Au Togo, les 23 entreprises du secteur extractif auraient rapporté environ 13,2 milliards FCFA à l’État en 2017. Sur ces fonds, 86% ont été directement alloués au budget national (dont près de 75% provenant du secteur minier et quelque 12% du secteur des carrières). Le reste des ressources provient du secteur d’exploitation des nappes souterraines (6,7%), de la commercialisation de l’or (6,5%) et de l’extraction artisanale, qui représentent 0,1% des revenus budgétaires provenant du secteur extractif.
L’information émane de la présentation du Rapport ITIE-TOGO 2017 (Initiative de pour la transparence des industries extractives pour le Togo), actuellement en cours de validation. Le texte a été présenté hier, lundi 30 novembre 2020, à la faveur de la 35e réunion ordinaire du Comité de pilotage de l’ITIE-Togo.
Dans l’ensemble, le Conseil d'administration de l'ITIE a conclu que « le Togo a globalement fait des progrès significatifs dans la mise en œuvre de la Norme ITIE ».
« Les contrats miniers ont été publiés au Togo, comme les permis d'exploitation des entreprises minières, disponibles sur les sites de la direction générale des mines et de la géologie (...). De façon générale, les entreprises ont déclaré les vrais actionnaires. », relève entre autres Didier Kokou Agbemadon, coordonnateur national de l'ITIE-Togo.
De même, « les entreprises ont publié leurs états financiers, surtout les entreprises d'État. », se réjouit-on.
Notons que le document a été présenté au ministre délégué auprès du Président de la République en charge de l’Énergie et des Mines, Mila Aziable, qui a ouvert la rencontre.
Cette dernière a ainsi réitéré la volonté du gouvernement d'assainir le secteur, et « œuvrer ensemble pour que l’ITIE devienne un modèle de bonne gestion du secteur extractif, et dans la gestion des finances de l’État ».
Ayi Renaud Dossavi
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Misant sur un secteur privé qui s’engage dans des innovations, le gouvernement a reçu lundi 30 novembre 2020, l’onction des députés pour ratifier l’accord de Bangui qui institue l’Organisation Africaine de la Propriété intellectuelle (OAPI).
Ce texte qui prend en compte les nouveaux traités internationaux relatifs à la propriété intellectuelle, « est un outil juridique qui permet au Togo de mieux protéger les inventions et les créations ainsi que de lutter efficacement contre la contrefaçon, notamment celle des produits pharmaceutiques », indique-t-on à l’Assemblée nationale.
Kodjo Sévon-Tépé ADEDZE, Ministre togolais du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, fait savoir pour sa part, que la ratification autorisée est une garantie de réussite surtout de l’axe 2 de la vision stratégique Togo 2025 dont l’objectif principal est de dynamiser la création d’emplois en s’appuyant sur les forces de notre économie. Avant d’ajouter qu'elle s’inscrit en droite ligne de l’ambition du pays de renforcer son attractivité vis-à-vis de potentiels investisseurs.
Notons qu’en plus du Togo, l’OAPI compte 16 pays membres que sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée Bissau, la Guinée équatoriale, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad, l’Union des Comores.
Séna Akoda
Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, annonce la mise en place d’Ellever, un programme de financement et de soutien destiné aux femmes entrepreneures africaines.
Cette initiative vise notamment à permettre à ces patronnes d'entreprise d'améliorer la trésorerie de leurs sociétés, à travers des solutions financières et des « services à valeur ajoutée », dans les 33 pays africains où il est actif.
Ellever permettra également aux entreprises ciblées « d’obtenir des prêts à des taux d’intérêt favorables ainsi que des services à valeur ajoutée tels que les formations, les opportunités de réseautage », a indiqué Joséphine Anan-Ankomah, directrice exécutive de la branche commerciale au sein du groupe bancaire.
« Nous sommes heureux de voir que le Groupe Ecobank, à travers la mise en œuvre du programme Ellever, offre aux femmes l’opportunité de prendre la place qui leur revient dans le développement économique de notre pays et même de tout le continent. Nous travaillerons avec le secteur privé pour maximiser le potentiel des femmes africaines et créer des opportunités d’affaires inclusives », a indiqué, pour sa part, Myriam Dossou-d’Almeida, ministre du Développement à la base, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, qui participait à la cérémonie de lancement.
