Cette semaine, le Fonds d'Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) a formé du 2 au 4 avril, 160 chefs d'entreprises artisanales, en renforçant leurs capacités dans les techniques entrepreneuriales et managériales.
La rencontre, organisée par le ministère du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale à la Maison des Jeunes de Lomé, en collaboration avec le Fonds (FAIEJ), visait à doter les maîtres artisans de connaissances approfondies en gestion d'une entreprise artisanale.
Les thèmes abordés incluent la gestion et la gouvernance d'une entreprise, les notions fondamentales du modèle économique, le marketing de service, la fiscalité et la charte des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Il est attendu que ces compétences permettent aux participants de garantir la viabilité et la pérennité de leurs activités artisanales, dans un environnement économique en constante évolution.
Le lancement des travaux s’est fait sous la présidence de Mensah Koffi Vinyo, directeur de cabinet du ministère du commerce, en présence de la directrice générale du FAIEJ, Gbadamassi-Mivedor Sahouda, ainsi que du président de la Chambre Régionale des Métiers du District Autonome de Grand Lomé (DAGL), Prince Sémanou.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo rassemble ce jeudi 04 avril 2024, les experts de plusieurs pays de la sous-région, pour plancher sur un texte visant l’élimination du mercure. C’est dans le cadre d'un atelier régional axé sur l’examen et la validation des modèles réglementaires sur le commerce du mercure élémentaire et les produits contenant du mercure ajouté.
Les travaux de deux jours, sous l’égide du ministère togolais de l’environnement, réunissent des experts et des représentants du Togo, du Burkina Faso et du Sénégal, ainsi que des représentants de plusieurs autres pays du continent, de l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) et du Secrétariat de la convention de Minamata sur le mercure et de l’ONU Environnement.

La rencontre devrait permettre à ces acteurs d'élaborer des textes juridiques, des modèles s'inspireront d’autres pays pour éliminer définitivement le mercure. « La tenue de cet atelier est motivée par la mise en œuvre du programme sur le mercure. Le programme des Nations Unies pour l'environnement, à travers la convention de Minamata sur le mercure, a financé ce qu'on appelle le Specialised international program (SIP) pour éradiquer le mercure. À travers cela, des réglementations doivent être élaborées afin de limiter les dégâts que le mercure est en train d'engendrer un peu partout dans le monde », selon Pathé Dièye, Coordinateur général du Programme Spécifique International (SIP) sur le Mercure.
A cet égard, « le Togo a été choisi parce qu'il y a d’éminents experts juristes qui sont là et qui vont élaborer des modèles de texte ».
Selon les experts, il ne s’agit pas seulement d’éliminer le mercure, mais aussi de trouver des substituants viables, pour faciliter leur adoption par les populations, et d’appuyer les mécanismes de suivi et de surveillance, notamment avec un appui en appareil de protection.
Pour le Togo, ce n’est pas la première action menée en matière d'élimination du mercure dans le cadre de vie des citoyens. Il y a deux ans, les acteurs et spécialistes planchaient également sur un plan d'action aux fins d’éliminer le mercure dans le secteur minier.
Ayi Renaud Dossavi
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Au cours des trois premiers de cette année, 4503 nouvelles entreprises ont été créées au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) selon les compilations effectuées par Togo First. Ce chiffre est en baisse de 3%, rapporté aux 4 655 sociétés formalisées au premier trimestre 2023.
Selon les statistiques du CFE, en janvier 1546 entreprises ont été créées contre 1636 en 2023. En février, 1470 ont été déclarées et 1487 en mars contre respectivement 1420 et 1599.
Sur les 4503 sociétés lancées, 3810, soit 85% du total, sont portées par des Togolais contre 693 par des étrangers. On note également que la part des femmes est évaluée à 30%, correspondant à 1372 entreprises créées.
Ce chiffre de création d’entreprises enregistré entre janvier et mars, bien que reflétant une tendance baissière, peut être mis à l’actif des réformes opérées par les autorités togolaises pour améliorer le climat des affaires. On note par exemple la réduction du délai et du coût de création des entreprises, la digitalisation des procédures de formalisation et autres.
Esaïe Edoh
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“Dans un monde marqué par des tensions et diverses incertitudes, au sein d'une sous-région confrontée à des crises variées et à une montée de l'extrême violence, notre pays, le Togo, a choisi de construire des ponts plutôt que d'ériger des murs, tant sur le plan politique que financier," a insisté Victor Dogbé, Premier ministre, ce jeudi 04 avril 2024, lors de l'ouverture du 1er Forum d'Investissement de la CEDEAO à Lomé.
