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Au Togo, le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale ainsi que l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC) mènent actuellement une étude holistique des marchés numériques du pays.

L’évaluation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réglementation régionale en matière de concurrence et « vise à évaluer l'état de la concurrence et le bien-être des consommateurs sur le marché numérique et à permettre à l'ARCC et aux parties prenantes concernées des États membres de mieux comprendre la dynamique d'un marché en pleine évolution, stimulé par les innovations et les changements dans les préférences des consommateurs », selon l'ARCC.

C’est à cet effet que le ministère de tutelle invite les utilisateurs des plateformes de commerce électronique et des plateformes financières numériques à renseigner les formulaires prévus pour la circonstance.

Ces derniers sont adressés aux  utilisateurs des plateformes de commerce électronique et aux  utilisateurs des plateformes financières numériques

Date butoir : le vendredi 26 avril 2024

Ayi Renaud Dossavi

Une mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est annoncée au Togo, dans le cadre des prochaines élections régionales et législatives. 

La délégation de sept membres, conduite par Maman Sambo Sidikou, ancien Représentant de l'Union Africaine au Mali et au Sahel, sera chargée de réaliser une évaluation préélectorale, conformément aux textes communautaires, et va à cet effet, échanger avec les parties prenantes aux échéances électorales.

Cela inclut les responsables des institutions et agences de l'État, les partis politiques, l'organe de gestion des élections, les organisations de la société civile, les médias et les partenaires.”, indique-t-on dans un communiqué ce 16 avril 2024.

Au sortir de ces échanges, la délégation de la CEDEAO “soumettra un rapport détaillé et des recommandations au Président de la Commission de la CEDEAO. Celui-ci décidera des mesures appropriées à prendre, y compris le déploiement d'une Mission d'Observation Electorale (MOE) pour les élections législatives et régionales.”, ajoute-t-on.

Cette mission exploratoire, composée de sept membres, séjournera dans le pays jusqu’au 20 avril prochain, à neuf jours du vote, prévu pour le 29 avril.

Au Togo, le ministère de l’administration territoriale a annoncé le lundi 15 avril 2024, le décaissement de 650 millions FCFA destinés au financement de la campagne des partis, regroupements de partis et indépendants engagés dans la course pour le double scrutin du 29 avril prochain. La mise à disposition de ce fonds résulte de la mise en application d’une loi votée en 2013 relative au soutien financier public aux formations politiques.

Selon la note officielle du ministère chargé de l’administration, 325 millions FCFA seront alloués aux partis en lice pour les législatives et le restant à ceux en lice pour les régionales.

Dans le détail, 65% de cette allocation dite contribution de l’Etat seront répartis à égalité entre toutes les listes de candidats validées pour chacune des deux élections. En revanche, 35% de l’enveloppe seront distribués proportionnellement aux suffrages obtenus, entre les listes ayant enregistré au moins 10% des suffrages exprimés.

Alors que la campagne électorale est ouverte depuis le 13 avril, le ministre de l’administration territoriale et celui de l’économie et des finances « rassurent les partis politiques et regroupements de partis ainsi que les candidats indépendants que toutes les dispositions sont prises, pour la mise à leur disposition des montants correspondants ».

 Esaïe Edoh

En 2023, le service de la dette togolaise a augmenté de 40 %. Sur la période, il est passé de 504 milliards FCFA en 2022 à 706 milliards FCFA, selon les données du Ministère de l’économie et des Finances à fin 2023.

Le service de la dette comprend l'ensemble des paiements effectués par l’Etat pour rembourser les intérêts et le principal de sa dette, extérieure comme intérieure (y compris les frais et autres coûts associés à l'emprunt). 

D’une année à l’autre, cette augmentation est principalement portée par la hausse du service de la dette intérieure, qui bondit de 50 %, pour atteindre 595 milliards FCFA en 2023. En comparaison, le service de la dette extérieure n’avait progressé modestement que de 2,8% à 111 milliards de FCFA en 2023.

