Togo First

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A la tribune du 2ème Forum des Nations Unies sur l’avenir des Pays les moins avancés (PMA), (du 5 au 6 mars derniers à Helsinki en Finlande), le Togo par la voix de sa ministre du commerce, Rose Kayi Mivedor, a appelé les Etats en voie de développement à s’engager dans la transformation structurelle des secteurs socio-économiques.

Alors que la ministre togolaise intervenait par visioconférence lors du panel « stratégies visant à accélérer l’innovation et la transformation structurelle », elle a relevé que l’innovation est un vecteur de progrès sociétal et de la croissance économique. De fait, les PMA doivent s’orienter vers la transformation structurelle de leurs économies pour atteindre la prospérité.

L’officielle illustre ses propos par son pays le Togo qui s’est doté en octobre 2020, d’une feuille de route gouvernementale. En effet, le pays ouest-africain a réalisé d’importants investissements dans divers domaines, en vue de renforcer la résilience pour une croissance durable et inclusive. « La mise en œuvre de cette feuille de route a permis aujourd’hui au Togo de développer des projets structurants », a indiqué la ministre.

A cette rencontre, le Togo ainsi que les pays participants ont appelé les nations développées à la mise en œuvre du programme d’action de Doha dont l’objectif est d’aider les PMA à faire face aux répercussions socioéconomiques négatives post covid, se remettre sur les rails de la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).

En 2023, le Togo a importé 52 568 tonnes de riz thaïlandais, selon des données des importateurs nationaux thaïlandais, partagées par l’Agence Ecofin. Avec de tels chiffres, le Togo complétait le top 10 des importateurs de riz thaï dans le monde, derrière notamment le Zimbabwe (55 691 tonnes), l’Algérie (76 747 tonnes), l’Angola (135 909 tonnes), et son voisin le Bénin, 6e marché du riz thaï, qui a consommé près de trois fois les quantités du Togo, avec 139 206 tonnes importées en 2023.

Ceci étant, 5 pays absorbent la majorité de la production thaïlandaise vers le continent (2,48 millions de tonnes), à savoir l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Cameroun, le Mozambique et la Côte d’Ivoire.

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Deuxième derrière l’Inde 

Le pays sud-asiatique n’est cependant que deuxième en matière d’exportations de riz vers l’Afrique et particulièrement le Togo. La première place revient à l’Inde, qui l’an dernier représentait près de 90% des importations de riz pour le Togo (essentiellement du riz étuvé). En 2021, le pays d’Afrique de l’Ouest a ainsi acheté au total 229 173 tonnes de riz à l’extérieur, dont 88%, soit 201 363 tonnes, provenant du sous-continent indien, qui représente à lui seul 40% des exportations mondiales.

Au Togo, les importations de riz se maintiennent sur une pente ascendante. Elles sont ainsi passées de près de 74 000 tonnes en 2010 à près de 200 000 tonnes (194 520 tonnes) vingt ans plus tard, en 2019 (pour un coût global de 16,7 milliards FCFA cette année, selon l’INSEED).

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Au Togo, plusieurs villes ont enregistré des hausses de taux d’électrification, selon les données communiquées par la ministre déléguée chargée de l’énergie et des mines, Mila Aziablé. Cette amélioration est attribuable à la mise en œuvre des différents projets et programmes notamment le Fonds Tinga, opérationnel depuis avril 2022.

Dans la région des Savanes, le taux d’électrification est passé de 22% à 33% entre 2022 et 2023. Sur la même période, la couverture de la région de la Kara est passée de 35% à 44%. Dans la région des Plateaux, la progression est de 10%, soit de 29 à 39%.

Cette hausse du taux d’électrification dans ces trois régions est en partie au crédit de la mise en œuvre du fonds Tinga, qui a touché plus de 42 000 ménages, près de 300 000 personnes d’après la ministre Mila Aziablé. 

L'initiative vient d’être lancée dans la région Centrale et devrait booster l’accès à l'électricité des populations de cette localité.

La couverture de ces 4 régions ainsi que celle de la maritime en électricité devraient d’ailleurs croître davantage dans les mois à venir, grâce au nouveau projet de renforcement de la capacité de distribution de l’énergie lancé en fin de semaine dernière dans la région centrale.

