Togo First

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Au Togo, l'OTR (Office togolais des recettes) baisse temporairement les coûts d'importation des véhicules usagés. En effet, le fisc annonce une baisse temporaire et accorde un taux de dépréciation de 30 % sur les valeurs de ces véhicules, pour près de quatre mois, d’ici au 30 juin 2024. Cette réduction concerne également les véhicules en transit, indique l’Office.

« Le Commissaire Général de l'Office Togolais des Recettes (OTR) porte à la connaissance des Opérateurs Économiques qu'il est institué, du 07 mars au 30 juin 2024, un taux de dépréciation de 30 % sur les valeurs des véhicules usagés conformément aux dispositions de l'article 15 de la loi N° 2018-007 du 25 juin 2018 portant Code des Douanes National. », indique un communiqué de l’OTR.

Ainsi, « il est demandé à toutes les personnes bénéficiant de la présente mesure de dépréciation de valeur, de faire valoir leur droit au plus tard le 15 juillet 2024 par la liquidation et le paiement effectif des droits dus. » Passée la date du 15 juillet, la dépréciation accordée sera automatiquement annulée, précise-t-on.

Cette dépréciation devrait mécaniquement entraîner une baisse des coûts d'importation et donc, potentiellement une baisse des coûts d’achat au profit des consommateurs finaux.

Selon Philippe Tchodié, cet assouplissement, qui fait suite à différentes rencontres entre son service et les importateurs de véhicules d'occasion, vise à appuyer les acteurs du secteur, et « répondre aux différentes préoccupations des opérateurs ».

Rappelons que le pays continue à encourager les importations de véhicules électriques neufs, par la voie d'exonérations fiscales, récemment étendues également aux batteries, selon la Loi de finances 2024.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Groupe de la Banque mondiale (BM) a lancé à Lomé, son rapport 2024 "les femmes, l’entreprise et le droit" ce vendredi 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme. C'était en présence de son Vice-président, Ousmane Diagana, de la ministre Secrétaire générale de la présidence et son gouverneur pays, Sandra Ablamba Johnson et des membres du gouvernement togolais.

Cette nouvelle évaluation de l’institution financière est axée sur les lois égalitaires en vigueur, les cadres favorisant la mise en œuvre de ces législations, ainsi que l’opinion d’experts, ceci à travers dix indicateurs que sont la sécurité, la mobilité, le travail, la rémunération, le mariage, la parentalité, la garde des enfants, l’entrepreneuriat, les actifs et la retraite.

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Selon le rapport 2024, de façon globale « aucun pays du monde ne garantit l’égalité des chances pour les femmes, pas même les économies les plus riches ». En effet, dans les 190 économies étudiées, les femmes ne bénéficient en moyenne que de 64 % de la protection juridique dont jouissent les hommes.

Ainsi, les « inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail sont massives et bien plus importantes qu’on ne le pensait jusqu’ici », estime la banque.

Au regard de ce constat, l’institution de Bretton Woods a réitéré son engagement de combler les écarts entre les hommes et les femmes et d’en faire une priorité majeure. C’est dans cette dynamique que son nouveau plan d'action sur le genre pour l’Afrique de l’ouest et du centre, « se concentre sur l'autonomisation des femmes et la recherche des meilleurs moyens pour relever les défis qui entravent le plein épanouissement des femmes », a indiqué Ousmane Diagana.

Les bons points du Togo

En dépit des défis à relever au plan mondial, le Togo s’est démarqué positivement dans le nouveau rapport de la Banque mondiale. Le pays ouest-africain a recueilli le score le plus élevé parmi les économies d'Afrique sub-saharienne étudiées, soit 97,5 points, traduisant un bond de 15,6 points comparativement à une année plus tôt.

Avec ce score qui dépasse largement la moyenne d'Afrique, soit 74 sur 100, le Togo occupe la 1ère place en Afrique sur 53 pays et la 19ème au niveau mondial sur 190 pays. Le pays côtier n’est devancé que par certains Etats occidentaux, notamment la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Islande, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, l'Espagne et la Suède, avec des scores de 100 sur 100.

