Togo First

Togo First

Au Togo, la commune du Golfe 3 a officialisé le jeudi 28 mars 2024, la digitalisation des procédures de déclaration de nouvelles naissances et de décès. C’est à travers son projet de télédéclaration mis en œuvre via les plateformes Hospi-connect et Hospi-gestion.

Ce projet qui bénéficie du soutien du Bureau du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Togo, permet aux administrés de la Commune du Golfe 3 de déclarer les naissances et les décès en ligne. Concrètement, via les deux plateformes, les agents d’état civil de la municipalité sont connectés aux centres de santé de l’espace communal et peuvent recevoir en temps réel, les déclarations de naissance et de décès.

Cette initiative qui n’est qu’à sa phase pilote, est engagée, selon la Mairie de Golfe 3, pour réduire les tracasseries liées aux démarches administratives de déclaration et garantir l’opération dans le délai requis de 45 jours.

« Depuis deux ou trois ans, nous avons entrepris de digitaliser tous les métiers de la municipalité car nous croyons que cela nous permettra de gagner en productivité, en amélioration de services pour la population et en développement global », a déclaré Kamal Adjayi, le Maire de la Commune Golfe 3.

L’introduction de cette application de télédéclaration des naissances et des décès, selon cette administration locale, marque le début d’une ère de modernisation des services de santé dans la commune.

Notons que seulement deux formations sanitaires, notamment le CMS Doumasséssé et le CHU Campus (toutes publiques), sont ciblées pour le compte de la phase d’expérimentation. 

La démarche, indique-t-on, est en droite ligne avec l’ambition des autorités du pays de digitaliser 75% des démarches administratives à l’horizon 2025.

Esaïe Edoh

Dans la préfecture des Lacs, les travaux de construction et de réhabilitation du marché "Lagbonou" à Aného ont été officiellement lancés mercredi 27 mars dernier. L'initiative s'inscrit dans le cadre du Programme d'Appui à la Décentralisation (PADII) et coûtera près de 1,4 milliard FCFA, avec un financement de la République Fédérale d'Allemagne à hauteur de 85%, soit un coût de 1,18 milliard FCFA (1.180.920.253 F CFA), complété par une contribution de 15% de l'État togolais.

Parmi les améliorations prévues pour ces travaux, on compte la réhabilitation de l'ancienne gare allemande, la construction de nouveaux bâtiments pour les boutiques, les hangars, l'administration, les toilettes et les guérites, ainsi que la mise en place d'infrastructures telles que la voirie, l'assainissement, l'éclairage public, la sécurité incendie et la bâche à eau.

Ces travaux, d'une durée de 18 mois, sont confiés au Consortium des Entreprises des Travaux d'Art (CETA SA), avec le ministère de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires comme maître d'ouvrage et l'Agence d'Exécution des Travaux Urbains (AGETUR-TOGO) comme maître d'ouvrage délégué. La mission de contrôle, pour sa part, sera assurée par le groupement BETRA-BATIR Concept.

Le marché de Glidji livré

Notons que suite à ces lancements de travaux, le marché cantonal de Glidji, fraîchement rénové, a été officiellement remis à la communauté bénéficiaire le lendemain, lors d'une cérémonie tenue le jeudi 28 mars. Les travaux étaient financés par l'État togolais à travers le Programme d'Appui aux Populations Vulnérables (PAPV). La réhabilitation a porté sur huit hangars et un podium, ainsi que la construction de deux blocs de cinq boutiques avec latrines intégrées. Deux nouveaux hangars et magasins de stockage ont également été érigés, accompagnés d'un bloc sanitaire moderne.

Ayi Renaud Dossavi

Le Luxembourg et le Togo ont signé le jeudi 28 mars dernier à Lomé, une lettre d’entente sur les futurs domaines de coopération entre les deux pays. Le document a été paraphé par le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, et le ministre de la coopération et de l'action humanitaire luxembourgeois, Xavier Bettel, en tournée dans la région ouest-africaine.

La signature de ce document pose les jalons d’une nouvelle page de coopération entre Lomé et Luxembourg, notamment dans les domaines de l’économie, du digital, de l’environnement, de l’éducation, de la formation professionnelle et de l'inclusion financière.  D’ores et déjà, un premier contact a été établi entre le ministre luxembourgeois et des membres de l'exécutif togolais chargés des secteurs dans lesquels le Luxembourg prévoit de renforcer sa coopération.

« Avec la signature de cette lettre d'entente, nous posons aujourd'hui les jalons pour approfondir le partenariat de coopération entre le Luxembourg et le Togo. Je me réjouis de ce premier pas vers une coopération plus étroite, qui sera basée sur les priorités de développement », a indiqué le Luxembourgeois sur son compte X.