Ce projet cible des zones urbaines et périurbaines telles que Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé et Aného. Il comprend essentiellement la pose de 34 km de réseau moyenne tension de 20 KV, la construction de 61 postes de distribution MT/BT et 360 km de réseau basse tension (BT).

Rappelons que le pays est en marche vers l’électricité pour tous à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministère chargé de l’urbanisme et de l’habitat renforce ses équipes en matière de gestion des marchés publics. Le département a en effet organisé du 26 février au 1er mars dernier, une session de formation placée sous le thème : « Procédures de passation, d’exécution et de contrôle des marchés publics », animée par l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).

La session visait à doter les équipes du ministère des compétences nécessaires pour remplir efficacement leurs fonctions, notamment en veillant à l'application rigoureuse des procédures de marchés publics, conformément à la réglementation en vigueur.

Les participants ont ainsi eu l'occasion d'aborder plusieurs thématiques essentielles, telles que l'environnement de la commande publique au Togo, les principes généraux, la planification des acquisitions, la gestion des appels d'offres, et la régulation de la commande publique.

Pour le ministère, cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts visant à moderniser et renforcer la transparence et l'efficacité des processus de commande publique. 

Notons que pour sa part, l’ARCOP a déjà apporté son expertise et sa formation à plusieurs acteurs publics, du gouvernement et des collectivités locales, en matière de gestion de la commande publique. 

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Selon les données compilées par Togo First à partir de sources officielles, les trois pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) - le Burkina Faso, le Niger et le Mali - représentent ensemble plus de 92 % du volume de transit traité par le port de Lomé en 2022. Une augmentation constante est observée depuis 2019, période durant laquelle la plateforme portuaire togolaise, principal hub maritime d'Afrique de l'Ouest, est devenue un carrefour commercial majeur pour la région du Sahel. 

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Le Burkina Faso détient la part la plus significative, avec 80,48 % du trafic en transit du port. Le Niger suit avec 7,63 %. Le Mali représente 4,55 % du trafic, ce qui montre également une tendance à la hausse.

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Selon les informations fournies par Edem Tengue, ministre de l'Économie maritime togolais, l'année 2023 s'inscrit dans la continuité de cette tendance haussière observée depuis 2019, année où les pays de l'AES ont franchi le seuil des 90 % dans les activités de transit du port.

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Burkina, locomotive du Port de Lomé, légère baisse pour le Niger sur 9 ans

Les performances et les progressions varient d'un pays à l'autre. Depuis 2013, le volume de transit de marchandises en partance pour le Burkina Faso via le port de Lomé a montré une tendance à la hausse, avec un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 15,39%. Sur cette période de 9 ans, le volume de transit a suivi une trajectoire ascendante, passant de 849 716 tonnes en 2013 à 3 081 050 tonnes en 2022.

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Le volume à destination du Mali a également connu une croissance, passant de 93 927 tonnes en 2013 à 119 291 tonnes en 2014. Malgré une baisse en 2015 à 80 140 tonnes, les volumes ont par la suite fluctué, avec une tendance générale à la hausse, pour atteindre 174 203 tonnes en 2022.

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En revanche, le transit de marchandises à destination du Niger via le port de Lomé a connu une légère baisse annuelle moyenne (TCAM : -0,98%) selon les calculs de Togo First. Sur cette période de 9 ans, le transit a affiché une trajectoire fluctuante, passant de 319 367 tonnes en 2013 à un pic de 516 346 tonnes en 2014, avant de connaître des variations, pour finalement s'établir à 292 301 tonnes en 2022, une baisse de plus de 8%.

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Cette évolution, les experts du secteur l’attribuent aux efforts du gouvernement togolais qui ont consisté à améliorer l'infrastructure logistique et renforcer la coopération en matière de politique douanière et commerciale avec ces États. Et déjà premier port en matière de transbordement dans la sous-région, Lomé pourrait encore consolider sa position sur le segment du transit. Plusieurs analystes anticipent que les tensions dans la sous-région et les sanctions imposées par la CEDEAO aux pays du Sahel, notamment le Mali et le Burkina Faso, pourraient fortement influencer le transit dans les années à venir.

