Au Togo, le Ministre de la Santé et de l'Hygiène Publique, le Professeur Moustafa Mijiyawa, a lancé hier jeudi 21 mars le projet ProSanté III, une initiative visant à appuyer le secteur de la santé dans le pays, avec un budget global estimé à 10 milliards FCFA. ProSanté III doit notamment renforcer davantage les infrastructures de santé et améliorer l'accès aux services médicaux à travers le pays.
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— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) March 21, 2024
Le Ministre de la santé et de l'hygiène publique, Professeur Moustafa MIJIYAWA a lancé officiellement ce 21/03/2024, à l'hôtel sarakawa le projet ProSanté III. Cette 3ème phase
du projet, dénommé ProSanté III, a un coût global d'environ 10 milliards. @mijiyawa_m pic.twitter.com/l4yqZXIL3b
Lors du lancement, les différentes composantes du projet ainsi que les zones d'intervention ont été détaillées. Notons que les projets antérieurs ont déjà mobilisé 16 milliards de FCFA. En effet, les initiatives sont appuyées par la Coopération allemande, notamment ProSanté I et ProSanté II, pour un volume financier respectif de 8 millions d’euros et 9,7 millions d’euros, de 2017 à 2020.
Dans ces premières implémentations, les initiatives ont permis notamment la formulation des stratégies et politiques de qualité pour la santé au Togo, et plus particulièrement d’une stratégie régionale pour Kara. Dans la foulée, 70 employés de centres de santé et de la Direction régionale de la santé ont été formés, entre autres. Les actions ainsi entreprises ont permis, en outre, de renforcer la santé sexuelle et reproductive et la planification familiale chez plus de 240 000 femmes.
Entre 2021 et 2023, 2200 km de pistes rurales ont été réhabilités au Togo, a appris Togo First auprès des sources officielles. Les mêmes sources révèlent que 2552 km autres sont en cours d’exécution, dans le cadre du programme national de connectivité rurale.
Ces réhabilitations ou réalisations de pistes rurales ont été effectuées en lien avec la politique de désenclavement portée par l’exécutif depuis 2020. Ainsi, sur la période sous revue, cette distance totale est réaménagée alors que le pays cible 4752 km de pistes rurales engagés à l’horizon 2025.
Autre détail, sur la période considérée, 1720 km de pistes rurales ont connu des travaux d’entretien courant mécanisé sur 2478 km prévus.
Dans la dynamique de la poursuite des travaux d’aménagement de pistes rurales, l'Etat prévoit un investissement de 53 milliards FCFA pour le compte de 2024.
Cette enveloppe va couvrir la construction de 1877 km de pistes rurales et de 2074 unités d’ouvrages, l’entretien courant mécanisé de 1844 km de pistes rurales, l’entretien courant manuel de 4500 km de pistes rurales et de la mise en place d’une banque de données sur les pistes rurales.
Esaïe Edoh
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La Commune Oti-Sud 2, située au Nord du pays, adopte un budget primitif de 155 millions FCFA pour l'exercice 2024. Cette enveloppe, qui s’équilibre en recettes et en dépenses, a été présentée et adoptée par le conseil municipal de la localité, à l'ouverture de la session. Dans le détail, il est prévu des charges de fonctionnement à hauteur de 69,5 millions FCFA, et des dépenses liées aux investissements à hauteur de 85,5 millions FCFA.
Parmi les initiatives prévues pour cette année, figurent la construction de salles de classe et l'équipement en mobilier scolaire pour l'EPP Nalongbadji, ainsi que la construction et l'équipement en matériel informatique de la maison des jeunes de Koumongou, précise l’Agence Togolaise de Presse (ATOP). De plus, un terrain de jeu sera aménagé pour encourager la pratique sportive au sein de la population.
Le budget a été adopté lors de la première session ordinaire de l'année 2024 de la commune (du 18 au 22 mars à Takpamba, à 54 km au sud de Mango). La session de travail a réuni une diversité d'acteurs locaux, notamment des élus, ainsi que des partenaires techniques et financiers, en passant par les représentants des services déconcentrés de l'État.