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Cherté de la dette intérieure

Cette forte progression du service de la dette peut être lue comme une conséquence des  turbulences économiques qui ont secoué les marchés régional et mondial ces deux dernières années.

Alors qu’il était favorable dès la sortie de la pandémie, le marché régional, principale source où le pays puise une part substantielle de ses ressources pour sa dette intérieure, est  retourné, dans le sillage du durcissement des conditions financières mondiales, notamment le relèvement des taux directeurs, en réponse à l’inflation. Conséquence ? une augmentation des taux d'intérêt sur le marché régional et un désintérêt marqué des investisseurs pour les prêts à long terme, au moment même où le pays s'engageait vers une stratégie d'endettement intérieur axée sur des échéances longues. 

La crise de liquidités s’accentuera au 1er trimestre 2023, poussant le pays à tempérer ses ambitions de dettes à long terme au profit des bons du Trésor à court terme.

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Réduire la dette intérieure

Cette augmentation du service de la dette intervient dans un contexte où la dette totale du pays, tant intérieure qu'extérieure, demeure élevée. Avec une dette extérieure totale de 1 431 milliards de FCFA et une dette intérieure de 3 707 milliards de FCFA, à fin 2023, l'enjeu est de taille. Pour les autorités publiques, l’objectif est justement de maintenir la soutenabilité de cette dette et, par exemple, de rester en dessous du seuil critique des 70 % du ratio dette/PIB, selon les cibles de l'UEMOA. Sachant qu’entre 2021 et 2023, le ratio dette/PIB a augmenté de plus de 3 points de pourcentage, passant de 63 % (2021) à 66,65 % (2023). Une des approches retenues est de réduire notamment la dette intérieure, au profit de la dette extérieure. Selon sa Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Terme (SDMT), l’administration publique espère ainsi ramener sa dette intérieure à 54,6 % d'ici à 2026.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, un comité technique a été inauguré la semaine dernière (vendredi 12 avril 2024) dans les locaux de l’OTR, pour surveiller de près le marquage des produits. C’est dans le cadre d’un contrat entre l'État togolais et la société SICPA.SA, une initiative visant à garantir la qualité des produits de consommation, notamment les eaux, le tabac et les boissons alcoolisées et non alcoolisées, importés dans le pays. 

Composé d'experts de l'Office Togolais des Recettes, des impôts et du ministère en charge du Commerce, ce comité s'engage à lutter contre les fausses déclarations et la concurrence déloyale tout en incitant les acteurs économiques à se conformer aux normes établies. Rappelons que c’est depuis juillet 2023 que le pays d’Afrique de l’Ouest a mis en place une Commission chargée du suivi de l'exécution du contrat avec SICPA SA pour superviser cette réforme. Dans la foulée, un comité technique a été jugé nécessaire pour s’assurer de la mise en œuvre des dispositions légales et soutenir la commission dans ses efforts. 

« Le comité technique est considéré comme la béquille de la commission. C’est elle qui fera en sorte que la commission puisse jouer pleinement son rôle », a souligné Essowavana Adoyi, ancien commissaire des impôts à l’OTR et président de la Commission, cité par le média Togo Presse« Derrière cette réforme, il faut voir la bonne santé de la population, parce que le gouvernement veille à ce que les citoyens consomment des aliments de bonne qualité », a-t-il ajouté.

Notons par ailleurs que dans le pays, plusieurs acteurs publics sont déjà montés au créneau contre la circulation des produits de contrebande, contrefaits, falsifiés et périmés. Ceci étant, leur élimination reste encore un défi majeur pour les autorités de contrôle, notamment dans le milieu de la consommation alimentaire. Selon une étude datant de 2021, 80% de la bière et 40% des produits de tabac importés et commercialisés au Togo échappaient au contrôle de l’administration fiscale.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, c’est parti pour deux semaines de campagne, en préparation des prochaines élections législatives et régionales. Depuis le samedi 13 avril dernier (à partir de minuit), c’est le top départ pour les activités politiques à travers tout le pays, avec des caravanes, des meetings, des animations et des opérations de porte-à-porte, entre autres. 