"L'importance stratégique du port de Lomé pour les pays de l'AES est évidente. Servant de conduit indispensable à leurs exportations et importations, le port est maintenant plus qu'un simple point de transit. Il est devenu une artère vitale reliant ces économies au marché mondial, un outil de géopolitique. Avec les récents événements dans la sous-région, son rôle devrait se renforcer," nous confie un économiste togolais, ajoutant que "la position pacifique de la diplomatie togolaise dans la série de crises qui a touché le Sahel, en tant que médiateur entre les différents blocs, positionne Lomé et son port comme des acteurs sur qui compter, tant sur le plan politique qu'international ou commercial, à l’avenir."

Et Lomé compte saisir la balle au bond. En tant que principale façade maritime pour le Burkina, les autorités togolaises se sont engagées dans une offensive commerciale pour capter une part de marché plus importante face à Cotonou, qui attire une part significative des volumes en direction de Niamey. Cette offensive, qui ne date pas d'hier, s'est intensifiée ces dernières semaines et se manifeste par plusieurs visites de prospection, le renforcement des chambres de commerce, ou des mesures incitatives en faveur des opérateurs sahéliens, etc.

Lors d'une visite de travail au Togo mi-février, le Colonel-major Salissou Mahamane Salissou, ministre des Transports et de l'Équipement du Niger, a exprimé sa gratitude envers "la République sœur du Togo" pour son soutien significatif. "Grâce au Togo, depuis le 26 juillet, la population nigérienne continue à être approvisionnée," a-t-il déclaré à l'issue de sa rencontre avec Edem Kokou Tengue, ministre de l'Économie maritime togolaise.

Dans un tour de vis commercial, le fisc togolais a récemment ajusté les incitations fiscales accordées aux marchandises transitant par Lomé en direction de ces trois pays. L’Office togolais des recettes (OTR) a, par une note, précisé que seules les marchandises déchargées sur sa plateforme portuaire devraient bénéficier de la suspension de la redevance statistique, une taxe suspendue pour toutes les marchandises à destination de ces pays depuis 1975, année de création de la CEDEAO. Cette mesure abondamment commentée dans le milieu des affaires, symbolise désormais cette offensive commerciale subtile,  alors même que le Sahel est plus que jamais favorable au Togo, disposé depuis que Faure Gnassingbé a adopté une position moins tranchée vis-à-vis des changements politiques dans la région.

Toutefois, pour que les volumes nigériens, qui ont évolué en dents de scie ces dernières années, répondent aux attentes des autorités togolaises, Lomé doit redoubler d'efforts pour rester compétitif pour les opérateurs, avec notamment l'accélération de certains chantiers tels que la rénovation de la Nationale 1. D'après des opérateurs utilisant le corridor Cotonou-Niamey, la route Lomé-Ouaga-Niamey, qui rallonge le trajet de 200 km supplémentaires est soumise à des menaces sécuritaires, reste encore généralement plus coûteuse. "Un certain nombre de préoccupations ont été soulevées par les opérateurs économiques à travers la Chambre de Commerce, notamment en ce qui concerne la sécurité et le traitement à certains niveaux du corridor," avait mentionné le ministre nigérien à l'issue de sa rencontre avec Edem Tengue, le mois dernier. 

Un appel du pied auquel le ministre togolais de l’économie maritime s’est montré réceptif, en indiquant qu’un un nouveau chapitre de coopération maritime s’ouvre entre le Togo et le Niger lors d’une autre visite des autorités nigeriennes. 

Pour le ministre, l’objectif est désormais de faire en sorte que “les échanges commerciaux entre ces deux pays soient à l'échelle de l'économie, le plus fluide possible et permettent un approvisionnement du marché nigérien ainsi que les exportations ou l'écoulement des produits fabriqués au Niger pour permettre justement à l'économie de nos deux pays de bien fonctionner.”

Mais la bataille s'annonce rude, car depuis la levée des sanctions, Cotonou, de son côté, a multiplié les assouplissements de frais au profit des opérateurs nigériens pour rester dans la compétition.

Fiacre E. Kakpo

En visite de travail de 72 heures au Togo, le Vice-président Afrique de l’ouest et du centre de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, a souligné que Lomé réalisait d'importants investissements et réformes dans le capital humain. C’était à l’issue des rencontres d’échanges qu’il a eues avec le sommet de l’Etat togolais incarné par le Président de la république, Faure Gnassingbé et la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé.

