Au Togo, deux nouveaux projets visant à renforcer la prévention de l'extrémisme violent, la cohésion sociale et la résilience des populations, seront mis en œuvre dans la région des Savanes. Financés par l'Union européenne à 5 millions d'euros, soit un peu plus de 3 milliards FCFA, ils ont été lancés en milieu de semaine dernière à Dapaong, (620 km au nord de Lomé)
Ces projets intitulés "Renforcement de la prévention de l’extrémisme violent, de la cohésion sociale et de la résilience des populations de la région des Savanes" (Savanes Tanalafiè en langue locale Tchokossi) et "Vivre Ensemble et s’Epanouir", sont portés par Plan International Togo et Catholic Relief Services (CRS) grâce à un financement de l'Union européenne et seront exécutés sur une période de 18 mois, de janvier 2024 à juin 2025.
@PlanIntTogo et CRS Togo ont lancé conjointement ce 6 Juin 2024 deux projets 'Savanes Tanalafiè' et 'Vivre Ensemble et s’Epanouir (ViEE)' financés par l’@AmbUETogo afin de contribuer à la réponse relative à la situation de crise sécuritaire qui prévaut au Togo#TgTwittos #Urgence pic.twitter.com/SiT3F1SaHJ
— Plan International Togo (@PlanIntTogo) June 6, 2024
Le premier projet, qui couvrira les sept préfectures de la région des Savanes, prévoit un soutien technique et financier au profit de 10 organisations locales pour la réalisation de micro-projets. Objectif : faciliter l'employabilité des bénéficiaires en leur offrant un accès durable aux opportunités économiques, contribuant ainsi à réduire leur vulnérabilité. Également, la construction ou la réhabilitation de 10 forages à plaque solaire dans 10 cantons accueillant des déplacés et des réfugiés sont au programme.
Quant au deuxième projet, "Vivre Ensemble et s’Epanouir", il sera déployé aussi dans les préfectures de Tchaoudjo et de Tchamba, dans la région Centrale, et touchera directement 16 100 bénéficiaires ainsi que 64 400 bénéficiaires indirects. Cette initiative comprend la distribution d'équipements scolaires et sanitaires à 10 000 personnes, un soutien financier à 4 000 femmes, le renforcement des compétences en prévention des conflits pour 2 000 individus, y compris les autorités locales, ainsi que des subventions à 100 jeunes entrepreneurs.
Ces deux projets viennent compléter le Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS) soutenu par le gouvernement, qui vise à améliorer les conditions de vie des populations de la région septentrionale du Togo, confrontées aux menaces terroristes depuis novembre 2021.
Esaïe Edoh
Cette deuxième édition de la JTS s'articulera autour de masterclass approfondies, de panels d'experts et de démonstrations sur la nouvelle plateforme de négociation, avec l’ambition de dynamiser le marché secondaire et de construire un marché robuste des titres publics.
Le 26 juin 2024, la capitale togolaise, Lomé, accueillera la deuxième édition de la Journée d’échanges sur les titres souverains (JTS 2024), organisée par l'Agence UMOA-Titres.
L'événement vise à approfondir la compréhension et les mécanismes opérationnels du marché des titres publics (MTP) au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Après la première édition qui s’est tenue à Abidjan en 2023, la JTS 2024 a pour thème principal : Développement du marché secondaire : quels apports des infrastructures des marchés financiers ? Cette thématique reflète les ambitions de l'Agence UMOA-Titres de pousser plus loin la compréhension et l'efficacité du marché secondaire. Une question essentielle pour la fluidité et la résilience financière dans la zone UEMOA, selon l’organe en charge du marché des titres publics, affilié à la BCEAO, qui se prépare à lancer sa propre plateforme de cotation des titres.
La JTS 2024 sera l’occasion pour les experts, investisseurs et autres acteurs du marché de tisser des liens, d’échanger des idées et de débattre des meilleures pratiques pour dynamiser le marché secondaire. Parmi les temps forts de cette journée, il est prévu une présentation approfondie sur le marché secondaire des titres publics émis par adjudication, qui permettra de fournir une meilleure compréhension des mécanismes en jeu.