Plus de 400 participants – décideurs, entrepreneurs, et bailleurs de fonds – se penchent sur une question cruciale : comment transformer les économies de la région dans un contexte mondial et régional difficile ?
Ce rendez-vous de Lomé qui se tient du 4 au 5 avril 2024 survient dans un contexte tendu, marqué par l'annonce choc du retrait des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO. Une annonce qui menace de redessiner les alliances économiques et de remettre en question la participation de ces pays au capital de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).
La Banque, qui cumule plus de 4 milliards de dollars et 200 projets financés, veut jouer à travers cet événement plusieurs coups : mobiliser et fédérer les investisseurs privés pour que, dérisqués, ils prennent le relais des investissements dans la sous-région alors qu’elle pourrait se retrouver à bout de souffle face aux besoins de plus en plus grandissants, susciter davantage d'intérêts au sein de ses actionnaires qui jusque-là, montrent moins d’enthousiasme en termes d’engagements, faire la cour aux investisseurs non-régionaux qui n’ont toujours pas sauté le pas alors que 30% du capital leur sont destinés, et faire aussi une opération de self-branding pour plus de visibilité. Mais, aussi contribuer aux débats actuels dans la sous-région, dans une perspective d’apaisement.
“Le forum sert de plateforme pour que les investisseurs et les promoteurs convergent, collaborent et livrent des projets transformationnels qui inspirent la croissance économique et positionnent la région de la CEDEAO comme une destination privilégiée pour l'investissement. Investir dans les économies en développement n'est pas juste une question de générer des profits, c'est créer une croissance durable, réduire la pauvreté et bâtir un meilleur futur pour tous”, a détaillé d’entrée George Agyekum Donkor, Président de la Banque.
L'objectif est clair : combler un déficit d'investissement estimé à 12 milliards de dollars par an, vital pour soutenir le développement économique des 15 pays membres, dans un contexte de besoins accrus.
Ainsi, pendant deux jours, les discussions vont graviter autour de thématiques aussi essentielles que la sécurité alimentaire, le développement d'infrastructures durables et l'exploitation de l'économie verte comme levier contre le chômage des jeunes. Autant de sujets qui, loin d'être de simples points à l'ordre du jour, représentent des défis majeurs pour l'avenir d’une région d’Afrique de l'Ouest qui a vu, en 2023, sa croissance ralentir, passant de 3,9 % à 3,7 %, une tendance inquiétante qui met en lumière la fragilité de ses économies face aux chocs extérieurs et internes. L'inflation, ayant atteint un pic de 20 %, contre 17,3 % l'année précédente, soulève tout autant des questions sur la capacité des États à maintenir la stabilité des prix et à protéger le pouvoir d'achat des populations.
Une situation que reconnaît d'ailleurs le Premier ministre togolais : “Nos institutions régionales, souvent perçues par la population comme éloignées des réalités, semblent jouer un rôle limité dans la vie quotidienne des gens, du moins selon cette perception”. La cheffe du gouvernement a salué “ la nouvelle dynamique qui se met en place,” avec ce premier forum, promis à être une plateforme de dialogue et d'action.
“Nous réitérons notre engagement à y contribuer fortement, en particulier en partageant notre expérience et surtout en mettant en avant l'influence forte de son excellence, M. le Président de la République,” a insisté le Premier ministre.
Fiacre E. Kakpo
A l’occasion de sa première sortie du 2è trimestre sur le marché des titres publics de l’Umoa, l’Etat du Togo veut mobiliser 30 milliards FCFA. Le Trésor public du pays vient de lancer une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui sera bouclée le 12 avril prochain.
A travers cette nouvelle opération, le pays côtier prévoit de collecter 15 milliards FCFA sur les BAT dont le nominal est 1 million FCFA, émis sur les maturités de 91 et 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les 15 milliards FCFA restants devraient être mobilisés sur les OAT au nominal 10.000 FCFA et rémunérées au taux annuel de 6,40% sur la maturité 5 ans.
Les ressources à engranger sur le marché des titres publics de l’UMOA, serviront au financement du budget du Togo, Gestion 2024, qui s'équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA.
Rappelons que, l'ambition du pays pour le compte du 2è trimestre 2024 est de collecter 195 milliards FCFA après avoir emprunté 194 milliards au cours des 3 premiers mois de l’année.
