Togo First

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Au Togo, la production de tubercules a connu une nouvelle croissance de 7,5% entre 2022 et 2023. La quantité produite a atteint 2 406 614 tonnes en 2023 alors qu’elle était évaluée à 2 238 529 tonnes en 2022, selon les données du ministère chargé de l’agriculture.

C’est une nouvelle progression après celle de 12% enregistrée sur la période de 2017 à 2021, avec une production passée d’environ 1 950 000 tonnes à 2 193 462 tonnes.

Dans le détail, durant la campagne agricole bouclée en 2023, plus de la moitié (1 433 955 tonnes) de la production annuelle, a été produite dans les régions des Plateaux et de la Centrale, soit respectivement 720 228 tonnes et 705 735 tonnes. 

Le reste de la production a été fourni par les 3 trois autres régions, Maritime (481 664 t), Kara (462 885 t) et Savanes (28 111 t).

Alors que la filière tubercule est dans ses beaux jours, l'État togolais avec l’appui de ses partenaires, ambitionne de la renforcer à l’horizon 2028 avec une enveloppe de 2,34 milliards FCFA. Un Plan d'Action d'Investissement de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (PRT) 2024-2028, développé par le Ministère de l'agriculture en collaboration avec le Conseil Interprofessionnel de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (CIFPRT) a validé dans cette perspective depuis 2023.

Esaïe Edoh

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD), institution sous-régionale de développement basée à Lomé, a récemment annoncé avoir approuvé de nouveaux engagements financiers, franchissant ainsi le seuil des 14 milliards $ d'engagements depuis sa création. 

En effet, lors de son 141e conseil d'administration à Dakar, neuf nouvelles opérations de financement ont été approuvées (dont une ligne de refinancement de 5 milliards FCFA, accordée au crédit-bailleur African Lease Togo), pour un montant total de 169,483 milliards de francs CFA. Ces financements sont répartis principalement dans le secteur financier, mais aussi dans les infrastructures et l'agro-industrie. De plus, des investissements ont été réalisés dans des projets d'infrastructures immobilières et routières dans plusieurs pays de l'UEMOA.

Ces nouveaux engagements s'inscrivent dans le cadre du plan de développement de la BOAD, connu sous le nom de "Djoliba", visant à soutenir une croissance durable dans l'ensemble de ses pays membres.

Pour rappel, la BOAD est un acteur de financement et de développement commun aux huit Etats de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). L’institution a été créée par Accord signé le 14 novembre 1973, et est devenue opérationnelle en 1976.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo, pour la première fois, s’est doté d’un budget vert, évalué à 118,2 milliards FCFA pour le compte de l’année 2024, représentant 5,41% du budget national qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA. Ce budget est intégré dans la dotation annuelle de 9 ministères.

Avec ces ressources prévisionnelles, le pays va poursuivre la mise en œuvre de sa politique de protection de l’environnement et de lutte contre le changement climatique. Dans le détail, 96 milliards FCFA seront consacrés à la lutte contre le changement climatique et 22 milliards FCFA à la protection de l’environnement.

Selon le document budgétaire consulté par Togo First, les dépenses seront axées sur l’adaptation, l’atténuation, l’amélioration de la biodiversité, la facilitation d’accès à l’eau, la lutte contre la pollution et la gestion des déchets. L’investissement le plus important, soit environ 66 milliards FCFA, équivalant à 56% du total du budget vert, sera destiné à l’adaptation aux changements climatiques alors que près de 30 milliards FCFA, soit 26% de l’allocation, seront injectés dans l’atténuation des effets du changement climatique.

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En termes d’actions prévues pour être couvertes par cette enveloppe verte, on note le projet de couverture forestière du territoire à 26% à l’horizon 2030 à travers la restauration de 1,4 million d’hectares de paysages forestiers dégradés et la plantation de 1 milliard d’arbres d’ici à 2030.

Ce budget va financer également des initiatives de développement socioéconomique du Togo, notamment la résilience des populations vulnérables grâce à la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques.

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Il faut noter qu’en dehors des ministères pilotes, 22 autres départements ministériels et 12 institutions étatiques seront progressivement intégrés au processus de budget vert jusqu’à la couverture intégrale du champ de l’administration centrale.

Esaïe Edoh

Le Professeur Moustafa Mijiyawa, Ministre de la Santé, a inauguré mardi 26 mars le programme ExpandPF, financé à hauteur de 49, 5 millions de dollars par l’agence américaine USAID. Porté par l’Association Togolaise pour le Bien-être Familial (ATBEF) et la Fédération Internationale pour le Planning Familial (IPPF), ce programme vise à améliorer l'accès et l'utilisation des services de planification familiale de qualité à travers le pays. 

Ce programme de cinq ans sera déployé sur 40 sites sanitaires répartis en trois districts, à savoir Est-Mono, Haho et Kloto. Pour les promoteurs, le lancement de ce projet intervient en réponse à un constat persistant d'accès limité à la planification familiale dans plusieurs pays, dont le Togo. 

