Au Togo, plusieurs acteurs communaux se forment cette semaine en matière de gestion de projets et de mobilisation des ressources financières. La formation de trois jours, ouverte mardi 18 juin dernier à Blitta, est à l’initiative de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), qui renforce ainsi les capacités des maires, Secrétaires généraux et chargés de planification des communes Agoè-Nyivé 1, Golfe 1 et 6, Zio 2, Vo 4, Yoto 3, Kloto 3, Akébou 1, Tchamba 2, Kozah 3, Binah 2, Oti-sud 2, Kpendjal ouest 1, Kpendjal 2 et Blitta 1.
L'objectif principal des travaux est d’outiller ces acteurs en matière de conception et de gestion des projets de développement communal (PDC), notamment sur des aspects clés tels que le cycle de vie des projets, la gestion axée sur les résultats (GAR), et les outils de gestion financière nécessaires pour les projets financés par des bailleurs de fonds.
Dans le cadre de cette formation, Denyo Dodzi Komi, directeur général de l’ANFCT, a souligné que cette session inaugurale marquait des “efforts continus” pour familiariser les élus locaux avec les sources de financement disponibles et encourager la collaboration entre les différentes municipalités.
Notons que cette initiative se tient avec le soutien financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Elle inaugure également des séries de formation qui se tiendront dans les cinq régions du pays, à l’intention des acteurs communaux.
Pour rappel, l'ANFCT est une structure de support créée notamment pour assurer la formation des élus locaux et de l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus de décentralisation. Elle a débuté officiellement ses activités cette année, après son inauguration en septembre 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, un partenariat tripartite entre le ministère de l’agriculture, Bank of Africa (BOA-Togo) et Sunu Bank veut appuyer le secteur agricole. Signée mercredi 19 juin, cette convention devrait permettre aux agriculteurs d'accéder à des crédits avantageux, pour l'acquisition de machines modernes. Les fonds seront alloués à divers maillons de la chaîne de valeur agricole, incluant les intrants, la mécanisation et les systèmes d'irrigation.
Dans ce cadre, BOA-Togo lancera une ligne de crédit-bail pour 50 tracteurs et accessoires sur 5 ans, facilitant ainsi l'équipement des producteurs. Sunu Bank pour sa part assurera la garantie commerciale des équipements. Un volet « formation » permettra d’accompagner les entrepreneurs agricoles dans l'utilisation et l'entretien des nouvelles technologies.
En marge de ce nouvel accord, Antoine Lekpa Gbegbeni, ministre en charge de l’agriculture, a souligné l'engagement de son département à renforcer le soutien technique et financier aux acteurs agricoles, en facilitant la constitution de dossiers solides et en promouvant une éducation financière adéquate.
Pour l’Etat, ce partenariat s'inscrit dans une stratégie plus large visant à augmenter la productivité agricole à travers la mécanisation. Le Togo prévoit en effet la construction de six centres régionaux de mécanisation agricole pour soutenir cette initiative ambitieuse.
Ayi Renaud Dossavi
L’Office Togolais des Recettes (OTR) va vendre aux enchères publiques, 76 véhicules comprenant 71 motocyclettes et 5 automobiles, mardi 25 juin 2024.
Selon un communiqué du Commissaire général de l’OTR, Philippe Tchodié, rendu public, l’opération se déroulera à la Division des Opérations Douanières Régionales des Plateaux, située à Atakpamé. Elle est ouverte au public, et alignée sur la règle du « plus offrant et dernier enchérisseur ».
« Pour participer, chaque intéressé devra s’enregistrer en payant une somme non remboursable de 5000 FCFA à la Division des Opérations Douanières Régionales des Plateaux à Atakpamé. Cette quittance sécurisée garantit l’enregistrement des adjudicataires et doit être obtenue avant la clôture de l’enregistrement », a précisé l’administration fiscale qui rappelle que « les acquéreurs potentiels devront s’acquitter du montant total de leur enchère sur place, majoré de 12% ».