« Cette belle performance reflète les avancées significatives du pays en matière d'égalité des sexes dans plusieurs domaines clés et confirme une fois encore le statut de réformateur du Togo », a souligné Sandra Johnson.

Rappelons que ce score enregistré est attribuable aux réformes mises en œuvre par les autorités togolaises en matière de paternité, de mariage, d'entrepreneuriat et d'accès aux actifs. On note notamment une série de lois votées visant à modifier le code des personnes et de la famille, le code pénal et le code du travail pour apporter des améliorations et changements majeurs bénéfiques aux femmes.

Esaïe Edoh

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Le Togo planche sur sa politique nationale d'enseignement ouvert et à distance (ODL). Les travaux d’élaboration de cet outil ont démarré en début de semaine à Lomé avec plusieurs acteurs de l’éducation. 

L'enseignement ouvert et à distance permettra à tous les acteurs d'accéder à la formation, en brisant les barrières physiques avec des opportunités d'apprentissage flexibles et adaptées aux besoins des apprenants. 

À terme, l’ODL devrait ainsi offrir une formation accessible à tous, indépendamment des barrières physiques, grâce à des méthodes d'apprentissage flexibles et adaptées. 

« En élaborant une politique nationale d'enseignement ouvert et à distance, le Togo fait un grand pas dans sa quête d'une éducation inclusive et de qualité. Ce qui permettra de renforcer les compétences des enseignants, de diversifier les modes d'apprentissage et d'améliorer la qualité de l'éducation dispensée », selon Adam-Tsar Esssogbaré, point focal Togo de Commonwealth of Learning. 

Ces travaux sont lancés en collaboration avec divers acteurs de l'éducation, avec le soutien du Commonwealth of Learning, organisme dédié à la promotion de l’enseignement à distance au sein du Commonwealth. Les travaux des experts prennent fin le samedi 09 mars.

Ayi Renaud Dossavi

L’homme d'affaires burkinabé, Mahamadou Bonkoungou, déjà présent dans divers secteurs d’activité au Togo, vient d’élargir son business au transport. Sa filiale Bonkoungou Distribution (BKG) a lancé officiellement le jeudi 7 mars 2024 à Lomé, son nouveau service de réservation de voiture en ligne dénommé “BKG SPEED”. Un segment d’activité sur lequel s’est spécialisée la startup Gozem, avec son service de réservation en ligne de moto-taxis, voitures, tricycles avant de s’étendre à l'e-commerce, à la livraison et à bien d’autres services.

BKG Speed est une plateforme de commande et de réservation de voitures pour les courses. Via cette plateforme, BKG met à disposition des voitures de course et de livraison de repas et de colis. Le service est, selon les responsables de la société, opérationnel dans tout le Togo grâce aux 500 voitures neuves de marque DODGE, et des chauffeurs professionnels déployés dans tout le pays.

« Notre ambition est de révolutionner le système de transport à la demande, d’apporter une valeur ajoutée à nos clients, et de participer activement à l’essor de l’économie togolaise et à la création d’emplois », a indiqué Prisca Somda, Chargée de communication de BKG SPEED.

Ce service de transport complète plusieurs autres activités du groupe notamment l’exploitation de la nouvelle ligne aérienne de Liz Aviation entre Lomé Ouagadougou et les activités bancaires (International Business Bank) avec IB Holding, dotée d'un capital de 30 milliards de FCFA.

En outre, le baron du BTP, Mahamadou Bonkoungou, grâce à son groupe Ebomaf, exécute le chantier de la route Lomé-Kpalimé, qui s'étend sur 100 km.

Esaïe Edoh

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Au Togo, plus de 990 248 dollars américains, soit environ 600 millions FCFA, ont été injectés par la Banque africaine de développement (BAD) dans l’autonomisation de plus de 13 500 femmes en situation de vulnérabilité. Ceci, à travers le Projet d'appui à l'inclusion financière des femmes vulnérables (PAIFFV). 