Durant cette période, les différentes formations politiques iront à la rencontre des citoyens pour solliciter leurs voix. 

Pour ce rendez-vous, plus de 2300 candidats se disputent les 113 sièges à l'Assemblée nationale, tandis que 284 listes de candidats sont en lice pour l'élection des conseillers régionaux. 

Cette campagne prendra fin le samedi 27 avril 2024 à 23h59, soit 48 heures avant le scrutin prévu pour le lundi 29 avril 2024. La date du vote par anticipation des forces armées togolaises, des forces de sécurité, des forces paramilitaires et de la réserve opérationnelle est quant à elle, fixée au vendredi 26 avril 2024.

Rappelons que ces échéances ont connu un léger report, dans le sillage des grandes discussions qui ont suivi le projet de changement de constitution de l’Assemblée nationale, devant faire passer le pays à une cinquième république et à un régime parlementaire. Cette mutation majeure aura fait l’objet de consultations nationales de la part de membres de l’Assemblée sur l’ensemble du territoire, alors que le débat se poursuit au sein de la population.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le crédit fait le jeu des gros poissons. Un récent rapport de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) vient jeter une lumière crue sur la distribution très concentrée des crédits bancaires. À la fin de 2023, une poignée de seulement 50 entreprises accaparait 37,6% des crédits bancaires encore à rembourser. Ces grandes entreprises utilisatrices de crédits bancaires (GEUCB) - terme déposé par la Banque centrale - qui ne représentent pourtant qu'une infime partie du tissu économique togolais (bien loin de 1% des entreprises actives), tiennent le haut du pavé.

La situation n’est pas propre au Togo. En Guinée-Bissau, ces grandes entreprises concentrent 58,1% des crédits, et au Niger, 50,4%. Ces chiffres tombent à 25,2% en Côte d'Ivoire et 26,6% au Sénégal, mettant en relief une disparité flagrante à l’échelle même de l'UEMOA. Au sein de l’Union, ce sont 400 GEUCB qui détiennent plus de 50% de l’encours des crédits bancaires.

La BCEAO pointe ensuite le Togo comme l'un des terrains les plus fertiles pour les financements transfrontaliers dans l'Union, qui représentent 302,6 milliards de francs CFA à la fin de décembre 2023. Avec 25,8% de ces financements transfrontaliers attribués par des établissements de crédit togolais aux GEUCB, le Togo se positionne comme un acteur clé dans le réseau de crédit régional. Cette position renforce sa stature de place financière dans l'UMOA, mais expose son économie aux aléas des voisins.

Ces données viennent mettre en perspective d’autres tendances observées ces dernières années par Togo First et des chiffres d’une enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T), selon lesquels 6% des entreprises concentrent à elles seules 88% du total des chiffres d'affaires déclarés dans le pays. Une sorte d’oligopole où les petites et moyennes entreprises (PME), qui forment pourtant le pilier de l'économie togolaise et représentent 90% des entreprises enregistrées, peinent à trouver leur part du financement, écrasées par leur petite taille, la faible taille du marché, le manque de garanties, et un profil de risque souvent jugé trop élevé par les banquiers.

Cependant, une nouvelle dynamique se dessine dans le financement de l'économie togolaise. Selon Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances, lors du dernier Conseil national de Crédit (CNC), les financements accordés au secteur privé et à l’État par les banques et les systèmes financiers décentralisés ont progressé de 6% en un an pour atteindre 1 955 milliards FCFA à fin décembre 2023. Cette progression est marquante, surtout que 89% de ces financements bénéficient au secteur privé, avec une augmentation importante de la part des financements accordés aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), qui est passée de 28% en 2021 à 39% en 2023. Une tendance qui montre un effort croissant pour diversifier l'accès au crédit, au-delà des quelques grandes entreprises dominantes.