Pour rappel, ces ventes organisées par le fisc concernent principalement des véhicules issus de saisies ou en souffrance aux douanes.
Esaïe Edoh
Le Togo, à l’instar de la communauté internationale, commémore ce mercredi 19 juin, la Journée internationale de lutte contre la drépanocytose. Cette année, les manifestations officielles se déroulent dans la ville de Kpalimé, avec des activités de sensibilisation et de dépistage gratuit.
Environ 16 % de la population togolaise est touchée par cette maladie, qui est la première maladie génétique au monde. À cette occasion, le Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires du Togo, en collaboration avec ses partenaires, offrira à 600 jeunes élèves, apprentis et déscolarisés de Kpalimé, un dépistage gratuit et des séances de sensibilisation aux mesures de prévention.
Le Togo se distingue en Afrique pour avoir dédié un centre de recherche et de soins à la lutte contre la drépanocytose. Le directeur du centre, Dr Hèzouwè Magnang, médecin hématologue et maître-assistant en hématologie à l’Université de Lomé, a reçu le 18 juin une délégation de FORTIS HEALTHCARE LIMITED, une entreprise indienne spécialisée dans la lutte contre cette maladie, a appris Togo First.
Au regard des progrès réalisés par le Togo, notamment avec le programme de dépistage néonatal de 50 000 nouveau-nés, la délégation indienne a proposé un partenariat pour une assistance allant du dépistage aux traitements adaptés, à moindre coût. Cette offre a été favorablement accueillie, et les modalités de la collaboration sont en cours de définition, apprend-on.
Au service de pédiatrie du CHU-SO, où on continue d'offrir des soins appropriés aux enfants atteints de drépanocytose, de cancers infantiles et autres maladies du sang, la délégation a discuté avec les professeurs Jules Guedenon et Adama Gbadoe. Ils ont exprimé le besoin de mécanismes de diagnostic avancés et de soins moins coûteux. Les membres de FORTIS HEALTHCARE LIMITED ont proposé des solutions, incluant la mise en place d'échanges virtuels réguliers entre professionnels togolais, indiens et américains pour discuter des cas cliniques.
Ces initiatives témoignent d'un engagement fort et d'une collaboration internationale pour améliorer la prise en charge des patients drépanocytaires au Togo, souligne-t-on.
Le Togo va bénéficier d’un fonds de 200.000 dollars, soit 122 millions FCFA du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour assurer la formulation de sa Stratégie climatique chiffrée. L’annonce de cet appui financier a été faite le mardi 18 juin 2024 à Lomé, à l'occasion de la validation nationale de la vision du développement à long terme à faible émission de carbone et résilient au climat.
Cette enveloppe, selon Seynabou Diaw, représentante résidente adjointe du PNUD au Togo, est la réponse à la récente requête soumise par le pays ouest-africain au partenariat mondial sur les Contributions Déterminées au niveau national (CDN Partnership). « Les démarches sont en cours afin de mettre à disposition de votre département toute l’expertise technique nécessaire pour la formulation d’une stratégie chiffrée », a-t-elle précisé.
Cette stratégie qui sera élaborée grâce à ce financement permettra au Togo de faire un pas de plus vers la mobilisation des ressources nécessaires évaluées à 6 milliards FCFA pour assurer sa résilience climatique.
Le Togo va bénéficier de 200 000 USD supplémentaires du @pnudfr pour la formulation d'une stratégie climatique chiffrée. C'est l'annonce faite ce matin par @NabouDiaw1 lors de l’atelier de validation nationale de la vision du dvlpmt à long terme à faible émission de carbone. pic.twitter.com/Ctz3cGx3VQ
— Pnud Togo (@PnudTogo) June 18, 2024
Il faut noter que l’enveloppe de 6 milliards FCFA sollicitée par le Togo devrait servir à atténuer les effets dévastateurs du changement climatique et promouvoir une résilience au sein des communautés vulnérables, selon le ministère de l’environnement et des ressources forestières.