C’est ce qui ressort d’une publication de la Banque panafricaine. Concrètement, à travers ce projet lancé en 2016 dans les régions Maritime et de la Kara, et élargi à celle des Savanes en 2022, plus de 15 000 crédits ont été octroyés à plus de 13 500 bénéficiaires.

Grâce à ces crédits, 8 072 micro et très petites entreprises ont été créées selon le groupe bancaire qui précise que “chaque micro et très petite entreprise a aussi permis de créer 1,2 emploi”.

Avec ces chiffres, le projet affiche un bilan positif comparativement à l’objectif initial de 10 000 femmes bénéficiaires ciblées.

Notons que le PAIFFV approuvé en 2016 par la BAD, est essentiellement destiné à la réinsertion socio-économique des groupes vulnérables, en particulier, les femmes handicapées, celles souffrant de fistule obstétricale, ou victimes de traite et d'exploitation sexuelle, les filles-mères disposant de faibles revenus et les femmes portefaix. 

D’un coût global de 2,08 millions de dollars (soit 1,2 milliard FCFA), il est financé à hauteur de 1,8 million de dollars par le Groupe de la Banque africaine de développement et de 225 685 dollars par le gouvernement togolais.

Esaïe Edoh 

L’Etat du Togo fait une nouvelle sortie sur le marché des titres publics de l’Umoa pour mobiliser 35 milliards FCFA. Dans cette dynamique, le trésor public du pays a lancé une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui sera clôturée le 15 mars prochain.

Lomé prévoit ainsi de lever 10 milliards FCFA sur les BAT qui sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 378 jours (1 an 12 jours) et assortis de taux d’intérêt multiples. Les 25 milliards FCFA restants devraient être collectés sur les OAT au nominal 10.000 FCFA et rémunérées aux taux annuels de 6,15% et 6,40% sur les maturités respectives de 3 ans et 5 ans.

Ce nouvel emprunt en vue, permettra au pays côtier de poursuivre le financement de son budget gestion 2024 qui s'équilibre à 2179 milliards FCFA.

Rappelons que, l'ambition du pays pour le compte de cette année sur le marché financier régional est de lever 607 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Younes El Bedraoui est le nouveau Directeur Général de la filiale togolaise du groupe marocain Télécoms/Etisalat (Moov Africa). Il remplace son compatriote, le Marocain Abdallah Tabhiret, appelé à d’autres responsabilités au sein du groupe.

Le nouveau Top manager de la société de téléphonie mobile devrait travailler à conquérir davantage le marché togolais sur lequel elle fait face à la concurrence de Togocom, une filiale du Groupe Axian. Pour relever ce défi, le nouveau directeur qui a déjà occupé des postes de responsabilité au sein du groupe, mettra en avant une nouvelle vision.

« Ma vision est basée sur le principe d’oser viser loin, oser la performance et oser la qualité », a-t-il déclaré le mercredi 6 mars 2024 lors d’une rencontre avec la presse locale. Le nouveau patron va tout de même axer sa stratégie sur la continuité, avec pour finalité, d’améliorer davantage les services offerts aux abonnés.

Rappelons que Younes El Bedraoui prend les rênes de la filiale togolaise dans un contexte où elle est régulièrement, au cours de ces trois dernières années, indexée par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), pour mauvaise qualité de ses services.

En octobre 2023, le régulateur avait annoncé l’ouverture d’une procédure de sanction à l’encontre de l’opérateur pour indisponibilité du service Mobile Money (Flooz) et manquements dans la notification requise à l’égard des consommateurs.

Esaïe Edoh 

Au Togo, Moov a fourni les meilleures connectivités Internet mobile en 2023, selon une étude réalisée par le Français Nperf (spécialisé dans le test et l'analyse des réseaux) et validée par l’ARCEP Togo, l'autorité de régulation des communications électroniques au Togo.

Le rapport date du 05 mars 2024, pour une évaluation  basée sur des milliers de tests effectués par les utilisateurs des applications nPerf et MyPerf), et visant à déterminer la qualité de service des opérateurs mobiles tout au long de l'année dernière. Son score nPerf prend en compte plusieurs paramètres, notamment les débits, la latence, la performance de la navigation web et de streaming vidéo, pour offrir une représentation globale de l'expérience utilisateur en matière d'Internet.

