Togo First

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Au Togo, la croissance économique est restée solide, et estimée à 5,6 % en 2023, tandis que l’inflation a chuté à 2,6 %, en avril 2024. Ces chiffres positifs ont été dévoilés par une récente mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Hans Weisfeld dans le pays d'Afrique de l'Ouest.

La mission du FMI qui s’est achevée le 7 juin dernier, a noté des progrès significatifs dans divers domaines. En premier lieu, les recettes budgétaires globales ont été portées à 16,8 % du PIB en 2023, révélant des progrès dans la mobilisation des ressources. Ensuite, elle relève un recul de l'extrême pauvreté, avec un taux passant à 25,8 % en 2023 par rapport à 28,4 % en 2018.

L'évaluation de la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) a également montré des avancées, avec un score de 56,3 sur 100 pour le Togo en 2023, comparé à 54,7 en 2018.

Ces progrès, indique l’institution financière, sont le fruit des initiatives prises par les autorités togolaises, visant à stimuler la croissance par le biais de réformes structurelles, à améliorer le climat des affaires et à renforcer l'inclusion sociale par des dépenses focalisées sur les populations vulnérables.

Le projet Filets sociaux et services de base (FSB) financé par la Banque mondiale, qui a touché plus de 104 000 ménages à travers le pays en 6 ans, a été déterminant dans la réalisation de ces résultats positifs. En effet, les transferts monétaires effectués dans près de 975 localités ont contribué à améliorer la situation des ménages bénéficiaires.

La délégation du FMI a salué les autorités togolaises pour leurs efforts en matière d'assainissement budgétaire et les a encouragées à poursuivre ces actions pour renforcer la viabilité de la dette tout en favorisant la croissance économique.

Rappelons qu’en mars dernier, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé en faveur du Togo un accord de 42 mois au titre de la Facilité élargie de crédit pour un montant de 293,60 millions de DTS, soit environ 390 millions de dollars (200 % de la quote-part), avec un décaissement immédiat de 51,380 millions de DTS (environ 68,3 millions de dollars).

Esaïe Edoh

Au Togo, les populations en situation de vulnérabilité dans les préfectures de Tône et de Kpendjal (dans la région des Savanes) seront appuyées par l’organisation danoise de collecte de fonds, Danmarks Indsamlingen, avec une enveloppe de 220 millions FCFA. C’est à travers le projet d’Assistance d’Urgence aux Familles Vulnérables porté par Plan International Togo (PIT) et qui sera mis en œuvre sur une période de 12 mois.

Ce projet qui se résume à « Nataan Man », (en langue locale moba) a été lancé à Dapaong la semaine dernière.  Il va consister à accompagner des enfants de 0 à 17 ans et des femmes en vue de leur garantir un bien-être social et affectif.

Pour atteindre cet objectif, Plan International Togo a prévu diverses activités visant à créer un environnement favorable à l’épanouissement des enfants. Il s’agit notamment, d’après Awa Faly Ba, représentante résidente de Plan International, de la mise en place des espaces “amis des enfants”, du développement de l’approche de compétences par le jeu.

Notons que ce projet est une réponse aux besoins des populations qui sont confrontées régulièrement aux attaques terroristes.

 Esaïe Edoh

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Dans un article de recherche récemment publié par Dr Sandra Johnson, Ministre Secrétaire générale de la Présidence de la République, Yevessé Dandonougbo, enseignant-chercheur à l’Université de Lomé-Togo, et Kodjo Théodore Gnedeka, de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de la même université, l'impact du capital humain sur la sécurité alimentaire des ménages au Togo est minutieusement analysé. L’étude s'appuie sur les données de l'enquête QUIBB 2015 et met en lumière des résultats essentiels pour les décideurs politiques.

