Au Togo, une nouvelle campagne de santé publique en cours jusqu’en juillet 2024, cible la cataracte, dans la Préfecture des Lacs, au Sud-Est du pays.
Pilotée par le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, cette initiative vise à opérer gratuitement jusqu’à 2 000 yeux dans la localité, en réponse notamment aux défis imposés par cette maladie.
La campagne, lancée au Centre Hospitalier Préfectoral (CHP) d’Aného, fait suite à une enquête nationale sur les déficiences visuelles et s’inscrit dans le cadre du Programme National de Santé Oculaire (PNOS). Il s'agit non seulement de traiter, mais aussi de sensibiliser les populations à cette maladie.
Notons que l'initiative fait suite à la réussite de l'opération "Zéro Cataracte" qui avait touché plus de 10 000 personnes dans les cinq régions du pays en 2022.
Selon les données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 50% des cas de cécité en Afrique sont attribuables à la cataracte, une opacification du cristallin qui affecte majoritairement les populations des zones rurales, souvent privées d'accès aux soins adéquats. Rien qu’au Togo, il y aurait encore quelque 200 000 personnes souffrant de la cataracte, non encore traitées.
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Au premier trimestre 2024, l’Etat togolais a déboursé 70 milliards FCFA au titre des dépenses du personnel qui émarge sur le budget général, contre 65,5 milliards FCFA sur la même période, il y a un an, soit une hausse d’environ 7% en glissement annuel. C’est ce que dévoile le ministère de l’Economie et des Finances dans son « Tableau des opérations financières de l'État (TOFE) pour 2024 », consulté par Togo first.
Précisément, les ressources de l’Etat logées dans la ligne de dépense du personnel, ont été affectées au paiement des émoluments, indemnités, primes, prestations familiales, cotisations patronales ainsi qu’à toutes dépenses liées aux décaissements du personnel qui émarge sur le budget général.
En détail, en janvier, les dépenses sont évaluées à 21,42 milliards FCFA, en février, elles sont passées à 22,92 milliards FCFA et ont atteint 25,82 milliards FCFA en mars.
Les dépenses du personnel de cette année, par rapport à celles de l'an dernier, traduisent une augmentation de 4,5 milliards FCFA. Une situation qui s’expliquerait par une hausse de l’effectif du personnel de la fonction publique, sur la période sous revue, indique-t-on, entre autres.
En effet, sur l’intervalle, l’Etat a effectué des recrutements dans divers secteurs et déployé une nouvelle promotion du Programme présidentiel d’excellence (PPE) dans l’administration publique, après 18 mois de formation pratique.
Notons que cette année, la loi de finances, a prévu de consacrer 321 milliards FCFA aux dépenses du personnel.
Esaïe Edoh
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Au premier trimestre de l'année 2024, l'Office Togolais des Recettes (OTR) a enregistré un total de 207 milliards de francs CFA de recettes fiscales, selon les chiffres dérivés des Tableaux des Opérations Financières de l'État (TOFE) pour 2024. Cette performance représente une hausse de 17 % par rapport aux 176,8 milliards FCFA collectés durant la même période en 2023, indiquant une tendance positive dans la mobilisation fiscale du pays.
Entre janvier et mars 2024, 108,6 milliards FCFA ont été collectés par le commissariat des impôts. Ce chiffre constitue 23,6 % de l'objectif annuel qui s'élève à 460 milliards FCFA, et marque une hausse de 14,7 % par rapport aux 94,69 milliards FCFA recueillis au cours du même trimestre de 2023. Le commissariat des douanes et droits indirects n'est pas en reste, ayant levé 99,3 milliards FCFA, soit 22,8 % de son objectif de 434 milliards FCFA pour l'année complète. Ce total est supérieur de 21,1 % aux 82 milliards FCFA obtenus au premier trimestre de l'année dernière.
