La cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu du 10 au 12 juin derniers à Lomé, une rencontre régionale de formation sur l’utilisation du système électronique de gestion des affaires (ECMS). L’assise a réuni les avocats et agents judiciaires des Etats francophones de l’espace communautaire.
A Lomé, ces acteurs judiciaires ont été outillés sur la digitalisation des procédures de la Cour. Concrètement, ils ont été édifiés sur les nouvelles pratiques dans le processus juridictionnel, entre autres, les décisions établies en formats électroniques, l’institution d’un délai dans lequel une décision rendue en matière commerciale doit être exécutée et le délai dans lequel le juge doit statuer sur une demande provisoire.
Cette démarche de la Cour de la CEDEAO, indique-t-on, devrait contribuer à améliorer l’accès à la structure et faciliter l’introduction des procédures et la gestion des requêtes. Elle permettra également aux parties prenantes dans un procès et aux justiciables d’introduire leurs dossiers et de les suivre à distance, souligne-t-on.
« La reconnaissance juridique de l’écrit électronique et de la signature électronique par le cadre normatif communautaire permettra de prendre en charge les problématiques liées à la preuve électronique et à la sécurisation de tous les documents essentiels à la tenue du procès », a souligné le ministre togolais en charge de la justice, Mipamb Nahm-Tchougli, à cette occasion.
Esaïe Edoh
Au Togo, le transfert des conteneurs en transit du Port de Lomé vers le port sec de la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) devrait être repris dans les prochains jours. L’annonce est faite par le ministre de l'économie maritime, Edem Tengué, le mercredi 12 juin 2024, via son compte X.
La reprise de cette opération, suspendue en mars dernier, s'inscrit dans le cadre de la redynamisation des échanges commerciaux entre Lomé et Niamey. En effet, la décision fait suite à une réunion visant à évaluer les activités menées au Port de Lomé, en particulier celles liées au transit des marchandises en direction du Niger.
Échanges récents du Min. @kokouedemTENGUE avec la communauté portuaire sur le transit des marchandises du Niger via le Port Autonome de Lomé et la reprise des transferts vers Adétikopé. Merci pour votre engagement ! Ensemble, dynamisons notre économie maritime. #Lomé #Adétikopé pic.twitter.com/xp2I4HliDT
— Ministère de l'Economie Maritime (@MaritimeTg) June 12, 2024
La reprise est prévue alors que l'interruption des activités au port sec a eu un impact significatif sur les opérations de transit des marchandises vers le Niger.
Notons que la perspective de la reprise des opérations au port sec, plusieurs géants du transport maritime ont annoncé leur arrivée sur l’espace. Parmi ces acteurs majeurs, on retrouve des entreprises telles que l'Italo-suisse MSC, le Danois MAERSK, le Français CMA CGM, le Singapourien PIL, ainsi que le Japonais ONE.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Fonds Monétaire International (FMI) a présenté ce jeudi 13 juin à Lomé, ses perspectives économiques régionales pour l'Afrique subsaharienne. L'événement a rassemblé les partenaires financiers du Togo, notamment la Banque mondiale, le PNUD, la Banque africaine de développement BAD, l'Union européenne et l'Agence française de développement AFD.

« Reprise timide et coûteuse »
Le rapport précise les défis à relever et les recommandations du FMI pour accompagner ces pays. L'édition, qui date d'avril 2024, est placée sous le thème : “Reprise timide et coûteuse”.
« La sous-région est supposée croître de 3,4% l'année dernière à 3,8% cette année. On observe également dans la sous-région une résorption des déséquilibres macroéconomiques, que ce soit au niveau des déficits des pays de la sous-région, que ce soit au niveau de la dette. Le rapport identifie également quelques défis persistants. Il reste la pénurie de financement. C'est toujours difficile pour beaucoup de pays de la sous-région de lever des ressources sur les marchés internationaux », indique Maximilien Kaffo, représentant résident du FMI au Togo. Le Fonds relève également la persistance de chocs exogènes et endogènes, notamment les changements climatiques pour l’un, et l'incertitude qui est liée aux élections dans plusieurs pays de la sous-région.
