au Togo.
La délégation a également visité, dans la commune Golfe 6, les travaux d’extension du marché de Baguida. Au total, treize nouveaux hangars et des magasins ont été construits en plus du réseau de distribution d’eau et d’électrification qui a été réhabilité.
D’un coût global de 181,4 millions d’euros, le Projet de réhabilitation de la route Lomé - Cotonou (Phase 2) et de protection côtière est financé par la BAD, l’UE, la BOAD, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le gouvernement du Togo.
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Au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR) proroge l’opération de dépréciation de 30 % sur les valeurs des véhicules de plus de 5 ans. Initialement prévue pour prendre fin le 30 juin, cette période d’allègement fiscal court jusqu’au 20 décembre 2024.
« Le Commissaire Général de l'Office Togolais des Recettes (OTR) porte à la connaissance des Opérateurs Économiques que la mesure de dépréciation de 30 % sur les valeurs des véhicules de plus de 5 ans d’âge conformément aux dispositions de l'article 15 de la loi N° 2018-007 du 25 juin 2018 portant Code des Douanes National se poursuit qu’au 20 décembre 2024 », indique un communiqué de l’OTR.
Il est ainsi, « demandé à toutes les personnes bénéficiant de la présente mesure de dépréciation de valeur, de faire valoir leur droit au plus tard le 31 décembre 2024 par la liquidation et le paiement effectif des droits dus. »
Selon Philippe Tchodié, Commissaire général de l'OTR, cette mesure répond aux différentes préoccupations des opérateurs. Elle devrait mécaniquement entraîner une baisse des coûts d'importation et, par conséquent, une diminution des prix d'achat pour les consommateurs finaux, annonce-t-on.
Esaïe Edoh
La compagnie aérienne Asky prévoit de renforcer sa flotte, avec son plan d’acquisition de deux Boeing 787 par an.
Objectif de cet ambitieux plan dévoilé lors de l'édition 2024 de l'AviaDev Africa, qui s’est achevée le 21 juin dernier à Windhoek en Namibie : ajouter par an, 2 nouvelles destinations à son réseau.
Cependant, selon Martial Tevi-Bénissan, le directeur commercial d'Asky, la mise en œuvre de ce plan est confrontée à une pénurie mondiale d'avions, notamment du modèle Airbus recherché par la compagnie.
« La disponibilité sur le marché des avions a été difficile. Au moins, nous avons la possibilité de réviser notre plan parce que nous ne voulons pas être coincés. Lorsque vous regardez le marché pour cette année, il n'y a presque pas de disponibilité, principalement à cause des retards dans la livraison de nouveaux avions. Si le plan initial n'est pas possible, nous ajouterons un nouvel avion et au moins une destination chaque année », a-t-il déclaré.
Cette ambition affichée par Asky, en plus de renforcer sa compétitivité sur le marché africain, devrait contribuer à renforcer Lomé où la compagnie communautaire a installé sa base, en tant que hub aérien, à l’échelle sous-régionale.
Esaïe Edoh
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Le Togo veut mettre en valeur la cascade de Souroukou, située dans la région centrale, à 15 kilomètres de Djarkpanga. Le ministère de la Culture et du Tourisme a validé vendredi 28 juin 2024, lors d'un atelier, le rapport d’étude de faisabilité du projet de valorisation de ce site naturel, dans le cadre de ses efforts pour dynamiser le secteur touristique.
Le projet, d'un coût global de 1,55 milliard FCFA, s'étendra sur trois ans et vise à désenclaver la région tout en améliorant l'offre touristique du pays d’Afrique de l’Ouest. Selon Kossi Lamadokou, ministre togolais de la Culture et du Tourisme, la cascade de Souroukou, la plus grande de la sous-région ouest-africaine avec une hauteur de 190 mètres, présente “un potentiel exceptionnel” pour attirer des visiteurs locaux et internationaux.
Hier, le 27 juin 2024, j'ai présidé l'atelier de validation du rapport d'étude de faisabilité du projet de valorisation du site de la Cascade de Souroukou, situé dans la Préfecture de Mô, en présence des experts et des cadres de la Préfecture de #Mô ⤵️#TourismeTogo #CultureTogo pic.twitter.com/bqlj7slt8J
— Kossi Gbényo Lamadokou (@GbenyoLamadokou) June 28, 2024
L'objectif principal du projet est de développer de manière durable, des infrastructures autour de la cascade, en renforçant l'attractivité du site et en améliorant la qualité de vie des habitants de la préfecture de Mo. Mafissa Assingguime, directrice de la planification du développement du tourisme, souligne que l'accessibilité du site et ses caractéristiques naturelles uniques, telles qu'un bassin propice à la baignade, motivent le choix de valoriser ce site.