Un panel d'experts discutera également des stratégies pour revitaliser ce segment du marché à travers l'usage innovant de plateformes de négociation et de transaction, qui sont essentielles pour accroître la liquidité et l'accessibilité des titres publics.
En outre, deux masterclass sont programmées pour enrichir l'expérience des participants. La première portera sur le pricing des produits fixed income, et vise à offrir des insights précieux sur l'évaluation des produits à revenu fixe. La seconde sera une démonstration pratique de la plateforme de négociation et de transaction du MTP, permettant aux participants de mieux appréhender les outils à leur disposition.
Pour participer à cet événement, les inscriptions sont ouvertes.
Pour plus de détails sur le programme et les inscriptions, visitez le site web dédié à la Journée d’échanges sur les titres souverains 2024.
La Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) tiendra une séance de travail avec le Gouvernement togolais ce lundi 10 juin 2024. C’est une réunion qui sera dédiée à l'évaluation des politiques, programmes, projets communautaires et réformes prévues pour l'année 2023 au sein de l'espace communautaire.

Les travaux seront consacrés à l’examen des conclusions de la rencontre préparatoire menée par des experts en novembre 2023 à Lomé . Cette réunion se tiendra en présence des membres de la commission de l’UEMOA, sous la présidence de Abdoulaye Diop, ainsi que des membres du gouvernement togolais dirigés par le Ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya.
Dans un communiqué de presse daté du 04 juin 2024, la commission basée à Ouagadougou a rappelé que « cette revue annuelle est un rendez-vous important permettant de faire le point sur les avancées et les défis rencontrés dans la mise en œuvre des réformes au sein de cette union économique et monétaire ». De fait, les discussions seront axées sur les orientations futures et des actions à entreprendre pour renforcer l'intégration régionale et stimuler le développement économique au sein de la région de l'UEMOA.
Notons que la rencontre des experts en novembre avait été focalisée sur l’évaluation, 131 textes ainsi que cinq projets et programmes communautaires.
Au Togo, la deuxième édition de la Foire internationale de Blitta (FIB), s'annonce du 10 au 24 août prochains. Devant rassembler les acteurs économiques et culturels de la Région Centrale, l’évènement est promu par la Société Afrik-Contact, avec pour but de promouvoir les produits locaux, faciliter les échanges commerciaux et renforcer la coopération régionale.
Cette édition a été lancée à la faveur d’une conférence de presse le week-end dernier, le samedi 8 juin à Blitta-gare, en présence de diverses autorités administratives (notamment le directeur régional du Commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, Oganto Kokou Ananzé), politiques, traditionnelles et des opérateurs économiques.
Avec pour thème : la "Valorisation des produits du terroir en vue de la promotion de la consommation locale", la foire veut mettre en avant les richesses du patrimoine local, encourageant ainsi l'innovation et la créativité.
Au programme de cette édition, on annonce des expositions de produits agricoles, des fora d'affaire, des salons facilitant l'accès aux services financiers et non financiers, ainsi que des présentations de produits finis à base de ressources locales.
En prime, des activités culturelles telles que des concerts, des concours d'art culinaire et de danses folkloriques, viendront enrichir cet événement qui ambitionne d'attirer entre 60 000 et 70 000 visiteurs.
L’an dernier, la première édition a réuni près de 52 exposants, venus de toutes les régions du Togo, ainsi que du Ghana, du Bénin et du Nigéria.
Au Togo, le Centre des maladies infectieuses (CMI) de Kara (ville située à 412 km au nord de Lomé) a reçu un appui en équipements médicaux, en fin de semaine, fruit d'une collaboration fructueuse entre le Togo et l'Allemagne.
D’une valeur de plus de 260 millions FCFA (400 000 euros), cet appui se compose d'une gamme variée d'équipements médicaux, dont : des équipements de réanimation, de stérilisation, de conservation des corps, du matériel informatique et bureautique, des mobiliers médicaux ainsi que du petit matériel et l’instrumentation. Cette dotation, acquise grâce à la République fédérale d’Allemagne (KFW), s'inscrit dans le cadre du programme de renforcement du système sanitaire, notamment dans les domaines de la santé reproductive et des droits sexuels, mis en œuvre par la GIZ-Togo.
Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Prof. Moustafa Mijiyawa, a présidé la cérémonie de réception, qui s'est tenue le jeudi 6 juin à l’Institut national de l’hygiène (INH) de Kara en présence d'éminentes personnalités diplomatiques, comme le rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Celui-ci a salué cette contribution qui vient renforcer la lutte contre les maladies transmissibles, en particulier les maladies infectieuses. Ces ressources viendront soutenir les efforts de prévention par la vaccination et la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA. De son côté, le chef de la délégation des ambassadeurs, Dr. Claudius Fischbach de l’Allemagne, a souligné l'importance de la santé comme pilier du développement durable. Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, il a rappelé l'engagement de l'Europe à soutenir le Togo dans sa riposte immédiate, mais aussi dans le renforcement à long terme du système de santé.
Notons du reste qu’au Togo, neuf autres centres sont installés, dans les autres régions du pays, pour servir de cadre de prise en charge rapide des maladies épidémiques (en cas d’épidémie) et de centres classiques (fonctionnant en temps ordinaire).
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, Elizabeth Fitzsimmons, ambassadrice des Etats-Unis depuis 2022 est sur le départ. La représentante a annoncé son départ dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
Sous son leadership à l’ambassade américaine, plusieurs initiatives ont été pilotées ou reconduites, de 2022 à 2023. Notamment, le Fonds de Résilience de l'Ambassadeur, dans le cadre de la stratégie américaine de dix ans pour prévenir les conflits et promouvoir la stabilité, qui a alloué annuellement 100 000 dollars au Togo pour s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme violent, le Fonds d'Auto-Assistance de l'Ambassadeur, avec un décaissement annuel de 75 000 dollars à 20 organisations dans les cinq régions.
On comptera également la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique (AGOA) au cœur des échanges économiques entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne, l’éligibilité du Togo au programme Compact de la Millennium Challenge Corporation (MCC), et la poursuite du programme Seuil, initié fin 2020 avec une subvention de 35 millions $, pour améliorer l’accès à des services de Technologie de l'Information et de la Communication (TIC) et formaliser les droits fonciers au Togo.
Mary E. Daschbach annoncée
Elizabeth Fitzsimmons, devrait être remplacée par Mary E. Daschbach, actuellement chef de mission adjoint en République du Cameroun, où elle a notamment été chargée d'affaires par intérim.
Selon les précisions de la Maison Blanche, Mary Daschbach a occupé le poste de Conseillère Politique Senior à la Direction de la stratégie, de l’engagement et des programmes au Commandement des États-Unis pour l’Afrique à Stuttgart, en Allemagne, et celui de chef de mission adjoint en République du Congo.
Elle connaît bien l'environnement diplomatique sous-régional. En effet, apprend-on, elle a commencé sa carrière au service extérieur comme responsable de l’information au Ghana, puis a été affectée au Royaume-Uni comme responsable consulaire, au Togo et au Costa Rica en tant que responsable des affaires publiques. Sans oublier Washington où elle a été chef de bureau pour le Paraguay et l’Uruguay, et directrice du bureau d’Asie du Sud et d’Asie centrale au sein du bureau des programmes d’information internationale. Avant de rejoindre le service extérieur, elle a été directrice associée du Peace Corps (Corps de la paix) en République du Bénin.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo a réussi une nouvelle opération sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), ce vendredi 07 juin 2024.
Avec pour objectif initial de mobiliser 35 milliards de FCFA via une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et des Obligations Assimilables du Trésor (OAT), le pays a levé 36,9 milliards de FCFA, portant ainsi à 430 milliards FCFA les fonds collectés cette année sur le marché financier régional, selon les données de l’Umoa-titres.
Ceci, alors qu’il ambitionne de mobiliser 607 milliards FCFA sur le marché financier régional, cette année 2024.
Plus en détail, 32,3 milliards de FCFA ont été obtenus grâce aux BAT émis sur une maturité de 182 jours, tandis que 4,6 milliards ont été mobilisés via les OAT stipulées respectivement sur 3 et 5 ans, et des taux d'intérêt annuels de 6,15% et 6,40%.
Selon le rapport de l'opération, 28 investisseurs ont participé à l'offre et proposé un montant total de 45,7 milliards de FCFA, ce qui représente un taux de couverture de 130,62%.