Statut de la sécurité alimentaire

L'étude utilise un indice composite pour évaluer la sécurité alimentaire. Cet indice comprend deux aspects clés : le score de consommation alimentaire (SCA), qui mesure la diversité et la qualité nutritionnelle de l'alimentation, et les dépenses alimentaires par personne, qui indiquent la capacité des ménages à se procurer les aliments nécessaires.

Selon cette étude qui porte sur 2316 ménages, une majorité, soit 52%, bénéficie d'une situation de sécurité alimentaire totale, garantissant ainsi une alimentation saine et régulière. Néanmoins, les chiffres révèlent aussi des disparités préoccupantes : 8,17% des ménages sont en insécurité alimentaire totale (ISAT), confrontés à des carences sérieuses tant en qualité qu'en quantité de nourriture.

La même étude révèle qu’un peu plus de la moitié des ménages (52%) jouissent d'une sécurité alimentaire totale, bénéficiant d'une alimentation diversifiée et de qualité, accessible de manière régulière grâce à des ressources financières suffisantes.

Cependant, derrière ce chiffre encourageant, des disparités significatives subsistent. En effet, 8,17% des ménages étudiés se retrouvent en insécurité alimentaire totale (ISAT), où tant la qualité que la quantité de leur alimentation sont insuffisantes. Ces ménages, dont le score de consommation alimentaire est inférieur à 42,5 et les dépenses annuelles par tête en deçà de 130 336,7 FCFA, sont particulièrement vulnérables à la malnutrition et aux problèmes de santé liés à une alimentation inadéquate.

Le tableau se complique encore avec 4,74% des ménages en insécurité alimentaire transitoire selon le score de consommation alimentaire (ISAsca). Ces familles, malgré des dépenses alimentaires suffisantes, sont confrontées à une alimentation qui manque de variété et de nutriments essentiels, mettant en lumière les lacunes en termes de qualité de l'alimentation consommée. Par ailleurs, une proportion considérable de ménages, soit 35,09%, se trouve en insécurité alimentaire transitoire basée sur les dépenses alimentaires (ISAdep). Ces familles, bien qu'ayant accès à une alimentation de qualité adéquate, sont constamment menacées par l'insuffisance de leurs ressources financières pour maintenir cette norme de manière stable.

Disparités géographiques

La disparité entre les zones rurales et urbaines est frappante. Alors que 58,08% des ménages ruraux bénéficient d'une sécurité alimentaire totale, ce chiffre chute dramatiquement à 40,21% pour les ménages urbains. Les ménages ruraux souvent plus proches des sources de production alimentaire (comme l'agriculture), ont généralement un meilleur accès à des aliments frais et à moindre coût. En revanche, les ménages urbains font face à des coûts de vie plus élevés, des espaces réduits pour la culture domestique, et souvent une plus grande dépendance envers les marchés pour l'approvisionnement alimentaire, ce qui peut compromettre leur sécurité alimentaire. Cette différence ne souligne pas seulement les écarts en matière d'accès à la nourriture mais jette aussi une lumière crue sur les conséquences de l'exode rural. L'attrait des villes, avec leurs promesses de prospérité et d'opportunités, se confronte à une réalité plus amère pour de nombreux arrivants, qui se heurtent à des défis de taille en termes de sécurité alimentaire. 

Impact du niveau d'éducation

L'éducation du chef de ménage se révèle être un facteur déterminant de la sécurité alimentaire. Les chefs de ménage sans éducation sont plus affectés par l'insécurité alimentaire totale (42,02%) comparés à ceux ayant un niveau d'éducation élevé (3,72%). La probabilité d'être en ISAT diminue de 3,8% pour un chef de ménage ayant un niveau primaire et de 6,6% pour un niveau lycée et plus. Cette diminution est également observée pour l'ISAdep et l'ISAsca, signe de l'importance de l'éducation dans la lutte contre l'insécurité alimentaire.