L'analyse des contributions spécifiques révèle que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations a nettement augmenté, atteignant 43,69 milliards FCFA, soit plus du double des 21 milliards FCFA du premier trimestre de l'année dernière. Ensuite, la TVA sur les marchandises consommées localement et la taxe sur les activités financières (TAF) ont généré ensemble 35,9 milliards FCFA. Les droits de douane se sont également élevés à 35 milliards FCFA, tandis que l'impôt sur les sociétés (IS) a rapporté 30 milliards FCFA. Hormis la TVA sur les marchandises mises en consommation sur le territoire et la TAF, tous ces impôts et taxes ont connu des augmentations significatives.
Pour l'année en cours, un objectif de 895 milliards FCFA de recettes fiscales liquides a été fixé par le gouvernement à l’OTR. L'an dernier, cet objectif était de 765 milliards FCFA dans la loi de finances initiale.
Fiacre E. Kakpo
Les paiements et transactions pourraient bientôt être simplifiés et fluidifiés tant au niveau national qu’à l’échelle de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) annonce à cet effet, le début de la phase pilote de son nouveau système de paiement instantané interopérable, pour le 22 juillet 2024. Ce lancement marquera un tournant important en matière de services financiers dans l’espace communautaire.
Des “transactions instantanées”
Le système, opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, devrait permettre aux utilisateurs de réaliser des transactions instantanées, quel que soit le type de compte détenu, que ce soit auprès d'une banque, d'un émetteur de monnaie électronique, d'une institution de microfinance ou d'un établissement de paiement, indique-t-on. Les transferts et les paiements seront également possibles entre différentes institutions financières, garantissant une disponibilité immédiate des fonds pour les bénéficiaires.
On devrait s’attendre à ce que les virements soient plus simplifiés et plus rapides entre les différentes banques de l’espace communautaire, ainsi que différents portefeuilles de monnaie, comme le mobile money.
“Les usagers pourront effectuer leurs paiements auprès de tout commerçant disposant d’un QR Code interopérable ou capable d’envoyer une demande de paiement. La fourniture des services financiers aux entreprises sera standardisée”, annonce-t-on notamment. À terme, la plateforme pourrait ouvrir la voie à une large gamme de nouveaux services financiers connexes, au profit des consommateurs.
Ayi Renaud Dossavi
Entre 2018 et 2022, les partenaires financiers du Togo ont financé les projets de développement du pays avec près de 3 milliards de dollars américains (soit environ 2000 milliards de francs CFA). L’information est diffusée à la faveur d'une réunion d'échanges tenue le 19 juin 2024 à Lomé, entre la ministre Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson, et les partenaires techniques et financiers (PTF) du Togo.
Cette enveloppe a permis au Togo de financer ses projets de développement dans divers domaines, notamment celui socioéconomique, conformément à la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, indique-t-on.
Dans le but de renforcer l'efficacité et l’efficience des projets et programmes de développement au Togo et d’en assurer la célérité dedans la mise en œuvre, j'ai au nom du Chef de l’État rencontré hier, 19 Juin 2024, la première vague des partenaires techniques et financiers de… pic.twitter.com/PckNxSavNC
— Sandra ABLAMBA JOHNSON (@SandraA_JOHNSON) June 20, 2024
Lors de cette réunion, les deux parties ont dressé également fait état des principaux défis rencontrés dans l'exécution de ces différents projets, dans le but d'en accélérer la mise en œuvre et d'en maximiser l'impact sur les populations.
« Face aux conditions de financement actuelles, le Togo a décidé de redynamiser la Plateforme de coordination des interventions et de créer toutes les conditions nécessaires à une mise en œuvre accélérée des projets, en partenariat avec les diverses institutions », a souligné Sandra Ablamba Johnson.
Dans cette dynamique, cette rencontre, qui se veut périodique, permettra d'approfondir les discussions et de déterminer la stratégie à adopter pour atteindre ces objectifs, selon Sandra Ablamba Johnson.