Esaïe Edoh
Au Togo, les prochaines élections, double scrutin décidé pour les législatives et régionales, n'auront plus lieu le 20 avril comme initialement prévu. Ces dernières vont connaître un "léger" report, selon le gouvernement. "Le gouvernement procédera à un léger réaménagement du calendrier des élections législatives et régionales initialement prévues le 20 avril 2024", indique-t-on, à la suite d'une rencontre entre le Chef de l'État togolais, Faure Gnassingbé, et le Bureau de l’Assemblée nationale.
Ce report fait suite aux débats suscités par la récente loi votée par l'assemblée, devant faire basculer le pays dans un régime parlementaire. Le n°1 togolais avait mis un coup de frein à ce projet en fin de semaine dernière, en demandant une deuxième lecture du texte à l'assemblée. Ce dernier a ainsi encouragé « les députés à rester à l’écoute de tous les acteurs concernés, en vue de tenir compte de toutes les contributions tendant à enrichir la Constitution », rapporte la présidence.
Ceci intervient alors que l'assemblée actuelle est en fin de mandat, et qu'on attend les nouvelles élections pour renouveler le Parlement. Les nouvelles dates des élections législatives et régionales ne sont pas encore annoncées.
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Les ministres de l’énergie du Bénin, Ghana, Nigéria et Togo étaient en conclave à Lomé le mardi 2 avril 2024.
Objectif des représentants de ces pays couverts par le projet Gazoduc : définir de nouvelles stratégies d’approvisionnement en gaz afin de combler le déficit énergétique actuel de la sous-région.
Les participants aux assises de Lomé ont posé les bases de l’élaboration des stratégies urgentes et envisagé des solutions innovantes pour remédier au déficit énergétique. La démarche in fine permettra de surmonter “sans délai” la crise énergétique que traversent les pays ouest africains.
Dans quelques heures à Lomé, une réunion du Comité des Ministres du Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest (GAO) se tiendra pour discuter des stratégies d'approvisionnement en gaz visant à pallier le déficit énergétique actuel de la sous-région.
— Mila AZIABLE (@MilaAziable) April 2, 2024
Il est crucial que les principaux… pic.twitter.com/wi7hsfeGMQ
En effet, depuis janvier 2024, une crise de l’énergie secoue la région. Et selon les ministres des pays touchés, elle est due principalement au manque d’approvisionnement en gaz naturel.
« Les perturbations de l’approvisionnement en gaz pénalisent nos activités quotidiennes. À titre d’exemple, la demande en gaz naturel au Togo est actuellement de 35 000 MM BTU par jour, mais seulement 5 000 à 15 000 MM BTU par jour sont fournis, voire rien du tout à certaines périodes », a relevé Mila Aziablé, ministre déléguée en charge de l’énergie au Togo.
L’officielle togolaise note par ailleurs que le défaut d’approvisionnement engendre des coûts de production d’électricité nationale très élevés « lorsque les combustibles de substitution au gaz naturel sont disponibles ».
Face à cette réalité, les ministres de l’énergie vont adopter et signer des résolutions visant à renforcer l’approvisionnement en gaz naturel au profit des centrales thermiques des pays de la sous-région.
Il faut noter que le projet de gazoduc de l’Afrique de l’Ouest, qui comprend 678 km de pipeline, a facilité depuis 2012, le transport du gaz naturel du Nigéria vers les centrales thermiques de production d’énergie électrique du Bénin, du Togo et du Ghana.
Esaïe Edoh
La clôture des candidatures pour le recrutement du Directeur général de la société Cyber Defense Africa (CDA) au Togo, initialement prévue pour le 31 mars dernier, est prorogée au 30 avril 2024. L’information a été diffusée le mardi 2 avril par le ministère chargé de l’économie numérique et de la transformation digitale, initiateur de l’appel à candidature en février dernier.
Le futur directeur général sera chargé de coordonner les activités de cette société au Togo. De fait, il devra travailler en « étroite collaboration avec le Conseil d’administration pour définir et exécuter les objectifs stratégiques de la société et améliorer l’efficacité opérationnelle ».
Le Top manager recherché doit justifier d’au moins 10 années d’expérience professionnelle réussie dans le domaine de la cybersécurité. A sa prise de fonction, il aura pour mission d’identifier de nouvelles opportunités commerciales et de partenariats pour étendre la portée et les sources de revenus de l’entreprise à la fois au Togo et à l’étranger.