Notons que le Luxembourg intervient déjà au Togo, à travers Kara Investment Fund, qui contribue au financement des projets dans les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables, des infrastructures portuaires, aéroportuaires, routières, de télécommunications et digitales.

Esaïe Edoh

Le Togo et le Niger pourraient dans les mois à venir conclure un accord de Free roaming. Les responsables des autorités de régulation des deux pays ont affiché cette ambition lors d’une visite de travail à Lomé, d’une délégation de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) du Niger qui s’est achevée le 26 mars dernier.

Dans cette perspective, ils prévoient de mettre sur pied, prochainement, un cadre de discussion qui devrait aboutir à la signature de l’accord « en vue de contribuer à faciliter l’utilisation des services de communications électroniques par les populations lorsqu’elles se déplacent dans l’un ou l’autre des deux États ».

A cet effet, le Niger lors de la visite, s’est inspiré du modèle togolais en matière de régulation des communications électroniques. Précisément, l’ARCEP du Niger s’est imprégnée de l’expérience togolaise, relative à la nouvelle approche de “régulation par la donnée” mise en œuvre par le gendarme des télécommunications au Togo à travers des plateformes digitales.

Cette démarche du Niger vis-à-vis du régulateur intervient après celle des Comores et de la Mauritanie récemment.

S'agissant du free Roaming, le Niger deviendrait le 5è pays ouest-africain avec qui le Togo conclura ce type de partenariat, une fois l’accord scellé.

Esaïe Edoh 

Le président de la République, Faure Gnassingbé, a lancé, jeudi 28 mars à Avétonou, dans la préfecture d’Agou, située à une centaine de kilomètres de Lomé, le projet de développement de la filière avicole intégrée au Togo, un vaste complexe de 660 hectares. 

Ce complexe est une initiative de PORTEO-GRAINE, une nouvelle filiale du groupe Porteo, bien connu comme acteur majeur dans le secteur de la construction et des infrastructures routières en Afrique de l'Ouest, notamment en Côte d'Ivoire et récemment au Bénin et au Togo. Après avoir décroché le contrat pour la reconstruction du Grand Marché de Lomé il y a deux ans, Porteo étend maintenant ses activités au secteur agricole avec ce projet. Si le complexe prévu à Avétonou se déploie sur un total de 660 hectares, ce sont 162 hectares qui sont directement affectés au projet avicole de PORTEO. Le reste du site accueillera l'Institut Technique de Recherche Agricole (ITRA), l'Institut de Formation en Alternance et Développement (IFAD-Avetonou) et l'Écovillage, avec pour objectif d’ériger un écosystème intégré de recherche, de formation et de développement agricole.

Cependant, le cœur du projet avicole repose sur plusieurs unités opérationnelles, dont une usine de fabrication d'aliments pour volaille avec une capacité de production de 450 tonnes par jour, une unité d'accouvage capable de produire 1,2 million de poussins par semaine, une unité d'abattage traitant jusqu'à 10 000 poulets par heure et sept fermes d’élevage prévues pour produire jusqu'à 50 millions de poulets par an dans sa première phase alors que la production nationale actuelle est de plus de 35 millions de têtes. La vision à long terme est de doubler cette capacité pour la porter à 100 millions de poulets par an lors de la seconde phase. Plus de mille nouveaux emplois décents sont attendus, apprend-on.

Les détails financiers du projet ainsi que le calendrier prévisionnel pour la réalisation des travaux n'ont pas été rendus publics.

Selon les autorités togolaises, le projet entre en ligne avec leur ambition, visant à renforcer l'autosuffisance alimentaire de leur pays, tout en le positionnant comme un acteur clé dans la production avicole à l'échelle régionale. À terme, il est prévu l’aménagement et l’exploitation de 100 000 hectares en collaboration avec divers partenaires, dans l'objectif de propulser la production agricole togolaise.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, l’Agence nationale de gestion de l'environnement (ANGE) et le programme de résilience côtière (WACA ReSIP) consultent cette semaine les populations du sud côtier, en prélude à des travaux de construction d’ouvrages de lutte contre les inondations dans la zone. Les représentants étaient notamment à Agbodrafo, Aného et à Glidji, les lundi et mardi. 

1 waca

L'initiative, pour un coût prévisionnel total de 2,8 milliards FCFA, consistera notamment en des travaux de curage, de dragage, de protection des berges, d'aménagement de bassins, de canaux et de construction de caniveaux. Les travaux, qui concernent les préfectures de Vo, Bas-Mono, Zio et des Lacs, sont pilotés par le ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières.