Rappelons que cette réunion a rassemblé les représentants des institutions multilatérales et bilatérales engagées aux côtés du Togo dans ses efforts de développement.
Esaïe Edoh
Au Togo, le processus de renouvellement des instances de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) est dans sa dernière ligne droite. Alors que les candidats en lice sont en pleine campagne depuis le 15 juin, la Commission électorale consulaire (CEC), vient d’annoncer la validation de 277 inscrits sur la liste électorale.
« Sur les 597 dossiers d’opérateurs économiques reçus pour inscription sur la liste électorale, après traitement des dossiers non conformes et des réclamations, une liste définitive de 277 inscrits a été publiée par la commission électorale consulaire », a indiqué Kominte Dindangue, Président de la CEC, lors d’une réunion d’échanges avec la ministre du commerce, Kayi Mivedor le jeudi 20 juin 2024 à Lomé.
Ce jeudi 20 juin 2024, Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, Ministre du @CommercegouvTg, a présidé une réunion d’échanges avec la Commission électorale consulaire, sur l’état d’avancement du processus électoral consulaire à la CCI-Togo.
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) June 20, 2024
➡️ https://t.co/QIfeU7Isnw@GouvTg#Denyigban pic.twitter.com/l5qGSUT1iC
Le N°1 de la CEC rassure du respect de toutes les étapes prévues pour une élection réussie et transparente.
Cette élection prévue le 30 juin 2024, devrait permettre de mettre en place une nouvelle équipe dirigeante de la chambre consulaire, et de tourner la page du management intérimaire qu’assure la délégation spéciale consulaire installée depuis fin 2020 et présidée par Nathalie Bitho. Sa mission : réformer la CCI-T qui joue le rôle de pont entre les opérateurs économiques et l’exécutif.
Esaïe Edoh
Depuis quelques jours, la compagnie singapourienne de transport maritime Pacific International Lines (PIL) a démarré ses activités de transbordement au Port de Lomé, au Togo. L’annonce a été officialisée le 19 juin 2024 par le ministre togolais chargé de l'économie maritime, Edem Tengue.
Le début des opérations de PIL fait suite à l'escale récente à Lomé du navire Kota Tema, l'un des plus récents et performants de la flotte de la compagnie, d'une capacité de plus de 7 000 conteneurs. Ce palier marque son implantation définitive au Togo, deux ans après la signature d’un partenariat avec la Plateforme industrielle d'Adetikopé (PIA) pour les opérations logistiques de transit.
Fier d'annoncer l'arrivée du navire Kota Tema au #PAL, marquant le début des opérations de transbordement de #PIL. Cette étape renforce le rôle stratégique de Lomé en tant que hub en Afrique de l'Ouest, suivant l'exemple de #MSC. #PortDeLomé #ÉconomieMaritime #Transbordement… pic.twitter.com/6JVnMKPxMt
— Kokou Edem TENGUE (@kokouedemTENGUE) June 19, 2024
Selon le ministre Tengué, cette présence du Singapourien sur la plateforme portuaire « renforce le rôle stratégique de Lomé en tant que hub en Afrique de l'Ouest ». En effet, l'arrivée de PIL devrait ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement de l'activité de transbordement à travers la diversification de l'offre de services et l’attraction de nouveaux investissements dans le domaine de la manutention.
Il convient de préciser que PIL est fondée en 1967, et classée parmi les principales compagnies maritimes mondiales de conteneurs, avec un réseau de service étendu couvrant plus de 500 sites dans 90 pays.
Esaïe Edoh
Au Togo, les organisations de presse étrangères pourront de nouveau obtenir une accréditation pour couvrir l'actualité et les manifestations, à partir du 26 juin prochain. C’est ce qu’a indiqué la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans un récent communiqué.
Dans sa note d’information, Pitalounani Telou annonce qu’à compter de cette date, “la suspension de l'accréditation des organes de presse étrangers à couverture de l'actualité et des manifestations au Togo est levée”.