Rappelons que la CDA, créée en 2019, est une joint-venture entre le gouvernement et le spécialiste polonais de la cybersécurité Asseco. Le projet, débuté en 2020, a la particularité d’avoir à la fois un SOC (Centre des opérations de sécurité) et de gérer le CERT (Centre de réponse aux incidents de cybersécurité) national togolais.
Esaïe Edoh
Après avoir réussi à mobiliser 194 milliards de FCFA au cours du premier trimestre sur le marché des titres publics de l'UMOA (Umoa-titres), représentant environ 32% de son objectif annuel de 607 milliards de FCFA, le Togo s'est fixé de nouveaux objectifs pour le trimestre qui débute. Selon le calendrier provisoire des émissions par adjudication des États membres de l'UMOA pour le deuxième trimestre de l'année 2024, le pays envisage de lever 195 milliards de FCFA pour financer son budget courant.
Ainsi, dès le 12 avril, sont programmées deux émissions : un Bon Assimilable du Trésor (BAT) de trois mois pour un montant de 15 milliards de FCFA, et une Obligation Assimilable du Trésor (OAT) de cinq ans d'une valeur de 15 milliards de FCFA.
La seconde émission du mois, prévue pour le 26 avril, veille de la fête de l'indépendance du Togo, devrait permettre au pays de lever 15 milliards de FCFA via un BAT d'un an et 15 milliards de FCFA via une OAT de trois ans.
Le mois de mai s'ouvrira le 10 mai 2024, avec une émission de BAT de 10 milliards de FCFA sur trois mois et une OAT de trois ans pour 15 milliards de FCFA.
Le 23 mai, le Togo prévoit l'émission de trois titres - un BAT de 12 mois et deux OAT, l'une de trois ans et l'autre de cinq ans, pour un montant total de 45 milliards de FCFA.
Le 7 juin, le Trésor public togolais compte mobiliser en tout 35 milliards de FCFA pour répondre aux besoins du budget national, à travers trois émissions : un BAT de six mois pour 15 milliards de FCFA, un autre BAT de 12 mois, et une tranche d’OAT de sept ans pour 10 milliards de FCFA.
Le trimestre se clôturera par l’émission de deux autres titres : un BAT de six mois pour 15 milliards et une OAT de cinq ans, pour lesquels les autorités togolaises espèrent recueillir 15 milliards de FCFA chacun.
Cependant, ces émissions interviennent dans un contexte où la dette publique du Togo suit une tendance ascendante, s'approchant de nouveau du seuil de 70% fixé par la communauté. Cette situation est principalement attribuable à l'augmentation du coût de l'endettement au cours des deux dernières années sur le marché régional.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les travaux de construction de l'hôpital Mère-enfant de Bè (banlieue sud de Lomé) pourraient être achevés bientôt au regard de l’avancée du chantier. L’évolution a été constatée en fin de semaine dernière par la ministre, Secrétaire générale du gouvernement, Sandra Ablamba Johnson.
Les travaux qui ont débuté en décembre 2021, sont réalisés à 95% selon le chef canton, Mawuko Déla Aklassou. Ils devront par ailleurs être achevés avant le délai requis, à en croire Yawo Agbessi Tsogbe, directeur général de TTTI (Togolaise de Tous Travaux d'Ingénierie), entreprise chargée de la réalisation du chantier.
En marge de la remise du don de vivres du chef de l'État aux communautés chrétiennes et musulmanes du Grand Lomé, par Madame @SandraA_JOHNSON, Ministre et Secrétaire général de la Présidence de la République, une visite a été effectuée sur le chantier de construction de l'hôpital… pic.twitter.com/pFOCbXdadw
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) April 2, 2024
L’ouvrage en réalisation en plein cœur du canton de Bè, occupe une surface de 1200 m2 et est prévu pour abriter deux services spécialisés, précisément la maternité et la pédiatrie. D’une capacité d’accueil de 100 lits, « cet hôpital va contribuer à l’amélioration de la qualité de soin en matière de santé de la mère et de l’enfant et décongestionner l’actuel hôpital de Bè », d’après Azobua Abewou-Adzeoda, la directrice générale de l'hôpital de Bè.
Des hôpitaux Mère-enfant sont également en construction dans d’autres localités des 5 régions administratives du pays avec pour objectif principal d'améliorer les capacités techniques des hôpitaux en matière de réanimation pédiatrique et néonatale, afin d'assurer une prise en charge optimale des mères et des enfants.
L’initiative est pilotée par l'Institut national d'assurance maladie (INAM), dans un cadre de partenariat public-privé et devrait contribuer à l'accès universel aux soins au profit des populations.
Esaïe Edoh
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