Le Togo s’engage à l'Initiative Covax, visant notamment à accélérer l’accès des pays africains aux vaccins, dans la prévention contre la Covid-19.
Cette adhésion a été rappelée par le Premier ministre, Victoire Sidemeho Tomegah-Dogbe, dans le cadre d’une AG extraordinaire des Nations Unies consacrée à la lutte contre la pandémie, organisée par visio-conférence les 03 et 04 décembre derniers.
Ainsi, selon la cheffe de gouvernement togolais, le pays « adhère à la mise en place du dispositif "Accélérateur ACT", destiné à faciliter et à amplifier l'accès aux outils de lutte contre la Covid-19, notamment au vaccin. »
Le Togo va se doter d’une Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP), en vue de renforcer la sécurité de l’écosystème digital et protéger les usagers, notamment contre certaines formes de cybercriminalité.
La mise en place de cette structure, qui vient en application de la loi sur la protection des données à caractère personnel (votée environ un an plus tôt), a fait l’objet d’un projet de décret en conseil des ministres, hier mercredi 09 décembre 2020.
L'IPDCP pourra notamment mener des investigations et interventions, de même qu’infliger des sanctions aux contrevenants, dans le cadre de la politique gouvernementale visant à la protection des données à caractère personnel.
En outre, précise l'Exécutif togolais, la nouvelle instance garantit « que tout traitement des données à caractère personnel, respecte les droits et libertés fondamentaux des personnes physiques en même temps que les intérêts de l’État, des collectivités territoriales, des entreprises et autres entités morales ».
Ayi Renaud Dossavi
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L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) met en demeure Togocel, filiale du Groupe TogoCom pour dysfonctionnements graves et continus des services de transaction mobile T-Money et défaut d’information tant à son endroit que des abonnés.
Le régulateur qui avait brandi la menace de sanction via l’ouverture d’une procédure, passe à l’acte, notamment après avoir noté la persistance des défaillances liées au service T-money que délivre l’ex-opérateur public de téléphonie mobile.
Un dossier qui vient en rajouter une couche aux relations tumultueuses entre l’autorité régulatrice, décidée à rétablir de l’ordre dans le secteur de la téléphonie mobile, et des opérateurs pas toujours conciliants, contraints à une marche forcée vers le respect de leur cahier des charges.
D’après la décision notifiée ce mercredi à l’opérateur incriminé, les arguments fournis par Togo Cellulaire sont non convaincants et non conformes au cadre réglementaire. Aussi, considérant les désagréments causés aux utilisateurs dans leur quotidien, le comité de direction de l’ARCEP a-t-il pris la décision de mettre en demeure la société pour dysfonctionnements graves et continus des services de transaction mobile T-Money.
Sous huitaine, Togocel devra résoudre totalement et définitivement tous les dysfonctionnements de son service T-Money. Il devra informer 48 heures avant, tous les utilisateurs de son service de mobile money, des dysfonctionnements et désagréments et leur durée dans le temps.
Outre toutes ces dispositions urgentes et diligentes, l'ex opérateur public devra encore s’expliquer, dans un délai de huit jours sur son manquement répété à l’obligation d’informer le régulateur et les usagers sur la survenue des désagréments, leur nature ainsi que leur délai.
En rappel, « en cas de perturbation ou d’interruption dans la fourniture des services d’une durée de plus de deux heures, l’opérateur doit informer ses clients sur la nature du problème et le délai approximatif dans lequel le service sera rétabli », en accord avec les clauses de son cahier des charges.
Séna Akoda
Au Togo, l’autorité publique n’a pas (encore) formellement décidé d'instaurer un couvre-feu dans le Grand-Lomé pour la période des fêtes de fin d’année.
Si cette option a été recommandée par le Conseil scientifique, dans le cadre de la riposte à la Covid-19, au point de susciter de nombreuses spéculations voire inquiétudes dans le public et parmi les opérateurs économiques, elle n’a, pour l'heure, pas été actée officiellement.