Outre les aspects économiques, des sujets sociétaux tels que l'environnement, l'assainissement, et le sport ont été abordés. Le maire de la commune, Bikoubia Charles, a souligné l'importance du budget primitif comme outil stratégique pour orienter les finances communales. Le représentant local a également appelé les opérateurs économiques et les artisans à contribuer par le paiement de leurs taxes à l'essor de la commune.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, une mission de la Banque mondiale a démarré le 14 mars dernier une série d’échanges avec des acteurs des filières maraîchère et avicole. Objectif : plancher sur l’amélioration de la chaîne de froid des deux filières.
Cette mission qui devrait s’achever vendredi 22 mars 2024, s’inscrit dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) et a un double objectif. Précisément l'évaluation des infrastructures de la chaîne de froid dans les différentes filières et l’identification des cas commerciaux potentiels pour les chambres froides.
Durant la mission, les parties prenantes établissent l’état des lieux des infrastructures de refroidissement existantes et partant des constats, définissent des stratégies pour relever les défis et renforcer la chaîne de froid au Togo.
Dans cette perspective, un plan d’investissement dans la chaîne de froid sera élaboré à la fin des travaux.
Notons que le FSRP est financé par la Banque mondiale à hauteur de 50 millions FCFA, et devrait favoriser à terme, un accroissement de la productivité agricole et la sécurité alimentaire.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l'exportation de l’anacarde et de ses produits dérivés représente environ 20 milliards FCFA annuels. C’est ce qu’ont relevé les représentants du CIFAT (Conseil de l’interprofession de la filière anacarde au Togo), organisation qui rassemble les acteurs du secteur.
En effet, « grâce aux 50 000 acteurs dont 31 500 producteurs, un chiffre d'affaires de l’ordre de 17 à 20 milliards F.CFA est réalisé chaque année à l’exportation. », selon les représentants de l'organisation, cités par le média Agridigitale.
Ces données ont été partagées en marge de la journée nationale de l’anacarde au Togo (JNAT), qui s’est tenue à Kpalimé (région des plateaux), il y a quelques jours (le jeudi 14 mars 2024).
L'événement marquait également le lancement de la campagne de commercialisation de l’anacarde et de ses produits dérivés au Togo.
Pour cette année, ces chiffres s’annoncent dans un contexte de hausse de la production. En effet, l’an dernier, le Togo a produit près de 40 000 tonnes (38 880 tonnes) d’anacarde, en progression notable comparé aux près de 23000 tonnes, en 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Initialement prévu mardi, le lancement des travaux de construction de 21 ponts dans les 5 régions économiques du Togo a eu lieu ce mercredi 20 mars 2024. Le premier coup de pioche a été donné par le Président de la République, Faure Gnassingbé, à Kolidè dans la commune Ogou 2 (région des Plateaux), une localité située à environ 230 km de Lomé.
Les travaux consisteront en la construction de ponts modulaires mixtes acier-béton de type Unibridge sur une distance totale de 2271,6 mètres linéaires dans les cinq régions économiques du Togo : Plateaux, Maritime, la Centrale, la Kara et les Savanes.

Financés à hauteur de 65 milliards FCFA - 50 milliards assurés par la France avec un apport de 15 milliards FCFA effectué par l’Etat togolais - ces travaux devraient, d’après les prévisions, durer 36 mois. Il est à rappeler qu’un accord de financement avait été signé en juin 2023 entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, en ce sens.
C’est l’entreprise française Matière, spécialisée dans la construction des ouvrages de franchissement de type pont métallique modulable qui a remporté le marché dans sa globalité. Sur le plan opérationnel, celle-ci compte sous-traiter les travaux à des entreprises locales, suivant appel à concurrence.