C'est pour mesurer l'impact environnemental et social qu’une délégation de l'agence était mercredi à Aného et Glidji.

« Il faut partager avec les populations par rapport aux localisations des investissements et aux impacts locaux que ces investissements vont provoquer, leur vie, qui est qui, son impact. », selon le coordonnateur national du projet Waka ReSIP, Dr. Adourahim Alimi Asimiou. Pour le responsable du programme appuyé par la Banque mondiale, ces consultations populaires permettront l'exécution des travaux répondant aux réalités des bénéficiaires. C’est pourquoi ces échanges vont permettre « un plan d'action de réinstallation qui va permettre d'indemniser ceux qui auraient perdu leurs biens ou ceux qui, pour raisons des travaux…, vont être obligés de se déplacer. »

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le taux d’électrification devrait passer à 70% à fin 2024, selon les prévisions du ministère délégué chargé de l’énergie et des mines, affichées dans le document « Budget du Citoyen » publié récemment par le ministère de l’Economie et des Finances. C’est une ambition affichée en droite ligne avec la vision du pays de réaliser la couverture universelle à l’horizon 2030.

Le pays ouest-africain prévoit d’atteindre cette couverture nationale de 70% après avoir bouclé l’année 2023 avec 66% de taux d’accès à l'électricité contre 63% en 2022 et 59% en 2021, selon les statistiques du ministère piloté par Mila Aziablé.

Pour parvenir à cet objectif, l’Etat a alloué un budget prévisionnel de 57 milliards FCFA au département de tutelle pour financer durant l’année 2024, les programmes et projets énergétiques.

Le département ministériel rattaché à la présidence de la république va, avec cette enveloppe financer la poursuite des programmes d’accès à l’énergie hors réseau solaire (Off Grid), en l’occurrence l’initiative CIZO, le projet d’électrification rurale de 317 localités par de mini-réseaux solaires et les projets PRAVOST (Projet d’Appui au Volet Social du programme CIZO d'électrification rurale du Togo).

Des projets tels que Tinga et Mini-grids phase 2 seront aussi financés en 2024. De même, les travaux d’extension de la Centrale solaire de Blitta devraient se poursuivre dans le but de porter le taux d’accès à l’énergie à 70%.

A cet effet, un projet de renforcement de la capacité de distribution de l’énergie a été récemment lancé dans la région centrale (Sokodé) et devrait s’étendre à plusieurs localités du pays, des zones urbaines et périurbaines telles que Dapaong, Kara, Atakpamé, Kpalimé et Aného. Il comprend la pose de 34 km de réseau moyenne tension de 20 KV, la construction de 61 postes de distribution MT/BT et 360 km de réseau basse tension (BT).

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Togo : le taux d’électrification en progression dans les Savanes, la Kara et les Plateaux

Le Togo en "discussions" avec le Niger, pour se fournir en Gasoil

Le Togo fait partie des trois pays qui profitent le plus des échanges commerciaux intra-UEMOA, après la Côte d’Ivoire et le Sénégal. C’est ce qui ressort d’un récent rapport d’Ecofin Pro, la plateforme de l’agence Ecofin dédiée aux professionnels. Selon le document intitulé « Échanges commerciaux intra-UEMOA : les gagnants, les perdants et les enjeux à venir », les produits énergétiques, le ciment, les matières plastiques, les graisses & huiles et les animaux vivants représentent en moyenne plus de la moitié de la valeur des échanges commerciaux au sein du regroupement économique régional.

9 youscribe

Suivant des données de la BCEAO couvrant la période 2017-2021, le Togo affiche un solde commercial excédentaire de 300 milliards FCFA en moyenne par an vis-à-vis de l’espace communautaire, derrière le Sénégal (498 milliards FCFA par an) et la Côte d’Ivoire (plus de 679 milliards FCFA en moyenne par an). En comparaison, les autres pays membres du regroupement économique affichent tous une balance commerciale déficitaire en moyenne, le Mali enregistrant la pire performance avec -808 milliards FCFA de déficit en moyenne, suivi du Burkina Faso (-458 milliards FCFA) et du Bénin (-99 milliards FCFA).

Mali et Burkina Faso...

8 youscribe

Il faut relever à cet égard qu’en termes d’importations, le Mali et le Burkina Faso sont les pays qui dépendent le plus du commerce intra-UEMOA. En moyenne, le Mali importe chaque année durant la période sous revue, plus de 1050 milliards FCFA de produits, soit un peu plus de quatre fois ce qu’il exporte à destination de la région. Son voisin burkinabè importe de son côté en moyenne 566 milliards FCFA de produits pour seulement environ 108 milliards FCFA d’exportations. Vient ensuite le Bénin, qui importe en moyenne pour 221 milliards FCFA de marchandises par an contre 121 milliards FCFA d’exportations.