Si les situations sont différentes d’un pays à l’autre, on relève cependant que « de façon globale, la reprise est encore très timide ». Une reprise qui ne permet pas encore une hausse sensible du revenu par habitant des pays de la sous-région.
Au Togo, réduire le déficit budgétaire à 3% d’ici à 2025
Cette lecture est globalement partagée par le gouvernement togolais, comme l’indique Stéphane Akaya, Secrétaire général du ministère en charge de l’économie et des finances, à l’ouverture des travaux.

« Le Gouvernement partage globalement les conclusions de ce rapport ainsi que les recommandations formulées qui sont, pour la plupart, alignées sur les orientations stratégiques de la Feuille de Route Gouvernementale », indique-t-on. Face aux défis liés à l’endettement, l’objectif de l’exécutif togolais, rappelle le SG, est de réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB d’ici l’an prochain. Ce qui passerait notamment par une mobilisation plus importante des recettes et un contrôle des dépenses courantes non prioritaires, ajoute-t-on.
Rappelons en outre que le pays d’Afrique de l’Ouest a conclu un nouvel accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le FMI, l’an dernier, qui se traduit par une série de décaissements au bénéfice du trésor public. Ceci devrait permettre au pays d' atteindre ses objectifs macroéconomiques et budgétaires.
Ayi Renaud Dossavi
Nouvelle Facilité Élargie de Crédit : le FMI va octroyer 237 milliards FCFA au Togo
Le FMI annonce un décaissement immédiat de 68,3 millions $ en faveur du Togo
Au Togo, l'Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account (OMCA-Togo) veut se préparer pour la clôture future des projets TIC et de réforme foncière (LRAP), actuellement en cours de déploiement, dans le cadre du programme Seuil. La Direction Administrative et Financière de l’OMCA-Togo a ainsi organisé un atelier de lancement du processus de clôture du programme, le lundi 11 juin dernier.
Les travaux ont rassemblé les responsables des entités chargées de mettre en œuvre le programme Seuil du ministère de l’Économie numérique et de la transformation digitale, ainsi que ses agences et autorités partenaires du projet TIC telles que l’Agence Togo Digital, l’Agence Nationale de Cybersécurité, la Société des Infrastructures Numériques, et les Autorités de Régulation des Communications Électroniques et des Postes. Pour le projet LRAP, les représentants des ministères de l’Urbanisme et de la Réforme Foncière, de l’Administration Territoriale, de l’Économie et des Finances, de l’Agriculture et du Développement Rural étaient également présents à l'OMCA-Togo.
L'objectif était de présenter aux acteurs impliqués dans le programme piloté par l’OMCA-Togo, les grandes lignes des rôles et responsabilités dans l'élaboration du Plan de Clôture du Programme (PCP) et de sa mise en œuvre pendant et après la fin du programme Seuil, selon Soumanou Latifou, consultant appuyant le processus. Ce document vise en effet à garantir une transition harmonieuse, à maximiser les impacts du programme et à assurer la durabilité des résultats obtenus.
Cet atelier marque le début de travaux collaboratifs entre les différentes parties prenantes sur environ un semestre, qui aboutiront à la validation d’un document de référence, approuvé par la MCC et le Conseil d’Administration de l’OMCA-Togo.
Pour rappel, le programme Seuil est doté d’une enveloppe de 20 milliards FCFA (35 millions $). Il était marqué par un taux de réalisation de physique de 71 % pour le projet relatif aux TIC et de 100 % pour celui de Réformes Foncières pour l’Accroissement de la Productivité Agricole (LRAP) à fin septembre 2023, avec alors un taux d’exécution financière global de 21 %, qui a évolué depuis.
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Au Togo, la première édition de la Semaine Nationale des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (SN-TPME) s’est ouverte en début de semaine à Kara (le lundi 10 juin à Kara), sous le thème « Charte des TPME, levier de développement et de croissance ».