Cet appui du PNUD s’ajoute à d’autres que la branche onusienne a déjà apportés au pays côtier, notamment le financement des projets communautaires dans le domaine de la protection de l’environnement à hauteur de 146 millions en 2022. La branche onusienne soutient également la politique de reboisement du gouvernement togolais.
Esaïe Edoh
Le Trésor public du Togo se tourne une fois de plus vers le marché financier régional coordonné par Umoa-titres, pour mobiliser des fonds. Le 24 juin prochain, l'État togolais va clôturer une nouvelle sortie au cours de laquelle il prévoit de lever 30 milliards FCFA à travers une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).
Cette opération permettra au pays de lever 10 milliards FCFA via l'émission de BAT d'une valeur nominale de 1 million FCFA, stipulés sur une maturité de 364 jours et à taux d’intérêt multiple. Les 20 milliards FCFA restants seront mobilisés grâce à des OAT ayant 10 000 FCFA comme nominal et émises sur des maturités de 3 et 5 ans, et offrant des taux d'intérêt respectifs de 6,15% et 6,40%.
Les fonds récoltés serviront à financer le budget 2024 du Togo, qui s’équilibre en ressources et en charges à 2 179 milliards FCFA. Cette nouvelle opération s'inscrit dans la stratégie du pays de diversifier ses sources de financement pour soutenir son développement économique, indique-t-on.
Notons que cette année, le Togo a déjà mobilisé 430 milliards FCFA sur le marché régional, soit environ 71% de son objectif annuel de 607 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Les consommateurs togolais ont jusqu'au dimanche 23 juin pour contribuer à l'Enquête de satisfaction Clients 2024 de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) sur les services télécoms.
Cette opération, lancée le 3 juin dernier, vise, comme à l’accoutumée, à évaluer la qualité des services offerts par les opérateurs de services fixes, mobiles et postaux, ainsi que par l’ARCEP elle-même.
Ainsi, selon le gendarme des télécoms, “l'objectif principal de cette enquête est de mesurer la satisfaction globale des consommateurs, des usagers et clients du secteur de communications électroniques et des postes.”

Les résultats de cette enquête permettront de prendre le pouls du niveau de satisfaction des consommateurs, sur les différents services fournis par les opérateurs télécoms du paysage togolais.
On peut prendre part à l'évaluation via plusieurs plateformes et canaux, notamment à partir de ce lien.
Ayi Renaud Dossavi
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En 2022, le Togo était le deuxième pourvoyeur de flux d'investissements directs étrangers (IDE) nets vers son voisin le Bénin. Le pays était derrière la Chine, premier pourvoyeur d’IDE, de loin. Selon les statistiques de la BCEAO sur le Bénin, respectivement la Chine, le Togo et le Liban étaient les trois principaux pourvoyeurs des flux d'investissements directs nets au Bénin en 2022. Ils étaient suivis dans l’ordre par le Burkina Faso, l'Inde, le Maroc, le Brésil, le Congo et la Suisse.
Le flux d’IDE net représente la différence entre les investissements directs étrangers entrants dans un pays et les investissements directs sortants allant vers ce pays. Pour la période considérée, ce mouvement d’investissements a représenté au final, un gain net de 35 milliards FCFA pour le Bénin.

Dans le détail, c’est surtout dans le secteur des services assurantiels et d’intermédiation ( “intermédiation financière, assurance et retraite”) que le Togo a été gros pourvoyeur, avec un flux de 41 milliards FCFA au total, vers son voisin oriental, ce qui a fait pencher le solde en faveur du Bénin.
En effet, en sens inverse, le Bénin a injecté des IDE vers le Togo pour des investissements à hauteur de 5,9 milliards FCFA cette même année. Un flux concentré dans le secteur du commerce de gros et détail, où les opérateurs béninois ont investi 4,9 milliards FCFA au Togo, suivi, très loin derrière, par les secteurs de l'industrie manufacturière (564,3 millions FCFA), de la communication (406 millions FCFA vers le Togo), et enfin les transports et entreposage (30 millions FCFA).