Accès aux services de santé

L'accès aux services de santé a également un impact significatif sur la sécurité alimentaire. Les ménages ayant un accès facile aux services de santé voient leur probabilité d'être en ISAT diminuer de 3,6%. De même, les probabilités pour l'ISAsca et l'ISAdep diminuent respectivement de 0,2% et de 3,4%. Ces résultats démontrent que des politiques améliorant l'accès aux services de santé peuvent indirectement renforcer la sécurité alimentaire.

Impact du revenu et autres facteurs socio-économiques

Selon les résultats, un meilleur revenu diminue nettement les risques de difficultés alimentaires. En effet, une augmentation de l'indice de richesse diminue la probabilité de rencontrer des problèmes alimentaires : de 0,7% pour les problèmes liés à la qualité de l'alimentation (ISAsca), de 4,1% pour ceux liés à l'insuffisance des ressources financières (ISAdep), et de 0,9% pour une insécurité alimentaire totale (ISAT).

L'étude pointe aussi l'importance de la composition du foyer et de l'âge de celui qui en est responsable. Ajouter un membre au ménage réduit de 3,3% les risques d'une alimentation de qualité insuffisante (ISAsca). D'autre part, chaque année supplémentaire de l'âge du chef de ménage semble renforcer la sécurité alimentaire du foyer, réduisant significativement le risque de toutes formes d'insécurité alimentaire.

Différences entre genres et statuts matrimoniaux

Les chefs de ménage hommes ont une probabilité plus faible d'être en insécurité alimentaire totale, avec une diminution de 3,5% par rapport aux femmes. De plus, les chefs de ménage mariés sont plus susceptibles d'être en ISAsca mais moins en ISAdep, avec une diminution de 9,4% par rapport aux chefs de ménage célibataires.

Recommandations des auteurs

Face à ces constats, les auteurs recommandent aux décideurs politiques d'accroître les investissements dans le capital humain, particulièrement en matière d'éducation et d'accès aux services de santé. Une telle approche pourrait améliorer la sécurité alimentaire des ménages togolais, en offrant des solutions durables et adaptées aux besoins spécifiques des différentes régions et catégories de population.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le secteur touristique va bénéficier d'un projet. Intitulé "Amélioration des capacités entrepreneuriales des acteurs du tourisme pour la compétitivité du tourisme togolais", officiellement lancé en fin de semaine dernière par le ministre de la culture et du tourisme, Kossi Lamadokou. Ceci en présence de l'ambassadeur de la République de Türkiye au Togo, Muteber Kiliç.

Financé par le Comité permanent pour la coopération économique et commerciale (COMCEC) de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), ce projet vise à renforcer la compétitivité de l'offre touristique togolaise en améliorant les compétences entrepreneuriales et managériales des acteurs du secteur. Sur une période de 4 ans, les professionnels du tourisme bénéficieront de formations variées et auront même l'occasion de se rendre en Turquie afin de s'inspirer des bonnes pratiques. Ceci grâce à la coopération Lomé-Ankara dans divers domaines.

Cette initiative, indique-t-on, s'inscrit aussi dans la volonté du Togo d'intégrer le tourisme au cœur de ses relations de coopération. « Outre les efforts consentis en interne, le tourisme togolais est au cœur des relations de coopération internationale que mène le pays. Le Togo a ainsi adhéré à plusieurs organisations internationales qui font la promotion du tourisme », a déclaré le ministre Lamadokou.

Notons que diverses initiatives déjà mises en place par les autorités togolaises visent à relancer un secteur durement touché par les conséquences de la pandémie de Covid-19. 

Esaïe Edoh

Au Togo, démarre une campagne de distribution d'intrants à plus de 7000 petits producteurs agricoles des régions de la Kara et des Savanes. L’opération a été inaugurée le vendredi 7 juin dernier par une cérémonie de remise symbolique de matériel et d’équipements agricoles destinés aux organisations des producteurs (maïs et riz notamment) à Kara. Elle est soutenue par l'Union Européenne et mise en œuvre par la FAO et le PAM.