Organisée par le Groupement togolais des petites et moyennes entreprises (GTPME) et le Réseau togolais pour la promotion de l’entrepreneuriat (RTPE), l’ouverture a accueilli plus d’une centaine d’acteurs et partenaires de la région de la Kara et des Savanes, et ont pris part à ce rendez-vous commercial placé. Les activités appuyées techniquement et financièrement par la coopération allemande GIZ et par l’Union Européenne (à travers Europe Invest in Young Business in Africa), s’adressent aux entrepreneurs, aux institutions publiques et privées, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux organisations de la société civile.

L’initiative couvre trois villes (Kara, Atakpamé et Tsévié), et vise notamment à sensibiliser ces acteurs aux avantages et engagements contenus dans la Charte des TPME. Elle inclut des panels et sessions de réflexions sectorielles, pour recueillir les avis et propositions des participants, en vue d’orienter les mesures d’aides et d’accompagnement de l'Etat aux TPME.
Selon le directeur régional du Commerce, de l’artisanat et de la consommation locale de Kara, Donou Kossi, cette semaine des TPME est une opportunité offerte à tous les acteurs de l’économie, de connaître mieux le contenu de la charte des TPME. Il s’agit également de mener des réflexions par secteur, afin d’identifier les goulots d’étranglement et définir les perspectives.
Pour rappel, c’est en 2022 que le gouvernement a lancé cette charte, dans le cadre de sa feuille de route 2020-2025. Le document est axé entre autres, sur le soutien aux TPME, avec des mesures portant sur le financement, l’accès aux marchés publics, la promotion de la sous-traitance et la formalisation des entreprises.
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La 5ème édition des BRVM Awards s’est clôturée à Abidjan le vendredi 07 juin 2024 dernier avec des distinctions attribuées à différentes structures. Figurant parmi les lauréats, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) s'est vu décerner le Prix de l'opération innovante de l'année.
Le prix a été officiellement remis au Vice-Président Financement et Investissement de la BOAD, Moustapha Ben Barka, représentant le Président de la BOAD, Serge Ekue.
C’est une distinction qui est attribuée pour récompenser sa contribution au développement du Marché Financier Régional. « Cette distinction est une reconnaissance du travail et de l’expertise de la BOAD, dans la recherche de solutions de financement innovantes et durables pour soutenir les projets au sein de l'UEMOA », a commenté la banque.
(1/3) La BOAD est honorée de recevoir le Prix de l’opération innovante de l’année : BOAD (FCTC BOAD DOLI P 6,10% 2023-2030)? ! pic.twitter.com/rMbV2qjYPW
— Banque Ouest Africaine de Développement (@boad_official) June 12, 2024
En effet en 2023, l'acteur bancaire sous-régional avait réalisé l'une des opérations de titrisation les plus importantes à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Il avait levé un montant "historique" de 150 milliards FCFA (246 millions de dollars).
Ces fonds étaient destinés à des projets prioritaires ayant un impact sur la création d'emplois, la production d'eau potable et de riz, la construction de routes, le PIB des États, la production d'énergie et la réduction des émissions de CO2, dans le cadre du plan stratégique 2021-2025 "Djoliba".
Notons qu’en plus de la BOAD, neuf autres institutions et personnalités ont été honorées lors de cet événement prestigieux.
Esaïe Edoh
Il s’est ouvert hier à Lomé un atelier sous-régional sur la protection des consommateurs. Les travaux, réunissant cette semaine des intervenants des États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ont pour objectif principal de renforcer les compétences et les connaissances des participants sur la directive de protection des consommateurs de la CEDEAO.
? Démarrage ce 10 juin 2024, à Lomé au Togo, de l'atelier de formation des acteurs des États membres de la CEDEAO sur la protection des consommateurs à Lomé au Togo . pic.twitter.com/fkPf5h9hSI
— ARAA-CEDEAO (@ARAA_CEDEAO) June 10, 2024
Cette formation veut également mieux affûter les acteurs des différents États membres sur les dispositions et les implications de la directive sur la protection des consommateurs de la CEDEAO. Plus précisément, il s’agit de les outiller sur des aspects théoriques et pratiques pour les acteurs nationaux impliqués dans la législation communautaire sur cette question.