Akalo Kofi, juriste expert en charge des aspects juridiques du projet, note que les retombées économiques attendues sont significatives. "La valorisation de la cascade de Souroukou créera des emplois pour la jeunesse locale et générera des revenus supplémentaires pour la population. Elle contribuera également au désenclavement de la région et à la promotion de la destination touristique du Togo," a-t-il déclaré.
Si la cascade de Souroukou, avec ses presque 200 mètres, fait partie des plus grandes du pays et de l’Afrique de l’Ouest, notons que dans le cadre de son offre touristique, le Togo peut compter sur plusieurs autres cascades, notamment dans la région des Plateaux, comme celles de Yikpa, de Kpimé, de Womé et d'Akakpotoé.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a adressé le jeudi 27 juin 2024, une "Dernière mise en demeure" à la chaîne d'information française, France 24, pour ce qu'elle considère comme un "traitement inéquitable de l'information et la diffusion de fausses nouvelles" concernant le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sylvanus Olympio au Togo.
Dans la correspondance envoyée à la directrice générale de France 24, l'organe de régulation met en cause un reportage de la chaîne internationale intitulé "Les maternités face au manque de personnel médical".
Concrètement, la HAAC reproche à France 24 d'avoir tourné son reportage "sans autorisation de la direction du centre hospitalier" et de n'avoir "entrepris aucune démarche pour recueillir la version de la direction du CHU.SO afin de confronter les faits rapportés dans le reportage". Le régulateur des médias exige ainsi que France 24 procède à la correction du reportage dans un délai de 7 jours.
Il est à noter que ce n'est pas la première fois qu'un média international fait l'objet d'une mise en demeure au Togo. En mai dernier, la Radio France Internationale (RFI) avait également été mise en demeure pour "diffusion de fausses nouvelles".
Esaïe Edoh
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Au Togo, 75% des emplois dans le secteur privé sont générés par les Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), c’est ce qu’a indiqué jeudi 27 juin 2024, la ministre en charge du commerce, Kayi Mivedor.
Selon la ministre en charge du commerce, Kayi Mivedor, à l’occasion de la journée des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), les TPME jouent un rôle indispensable dans le développement socio-économique durable du Togo pays et « elles sont au cœur de l’action du Gouvernement depuis plusieurs décennies ».
En moyenne, une TPME crée 3 emplois. Ainsi, 75% des emplois dans le secteur privé sont créés par l’ensemble des TPME qui constituent plus de 90% du tissu économique national. Elles contribuent à hauteur de 40% à la formation du PIB togolais et génèrent 60% des emplois.
Aussi les autorités togolaises ont-elles pris des mesures pour soutenir et accompagner ces entités. Une charte des TPME a été adoptée, permettant la mise en place d'un appui adapté à ces entreprises vulnérables. De plus, l'Agence nationale de développement des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME) a été créée pour centraliser et piloter toutes les initiatives en faveur des TPME.
Esaïe Edoh
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La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a approuvé, ce 27 juin 2024, un nouveau financement de 30 milliards de FCFA pour soutenir la deuxième phase du Projet de Transformation Agroalimentaire du Togo (PTA-Togo), une initiative visant à booster l'agriculture du pays et à réduire la dépendance aux importations alimentaires.
Ce financement substantiel vise à étendre les "succès" de la première phase du projet, avec un accent particulier sur l'augmentation de la production agricole dans des filières ciblées telles que le riz, le maïs, le soja, le sésame, le poulet de chair et la noix de cajou. Cet investissement est important pour accélérer la transformation agricole du Togo et pour renforcer notre sécurité alimentaire, selon la BOAD, qui avait déjà injecté au moins 10 milliards de FCFA dans le projet en 2018.
Le PTA-Togo dont le coût est initialement estimé à plus de 77 milliards de FCFA, est conçu pour favoriser une croissance agricole inclusive, stimuler la création d'emplois et encourager l'investissement privé dans les secteurs agro-industriels stratégiques. Avec ce nouveau financement, le projet prévoit d'améliorer significativement les infrastructures agricoles et de renforcer les capacités des acteurs locaux, ce qui est essentiel pour soutenir les petits exploitants agricoles et les entreprises agroalimentaires.