Il s’agit d’appuyer ces petits producteurs dans le cadre de l'alimentation scolaire intégrée basée sur la production locale, afin d'améliorer la production, la transformation et le stockage des produits agricoles.

Dans le détail, les équipements comprennent des motoculteurs, des égreneuses de maïs, des décortiqueuses de riz, entre autres, mis à disposition de 150 organisations paysannes regroupées en trois coopératives. Outre ces équipements, le programme inclut une assistance en intrants agricoles, notamment les semences (100 tonnes de semences de riz et 100 tonnes de semences de maïs), ainsi que les engrais (1500 tonnes d'engrais), un volet mis en place à travers une synergie de la FAO et de l'Institut de conseil et d'appui technique (ICAT).

Pour Dr. Konlani Dindiogue, directeur de cabinet au ministère en charge de l'Agriculture, ce geste va contribuer dans les deux régions à renforcer les bases productives des petits producteurs de maïs, de riz et de soja dans les zones d'aménagement agricole planifiées (ZAAP). Le représentant du ministre a réitéré les remerciements de son gouvernement à la commission de l'UE et à l'ensemble des partenaires techniques et financiers du Togo pour leurs appuis multiformes en faveur du développement socio-économique.

« Cette initiative cible en particulier les producteurs qui représentent un maillon crucial dans le développement de l'économie nationale. », a précisé pour sa part Moïse Ballo, représentant résident directeur Pays-Bureau du PAM au Togo.

De son côté, Oyétoundé Djiwa, chargé de programme à la FAO, a expliqué : « par cette intervention, nous voulons que chaque petit producteur puisse bénéficier de semences améliorées et de quantité suffisante d’engrais urée et NPK pour produire au moins sur ½ hectare et obtenir un rendement conséquent. Nous visons au moins une tonne sur demi hectare ».

Ayi Renaud Dossavi

Le Kota Tema, dernier né de la flotte et le plus grand navire de la société Singapourienne Pacific International Lines (PIL), a réalisé son baptême au Togo le samedi 8 juin, accostant au Port de Lomé. Cette escale a été célébrée par une cérémonie inaugurale.

Selon le contre-amiral Fogan Adegnon, directeur général du PAL, l'arrivée du Kota Tema ouvre la voie à de nouveaux horizons et défis pour la plateforme togolaise. Le développement d'un cluster autour de l'activité de transbordement deviendrait ainsi le pilier central de l'évolution du port, promettant des destinées encore plus glorieuses pour le commerce maritime togolais.

D’une capacité de 7 092 EVP (équivalents 20 pieds), le Kota Tema a été affrété en avril 2024 par PIL (Pacific International Lines). La société qui opère en Afrique depuis les années 1970, veut démontrer par ce passage, sa volonté de connecter le Togo et les pays du Golfe de Guinée avec le reste du monde.

Fondée en 1967, PIL est actuellement classée 12ème parmi les principales compagnies maritimes mondiales de conteneurs. Son réseau de service étendu, couvre plus de 500 sites dans 90 pays, notamment en Afrique, en Chine, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Océanie et dans les îles du Pacifique.

Après le Togo, le Kota Tema a fait route vers le Nigeria.

Au Togo, les réformes politiques, sociales et financières mises en œuvre par le Togo en vue de s’aligner sur les exigences communautaires de l’UEMOA (Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest) sont estimées à 76 % des 131 évaluées par l'institution communautaire. C’est ce qui ressort de la 9e revue annuelle actuellement en cours, et démarrée hier lundi 10 juin à Lomé.

« Nous jugeons satisfaisant au niveau de notre grille d'évaluation au sein de la commission de l'UEMOA. Des réformes importantes ont été engagées dans le domaine de la gouvernance économique, dans le domaine de la convergence, qui constitue une composante essentielle dans la marche de notre union, où nous avons globalement un taux d'exécution de plus de 90 %. », selon Abdoulaye Diop, président de la commission de l'UEMOA. « Sur les autres composantes de la réforme, marché commun, réforme sectorielle, des taux satisfaisants ont été obtenus, mais nous sollicitons du gouvernement des efforts supplémentaires pour que ces taux puissent évoluer plus favorablement pour les prochaines années. Ce que nous retenons, c'est l'engagement des autorités. », ajoute-t-on.

