Le Togo totalise désormais 194 milliards FCFA d’emprunt sur le marché des titres publics l’Umoa, soit environ 32% de son ambition annuelle fixée à 607 milliards FCFA. A sa dernière sortie clôturée le vendredi 15 mars 2024, le Trésor public du pays a levé 34 milliards FCFA au moyen d’une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).
Alors que les 16 investisseurs qui ont participé à l’opération ont soumissionné pour un montant de 35 milliards FCFA (enveloppe visée), le pays s’est contenté de 34 milliards FCFA, soit 98% du montant mis en adjudication.
Selon le compte rendu de l’opération, consulté par Togo First, le Trésor public a collecté 28 milliards FCFA sur les BAT émis sur la maturité 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Il mobilise sur les OAT rémunérées respectivement à des taux annuels de 6,15% et 6,40% et sur de maturités de 3 ans et 5 ans, 6 milliards FCFA.
Ce nouvel emprunt servira à financer le budget du pays qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, les travaux de construction de nouvelles infrastructures sanitaires dans les régions de la Kara, Centrale et Plateaux ont démarré officiellement en fin de semaine écoulée, avec leur lancement par le ministre de l'Accès universel aux soins, Jean-Marie Koffi Tessi, à Kuma-Adame (dans la préfecture de Kloto).
Au total, 70 nouvelles formations sanitaires seront construites dans ces trois régions dans le cadre du projet de Services de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle (SSEQCU). Ce lancement fait suite à l’appel d’offre émis autrefois pour le recrutement des entreprises qui se chargeront d’exécuter les travaux, dans un délai de six mois.
Les chantiers ouverts, vont coûter 8,3 milliards FCFA et seront déclinés en bâtiments de soins, de blocs sanitaires, et d’infrastructures connexes.
Selon le ministre Jean-Marie Tessi, ces futurs centres de soins vont aussi contribuer à l’accès des populations les plus vulnérables à des soins de qualité, en cohérence avec le projet Assurance maladie universelle (AMU) qui est entré dans sa phase opérationnelle depuis janvier 2024.
Esaïe Edoh
Au Togo, un nouveau marché construit à Kasséna dans la région Centrale, dans le cadre du Programme de soutien aux microprojets d’infrastructures communautaires (PSMICO), a été réceptionné fin février 2024. L’infrastructure réalisée avec le concours financier du Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) et du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT)a coûté 100 millions FCFA.
Elle est constituée de hangars de type cantonal, de magasins de stockage et d’ouvrages connexes (forage photovoltaïque, dépotoir).
Selon l'Agence nationale d'appui au développement à la base (ANADEB) qui pilote le projet, cette infrastructure marchande répond à l’ambition gouvernementale d’améliorer les conditions de travail des commerçants, de faciliter le flux commercial et d’accroître l’affluence des usagers.
Notons que plusieurs localités notamment, Tchamba, Glidji, Kpélé, ont déjà bénéficié d’ouvrages marchands dans le cadre de ce programme.
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Des compagnies aériennes autrichiennes pourront désormais utiliser la plateforme aéroportuaire de Lomé. Le Togo et l’Autriche ont formalisé un accord en ce sens le jeudi 14 mars 2024 à Lomé.
Les documents autorisant les transporteurs aériens autrichiens à desservir Lomé ont été paraphés par le ministre togolais en charge du transport, Affoh Atcha-Dedji et l’Ambassadeur d’Autriche au Togo, Thomas Schlesinger. Via cet accord, une ligne directe entre Lomé et Vienne est désormais envisagée.
« Cet accord permet à des compagnies telles que Asky et Ethiopian airlines de relier directement l’Autriche à partir de Lomé. Il ouvre la voie également à tous investisseurs qui ambitionnent de relier Lomé à Vienne d’engager désormais les démarches », indique le Directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC), Idrissou Ahabou.
La convention entre les deux Etats prend également en compte la protection de l’environnement, la sûreté et la sécurité des voyageurs, souligne-t-on.
L’opération annoncée des transporteurs autrichiens devrait augmenter le trafic de passagers de l’AIGE qui s’est d’ailleurs fixé l’objectif d’atteindre 1,5 million de passagers à l’horizon 2025, en cohérence avec l’ambition gouvernementale de faire du Togo, un hub aérien dans la sous-région.
Notons que l’ouverture en octobre 2022 de nouvelles lignes à partir de Lomé par la compagnie panafricaine Asky qui dessert l'île de São Tomé-et-Principe via Libreville, a permis à l’aéroport de Lomé d'enregistrer plus de 630 000 passagers au premier semestre 2023.
Esaïe Edoh
Adenia Partners, une société de capital-investissement basée à Maurice, vient d’annoncer avoir conclu un accord avec Air Liquide, spécialiste des gaz industriels pour l'acquisition de douze de ses filiales situées en Afrique de l'Ouest et Centrale, y compris au Togo.