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Avec les autorités togolaises, le fonctionnaire de l’institution de Bretton Woods, a évoqué la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale. Il s’est agi essentiellement d’évaluer les actions déjà entreprises grâce au financement de la Banque mondiale et de mettre l’accent sur les enjeux de développement du pays et l’accompagnement de la Banque mondiale dans les secteurs clés.

« Notre dialogue engagé avec les partenaires nous laisse anticiper des résultats positifs de nos initiatives en vue d'améliorer l'accès aux services de base, la participation citoyenne, la création d'emplois et d'opportunités pour les jeunes », a souligné le Vice-président Afrique de l’ouest et du centre de la Banque mondiale.

A la suite des entrevues, Ousmane Diagana a réaffirmé aux autorités togolaises, « le soutien constant de la Banque en faveur de la résilience et de programmes performants ».

Notons que l’accompagnement de l’institution financière multilatérale en faveur du Togo , plus précisément dans la mise en œuvre de la feuille de route, se décline en trois axes principaux, à savoir la stimulation de l’économie rurale et la modernisation du secteur agricole, l’amélioration du capital humain, et la reconstitution de l’espace budgétaire. Sur le même trend, l’institution de Breton Woods a en septembre 2023 approuvé le décaissement de 170 millions de dollars, soit un peu plus de 100 milliards FCFA au profit des politiques de développement durable et inclusif, et de la résilience du système alimentaire ouest-africain (FSRP).

Esaïe Edoh 

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Sur la dernière décennie, plus précisément de 2012 et 2022, la valeur des exportations togolaises est passée de 566,1 milliards FCFA à 841 milliards FCFA, enregistrant des hauts et des fluctuations annuelles en fonction des configurations externes et internes pour chaque période, selon les données cumulées de l'INSEED, consultées par Togo First.

On note cependant une tendance continue à la hausse, d'année en année, marquant un renforcement des échanges du Togo avec le reste du monde, et également l'évolution des activités depuis son port, un acteur important en matière d'exportations.

De 566,1 milliards de FCFA en 2012, les exportations vont connaître un premier pic l'année suivante, pour atteindre 637,3 milliards (2013) avant de chuter de 26% en 2014. Ce sera de nouveau, la remontée de la pente, sur une tendance progressive et soutenue, jusqu'à atteindre un pic de 598,3 milliards en 2019.

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Le recul de la Covid

Cependant, les années 2019 et 2020, correspondant à une contraction des échanges économiques mondiaux du fait de la Covid-19, marquent une baisse des exportations au Togo, bien que plutôt légère. Les exportations totaliseront ainsi 561,1 milliards FCFA en 2020. 

En revanche, l'année 2021 a vu une reprise significative, avec une valeur des exportations atteignant 598,8 milliards de FCFA, signalant un regain de dynamisme dans les échanges commerciaux du pays.

Rebond spectaculaire en 2022

La nouvelle tendance à la hausse va se poursuivre de manière spectaculaire en 2022, avec une remarquable augmentation annuelle de 40% de la valeur des exportations, pour atteindre un niveau de 841,0 milliards de FCFA.

Depuis, les tendances se sont renforcées sur le reste de la période. Au premier semestre de l'année dernière, le pays d'Afrique de l'Ouest cumulait ainsi 424,1 milliards d'exportations, en valeur, selon les statistiques nationales. 

Une balance commerciale (de plus en plus) déficitaire

Si elle montre une relation de plus en plus forte du pays avec le reste du monde, cette évolution est à tempérer, en la comparant avec l'évolution des importations, qui ont connu une tendance à la hausse sur la même période de dix ans, montrant la dépendance de plus en plus forte du pays en termes de produits étrangers. 

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Ainsi, sur la décennie 2012-2022, les importations du Togo ont connu une croissance constante, passant de 939,2 milliards de FCFA en 2012 à un pic de 1741,2 milliards de FCFA en 2022. Cette expansion des importations aura mécaniquement eu un impact sur le solde commercial du pays (représentant la différence entre la valeur des exportations et celle des importations) qui est demeuré déficitaire tout au long de la période examinée, en dépit de la progression des ventes du Togo à l’extérieur.