Au-delà de son impact local, ExpandPF vise également à influencer les politiques et les pratiques dans les pays de la région, ainsi qu'à engager le secteur privé, la société civile et les décideurs nationaux. Rappelons que le projet s'inscrit dans le cadre du partenariat de Ouagadougou (lancé en 2011, et qui appuie l'accélération des services de planification familiale dans neuf pays ouest africains : Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal), en plus du Cameroun ; et de l'initiative FP2030, une initiative mondiale pour le planning.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Chambre administrative de la Cour suprême a annoncé et publié la liste des candidats pour les élections régionales du 20 avril 2024. Elle a validé 284 listes alors qu’elle en a reçu 302.

C’est après la vérification préalable des dossiers par le ministère de l’administration territoriale et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) que la Chambre administrative a rejeté 18 listes. Elle reproche aux listes invalidées, des manquements liés, entre autres, à l’irrégularité liée à l’âge, l’irrégularité relative au nombre de candidats sur la liste, au défaut de signature et aux doubles inscriptions. 

Ces anomalies ont été constatées sur la liste des partis comme l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le Nouvel engagement togolais (NET), le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR). Ces manquements sont relevés également dans le rang des regroupements de partis politiques (Dynamique de la majorité du peuple (DMP)) et sur les listes des indépendants.

Notons qu’au total, 179 conseillers régionaux seront élus à l’issue du scrutin prévu pour le 20 avril 2024, lequel sera couplé des législatives. Parmi ceux-ci, certains vont siéger au Sénat conformément aux dispositions de la constitution togolaise.

Esaïe Edoh

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Le Togo est à la recherche d’appui technique et financier pour la réalisation de sa quatrième enquête démographique et de santé (EDST-IV). Le comité de pilotage de cette opération a tenu en fin de semaine dernière une rencontre de présentation du projet aux partenaires techniques et financiers du pays.

Il s’agit essentiellement de mobiliser les ressources nécessaires auprès des partenaires pour financer le projet qui fait suite aux éditions précédentes réalisées en 1988, 1998 et 2013-2014.

Cette nouvelle enquête devrait permettre au Togo de disposer de données pour évaluer les réalisations dans le domaine socio-sanitaire depuis la dernière EDS réalisée en 2013-2014. Les indicateurs obtenus de la prochaine opération, seront utilisés comme des référentiels pour certains Objectifs de Développement Durable (ODD) et de l’agenda 2063 de l’Union Africaine.

« La disponibilité de ces données permettra au ministère de la Santé, ainsi qu’à l’ensemble des utilisateurs de disposer d’une base de données fiables et actualisées qui serviront à l’élaboration, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des politiques et programmes de développement et, en particulier, dans les domaines de la population, la santé et la nutrition », a souligné le ministre de la santé Moustafa Mijiyawa. 

De façon concrète, cette EDST-IV permettra entre autres, d’évaluer les niveaux de fécondité et la prévalence contraceptive ; les indicateurs de base de la santé maternelle et de l’éducation et des informations sur la diversité alimentaire des femmes.

Esaïe Edoh

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) va accorder une ligne de refinancement de 5 milliards FCFA au crédit-bailleur African Lease Togo. Cette facilité a été annoncée à la sortie de la dernière réunion du conseil d’administration de l’institution multilatérale sous-régionale, qui s’est tenue hier lundi 25 mars 2024 à Dakar au Sénégal, sous la présidence de Monsieur Serge Ekue, Président du Conseil d’Administration, Président de la BOAD.

Cet appui servira à « doter l’institution de ressources adéquates pour lui permettre d’offrir de manière efficiente, des services inclusifs, adaptés aux besoins des Micro Petites et Moyennes Entreprises. » ; indique-t-on.

La facilité viendra du reste appuyer un acteur en plein développement dans le pays, qui offre des services de crédit-bail, d’affacturage, de paiement (transfert de fonds en devises) et effectue des opérations de cautionnement. Entré en activité en 2019, African Lease Togo revendiquait un portefeuille d’une dizaine de milliards FCFA en 2021. Globalement, les opérations d’affacturage et de crédit-bail ont continué leur progression au Togo.

Ainsi, à fin mars 2023, les financements par affacturage ont enregistré une progression soutenue, avec un encours qui a atteint 19 milliards FCFA (en progression annuelle de 171%), et les concours par crédit-bail atteignaient 23 milliards de francs CFA, à la fin du premier trimestre 2023.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo vient de basculer dans un régime parlementaire. Hier, dans la nuit du 25 mars 2024, l’Assemblée nationale a adopté une nouvelle constitution, opérant un changement majeur qui fait notamment passer le pays d’un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire.

Ce changement, voté par 89 voix pour, 1 contre et 1 abstention, redéfinit les mécanismes de désignation du chef de l'État et redistribue les pouvoirs entre les institutions.

Plus d'élection présidentielle !

