Togo First

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Lomé, la capitale togolaise, va accueillir les 9 et 10 juillet 2024, une rencontre internationale consacrée à la compliance et à la gestion des risques. L’événement organisé par l’Association Togolaise des Compliance Officers (ATCO) et l’Association pour le Management des Risques et des Assurances du Togo (AMRAT), devrait mobiliser des experts du Togo et d’autres pays de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) du domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et autres aspects liés à la conformité et à la gestion des risques financiers.

A cette rencontre dénommée “La grande rencontre des Compliance et Risk Officers au Togo”, les participants feront l’état des lieux du cadre réglementaire et institutionnel de la conformité et des risques dans l’espace UMOA et plancheront sur les meilleures pratiques, les défis actuels et les stratégies futures pour renforcer la conformité et atténuer les risques.

Dans cette optique, plusieurs panels sont inscrits à l’agenda de l’événement : « les acteurs et leurs rôles dans la politique de LCB/FT : Regard croisé » ; « la justice et les infractions financières : cas de la LCB / FT », notamment.

Ces panels seront animés par des personnalités au rang desquelles Akodah Ayewouadan, ancien ministre togolais de la communication et des médias, et porte-parole du gouvernement, Serge Houedanou, Spécialiste crimes financiers, Mamadou Ismaila Konate, ancien Garde des Sceaux, ministre de la justice du Mali, avocat aux barreaux du Mali et de Paris.

Esaïe Edoh

Le Togo et la Turquie partagent la même vision de la résolution des conflits dans le monde : celle du dialogue. La tenue en début mars du Forum diplomatique d’Antalya en est une illustration, selon le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey qui a pris part à la rencontre.

A cette rencontre axée sur la diplomatie en périodes de crise, les diplomates de plusieurs pays invités ont essentiellement planché sur les différents moyens de sortie de crise et de résolution de conflits via le dialogue et la recherche du consensus.

Cette démarche turque rejoint celle de Lomé qui prône depuis toujours le dialogue et qui est d’ailleurs sollicité régulièrement dans la médiation de crises sur le continent notamment dans la région ouest-africaine.

« Je félicite les autorités turques pour l'organisation de cet événement important, qui souligne l'importance d'une diplomatie qui ouvre la voie au dialogue, quelle que soit la question du conflit. Je suis également heureux que le Forum diplomatique d’Antalya et le Forum pour la paix et la sécurité de Lomé aient des objectifs similaires », a déclaré le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey. 

Rappelons que pendant que le Togo s’implique dans la résolution des crises politiques en Afrique de l’ouest, la Turquie s'efforce à maintenir un équilibre dans ses relations entre Kiev et Moscou.

Esaïe Edoh

Au Togo, la ministre en charge du commerce, Rose Mivedor, a échangé le mardi 5 mars 2024 à Lomé avec les artisans du District Autonome du Grand Lomé (DAGL). Objectif : définir les stratégies pour impliquer davantage ces acteurs dans le développement économique du pays.

A cette rencontre qui marque la dernière étape d’une tournée nationale de proximité avec les différents acteurs économiques, Rose Mivedor a essentiellement invité les artisans à une collaboration avec les autorités du pays pour d’abord développer le secteur artisanal et ensuite, l’économie nationale.

« Je voudrais vous exhorter en tant que Chambre de métier à continuer à travailler aux missions que l’Etat a assignées à vos structures, pour l’essor de vos activités ».

Dans la perspective d’impliquer l’artisanat dans le développement du pays, l’officielle annonce l’accompagnement de l'État notamment à travers les subventions pour faire fonctionner les Chambres de métier et financer des initiatives des artisans.

Notons que pour amener les artisans à contribuer au développement du pays, l’exécutif a lancé en 2019, Marché international de l'artisanat du Togo (MIATO) pour valoriser l’artisanat africain en général et celui togolais en particulier.

Le Mali va accueillir la prochaine conférence préparatoire régionale de l'Afrique de l'Ouest pour le 9ème Congrès panafricain, sous le thème "Diasporas, afro-descendants et développement". 

La rencontre est en effet prévue pour se tenir dans la capitale malienne Bamako, les 14 et 15 mars prochains, suite à la récente tenue de celle de Pretoria pour l’Afrique australe.

L'objectif principal de cette conférence est d'établir des liens institutionnels solides entre les pays de la région ouest-africaine et leurs diasporas, en prélude du congrès à venir au Togo. Les discussions visent également à élaborer des propositions concrètes à présenter lors du rassemblement prévu à Lomé.