Avant cet appui aux femmes, rappelons qu’Ecobank était déjà actif, sur le renforcement de capacité des PME africaines, en partenariat avec l’Agence de développement de l’UA (AUDA-NEPAD). Avec leur projet commun, les deux entités ambitionnent de soutenir 100 mille entreprises du continent, d’ici l’an prochain.
Ayi Renaud Dossavi
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En ligne avec son programme de sensibilisation du grand public sur les Bureaux d’Information sur le Crédit (BIC), la direction nationale de la Bceao organise une session de formation le 09 décembre prochain au profit des journalistes togolais.
D’après l’institution financière, cet organe « est une institution qui collecte auprès des organismes financiers, des sources publiques et des grands facturiers (sociétés d'électricité, d'eau et de téléphonie mobile), des données disponibles sur les antécédents de crédit ou de paiement d'un emprunteur. Il traite en outre les informations collectées à l'aide de techniques (statistiques, informatiques...) appropriées et commercialise les produits dérivés de ces informations traitées … ».
Via la formation des journalistes, l’institution représentée au Togo par Kossi Tenou vise à doter les médias d’informations suffisantes sur les principaux objectifs et résultats attendus de ladite campagne afin de solliciter leur accompagnement.
Les participants à cette session de mise à niveau maîtriseront en outre, mieux les principaux éléments du cadre réglementaire régissant le système de partage de données sur le crédit au sein de l’UEMOA. Notamment les droits et devoirs des agents économiques en la matière, ainsi que l’utilisation des rapports de solvabilité.
Séna Akoda
Le filiale togolaise d’Orabank se lance dans le e-commerce, avec un nouveau service digital qui permet d’effectuer des achats avec une carte bancaire (Visa ou Mastercard).
Cette nouvelle solution, destinée aux vendeurs disposant d'un site web, développée en partenariat avec la startup Miaplenou, « est un nouveau service permettant non seulement aux E-commerçants de pouvoir vendre mais aussi aux consommateurs de faire des paiements en toute sécurité avec les cartes bancaires Visa ou MasterCard. », explique ainsi Guy-Martial AWONA, DG d’Orabank Togo.
Pour la banque présente dans 12 pays africains, l’objectif est notamment de permettre aux acteurs togolais en ligne, de réduire leurs coûts d’exploitation, d’augmenter leur capacité de traitement d’un grand nombre de commandes, et de développer rapidement leurs ventes, cette fois-ci en ligne.
Rappelons que Miaplenou, partenaire d'Orabank sur cette nouvelle offre de service, est une start-up togolaise spécialisée dans les services d’ingénierie informatique, et E-commerce. Elle a été fondée en 2013, et se veut une “Marketplace”, à vocation sous-régionale et au-delà, mettant en relation des vendeurs et acheteurs, grâce à des services de collecte des paiements, d’expédition et de livraison des colis en ligne.
Ayi Renaud Dossavi
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Asky Airlines, l’acteur aéroportuaire panafricain basée à Lomé, délaisse le Bombardier Dash8-400, dont le dernier exemplaire (MSN 4427), a été retiré de l’exploitation la semaine dernière.
L’appareil, avec un turbopropulseur de fabrication canadienne, faisait partie des six Dash exploités par Asky, depuis son lancement il y a dix ans.
Après plus de huit ans d’exploitation, l’aéronef sera de nouveau cédé à Ethiopian Airlines, partenaire stratégique d’Asky, et devrait retourner servir dans la vaste flotte de la compagnie éthiopienne, 1er transporteur du continent. Soit, dans les vols nationaux du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique, ou sur des compagnies filiales d’Ethiopian, comme Tchadia Airlines, Malawi Airlines ou Ethiopian Mozambique Airlines.
Cette mise à jour dans la flotte d’Asky intervient 3 mois après la reprise des vols internationaux, et quelques jours après son acquisition d’un nouvel appareil, son 4è Boeing 737-800, également cédé par Ethiopian.
Ayi Renaud Dossavi
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L’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) de Barkoissi, tourné vers les métiers de l’élevage, pourrait faire sa 1ère rentrée en septembre 2021, selon les prévisions les plus optimistes de Victoire Tomégah-Dogbé, cheffe du gouvernement togolais. C’est l’instruction que la première ministre a donnée, à la faveur d’une visite de chantier en fin de semaine dernière.

Alors que les travaux de construction du bloc pédagogique sont quasiment à 40% de l’avis du Lt-Col Napo Kpandja, directeur général de l'institut, la locataire de la Primature a instruit l’entreprise exécutante de les accélérer afin que l’institut puisse accueillir sa toute première promotion d'étudiants à temps.