Par contre, le Pouvoir public planche sur une stratégie adaptée, qui intégrerait les mesures sanitaires idoines dans le contexte des fêtes, comme l'annonce le Conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 09 décembre 2020.
A cet effet, des discussions se sont tenues, entre les autorités sanitaires et les différents acteurs concernés (leaders religieux, élus locaux, préfets, patronat, et représentants des tenanciers de restaurants et bars), pour produire une action cohérente et adaptée, en vue de définir la marche à suivre.
A ce jour, le Togo dénombre 3132 cas cumulés de Covid-19, pour 65 décès, ce qui représente 8 décès par million d’habitants.
Ayi Renaud Dossavi
Avril 2021. C’est la date fixée par le gouvernement, réuni ce mercredi 09 décembre en Conseil des ministres pour l’entrée en vigueur du Casier judiciaire informatisé.
C’est un projet initié il y a trois ans, dans la dynamique de la modernisation de la justice togolaise, qui connaîtra ainsi son épilogue.
Concrètement, il sera possible pour tous les togolais d’effectuer les formalités de demande et de paiement en ligne depuis n’importe quel terminal (un smartphone, tablette ou un ordinateur), explique le révélé du conseil des ministres.
Pour Lomé, cette réforme majeure devrait faciliter la tâche à la population qui, pour se faire délivrer le précieux sésame, rencontre de nombreuses difficultés : nécessité de se déplacer dans sa préfecture de naissance, délais longs, importants coûts annexes, entre autres.
Le gouvernement togolais planche sur plan pour mettre en valeur son littoral et son espace côtier. Un avant-projet de loi sur l’aménagement et la protection et la mise en valeur du littoral a fait l’objet d’étude en Conseil de ministre ce mercredi 08 décembre 2020.
Pour le gouvernement, il s’agit non seulement de développer le potentiel économique et touristique de cette bande littorale (comprenant environ une cinquantaine de kilomètres de côte), mais aussi, à terme, d’en améliorer la gestion.
Il s’agit ainsi, « d’adapter les règles de gestion de l’environnement aux évolutions en matière de gouvernance des territoires littoraux », et aussi de « protéger et valoriser le littoral ». Ces ambitions se matérialiseront notamment par l’adoption d’un Schéma directeur d’aménagement du littoral (SDAL).
Ce projet de loi, « vise à mettre en valeur le potentiel économique qu’offre le littoral togolais » et ce « dans le respect des règles du développement durable », souligne l’exécutif.
Dans le cadre de cette initiative, de protection et valorisation de son espace littoral, le pays bénéficie notamment de l’appui d’institutions comme la Banque africaine de développement (BAD), qui a déjà, par le passé, appuyé le projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou, le long de la côte ralliant les deux pays voisins.
Le Togo et son partenaire Européen ont parlé coopération, lors de la 21ème session du dialogue politique Togo-UE, hier mardi 08 décembre à Lomé. C’était dans le cadre de travaux co-présidés par Robert Dussey, patron de la diplomatie togolaise, et Joaquin Tasso Villalonga, représentant de la délégation Européene, en présence de plusieurs membres du gouvernement et du corps diplomatique.
Les deux parties ont traité de sujets d’intérêt commun, ainsi que des priorités du partenariat qui les lie, dans la continuité de leurs différents documents stratégiques respectifs (notamment, pour le Togo, la Feuille de Route quinquennale, 2021-2025).
Les travaux annoncent par ailleurs un renforcement de la coopération militaire et stratégique, en réponse au défi sécuritaire dans la sous-région. Ce dernier point devrait d'ailleurs être au menu, l'an prochain, lors du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement UA-UE.
« Nous sommes satisfaits de notre coopération », a déclaré Robert Dussey, au sortir de la rencontre, alors même que l’UE, pour sa part, a de nouveau salué le pays pour sa gestion « pragmatique » de la crise liée au Covid, tout en s’engageant à renforcer son assistance dans ce sens.