Selon Barros Bacar Banjai, représentant résident de la CEDEAO au Togo, cette formation répond à un double impératif : renforcer les compétences des acteurs chargés de veiller à la protection des consommateurs et favoriser la coopération entre toutes les structures chargées de la concurrence au sein de l'espace communautaire.
À terme, le but est d’harmoniser les législations nationales et de combler les lacunes législatives des pays membres en matière de protection des consommateurs.
Au Togo, la Quinzaine de l'environnement et du développement durable (QEDD), événement qui vise à sensibiliser et éduquer les populations sur les enjeux environnementaux, est à sa 3ème édition. Elle a démarré officiellement le lundi 10 juin 2024 sous le thème "Eau propre, air pur, sol et forêt préservés : notre responsabilité collective".
L'événement, lancé par le ministre de l'environnement et des ressources forestières, Foli Bazi Katari, se tiendra jusqu’ au 24 juin et sera marqué par plusieurs activités dans diverses localités du pays. Notamment des conférences-débats, des concours, des formations autour des questions liées au changement climatique.
Sur les 15 jours, l’initiative devrait attirer l’attention de la population sur les défis majeurs environnementaux actuels portés par le pays. Entre autres, la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, et la lutte contre les pollutions et nuisances.
« L’organisation de cette quinzaine en juin est stratégique pour susciter une plus grande prise de conscience quant à l’ampleur des défis environnementaux actuels. Par des actions civiques et politiques, la QEDD ambitionne de déclencher une véritable prise de conscience et un engagement accru pour la protection de l’environnement », a souligné Adadji Koffi, directeur général de l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE).
Notons que la QEDD a été organisée pour la première fois en 2016. Elle constitue une tribune pour la sensibilisation et la mobilisation de la population togolaise autour de la protection commune de l’environnement.
Esaïe Edoh
Le Togo prend part cette semaine à la 43e Assemblée Générale Annuelle de Shelter Afrique, qui se tient jusqu’au 13 juin 2024 à Kigali, au Rwanda. Le pays est représenté par une délégation conduite par Kodjo Adedze, le Ministre d’État en charge de l’urbanisme et de l’habitat.
Sous le thème : « Partenariats durables dans la chaîne de valeur du financement du logement abordable. », les travaux réunissent des représentants des États membres, des institutions financières et des partenaires au développement. L'objectif est d’opérer une transformation de Shelter Afrique en une banque de développement dynamique, alignée sur les normes internationales.
Ces travaux devraient permettre de confirmer la transition de cette institution financière panafricaine vers la forme d’une banque de développement. « Cette AGA marque un tournant décisif pour affirmer notre parcours de transformation. », indique Thierno Habib Hann, Directeur général de Shelter Afrique, pour qui cette assemblée est essentielle pour l’institution.
Pour rappel, au Togo, Shelter Afrique soutient le gouvernement dans la mise en œuvre de son programme de construction de 20 000 logements sociaux, à travers un accord de financement couvrant 15% de cet objectif, soit 3000 logements décents à coûts abordables.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) a annoncé la mise en service depuis le 7 juin dernier d’un nouveau poste de péage. La nouvelle infrastructure située sur la route nationale 17, précisément à Djabignon dans la commune Dankpen 3, est la18è du genre au Togo.
Ce nouveau poste de péage compte 6 voies dont 2 couloirs destinés aux véhicules à deux roues ; 2 pour les véhicules poids lourd et 2 voies intermédiaires pour le passage de toutes les autres catégories.
La nouvelle infrastructure, à l’image des autres déjà opérationnelles dans le pays, est un dispositif mis en place pour permettre à la Safer de mobiliser des ressources nécessaires aux fins d’entretien des routes, soutient-on.
Rappelons que pour le compte de 2024, la société prévoit de financer l’entretien des infrastructures routières togolaises à hauteur de 23,5 milliards FCFA, soit 44% des besoins réels (53,27 milliards FCFA).
Esaïe Edoh