Selon la 1ère ministre, les travaux avancent très bien, même s’ils ont quelque peu, tourné au ralenti du fait des inondations.
Notons que les travaux mobilisent 3 milliards FCFA de l'État togolais et s’exécutent sur un site de 300 hectares. Le projet devrait à terme, booster la production de viande et de produits laitiers dans la région des Savanes, qui en la matière, dispose d’un avantage comparatif.
L’IFAD de Barkoissi devrait être le 2ème après celui d’Elavagnon dédié à l’aquaculture, à être opérationnel au Togo où les autorités ambitionnent d’en implanter dix.
Séna Akoda
Au Togo, la mise en œuvre du Threshold (Programme de Seuil) a démarré ce vendredi 27 novembre 2020, à l’issue d’une cérémonie qui a réuni des ministres, des membres de la cellule Millennium Challenge Account (MCA-Togo), des officiels américains et autres.
Avec pour objectif ultime la réduction de la pauvreté et l’accélération de la croissance économique, ce programme au titre duquel le Togo a obtenu 35 millions $ sous forme de don, misera essentiellement sur deux piliers : les Tics et le foncier.
Ainsi, vise-t-on dans le cadre du Threshold, l’amélioration de l’accès aux TICs et à un internet de haute qualité à des coûts abordables, la promotion des investissements privés, le développement d’un régime de régulation indépendant, l’extension des services aux zones mal desservies et surtout l’incitation des femmes et des petites entreprises à l’utilisation des TIC.
De même, grâce à une partie des ressources allouées, le programme de Seuil fera de l’amélioration de l’accès aux terres et de la protection des droits fonciers légitimes entre autres, ses priorités.
Le coup d’envoi de la mise en œuvre de ce programme fait suite à l’engagement réitéré par Stanislas Baba, coordonnateur national du MCA-Togo, il y a moins de trois semaines, de donner un coup d’accélérateur au processus.
Séna Akoda
Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République togolaise a donné le coup d’envoi des travaux d’assistance technique du cabinet BAGE aux porteurs des projets du Forum Économique Togo-UE (FETUE), à l’issue d’une rencontre tenue le mardi 17 novembre 2020.
Cette rencontre qui a en outre, permis à la ministre de réitérer les attentes du Président Faure Gnassingbé dans le cadre de cette mission, s’était tenue à la présidence togolaise, en présence du Chef de Coopération de la Délégation de l’Union Européenne (DUE) et du Chef de mission du cabinet BAGE.
La sélection de ce cabinet, en cohérence avec l’engagement des autorités togolaises d’accompagner les porteurs des projets retenus dans le cadre du FETUE, a été faite à travers un appel à candidatures lancé par la Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National (CAON).
En ligne avec son cahier de charges, BAGE devra « mobiliser une équipe de 15 experts spécialistes dans différents domaines notamment, des experts comptables, des managers de projets, des agroéconomistes et des ingénieurs industriels. Au total, 125 projets sont retenus pour bénéficier de cette assistance technique », indique la CAON.
La mission du cabinet togolais de référence ne se résumera pas toutefois au renforcement des capacités des porteurs de projets dans la gestion d’entreprise, la gestion de la dette et sur d’autres aspects techniques pour leur permettre de mieux gérer leurs entreprises. Le prestataire accompagnera également les porteurs de projets dans la mobilisation des ressources nécessaires pour lancer leurs activités.
Séna Akoda
22 milliards FCFA dans les caisses du Trésor Public. L’émission des deux obligations de 5 et 7 ans qui vient de s’achever, a connu un engouement des investisseurs du marché régional.
Au total, les souscriptions ont atteint plus de 59 milliards FCFA. Le Trésor Public togolais ne retient que 22 milliards FCFA, en vertu de la norme communautaire qui impose aux émetteurs de n’encaisser qu’au plus 110% du montant mis en adjudication.
Selon les notes du Trésor public togolais, les fonds mobilisés devraient servir à couvrir les besoins du budget, gestion 2020, revu à la hausse, du fait de dépenses imprévues et des manques à gagner fiscaux engendrés par la crise sanitaire de la Covid-19.
Cette année, le Togo, à l’instar des autres pays de l’UEMOA, semble performer sur le marché des titres publics, en témoigne les sursouscriptions enregistrées à chaque émission.