Implantée au Togo depuis 1970, la société française Air Liquide fournit une gamme de gaz industriels et médicaux, en s'appuyant sur des molécules fondamentales telles que l'oxygène, l'azote et l'hydrogène. La multinationale est aussi engagée dans la conception de systèmes de distribution de fluides pour le secteur médical et celui de laboratoire, et propose également des solutions pour le soudage et la découpe.
Cette opération est en prélude à la formation d'un groupe indépendant dans le domaine des gaz industriels, apprend-on. Les filiales concernées, réparties sur des marchés africains stratégiques incluant le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, Madagascar, le Mali, la République Démocratique du Congo, le Sénégal et le Togo, seront réunies sous une nouvelle entité.
D'après un communiqué publié par Air Liquide, les activités cédées représentent un chiffre d'affaires avoisinant les 60 millions d'euros, ce qui correspond à moins de 10% des ventes totales du groupe en Afrique.
Adenia Partners qui gère plus de 800 millions de dollars d'actifs à travers plus de 30 investissements, promet de soutenir la croissance de ce nouveau secteur de son portefeuille par des investissements à long terme pouvant atteindre 30 millions d'euros.
Cette transaction intervient dans un contexte de croissance des activités industrielles en Afrique, avec une demande accrue en gaz essentiels tels que l'oxygène et l'azote, utilisés dans des domaines variés, de la santé à la transformation industrielle.
Fiacre E. Kakpo
Une rencontre d'information et de sensibilisation s'est tenue à Lomé entre la Haute Autorité de la Qualité et de l'Environnement (HAUQE), à travers son structure technique, l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), et les promoteurs des stations-services. L'objectif principal : rappeler aux acteurs du secteur, leurs responsabilités dans le respect des réglementations métrologiques et scientifiques relatives à la mesure.
Selon Sébastien Bataba Bebei, directeur général de l'Agence Togolaise de Métrologie, cette rencontre visait à clarifier le rôle de chaque acteur et à proposer des mesures préventives contre les éventuelles fraudes dans les stations-service. “Nous avons voulu qu'il y ait une rencontre aujourd'hui avec les promoteurs et les gérants de ces stations-service pour leur situer leur responsabilité dans la conformité des instruments de mesure, c'est-à-dire les stations-service.”, indique ainsi le DG de l’ATOMET.
Concernant les plaintes et rumeurs qui remontent des consommateurs, vis-à-vis des stations-services, “Le résultat de mesure d'un instrument n'est pas le simple fait de l'instrument. Il y a des facteurs externes qui l’influencent. C'est la mesure et notamment la main d'œuvre, c'est-à-dire le pompiste. Et c'est cette plainte-là que nous avons eue.”
Pour ce dernier, les fournisseurs ont ainsi “une responsabilité dans la conformité en formant leur pompiste, c'est-à-dire leur main d'œuvre-là, en les sensibilisant par rapport à la conduite à tenir sur les sites en vue de garantir des mesures justes, fidèles, c'est-à-dire exactes aux clients.”
De leur côté, les fournisseurs rappellent la nécessité pour les clients de rester vigilants, en dépit de la fiabilité du matériel utilisé. Ainsi, Kao Pascal, responsable opérationnel chez Cap-Togo, a mis en lumière le comportement des consommateurs dans les stations-services. Il souligne que les clients doivent être vigilants et vérifier la quantité de carburant servie. Cette vigilance mutuelle entre les fournisseurs et les consommateurs est de mise, pour garantir des transactions équitables et transparentes.
Pour rappel, au Togo, le non-respect des dispositions réglementaires entraine des sanctions pénales. Ces dernières sont notamment des amendes, allant jusqu’à dix millions de francs CFA, et/ou des peines d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la 9ème édition du Festival des Arts de Défalé (FADEF) aura lieu du 3 au 7 avril dans cette ville de la région de Kara, précisément dans la préfecture de Doufelgou, située à 420 km de Lomé. Le thème de cette édition est : "Patrimoine local, paix et développement des talents".
« Pour cette année, notre objectif est de favoriser l'intégration des peuples, la solidarité et la citoyenneté à travers la promotion de la culture et des arts, tout en encourageant les initiatives économiques dans le domaine culturel. », indique Raoul Baraka, coordonnateur de l’évènement.
Par ailleurs, le FADEF cherche à mettre en avant la relation entre la culture et la croissance économique, en présentant les initiatives culturelles comme des moteurs du développement durable. À cette fin, un programme d'accompagnement pour les jeunes entrepreneurs est associé à cette rencontre. Cette initiative vise notamment à soutenir de jeunes acteurs dans les secteur sde l'agriculture, du tourisme ou de l’artisanat. Un appel à candidatures a été lancé à cet effet.
Pour rappel, le festival revendique avoir déjà attiré, lors des éditions passées, plus de 150 000 participants.