Selon la nouvelle constitution, le président sera désormais élu par l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis en congrès, "sans débat", pour un mandat unique de six ans. Selon les informations, il n’exercera qu’une fonction honorifique, il inaugurera désormais les chrysanthèmes. Ceci rompt de manière radicale avec le précédent système, où le président était élu au suffrage direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois et où l’exécutif était bicéphale, avec un président élu au suffrage universel direct qui nomme un Premier ministre et les ministres.

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 Le texte constitutionnel adopté avec une écrasante majorité par l'Assemblée nationale togolaise, largement dominée par le parti au pouvoir, l'Union pour la République (UNIR), crée également de nouvelles fonctions dans l’appareil d’État. Notamment la fonction de "président du Conseil des ministres", élu pour un mandat de six ans, qui détiendra une autorité considérable dans la gestion des affaires gouvernementales et sera responsable devant le Parlement. Ce poste sera occupé par le chef du parti ou le leader de la coalition majoritaire issue des élections législatives.

Pour le pays, c’est une évolution majeure et une transition vers une Ve République togolaise qui s'amorce, à quelques semaines des élections législatives, prévues pour le 20 avril prochain.

Notons que pour son entrée en vigueur, la nouvelle constitution devra être promulguée par le Président de la République, qui dispose pour ce faire, de quinze jours.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo vient de mettre en place un plan d’action pour développer la filière poisson à l’horizon 2028, avec un coût de 20,04 milliards de francs CFA. Selon un document du ministère en charge de l’agriculture, ce plan vise à améliorer les conditions de production, de transformation et de commercialisation afin de promouvoir cette industrie. À terme, l'objectif principal de la stratégie est d'augmenter la production halieutique nationale de 25 % d'ici à 2028, afin de contribuer à la couverture des besoins nationaux en poisson. 

Un programme en 5 axes 

Pour ce faire, le programme, structuré en cinq grands axes, vise à renforcer les capacités productives de la filière, tant du point de vue technique qu’organisationnel. Il implique notamment des programmes de formation pour les acteurs de la filière, tandis qu'un soutien sera apporté à la recherche halieutique et au conseil interprofessionnel de la filière poisson (CIFP).

Une attention particulière sera également portée à la valorisation des produits halieutiques, dans le but d'augmenter leur valeur ajoutée. Parallèlement, des mesures seront prises pour améliorer la gouvernance dans le sous-secteur, renforçant ainsi les capacités institutionnelles et organisationnelles des acteurs impliqués.

Pour y parvenir, plusieurs objectifs spécifiques seront poursuivis, notamment l'augmentation de la capacité productive de la filière, le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des acteurs, la création d'un environnement favorable aux affaires et l'amélioration de la gouvernance et de la viabilité économique de la filière.

L’Appel du pied aux PTF

Selon les prévisions de ce plan, le financement sera assuré par l'État à hauteur de 1,27 milliard de francs CFA ; le CIFP pour 67,56 millions de francs CFA, tandis que la part du lion reviendra aux partenaires techniques et financiers (PTF), qui devraient contribuer pour 18,69 milliards de francs CFA. Pour rappel, la production nationale ne couvre pas les besoins sans cesse croissants du pays. Les besoins sont passés de 86 905 tonnes en 2012 à 105 235 tonnes en 2022. En comparaison, l’an dernier, les acteurs de la pêche ont capturé 24 229 tonnes de poissons.

Ayi Renaud Dossavi

Togo : la production halieutique en progression de 30% entre 2020 et 2023.

Au Togo, plus de 6,6 millions de moustiquaires (6 637 435) ont été distribuées à travers tout le pays en 2023, selon les données du Ministère de la Santé, de l'Hygiène Publique et de l'Accès Universel aux Soins (MSHPAUS), reprises dans le budget citoyen 2024 du Togo. Ceci représente une hausse notable par rapport à 2020, durant la Covid-19, où 5,4 millions de moustiquaires ont été distribuées. En effet, cette précédente campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MID) au Togo, sous l'égide du ministère et du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), a permis de distribuer précisément 5421189 moustiquaires dans le pays.

Les chiffres de 2023 marquent également un plus par rapport aux prévisions initiales des autorités, qui tablaient dans un premier temps sur 6,5 millions de moustiquaires à distribuer. 

Si cette progression annuelle globale marque une évolution positive en termes d'efforts pour la prévention du paludisme, d'une année à l'autre, elle cache également une situation diversifiée suivant les régions du pays.

Dans le détail, pour l'année dernière, le Grand Lomé se taille la part du lion, avec une distribution de 1,84 million de moustiquaires. Dans le reste de la région Maritime, on signale 1,13 million de moustiquaires distribuées. 

Plus haut, les Plateaux recensent 1,34 million de moustiques distribuées, dans la Centrale 638 000, 801 000 dans la région de la Kara, et près de 900 000 (885 753) dans les Savanes.

Ayi Renaud Dossavi

Étude de cas sur le Togo : Distribution de moustiquaires à imprégnation durable durant la pandémie de COVID-19 

Togo : campagne de distribution de plus de 6,5 millions de moustiquaires

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