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Six associations et fédérations de transporteurs routiers se dotent d’une organisation patronale, la faîtière patronale togolaise des transporteurs routiers (FPT2R) à l’issue d’une assemblée constitutive mardi 08 décembre.
Ces transporteurs routiers notamment l’Union Nationale des Transporteurs Routiers du Togo (Unatrot) et l’Union des Syndicats des Conducteurs Routiers du Togo (Usycort) et la Fédération Syndicale des Travailleurs des Transports du Togo (Fesytrat) se réorganisent ainsi afin d’incarner au mieux leurs intérêts. Et, de contribuer aux efforts de modernisation de ce secteur qui occupe une place de choix dans la vision quinquennale de développement portée par le gouvernement togolais, apprend-on.
« Ce projet qui vient de voir son aboutissement, cadre avec les ambitions déclinées dans l’Axe 1 du PND qui veut faire du Togo, un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région », a déclaré Ama Aklesso, président de la nouvelle entité.
Le Secrétaire Général du ministère des Transports Dr Michel K. Tindano soulignera pour sa part, que la création d’une faîtière patronale est en cohérence avec la feuille de route 2020-2025 du gouvernement togolais, qui veut affirmer la place du pays en tant que hub logistique et de service.
La FPT2R devrait être, indique-t-on, une force de propositions pour Lomé qui ambitionnent de formaliser et professionnaliser le sous-secteur des transports et, en même temps, un acteur clé de sa modernisation.
Séna Akoda
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), institution dédiée au financement des projets de développement dans les huit pays de l’espace UEMOA, a approuvé le décaissement de 652,8 milliards FCFA en 2020.
Au Togo, l’institution régionale a financé plusieurs projets en 2020, notamment le projet d’implantation et d’exploitation d’une cimenterie par la société CIMCO SA, à hauteur de 20 milliards FCFA. Une enveloppe de 25 milliards aura été aussi accordée en vue d’apurer le passif du Togo lié l’importation de l’énergie électrique au Nigeria.
Elle a par ailleurs accompagné le pays dans le cadre de l’implantation de la centrale Kékéli Efficient Power. Non seulement elle a, avec le concours d’Oragroup, arrangé le financement de ce dispositif à plus de 65 milliards FCFA mais il est à noter qu’un an plus tôt (2019), elle avait approuvé un financement partiel de 25 milliards FCFA pour sa construction.
Très impliquée dans la transition énergétique, la BOAD a injecté également 7 milliards FCFA dans la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de puissance 30 MWC à Blitta (environ 267 km de Lomé sur la Route Nationale N°1).
Objectif : permettre au Togo de faire un bond vers son indépendance énergétique et appuyer son orientation vers les sources d’énergie propres.
Séna Akoda
Annoncée il y a quelques semaines, la loi de programmation militaire couvrant la période 2021-2025, a été adoptée mardi 08 décembre 2020 par les parlementaires togolais.
Avec cet instrument juridique, le Togo veut adapter ses forces armées aux nouvelles contingences sécuritaires, dans un contexte de plus en plus marqué par l’apparition de nouvelles menaces.
Il s’agira aussi et surtout, de planifier sur plusieurs années le montant et l’affectation des crédits ouverts en dépenses militaires comme l’achat de matériels et équipements, la gouvernance institutionnelle, le renforcement des capacités du personnel en matière de formation et des actions civilo-militaires. Notamment, en mettant l'accent sur les priorités opérationnelles et les choix capacitaires essentiels.
L’adoption de cette loi « est un message fort envoyé aux hommes et femmes engagés sur le terrain, jour et nuit pour défendre et assurer la sécurité de la nation parfois au péril de leur vie », a souligné Marguerite Gnakadè, ministre des armées.
Sur les cinq prochaines années, plus de 700 milliards de FCfa devraient être mobilisés pour couvrir les différents chantiers prévus.
Séna Akoda