Consulter ici l’appel à candidatures
Ayi Renaud Dossavi
Des enquêtes sont en cours pour déterminer les conditions dans lesquelles un incendie est survenu mardi 12 mars 2024, au Port de Lomé.
En effet, « dans la journée du 12 mars 2024 vers 11h, une explosion s'est produite à bord du Navire Déborah, battant Pavillon Togolais au moment où il voulait lancer son moteur pour appareiller. », selon les précisions apportées jeudi 14 mars par le préfet maritime, Neye Takougnadi. Aussitôt alertée, « la préfecture maritime a organisé et coordonné les secours pour sauver l'équipage et lutter contre l'incendie. »
Dans la foulée, deux membres de l'équipage ont pu être secourus, mais deux autres ont disparu, selon les déclarations du commandant du bateau.
Les plongeurs sont en activité pour mettre entièrement à flot le bateau dont la poupe a émergé.
De son côté, le parquet de Lomé a également ouvert une enquête, pour élucider cet incident.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir ouvert ses bureaux au Togo en 2019, la Société financière internationale (SFI ou IFC), Banque mondiale dédiée au secteur privé, compte, quatre ans après, passer la barre des 80 millions $ d'investissement dans le pays, d'ici à juin 2024.
L’information a été partagée par Olivier Buyoya, le responsable Afrique de l'Ouest de l’IFC, lors d’une audience qui lui a été accordée jeudi 14 mars 2024, par le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe.
« Nous avons ouvert notre bureau ici à Lomé il y a 4 ans. Nous sommes très fiers de dire que cette année fiscale, qui se conclura pour nous au mois de juin 2024, nous espérons arriver à un financement portefeuille dépassant les 80 millions de dollars. », s’est félicité Olivier Buyoya, exprimant sa satisfaction quant à leur activité au Togo.
Ceci, surtout en considérant le niveau des investissements de la SFI dans le pays quelques années auparavant. En effet, « Nous étions autour de 5 millions de dollars d'investissement il y a 3 ans », relève-t-il.
Un programme d’appui aux champions nationaux
La rencontre avec la cheffe du gouvernement togolais lui aura notamment permis de faire le point des activités de son institution au Togo. Il s’est également agi de présenter un futur atelier sous-régional sur les champions nationaux, appuyés par l’IFC, et dont la première édition est attendue prochainement
« Nous avons mis en place un programme d'appui aux champions nationaux. Ce sont les entreprises togolaises qui aujourd'hui se battent au quotidien pour créer, maintenir des emplois. Notre programme permettra non seulement de leur donner des financements dédiés, mais aussi de les accompagner dans le développement de leurs projets. », explique le représentant de l’institution. « Nous avons communiqué à Madame le Premier ministre que nous avons choisi Lomé pour le premier atelier sur ce programme au niveau régional. »
Pour rappel, au Togo, les investissements de la Société financière internationale couvrent divers secteurs, notamment un financement dans la connectivité internet, avec Axian et Togocom, l’appui à l’énergie à travers un investissement accordé à Zener, ou encore dans la mobilité, avec un appui apporté à Gozem.
Ayi Renaud Dossavi
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Pour l'année 2023, le pays a produit près de 40 000 tonnes d’anacarde. La production est en effet passée, en cinq ans, de 22 937 tonnes (en 2019) à 38 880 tonnes en 2023, soit une augmentation de 70%, selon les informations du Conseil Interprofessionnel de la filière Anacarde au Togo (CIFAT), en marge du lancement de la campagne de commercialisation de l’Anacarde, ou noix de cajou, qui démarre ainsi ce jeudi 14 mars 2024. L’événement marque également la première édition de la journée nationale de l’anacarde au Togo (JNAT).
Si l'on note une sensible progression de la production sur la période considérée, on concède également que la transformation reste un défi majeur. « Il est à noter que le taux de transformation de l’anacarde est très faible avec une moyenne annuelle de 21,28% de noix transformées sur la période de 2019 à 2023. », indique Komlan Gozan, président du Conseil d’Administration du CIFAT.
« Nous devons travailler ensemble pour garantir la disponibilité et la qualité des produits de l’anacarde, respecter les normes internationales, assurer une juste rémunération aux producteurs et créer des partenariats durables avec les acteurs de la filière. », ajoute-t-il.
Au Togo, le CIFAT, créé en 2016, rassemble cinq groupes d’acteurs, à savoir la Coopérative de pépiniéristes d’anacarde du Togo (COPAT), la Fédération nationale des coopératives productrices d’anacarde du Togo (FNCPATOGO), l’Association des acheteurs d’anacarde du Togo (3A-TOGO), l’Association togolaise des transformateurs d’anacarde (ATTA) et le Conseil des exportateurs de la filière anacarde (CEFA).
Ayi Renaud Dossavi
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