Après Bamako, cinq autres conférences préparatoires auront lieu dans différentes régions, avant le 9ème Congrès panafricain à Lomé.

La grande rencontre de Lomé, en octobre 2024, sera du reste la quatrième du genre sur le continent, après celles de Dar es Salam (Tanzanie), Kampala (Ouganda) et Johannesburg (Afrique du Sud). Les cinq premiers Congrès panafricains ont eu lieu en dehors du continent, principalement en Europe, à l'exception du quatrième, qui s'est tenu à New York.

Réunie en conseil d'administration lundi 4 mars 2024 à Lomé, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a donné son aval pour la restructuration des conditions d'un prêt accordé en 2015 pour la rénovation et l’exploitation de l'Hôtel 2 Février à Lomé par la société Kalyan Hospitality Development Togo (KHDT SAU).

À l’époque, l'État togolais avait donné son accord pour ce prêt au bénéfice de la société mauricienne Kalyan Hospitality Development Limited, qui venait de se voir attribuer la concession de cet hôtel, nouvellement nationalisée. La société Kalyan avait alors la lourde tâche de mener à bien le projet de réhabilitation et de modernisation de cet établissement de prestige. 

L’annonce de la restructuration de ce prêt intervient après une période de profondes transformations pour l'Hôtel 2 Février et représente une bouffée d’oxygène pour le fleuron de l'hôtellerie togolaise. Sous la houlette de Kalyan, l'hôtel a connu une métamorphose, se hissant aux standards internationaux de luxe et de confort. Laissé à l’abandon pendant plusieurs années, il a rouvert ses portes en avril 2016 sous l'enseigne de Radisson Blu Hotel du 2 Février.

Mais très rapidement, la collaboration entre l'État togolais et Kalyan pour l'exploitation de l'Hôtel 2 Février à Lomé connaît quelques moments de tensions, des divergences qui ont mené à un changement de concessionnaire. D'après les informations, des dissensions avec Kalyan entraîneront le retrait de Radisson, ex-Carlson Rezidor, le gestionnaire de l'hôtel qui fournissait l'image de marque au 2 Février. Des événements ont soulevé des questions sur la gestion de l'hôtel et les affiliations de Kalyan.

En réponse à ces défis, un nouvel accord de gestion a été signé entre Kalyan Hospitality Development Togo et Emaar Hospitality Group, basé à Dubaï. Cet accord visait à repositionner l'Hôtel 2 Février comme une référence en matière d'hôtellerie non seulement au Togo mais aussi en Afrique subsaharienne. Dans le cahier des charges, Emaar Hospitality Group, choisi pour apporter son savoir-faire, doit contribuer à l'amélioration de l'offre hôtelière de l'établissement. 

L'hôtel change ainsi de marque et devient l’Address Hôtel 2 Février. Et même si son chiffre d'affaires est en nette progression depuis la reprise post-COVID, le 2 Février qui est devenu une destination privilégiée pour les clients d'affaires et de loisirs dans la sous-région, doit faire face à ses vieux démons, notamment la dette de plus de 28 milliards FCFA arrangée par la BOAD en 2015 auprès d'institutions financières comme la BIDC, la BOA Togo, l'UTB ou la BSIC.

D'ailleurs, la banque basée à Lomé, qui elle-même avait débloqué 10 milliards FCFA dans cette opération de 2015, n'a pas hésité à venir au secours de l'hôtel en septembre 2018, lorsque Emaar Hospitality Group, après avoir pris les commandes du complexe hôtelier, lançait une série de « travaux de confort ». L'institution alors dirigée par le Béninois Christian Adovelande avait injecté un paquet de 4 milliards FCFA dans ces travaux.

Fiacre E. Kakpo

En Afrique, le Togo présente le système légal le plus favorable aux femmes, et l’un des plus favorables au monde, selon le dernier classement de la Banque dans son rapport Women, Business and the Law 2024.

Le document qui vient d’être rendu public étudie annuellement les lois qui affectent l'opportunité économique des femmes dans 190 économies dans le monde, en évaluant les interactions des femmes avec la loi tout au long de leur vie et de leur carrière.

« Le Togo se distingue parmi les économies d'Afrique subsaharienne en adoptant des lois qui donnent aux femmes environ 77 % des droits disponibles pour les hommes, plus que tout autre pays du continent », indique la Banque mondiale.