Le solde commercial est passé de -373,1 milliards de FCFA en 2012 à -900,2 milliards de FCFA en 2022.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo lance le projet de renforcement de la capacité de distribution de l’énergie dans la région centrale, une initiative visant à améliorer l'accès à l'électricité dans les grandes villes de l'intérieur.

Comme le rapporte l’ATOP, l’initiative a été lancée dans la région Centrale par Mila Aziable, ministre déléguée en charge de l’énergie, en compagnie de son homologue Foli-Bazai Katari, en charge de l’environnement.

Ce projet cible des zones urbaines et périurbaines telles que Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé et Aného. Il comprend la pose de 34 km de réseau moyenne tension de 20 KV, la construction de 61 postes de distribution MT/BT et 360 km de réseau basse tension (BT).

De plus, environ 10 000 nouveaux clients, comprenant des ménages et des structures génératrices de revenus, seront raccordés au réseau électrique au cours de la première année après la construction des infrastructures.

Dans la foulée, la ministre déléguée a également lancé le Fonds Tinga pour la région Centrale. Ce mécanisme offre aux bénéficiaires, un accès à l'électricité, moyennant un paiement initial de 1000 F CFA, avec la possibilité de payer le solde sur une période allant de quatre (4) à dix (10) ans, selon le niveau de revenu.

Le Fonds Tinga s'inscrit notamment dans les ambitions du gouvernement togolais d’atteindre un accès universel à l'électricité d'ici à 2030, en s’appuyant sur des subventions remboursables pour faciliter l'accessibilité financière à cette ressource.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, des travaux de réalisation d'infrastructures financés par la Banque mondiale, précisément dans la région de la Kara seront bientôt achevés. C’est le constat fait le samedi 9 mars dernier par le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé, et le Vice-président du groupe de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, en séjour au Togo.

Les chantiers visités sont essentiellement ceux de la construction d’un pont de 40 mètres linéaires de trois travées d’une longueur de 13,3m et d’une largeur de 13,60m ainsi que d’une voie d’accès reliant Kara à Kabou.

Les travaux sont cofinancés par le gouvernement togolais et le groupe de la Banque mondiale à hauteur de 5 milliards FCFA, dans le cadre du Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU), dont l’un des objectifs est l’amélioration de l’accès à des infrastructures et services de base dans les quartiers mal desservis des villes de Lomé, Kara et Dapaong.

A ces travaux s’ajoutent ceux de construction de la clôture du marché de Kpéléouwayi et de l’EPP Kpéléouwayi, sur 500 m linéaires et d’une cantine dans ladite école.

« Le pont de Kpeleouwayi à Kara montre l ‘importance des infrastructures pour stimuler la croissance en reliant les communautés. Le nouveau réfectoire scolaire garantira le bien-être des élèves dans un environnement propre », a commenté Ousmane Diagana.

A la suite de cette visite, les ouvrages seront réceptionnés dans les prochains jours et remis aux bénéficiaires, indique-t-on.

Esaïe Edoh

Initialement prévue du 11 mars au 02 avril 2024 dans les cinq régions économiques du Togo, la 2ème édition des Fora des producteurs agricoles (FoPAT) devrait enregistrer une modification de son agenda. De fait, la 1ère étape de cette série de rencontres, prévue dans la région maritime, plus exactement dans la ville de Tsévié, a été reportée à une date ultérieure.

L’événement qui met face-à-face les agriculteurs et les autorités du pays se déroulera autour du thème : “ensemble pour la modernisation du secteur agricole”.

Avec ce thème : “ensemble pour la modernisation du secteur agricole”, les rencontres prévues dans le cadre du FoPAT offriront, comme lors de la première édition, l’occasion aux acteurs du secteur agricole de plancher sur la contribution de l’agriculture au développement économique du Togo. De fait, l’impact des FoPAT sur le secteur agricole depuis la première édition et les opportunités qu’ils présentent, seront évoqués lors des assises. 

Outre les échanges entre les acteurs agricoles, un grand Oral avec le Président de la République est annoncé à la clôture de la rencontre, dans chacune des cinq régions économiques.

Notons que ces fora sont portés par le ministère de l’agriculture et visent à impliquer davantage les producteurs dans la mise en œuvre des différents projets et programmes de développement de l'agriculture togolaise. 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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