Ces travaux qui démarrent globalement dans le cadre de la politique de désenclavement des zones rurales l'exécutif togolais, devraient à terme, faciliter aux populations rurales bénéficiaires, l’accès aux services socioéconomiques de base, et l’écoulement de leurs produits agricoles, indique-t-on.
Esaïe Edoh
Le Togo accueille cette semaine, la 53ème session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP-UEMOA), axée sur le rapport annuel 2023 du fonctionnement et de l’évolution de l’Union.
Cette session de dix jours vise à fournir aux députés une meilleure compréhension de l’organisation de la Commission, comme l'indique l'Assemblée nationale togolaise. Il s'agit également de les informer des défis économiques et des enjeux de développement des États de l’Union, afin de favoriser leur contribution à ces thématiques pour le bien-être des populations.
A Lomé, l’ouverture des travaux a été marquée par les interventions du président de la commission des finances et du développement économique de l’Assemblée nationale, l’honorable Mawussi Djossou Semodji, représentant Yawa Djigbodi Tsegan, Présidente de l’Assemblée nationale, et du Vice-Président du Comité Interparlementaire de l’UEMOA, l’honorable Fonnona Cheick Ahmed Coulibaly.
Pour le Vice-président du CIP-UEMOA, cette session offre « l’opportunité d’évaluer le chemin parcouru en 2023 et de réaffirmer notre détermination à relever ensemble les nouveaux défis auxquels nous serons confrontés au cours de cette nouvelle année ».
Au cours de ces travaux, les députés membres du CIP-UEMOA se pencheront sur le renouvellement des membres du bureau du CIP et des membres des bureaux des sous-comités pour l’année 2024. Ils aborderont également des sujets cruciaux tels que l’installation du président par intérim du CIP, le séminaire parlementaire relatif à l’examen du rapport 2023 de la commission de l’UEMOA sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union, assorti d’une note d’observations du CIP, ainsi que le rapport annuel 2023 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union.
Le Togo, premier pays en matière de promotion du leadership féminin en Afrique, selon le rapport 2024 “les femmes, l’entreprise et le droit” de la Banque mondiale, a partagé en milieu de semaine dernière, à New York, aux États-Unis, son expérience. C’était au cours d’une conférence en marge de la 68ème session de la commission de la condition de la femme (CSW68).
Ce partage a été fait par la ministre chargée de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Lolonyo Apédoh-Anakoma, à travers le thème : « Renforcer la résilience socio-économique des femmes et des jeunes pour prévenir l’extrémisme violent ». Concrètement, l’officielle togolaise a rappelé les actions menées visant à renforcer la résilience socio-économique des femmes.
Elle a souligné que 72% des bénéficiaires du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), une initiative mise en œuvre en réponse aux besoins financiers des couches vulnérables, sont des femmes. Aussi, 41% des 840 000 emplois indirects créés à travers le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) sont-ils à l’actif des femmes.
Toujours dans le secteur économique depuis 2019, les autorités togolaises ont porté de 20% à 25% la part d’attribution des marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Au plan social, une série de lois ont été votées pour apporter des améliorations et changements majeurs bénéfiques aux femmes.
Alors que le pays enregistre des avancées, il nourrit de nouvelles ambitions à l’horizon 2030. « Dans cette perspective, le gouvernement a pris des initiatives pour lutter contre la pauvreté et promouvoir les droits de la femme, notamment leur autonomisation économique et leur participation effective à la prise de décision à tous les niveaux du processus de développement », a indiqué Adjovi Lolonyo Apédoh-Anakoma.
Esaïe Edoh
En 2023, le Togo a bénéficié d’un appui global de près d'un million d’euros (991 960 euros), soit quelque 650 millions FCFA, de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), dans le cadre de ses multiples interventions.
L’information a été partagée au public en fin de semaine dernière par Prof Kangni Alemdjrodo, Conseiller du Président Togolais au Conseil Permanent de la Francophonie, à l’occasion du lancement de la quinzaine de la Francophonie édition 2024, en prélude à la journée internationale de la Francophonie (20 mars).