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En effet, l’indice WBL 1.0 du rapport attribue au Togo un score de 97,5, le même que le Royaume-Uni et juste devant l'Australie. Le pays n'est surpassé que par des acteurs occidentaux, notamment la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Islande, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, l'Espagne et la Suède, avec des scores de 100 sur l’indice WBL 1.0. Le pays affiche également le même score que d’autres nations comme l’Estonie, la Finlande, l’Italie et la Nouvelle-Zélande.

En tenant compte de son indice WBL 2.0, qui présente une nouvelle approche pour mesurer l'écart de mise en œuvre entre les lois et la pratique, le Togo affiche un score de 77,5, qui reste tout de même l'un des meilleurs d’Afrique et du monde.

Plusieurs réformes depuis 2022

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Depuis 2022, le Togo a notamment implémenté des réformes en matière de paternité, de mariage, d'entrepreneuriat et d'accès aux actifs (assets). Ainsi, en 2023, le pays fait partie des sept dans le monde à avoir introduit des réformes élargissant le congé de maternité et de paternité ou interdisant le licenciement d'une femme enceinte sur le lieu de travail.

...Des défis qui persistent

Cependant, des défis restent encore à relever, tant au Togo que dans le reste du monde, entre le cadre juridique et l'application réelle dans les faits. « Pourtant, jusqu'à présent, le Togo n'a établi que 27 % des systèmes nécessaires pour une mise en œuvre complète. Ce taux est moyen pour les économies d'Afrique subsaharienne », tempère ainsi l'institution de Bretton Woods.

Ainsi, indique-t-on, l’écart entre les sexes dans le monde du travail est « beaucoup plus large que ce que l'on pensait auparavant », lorsque l'on tient compte des différences juridiques liées à la violence et à la garde d'enfants. Cette situation concerne cependant l'ensemble des pays du monde, même les plus développés. Ainsi, ponctue la Banque mondiale, « Aucun pays ne garantit une égalité des chances pour les femmes, pas même les économies les plus riches. »

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, 2622 des 15 654 nouvelles entreprises créées en 2023, sont des initiatives des étrangers. D’après les compilations effectuées par Togo First sur la base des données du Centre de formalités des entreprises (CFE) , les Nigériens, Béninois,  Nigérians,  Maliens et Indiens portent eux seuls 63% de la part des firmes créées par les étrangers.

Les Nigériens comme en 2022, sont à la première place avec 486 entreprises lancées en 2023, soit plus de 18% du total des établissements d’affaires créés par des étrangers au Togo. Le pays sahélien est suivi en 2ème position par le Bénin dont les ressortissants au Togo ont formalisé 415 structures d’affaires.

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Le Nigéria, l’autre voisin du pays côtier, arrive sur la 3è marche du podium avec 364 firmes nouvellement déclarées au CFE.

Aux 4è et 5è positions se retrouvent respectivement, le Burkina-faso avec 243 et l’Inde, seul pays hors Afrique dans le top5, avec 145nouvelles sociétés.

Au cours de l’année 2023, au total, 71 différentes nationalités ont créé des entreprises au Togo dans divers secteurs. Selon les autorités du pays, le choix des étrangers porté sur le Togo pour lancer leurs entreprises est la résultante des réformes engagées pour l’amélioration du climat des affaires notamment la dématérialisation des procédures, la réduction des délais, des coûts et des formalités, entre autres. 

La poursuite de la mise en œuvre de ces réformes devrait maintenir cet engouement des opérateurs étrangers, indique-t-on.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les autorités et les acteurs du secteur portuaire veulent construire "un nouveau chapitre de coopération maritime" avec le Niger, qui devrait être marqué par une coopération plus forte en termes de flux de marchandises.

Cette position, qui intervient dans le sillage des actuels repositionnements qui se déroulent dans la sous-région, avec notamment l'Alliance des États du Sahel (AES), comprenant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a été suggérée par Edem Kokou Tengue, ministre en charge de l'économie maritime, en marge de la récente visite de haut niveau opérée par des représentants du Niger au Togo, notamment au Port de Lomé

« Que doit-on retenir de la récente visite de la délégation de haut niveau du Niger au Port Autonome (PAL) ? Ensemble, nous ambitionnons d'inaugurer un nouveau chapitre de coopération maritime en facilitant les échanges commerciaux entre le Togo et le Niger », a ainsi indiqué sur ses canaux digitaux, le ministre togolais de l'économie maritime.