Fiacre E. Kakpo

Pour la 3ème année consécutive, Ecobank est désignée meilleure Banque pour les PME (Petites et moyennes entreprises) en Afrique. La nouvelle distinction est attribuée à la banque panafricaine par Global Finance en février dernier lors de la cérémonie de remise des prix annuels SME Bank Awards à Londres, au Royaume-Uni.

Ce prix, déjà remporté deux fois lors des Euromoney Awards for Excellence 2022 et 2023,vient récompenser l'engagement de Ecobank à répondre aux besoins spécifiques des PME sur le continent.  

« Ce prix atteste du fort soutien apporté par Ecobank aux petites et moyennes entreprises (PME) africaines, leur permettant de prospérer et de saisir les immenses opportunités commerciales intra-africaines que présente le marché unique créé par la ZLECAf », souligne Carol Oyedeji, Directrice par intérim du Groupe Ecobank Commercial Banking.

En effet, la banque panafricaine, propose une gamme complète de solutions bancaires, de paiement, d'encaissement et de financement aux entreprises. Elle assure également un accompagnement non financier notamment la formation à la direction d'entreprise et aux compétences, et met à disposition une plateforme de mise en relation entre commerçants, acheteurs, vendeurs et fournisseurs à travers l'Afrique.

Grâce à un accord de partage des risques de 200 millions de dollars conclu avec le Fonds africain de garantie et une facilité de prêt de 32,8 millions de dollars avec l’Eco. Business Fund et du SANAD Fund for SMEs, la banque basée à Lomé a, durant ces derniers mois, renforcé sa capacité de prêt pour répondre aux besoins de financement des PME.

Notons que cette nouvelle reconnaissance vient s'ajouter à d’autres  attribuées à Ecobank, notamment le prix de la Banque de l’année  à plusieurs reprises dans différents pays.

Esaïe Edoh

Depuis le 12 avril dernier, la délivrance des visas en « mode express » est suspendue à l’arrivée du Togo. Cette décision a été prise par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Calixte Madjoulba. 

L’officiel, en suspendant cette procédure de traitement urgent des demandes de visa instaurée en 2022 par la Direction générale de la documentation nationale (DGDN), a annoncé de nouvelles mesures.

Désormais, « tous les voyageurs soumis au visa d’entrée au Togo sont tenus de prendre toutes les dispositions nécessaires pour effectuer leur demande de visa au moins 7 jours avant la date prévue pour le voyage, et s’assurer d’avoir obtenu en retour un code de confirmation électronique du visa avant leur départ », a indiqué le ministre via un communiqué consulté par Togo first. 

L’autorité a par la même occasion, conseillé aux compagnies qui desservent Lomé, de  « s’assurer que chaque voyageur a satisfait à cette exigence avant d’embarquer ».  

Rappelons que le visa Mode express avait été instauré dans le but de faciliter les démarches des demandes introduites dans un délai inférieur à 7 jours avant la date d’arrivée du voyageur. 

Esaïe Edoh

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L’Etat du Togo a réussi un nouvel emprunt de 33 milliards FCFA ce vendredi 12 avril 2024, en clôture de sa première sortie du 2è semestre sur le marché des titres de l’Umoa. Une performance dépassant les prévisions initiales du pays, fixées à 30 milliards FCFA.

Selon le rapport de l’opération, le pays a collecté 27,5 milliards FCFA sur les BAT émis sur les maturités de 91 et 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les 5,5 milliards FCFA restants ont été engrangés sur les OAT rémunérées au taux annuel de 6,40%, sur la maturité de 5 ans.

Le rapport souligne que 37 investisseurs ont répondu à l’offre pour un investissement total de 46,5 milliards FCFA, soit 155,3% de taux de couverture de l’opération.

Avec cette nouvelle mobilisation, le Togo collecte 227 milliards FCFA sur le marché financier régional contre une prévision annuelle de 607 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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