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Ainsi, avec un débit descendant de 31,60 Mb/s et un débit montant de 8,88 Mb/s, Moov Africa Togo a offert à ses abonnés, les meilleurs débits Internet du pays, selon l’évaluateur. Ces performances dépassent même celles de certains pays de la région, tels que la Tunisie, le Sénégal et le Cameroun.

En ce qui concerne la navigation web, les abonnés Moov ont également bénéficié des meilleures performances, avec un taux de réussite de 46 %, équivalant à un temps de chargement moyen des pages de seulement 5,4 secondes.

Togocom n’est pas en reste. Bien que derrière Moov, Togocom, son concurrent sur le terrain de l'Internet mobile, affiche tout de même des performances appréciables, notamment en termes de qualité d'expérience de streaming vidéo, avec un taux de 80,69 %, le meilleur au Togo.

Si elles sont reconnues par le gendarme des télécoms, ces performances sur le terrain de la connectivité sont cependant mises en contraste avec la nécessité pour les opérateurs de continuer à améliorer leurs services de manière générale. Ainsi, une enquête de l’ARCEP de décembre 2023 auprès des deux opérateurs mobiles indiquait une amélioration de la qualité des services (surtout dans le Grand Lomé, comparée à l’intérieur du pays), même s’ils étaient encore « assez loin des seuils réglementaires » fixés par l’Autorité de régulation. Sur le plan national, le taux de conformité global est de 53,16 % pour Togo Cellulaire et de 42,35 % pour Moov Africa Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, Pacôme Adjourouvi rejoint l’équipe gouvernementale de Victoire Tomegah- Dogbe, en tant que ministre des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la république. Il occupe ainsi un poste laissé vacant depuis septembre 2023. Le nouveau venu a été nommé par décret présidentiel, mercredi 06 mars 2024. Il prendra ainsi la place de Christian Trimua, qui est devenu depuis, Secrétaire général du gouvernement. 

Agé de 57 ans et avocat de formation, Pacôme Adjourouvi a notamment été conseiller politique de Faure Gnassingbé en 2017. Originaire de Noépé, dans la préfecture de l’Avé, il a étudié en France avant de rentrer au Togo. 

Pacôme Adjourouvi a déjà une longue carrière politique, étant notamment député indépendant depuis 2018. En 2019, il plaidera pour un mandat présidentiel de 7 ans en lieu et place d’un mandat de 5 ans, proposition finalement non retenue.

Son département ministériel a entre autres pour fonctions, de mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de droits de l’homme, de démocratie et de formation civique ; et de veiller (de concert avec les institutions et ministères intéressés), à la promotion et à la protection des droits de l’homme, au raffermissement des principes démocratiques et à la consolidation de la participation citoyenne. 

En tant que ministre, Adjourouvi devra mettre en avant son expertise juridique pour traiter des questions de droits de l'homme, et faciliter les relations institutionnelles du pays.

Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, est annoncé à Lomé à partir de demain 08 mars 2024, pour une visite de trois jours. 

Au cours de son séjour au Togo, il participera au lancement le vendredi 8 mars 2024 (journée internationale pour les droits des femmes), du nouveau rapport de la Banque mondiale sur « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit ». Le document montre que le Togo a le cadre le cadre légal le plus favorable aux femmes en Afrique, en matière d’épanouissement professionnel. 

Outre ce lancement, Diagana profitera de l'occasion pour rencontrer les autorités nationales et discuter de la Feuille de route gouvernementale, de même que de l'appui de la Banque mondiale pour sa mise en œuvre.

Notons qu'à ce jour, le portefeuille de l’institution de Bretton Woods au Togo dépasse désormais un milliard de dollars, pour une quinzaine de projets couvrant divers secteurs économiques.

Au Togo, la dernière visite d’Ousmane Diagana remonte à mai 2023, où il avait pris part à une table ronde de haut niveau sur les engrais et la santé des sols en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Ayi Renaud Dossavi

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Interview exclusive avec Ousmane Diagana, Vice-Président de la Banque mondiale

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