Du côté du gouvernement togolais, on se félicite de cette évolution. Pour Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du commerce, représentant le ministre de l'économie à cette rencontre, ces résultats traduisent « le ferme engagement du gouvernement pour la mise en œuvre et la transposition des différents actes et directives ». De plus, « nous savons qu'avec le support des instances telles que la commission de l'UEMOA, nous pourrons atteindre cet objectif ambitieux qu'est l'intégration régionale de notre espace communautaire. » 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère de l’économie numérique et de la transformation digitale est à la recherche d'un analyste en cybersécurité de niveau 1 pour le compte de la société Cyber Defense Africa (CDA). Il a lancé à cet effet, un appel à candidatures qui court jusqu’au 17 juin 2024.

D’après l’offre, les responsabilités de l'analyste incluent la surveillance, la détection et le traitement des incidents rapportés par les clients, ainsi que la remontée des menaces inconnues vers les analystes de niveau 2. Aussi, ce technicien devra réaliser des tests de vulnérabilité pour renforcer la sécurité des systèmes d'information.

La future recrue devrait renforcer l’équipe de cette société établie en 2019 grâce à une collaboration entre le gouvernement togolais et Asseco, un expert polonais en cybersécurité.

Notons que la société qui a pour mission de garantir la sécurité des systèmes d'information, vient de boucler le 31 mai dernier, la phase de dépôt de candidature pour le recrutement d’un directeur général.

Un papier de recherche écrit par Dr. Sandra Johnson, Ministre Secrétaire Générale de la Présidence de la République, révèle l'impact significatif de l'adoption des technologies numériques sur la performance des entreprises non agricoles au Togo. Publiée dans le SSRG International Journal of Economics and Management Studies, une revue économique indexée, cette recherche intitulée "Effet de la numérisation sur la performance des entreprises non agricoles au Togo" met en lumière l’impact positif de l’adoption de la technologie sur le chiffre d'affaires des entreprises togolaises.

Selon l'étude, l'utilisation des technologies numériques est positivement corrélée au chiffre d'affaires des entreprises, bien que cet impact varie en fonction de la taille de l'entreprise et de son secteur d'activité. Les données utilisées, celles issues du Recensement Général des Entreprises (RGE) réalisé en 2018, montrent que les petites et moyennes entreprises (PME) et celles impliquées dans le commerce extérieur bénéficient davantage de la numérisation que les grandes entreprises.

En se basant sur la méthode économétrique d’évaluation d’impact (Propensity score matching), les résultats de l’analyse montrent que les entreprises utilisant des technologies numériques voient leur chiffre d'affaires augmenter en moyenne de plus de 50 % par rapport à celles qui n'en utilisent pas. Les PME qui utilisent les technologies numériques enregistrent une augmentation moyenne de leur chiffre d'affaires d'environ 29 %, tandis que les grandes entreprises qui utilisent les technologies numériques connaissent une hausse d'environ 13 % par rapport aux mêmes catégories d’entreprises qui ne les utilisent pas. Les entreprises de commerce extérieur, quant à elles, affichent une augmentation impressionnante de 51 %.

L'étude identifie plusieurs facteurs déterminant l'adoption des technologies numériques par les entreprises togolaises. Parmi eux, le niveau d'éducation du gestionnaire, l'implication de l'entreprise dans la recherche et le développement, le type de connexion Internet et la localisation géographique jouent un rôle de premier plan. Les entreprises dont les gestionnaires sont hautement qualifiés, qui investissent dans la recherche et le développement, qui disposent de connexions mobiles ou mixtes, et sont situées à Lomé, ont une probabilité plus élevée d'adopter les technologies numériques.