Par exemple, le Burkina Faso a pour principaux fournisseurs, le Togo et la Côte d’Ivoire. Pays enclavés, le Mali et le Burkina Faso ainsi que le Niger, qui importent principalement depuis le Togo, la Côte d’Ivoire, et le Bénin, utilisent les ports des pays côtiers pour s’approvisionner en marchandises depuis l’extérieur. Ces pays réexportent ensuite les produits par la route, à destination de leurs voisins de l’hinterland.

Uemoa et Cedeao

7 youscribe

Globalement, le niveau du commerce de biens au sein de l’UEMOA est le deuxième plus important du continent derrière la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) avec une part de 15% du total des échanges de l’Union. Les pays membres de l’UEMOA ont échangé entre eux pour 3063,7 milliards FCFA de marchandises en 2021, soit un peu plus de 5 milliards de dollars. Ce chiffre représentait une hausse de 15% par rapport à celui de l’année 2020.

À titre d’illustration de la forte relation entre ces pays et le Togo, il faut noter que plus de 90% du trafic en transit du port de Lomé est dominé par les pays de l'AES (Burkina, Niger, Mali). De même, au dernier trimestre 2023, l’espace communautaire CEDEAO a absorbé à lui seul, 40% des exportations togolaises.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Burkina, Niger, Mali : plus de 90% du trafic en transit du port de Lomé dominé par les pays de l'AES - Togo First 

Togo : les exportations ont fortement progressé entre 2012 et 2022, mais

CEDEAO : Le Niger veut faciliter son accès à la mer depuis le Togo 

Togo : les exportations ont fortement progressé entre 2012 et 2022, mais 

La CEDEAO a absorbé 40% des exportations togolaises au 4e trimestre 2023, pour 102 milliards FCFA - Togo First 

La Télévision Togolaise (TVT) depuis le 26 mars dernier a basculé de canal 270 à canal 1 sur les bouquets Canal+ au Togo. Ce basculement fait suite à un accord précédemment signé en février 2022 entre le ministère de la communication et le groupe audiovisuel français, Canal +.

1feg et ft

Ce changement de position de la chaîne nationale est la mise en application de l’une des actions prévues par l’accord entre les deux parties pour assurer l’amélioration des chaînes togolaises à l’international. 

Via la convention signée, à l’époque par l’Etat togolais représenté par Akodah Ayewouadan, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, et David Mignot, directeur général de CANAL+ Afrique, est prévue la diffusion de la TVT dans les offres de télévision payante de CANAL+ dans une cinquantaine de pays d’Afrique subsaharienne et à travers le monde jusqu’au 31 décembre 2024.

Notons que parallèlement aux initiatives visant à renforcer l’accessibilité de la TVT, l’accord promeut l'amélioration de la qualité des programmes et des images de la première chaîne du pays à travers des formations techniques offertes par le groupe média français.

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Médias : la chaine nationale TVT a une nouvelle identité visuelle

La société agroalimentaire Dongaco Togo, filiale de Dongaco, titulaire d’une licence pour l'exploitation des produits The Coca-Cola Company au Togo, pose ses valises à la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) pour ses activités.

Nous allons exploiter tous les produits de Coca-Cola. Justement, le Coca-Cola sur la PIA aujourd'hui, nous avons 7 hectares”, indique Thiam Lamine Amadou, DG de la société . “Nous avons deux projets ici, et le premier concerne Coca-Cola, que nous allons opérer sur 4 hectares. Sur les 3 hectares restants, il y a un deuxième projet qui est en gestation”, ajoute-t-il. 

À terme, les promoteurs tablent sur 2000 emplois togolais générés par leur activité, sur deux à trois ans. 

Outre les promesses de nouveaux emplois créés, cette implantation conditionne une partie du développement après le divorce entre le Français Castel et l’Américain Coca-Cola en 2022, qui a conduit à un changement de stratégie dans la production et la distribution de produits Coca-Cola au Togo.

D’autres arrivées à la PIA

Notons par ailleurs que Dongaco n’est pas le seul à s’être positionné et manifesté sur la PIA ces dernières semaines. C’est notamment le cas de FHC Medica, pour la production de médicaments, et New Huasha Company Limited, un fabricant de vaisselle en mélamine et en plastique.

Ayi Renaud Dossavi

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.