Ces appuis couvrent divers volets, allant du soutien à la lecture en passant par diverses initiatives culturelles, ou encore le soutien au développement durable et à l’économie.
On recense notamment, au titre des actions réalisées au Togo depuis 2023, la participation de trois entreprises togolaises à une mission économique et commerciale de la Francophonie en Méditerranée orientale ; l’appui à la mise en œuvre de 2 projets de développement durable dans les communes de l'Ogou 1 et de Haho 1 (pour une valeur de 53,3 millions FCFA, au bénéfice attendu de 17 500 personnes) ; l’initiative "La Francophonie avec Elles", pour laquelle quatre projets ont été soutenus au Togo, à hauteur de près de 107 millions FCFA.
450 millions FCFA pour la lecture publique
Sur la période, l’OIF a également appuyé la lecture publique avec plus de 450 millions FCFA débloqués, au titre de “la langue française au service des cultures et de l’éducation”. Ceci inclut notamment l’appui au fonctionnement, à l’animation et au suivi du 1er réseau des 12 centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) ; ainsi que la contribution à la création du second réseau de CLAC au Togo. Pour le représentant togolais et écrivain, cet ensemble d’actions de l’institution “met en évidence la vitalité et la visibilité de cette coopération” entre le Togo et la Francophonie, et “qui se dessine comme un véritable instrument de soutien à nos programmes de développement.”

Pour rappel, l'OIF met en œuvre la coopération multilatérale francophone, dans 88 États et gouvernements à travers le monde. La structure a été mise sur pied depuis 1970, à Niamey, un 20 mars, justement (sous le nom de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT)). Pour cette année 2024, la thématique retenue pour la célébration de la journée internationale de la Francophonie est justement : « Créer, innover, entreprendre en français ».
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication a organisé mardi 19 mars 2024 à Lomé, une formation destinée aux journalistes et aux organes publics en vue des prochaines élections. Le régulateur des médias les a notamment invités à adopter une conduite d'impartialité lors de ces échéances électorales. Les médias publics sont ainsi appelés à traiter tous les candidats, quelle que soit leur appartenance politique, sur un pied d'égalité. Badibassa Babaka, rapporteur à la HAAC, a souligné : « Pour les élections, les médias publics sont le canal par excellence pour faciliter l'accès des candidats à leurs électeurs. La loi impose qu'au niveau des médias publics, c'est-à-dire la télévision, Radio Lomé, Radio Kara, Togo Presse, cet accès-là soit gratuit. »
Il a ajouté : « Cela veut dire que non seulement les candidats auront des espaces pour diffuser leurs messages, mais également ils se feront couvrir leurs manifestations gratuitement et ils pourront maintenant adresser les messages qu'ils souhaitent. »
Rappelons que les prochaines échéances électorales constituent un double scrutin, pour le renouvellement de l'Assemblée nationale et les régionales.
« Ce scrutin est particulier en ce sens que c'est un double scrutin. C'est la première fois que des élections régionales se déroulent dans notre pays, et ensuite, c'est la première fois que c'est un double scrutin », explique Telou Pitalounani, président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC). À cet égard, les médias sont appelés "à observer avec rigueur les dispositions que la HAAC a prises pour l'encadrement, la couverture, la diffusion des messages et des reportages des différentes listes des partis politiques, des regroupements de partis politiques ou des candidats indépendants."
Tirage au sort des passages dans les médias
« Dans quelques jours, nous allons procéder au tirage au sort pour le passage des listes des partis politiques et des regroupements des partis politiques pour le passage sur les médias publics », a indiqué le patron de la Haute Autorité. Cette session ouvre le bal d'une série de rencontres planifiées par la HAAC, jusqu'au 26 mars prochain sur l'ensemble des territoires nationaux, à l’endroit des professionnels des médias.
Dans le pays d’AFrique de l’ouest, les législatives et régionales sont prévues pour le 20 avril prochain.
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