Cet article de recherche souligne également que la numérisation transforme les modes de communication, de vente et d'information des entreprises, leur conférant un avantage concurrentiel significatif. Elle permet aux entreprises de réorganiser leurs processus de production et d'adapter leurs produits aux besoins des clients locaux, régionaux et mondiaux.

Les résultats de cette recherche suggèrent que les décideurs togolais devraient poursuivre les réformes visant à améliorer l'environnement des affaires, en mettant l'accent sur la numérisation des services publics. Cela est d'autant plus pertinent que la numérisation est un élément clé de la feuille de route du gouvernement, qui ambitionne de renforcer l'utilisation des technologies numériques par les entreprises du secteur privé. 

Au Togo, plusieurs projets sont en cours, à divers niveaux d’avancement dans ce sens. Avec la GIZ, le projet ProDigit ambitionne de moderniser les services publics et de renforcer les capacités numériques des administrations et des PME. Avec le Millenium Challenge Corporation (MCC), le Togo est en train d’achever le programme Threshold, dont un volet se consacre au numérique et surtout au renforcement des capacités des acteurs potentiels, en plus du développement de l’infrastructure numérique. À cela s’ajoute le Compact qui va également développer un volet numérique. L’objectif en toile de fond est de faire du Togo, un hub numérique sous-régional.

Les décideurs sont ainsi encouragés à maintenir la dynamique de réforme en cours, visant à digitaliser les services publics et à créer un environnement propice à l'adoption des technologies numériques par les entreprises. En optimisant l'utilisation des technologies numériques, le Togo pourrait voir une amélioration notable de la performance de ses entreprises non agricoles, avec des impacts positifs sur l'économie nationale, conclut l’auteure. Sandra Johnson, dont le rôle à la présidence de la République englobe la supervision de diverses initiatives de développement, insiste sur l'importance de poursuivre ces réformes. "La numérisation est un pilier essentiel de notre stratégie de développement économique", déclare-t-elle, martelant que l'adoption de la technologie numérique est cruciale pour la compétitivité et la croissance des entreprises togolaises.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le schéma national d'aménagement du territoire (SNAT) se précise, un peu plus d’un an après le début du processus. La dernière ligne droite de l’élaboration de cet outil a été enclenchée ce lundi 10 juin à Lomé, avec le démarrage d’une série d’ateliers de validation des livrables.

Concrètement, durant cinq jours, des acteurs issus de divers secteurs (Etat, collectivités territoriales, société civile, secteur privé, chefferie traditionnelle, partenaires techniques et financiers) plancheront sur les derniers outils conçus par les experts. Objectif : recueillir les ultimes recommandations et avis, avant de parvenir à la mouture finale. 

L’élaboration du SNAT dans laquelle nous nous sommes engagés est le fruit d’une vision que nous avons l’ambition et la volonté de concrétiser à travers une démarche méthodologique qui ne laissera rien ni personne pour compte car, en définitive, il s’agit pour nous de nous doter d’un cadre de référence préfigurant le Togo de demain que nous voulons et qui prône l’inclusion conformément à la politique du Chef de l’Etat”, a détaillé le Secrétaire général du ministère, Béguédouwé Paneto, représentant la SG de la Présidence de la République, Sandra Johnson a l’ouverture des ateliers. 

Une fois adopté, le schéma national d’aménagement du territoire devra servir d’instrument référentiel d’aide à la prise de décision pour l’exécutif togolais, en vue d’améliorer la cohérence et la synergie des politiques et stratégies sectorielles, pour une gestion harmonieuse, équilibrée et durable de l’espace national. 

Nous nous sommes fixé une ambition pour les 20 prochaines années, et l’objectif de nos travaux sera de définir une image attendue du territoire togolais à l'horizon 2045”, a expliqué pour sa part le Directeur de l'orientation spatiale du territoire, Yendoubé Demakou. 

Octave A. Bruce 

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