Les bénéfices du projet sont projetés à grande échelle : environ 800 000 personnes bénéficieront directement de ce programme, avec une attention particulière pour l'inclusion des femmes, qui représentent 50% des bénéficiaires. De plus, le projet entend améliorer l'accès à des services de base, avec 10 000 personnes qui auront un nouvel accès à une source d'eau potable et autant qui seront connectées à l'électricité.
Au Togo, ce projet, qui prévoit la construction de 10 centres de transformation agricole (CTA) - agropoles - dont le premier est l’agropole de la Kara, bénéficie notamment de l’appui de plusieurs institutions, notamment la Banque Africaine de Développement (BAD), qui y a injecté environ 79,5 millions de dollars. Un financement qui se compose de 16,5 millions de dollars en subventions et de 41,1 millions de dollars en prêts, destinés à améliorer les infrastructures agricoles et à renforcer les capacités des acteurs locaux. Le Fonds Spécial du Nigeria (FSN), affilié également à la BAD, a également accordé un soutien financier de 4 millions d'unités de compte (environ 5,6 millions de dollars) pour renforcer les infrastructures et les capacités institutionnelles nécessaires au développement agro-industriel dans la région de la Kara. À ceux-ci, s’ajoutent d'autres institutions comme la Saemaul Globalization Foundation qui a également participé au financement, avec 5 millions de dollars.
Lancé en 2018 et mis sous la supervision de l’Agence de Promotion et de Développement des Agropoles au Togo (APRODAT), le projet des 10 agropoles a connu un certain retard, principalement dû à la lenteur des investissements attendus en grande partie des investisseurs privés, apprend-on.
Fiacre E. Kakpo
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) approuve le décaissement de 30 milliards FCFA en faveur du Togo, en vue de l’aménagement et du bitumage de la route Tchaasémondè – Gandé – Agbang, située au nord-est du Togo, dans la région de la Kara. L’annonce a été faite à l’issue du 142ème Conseil d’Administration de l’institution sous-régionale, hier jeudi 27 juin 2024 à Lomé.
Avec le financement de ces travaux, l’objectif est de désenclaver cette partie du pays et de faciliter les échanges économiques, sociaux et culturels tant au niveau national que sous-régional, notamment en facilitant les relations avec le Bénin voisin.
Il est projeté que ces travaux créent quelque 4 200 emplois directs et indirects, contribuant ainsi à la réduction du chômage dans la région. De plus, les autorités tablent sur une diminution de 80 % des accidents sur ce tronçon, améliorant significativement la sécurité routière.
Notons que le Togo a bénéficié d’un autre financement de l’institution sous-régionale, de 30 milliards FCFA additionnels accordés au Projet de Transformation Agroalimentaire (PTA).
Au total, la BOAD a alloué 162 milliards FCFA à l’occasion de ce Conseil d’administration, comme nouveaux financements pour soutenir les économies de la zone UEMOA.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministère en charge de l’Agriculture affûte les acteurs du secteur horticole en matière d’adaptation aux changements climatiques à travers des technologies agricoles innovantes. Le département ministériel a organisé à cet effet, cette semaine (les 25 et 26 juin), une formation réunissant des techniciens agricoles, des représentants d'ONG membres du consortium PROFIT, de l’ITRA, de l’ICAT, ainsi que des experts de la direction de l’environnement.
La rencontre, qui s’est tenue à Kpalimé (120 km de Lomé), intervient dans le cadre du Projet Promotion des Filières horticoles au Togo (PROFIT), appuyé fianancièrement par le département de l’agriculture des États-Unis d’Amérique (USDA)/Food for Progress.
L'objectif principal de cet atelier était d'identifier les technologies et techniques agricoles sensibles aux changements climatiques, spécifiquement adaptées à la production durable de gombo, de piments et de manioc. Les discussions ont porté sur la sélection de semences adaptées aux conditions climatiques changeantes, l'adoption de pratiques culturales résilientes, ainsi que la gestion efficace de l'eau pour assurer une production tout au long de l'année.
Boabekoa Guidan, directeur adjoint du PROFIT, a souligné l'importance de développer des modules de formation basés sur les technologies identifiées, visant à renforcer les capacités des acteurs agricoles dans la production, la transformation et la commercialisation des produits horticoles. Il a appelé les participants à concentrer leurs efforts sur des solutions concrètes et pratiques, essentielles pour soutenir les communautés agricoles à long terme. Pour rappel, mis en œuvre par la Lutheran World Relief (LWR) et ses partenaires (GRED, ODIAE, RAFIA, OADEL et CRS), le PROFIT s'étendra sur cinq ans avec pour ambition de dynamiser la filière horticole au Togo jusqu'en septembre 2028.
Ayi Renaud Dossavi
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