Selon le communiqué officiel, toute demande d'accréditation doit être soumise au président de la HAAC au moins 15 jours avant le début de l'événement, sauf en cas d'urgence. L'accréditation est accordée à condition que l'organe de presse désigne un journaliste professionnel ou un technicien des médias spécifiquement pour cette mission en qualité d'envoyé spécial. De plus, cette accréditation est limitée à la période de l'événement et n'exonère pas le bénéficiaire de l'obligation d'obtenir une autorisation d'accès délivrée par l'organisateur.
Rappelons qu’il y a quelques semaines, en avril dernier, la HAAC avait suspendu la délivrance de ces accréditations aux médias étrangers, alors dans le contexte des élections régionales et législatives dans le pays. Cette mesure faisait suite à l’interpellation et à l’expulsion d’un journaliste français, envoyé spécial de la Chaîne Africa XXI, qui, selon les autorités togolaises, aurait franchi illégalement la frontière et agi en tant qu'activiste.
Ayi Renaud Dossavi
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La filiale togolaise du groupe Orabank et l’opérateur de téléphonie mobile Moov Africa Togo ont lancé ce jeudi 20 juin 2024, un nouveau service de mobile banking. Il s’agit de PASS MONEY FLOOZ qui permet aux usagers des deux sociétés de transférer de l'argent entre les comptes Flooz et Orabank sans internet.
Concrètement, PASS MONEY FLOOZ, à l’instar de PASS TMONEY lancé le mois dernier, permettra aux clients des deux sociétés de transférer de l'argent entre leurs comptes, de manière fluide et sécurisée. Le service offre également la possibilité aux utilisateurs de consulter les soldes et les mini relevés de compte directement depuis leur téléphone mobile, sans nécessiter de déplacement physique.
Ce nouveau service accessible via le code USSD *155*7*2*4# selon la direction d’Orabank Togo, est adapté aux réalités locales où la connexion internet peut être un défi, notamment en milieu rural. « Il constitue également un coup de pouce pour l'inclusion financière au Togo », a commenté, Kalil Macky, directeur de la Banque digitale chez Orabank.
En rappel, ce service vient s’ajouter à une série initiée par l’acteur bancaire pour digitaliser ses services en conformité avec l’ambition de l’exécutif togolais qui vise la digitalisation de 75% des démarches administratives à l’horizon 2025.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministère en charge de l’environnement procède cette semaine à la validation de sa stratégie environnementale pour la décennie à venir. C’est à travers un atelier, dont l’objectif principal est d'adopter un document stratégique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, d'ici à 2030. La rencontre a rassemblé une diversité de représentants des secteurs impactés par ce défi environnemental.
“Notre objectif est de valider une vision nationale à long terme, axée sur une économie sobre en carbone. En tant que signataire de l'accord de Paris et partie prenante de la convention -cadre des Nations Unies, le Togo s'engage résolument à aligner son développement sur des principes de durabilité environnementale.", a indiqué Méry Yaou, directrice de l'environnement, en marge de cette initiative.
La vulnérabilité socio-économique face aux changements climatiques pousse le gouvernement togolais à renforcer sa résilience environnementale. "Nous travaillons sur des projets ciblés tels que la gestion de l'érosion côtière et la promotion de la mobilité verte à travers des initiatives comme le développement des transports électriques", explique pour sa part, Aoufoh Koffi Dimizou, Secrétaire général du ministère de l'environnement.
En parallèle, le Togo avance dans l'élaboration d'une nouvelle législation environnementale adaptée aux défis climatiques actuels. "Nous préparons activement l'adoption d'une loi sur les changements climatiques et avons déjà mis en place des mécanismes de carbone conformes à l'article 6 de l'accord de Paris", ajoute-t-il. Ce processus a notamment mobilisé près de 40 000 participants, via des consultations publiques, pour l'élaboration de cette loi ambitieuse.
Ayi Renaud Dossavi
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