Déjà en amont, Tengue annonçait avoir pour objectif de faire en sorte "que les échanges commerciaux entre ces deux pays soient à l'échelle de l'économie, le plus fluide possible et permettent un approvisionnement du marché nigérien ainsi que les exportations ou l'écoulement des produits fabriqués au Niger pour permettre justement à l'économie de nos deux pays de bien fonctionner.

Pour le Togo, ce positionnement vis-à-vis des pays du Sahel, notamment vers le Niger, prend tout son sens au vu du volume des échanges opérés depuis son port. Si, par exemple, au trimestre dernier, les pays sahéliens que sont le Burkina Faso et le Mali étaient respectivement deuxième et troisième clients du Togo, en matière d'exportation, le Niger n'était pas en reste, occupant la neuvième place en termes d'importations depuis le Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le projet d'identification biométrique WURI (West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion) franchit une nouvelle étape, avec la présélection des opérateurs d’enregistrement (OPE) et des superviseurs, qui devront enregistrer les résidents sur l’ensemble du territoire. Selon une annonce de l’INSEED (partenaire du WURI dans le cadre du projet), ces acteurs présélectionnés vont subir des tests de sélection, prévus du mardi 05 mars au vendredi 15 mars 2024, à Lomé et dans les chefs-lieux des régions.

Dans la foulée, l’INSEED, partenaire du WURI, a annoncé les sites prévus pour ces séances de test, le Programme et les centres de test des OPE présélectionnés, notamment pour les OPE Attiegou et OPE Adidogome (dans le grand Lomé), et les OPE des régions Maritime, des Plateaux, de la Centrale, de la Kara et des Savanes. Les opérateurs d'enregistrement (OPE) retenus doivent se présenter dans les centres, suivant leur heure de programmation et munis d'une pièce d'identité, indique l’INSEED. 

Rappelons que le projet WURI vise à fournir à chaque résident sur le territoire, un numéro d’identification unique, en vue de faciliter ses interactions avec l'administration, le secteur public et le secteur privé, ou encore de réduire les cas d’apatridie.

Notons du reste que selon des prévisions initiales de l’ANID (Agence nationale d’identification), les opérateurs d’enregistrement de masse auraient dû commencer quelques mois plus tôt, au dernier trimestre 2023. Le projet, appuyé par la Banque mondiale à hauteur de 72 millions de dollars au Togo, est sous l’égide du Ministère de la planification du développement et de la coopération (INSEED) ainsi que du ministère de l'économie numérique et de la transformation digitale (ANID).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la troisième édition du Festival International d’Histoire d’Aného (FIHA) se tiendra cette année du 14 au 17 novembre dans la ville d’Aného (40 km à l’est de Lomé), avec pour thème « Découvertes ». C'est ce qu'a annoncé la semaine dernière le comité d’organisation de cet événement, à la faveur d’une rencontre avec les médias.

Cette année, la Turquie (Türkiye) est le pays à l’honneur, et il se tiendra à cet effet, un forum économique Togo - Turquie, qui réunira des opérateurs économiques togolais et turcs notamment des petites et moyennes entreprises. L’annonce s’est faite en présence de l’ambassadrice de Turquie au Togo. Cette édition du FIHA sera l’occasion de revisiter les dimensions culturelles, cultuelles et artistiques de la Turquie. « Le FIHA 2024 prendra de nouvelles dimensions et de nouvelles couleurs, s’envolera vers des continents lointains et rejoindra la Türkiye qui est la synthèse de l’Orient et de l’Occident avec sa pensée cartésienne », selon Alexis Aquereburu, Maire de la Commune des Lacs 1, municipalité hôte de l’événement.

Hormis le fait de positionner une fois encore la ville tricentenaire d’Aného comme pôle d’attraction touristique et culturelle, cette édition devrait marquer les efforts de rapprochement entre le partenaire économique et culturel turc et les acteurs togolais.

« Les relations entre la Türkiye et l’Afrique ont pris un élan considérable au cours de la dernière décennie », indique Muteber Kiliç, Ambassadrice de la République de Türkiye. À cet effet, « nous sommes heureux de pouvoir faire découvrir notre culture aux festivaliers à travers les différents spectacles pleins de couleurs. Notre ambassade fera des efforts pour renforcer notre amitié et la coopération entre la Türkiye et le Togo ».

Cette édition du FIHA attend ainsi des centaines de visiteurs, personnes qui se retrouveront pour prendre part aux festivités marquées par le Carnaval d’Aného, des rituels cultuels, des danses ancestrales et chants typiques, avec la participation de représentants du Brésil et des Caraïbes.

Ayi Renaud Dossavi

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