Ayi Renaud Dossavi
Après un “progrès notable” enregistré l’année dernière, le Togo améliore de nouveau son indice de développement humain (IDH). Le pays a fait évoluer ce dernier de 0,539 en 2022 à 0,547 en 2023, malgré un recul d’une place au classement mondial (162ème contre 163ème).
Ces indicateurs ont été dévoilés au grand public ce mardi 18 juin à Lomé, à la faveur du lancement officiel au Togo du dernier rapport sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La cérémonie, présidée par la ministre Secrétaire générale de la Présidence de la République, a mobilisé pour l’occasion, plusieurs membres du gouvernement, autorités locales et traditionnelles, diverses couches sociales et des représentants du système onusien.
C'est dans une salle archi-comble que le #HDR2024 du @pnudfr a été officiellement lancé par Mme @SandraA_JOHNSON au nom du @PresidenceTg, en présence des membres du @GouvTg, partenaires techniques & financiers, étudiants & groupes de ♀️ bénéficiaires des divers programmes au ??. pic.twitter.com/IdtI8ICgLF
— Pnud Togo (@PnudTogo) June 18, 2024
Premier de l’espace Uemoa
Selon le rapport, le pays, qui enregistre une augmentation de 13% de son indice sur la décennie, consolide sa position de leader du classement Uemoa, devant la Côte d’Ivoire et le Sénégal, et se place au pied du podium ouest-africain, devancé uniquement par le Cap-Vert, le Ghana et le Nigéria.
“Des progrès remarquables”, salués par Sandra Ablamba Johnson avant de rappeler que “le Togo a clairement fait le choix d’un développement centré sur l’humain”.
Pour la représentation onusienne, plusieurs facteurs expliquent cette amélioration. De la “création d’un cadre institutionnel fonctionnel avec plusieurs programmes pour promouvoir l’entrepreneuriat” au “développement des secteurs des économies bleue, verte, circulaire et numérique”, en passant par “la promotion de l’inclusion économique et financière des femmes”, ou encore “l’engagement à la lutte contre le réchauffement climatique, la promotion des énergies renouvelables”, le Togo a multiplié les initiatives.
“Nous pouvons faire mieux”
"Ce rapport est un cri de ralliement : nous pouvons et devons faire mieux", a pour sa part déclaré la représentante résidente du Pnud au Togo, Binta Sanneh, qui a félicité le pays pour ses avancées notables malgré les défis globaux.
Pour rappel, la dernière livrée du rapport a concerné plus de 190 pays et territoires, dressant un bilan du monde polarisé actuel, et étudiant de nouveaux modes de coopération, dans le but de “briser l’impasse”.
Octave A. Bruce
Les visas d’entrée au Togo et en république de Sao-Tomé-et-Principe sont désormais supprimés. Les deux pays ont signé un accord à cet effet ce mardi 18 juin 2024 à Lomé.
Selon la diplomatie togolaise, les titulaires de passeports diplomatiques, de service et ordinaires seront les bénéficiaires de cet accord. « A travers l’accord signé ce jour, les titulaires de tous les types de passeports pourront voyager réciproquement dans les deux pays, sans visa pour des séjours n’excédant pas quatre-vingt-dix (90) jours », précise le ministère togolais chargé de la coopération.
La signature de cet accord, d’après les diplomates des deux pays, Robert Dussey (ministre des affaires étrangères du Togo), et Gareth Haddad do Espiritu Santo Guadalupe, (ministre des affaires étrangères, de la coopération et des communautés de Sao Tomé-et-Principe) permettra aux citoyens des deux pays d’intensifier leurs échanges dans les domaines économique et touristique. Elle devrait aussi contribuer à renforcer les liens de coopération et d’amitié entre Lomé et Sao Tomé.
Esaïe Edoh