Rappelons que ces ressources collectées serviront à couvrir les besoins de financement du budget du Togo pour l'année 2024, équilibré à hauteur de 2179 milliards de FCFA en ressources et en charges.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministère en charge du commerce veut former 25 entrepreneurs en matière de e-commerce. Ce sera à travers une série de formations pratiques sur toute l’étendue du territoire national.
Il s’agit, indique-t-on, de « sélectionner une pépinière d'entrepreneurs qualifiés et compétents en vue de leur dispenser une formation approfondie », et de « renforcer de manière significative les connaissances et les compétences des entrepreneurs, mettant particulièrement l'accent sur les bonnes pratiques du e-commerce. »
À cet effet, le département ministériel a récemment lancé un appel à manifestation d’intérêt, ouvert aux entrepreneurs individuels ainsi qu’aux entreprises. Les entrepreneurs sélectionnés seront formés à des compétences juridiques, techniques, managériales, ainsi qu'en termes de communication et marketing.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des PME/PMI togolaises dans le domaine du commerce électronique, appuyé par le Programme Arab Africa Trade Bridges (AATB).
La date butoir est fixée au 25 juin 2024.
Consulter ici l’appel à manifestation d’intérêt complet.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la commune Zio 1 a adopté cette semaine son compte de gestion de l'exercice 2023, qui récapitule les opérations budgétaires et comptables de la collectivité locale sur la période. C’est à l'occasion de la deuxième session ordinaire de l’année 2024, qui s'est ouverte le mardi 4 juin à Tsévié. La session de plusieurs jours, concentrée autour de l’étude et l’adoption du compte administratif et du compte de gestion 2023, réunit le maire et les conseillers municipaux.

Selon les données de ce document, qui fait le point des recettes et des dépenses réalisées par la commune sur l’année écoulée, celle-ci s’en sort avec un résultat positif de 147,6 millions pour l'exercice 2023, sur fond d’une gestion qui se veut prudente.

La session s’est ouverte sous la houlette du préfet du Zio, Etsè Kodjo Kadévi, et en présence du maire de la commune Zio1, ainsi que de différentes autorités administratives, traditionnelles et acteurs de la société civile. « La rigueur et l'engagement de chacun seront déterminants pour garantir la transparence et l'efficacité de la gestion communale », selon le préfet.
Pour rappel, située à quelque 35 km au nord de la capitale Lomé, la Commune de Zio1, avec son chef-lieu Tsévié, est l’une des plus grandes du pays, et concentre une population d'environ 500 000 personnes, selon le dernier recensement.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement appelle les populations habitant dans des zones inondables du grand Lomé et de la région maritime à se préparer pour "d'éventuelles actions d'évacuation". Ceci, à cause "des prévisions météorologiques qui annoncent de grandes pluies", pouvant compliquer une situation déjà tendue dans plusieurs parties du sud-côtier, selon un récent communiqué officiel.
Ces précipitations pourraient en effet "aggraver les risques liés à l'occupation des zones inondables et entraîner la submersion ou la défaillance technique des installations de protection contre les inondations telles que les bassins de rétention d'eaux pluviales", indique-t-on.
Cette alerte fait suite aux fortes pluies qui ont frappé cette semaine, la capitale et ses environs. Dans la région maritime et le Grand Lomé, plusieurs ménages ont ainsi enregistré des dégâts matériels pour cause d’inondations.
Eviter les zones inondables
Dans la foulée, face à ces sinistres de plus en plus récurrents, on appelle les populations à éviter d'occuper les zones inondables et d'y ériger des constructions. "Il est rappelé à l'attention de tous que l'obtention du permis de construire est obligatoire pour entreprendre tout projet de construction de quelque nature que ce soit", indique-t-on.
Les sinistres en périodes pluvieuses restent un défi persistant dans le pays du Golfe de Guinée, et le souci de les prévenir a suscité plusieurs programmes et plans de contingence, alors que les défis se font de plus en plus aigus.
Pour rappel, au Togo, selon les prévisions de l’agence nationale de météorologie, la grande saison pluvieuse, qui n'en est encore qu'à ses débuts, devrait se poursuivre jusqu'en septembre.
Ayi Renaud Dossavi