Togo First

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Le Togo se classe dans le Top 10 où il s’adjuge la 6ème place des pays africains, qui améliorent leur l’environnement des affaires, selon le baromètre 2020 de CIAN, Conseil français des Investisseurs en Afrique. Une étude dont les résultats ont été diffusés ce jeudi 18 mars 2021 à la faveur de l’édition 2021 du Forum Afrique du CIAN, après un webinaire sur : « le rebond en Afrique viendra aussi des entreprises ! ». Au cours de ce forum dont la partie virtuelle s’est tenue ce jour, Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire Générale de la Présidence togolaise, ministre et Chargée du pilotage du climat des affaires, a animé un panel sur : « Le secteur privé, moteur de la relance post-Covid ».

Le Top Reformer africain et 3ème Top Reformer mondial selon le Doing Business (DB) 2020, est ainsi, avec 2,9 points, parmi les pays africains qui offrent en 2020, les meilleurs cadres incitatifs aux affaires, malgré la pandémie de Covid-19 qui a bouleversé ici et ailleurs, les prévisions de croissance et d’attrait des investisseurs étrangers. Le Togo partage cette place avec la Tunisie et le Bénin tandis qu’en Afrique de l’ouest, il est le 1er réformateur, ensemble avec ses voisins du Bénin et du Ghana, selon l’organisation patronale privée française qui rassemble les entreprises industrielles et de services, grands groupes ou PME-PMI, qui investissent en Afrique.

102 togo top performer

« Le Togo jouit désormais de la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs étrangers, raison pour laquelle certains grands groupes internationaux reconnus pour leur dynamisme ont choisi d'investir au Togo, notamment les groupes Bolloré, Eranove, Total, Olam, Canal Plus, Dangote, Agou Holding, HeidelbergCement, entre autres », déclare Faure Gnassingbé dans une adresse à la communauté des investisseurs. 

Dans la même dynamique, le Togo qui a adopté une loi des finances favorable aux affaires, a récemment annoncé la dématérialisation totale des opérations portuaires et la gratuité du raccordement à l’électricité pour les PME.

Le rapport Baromètre 2020 de CIAN révèle, sur un ensemble de 31 pays sondés, que 15 ont une note inférieure ou égale à la moyenne de 2,5 points tandis que 16 se hissent au-dessus de cette moyenne africaine. Notamment sur des critères en rapport avec les infrastructures, l’administration, l’économie, les finances, le social, les facteurs de production et le développement durable

Si le Top 5 du classement est occupé par l’île Maurice (3,3 points), le Maroc (3,2 points), Mozambique (3 points), Egypte (2,9 points) et l’Afrique du Sud (2, 9 points), la Guinée Équatoriale, le Tchad, la République Centrafricaine, la Tanzanie et la République Démocratique du Congo (RDC) se bousculent à la queue.

Séna Akoda

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La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) et Cimtogo, filiale de HeidelbergCement Group, productrice de ciments, déplorent dans deux communiqués, des systèmes d’arnaque mis en place par « des individus mal intentionnés ».

C’est ainsi que « ceux-ci promettent à leurs potentielles victimes, le démarrage ou l’accélération des travaux de branchement ou de raccordement, selon le cas, moyennant des sommes d’argent en main propre ou via des transferts Flooz ou Tmoney », détaille la CEET.

« C’est de l’arnaque ! », alerte la compagnie publique qui dit recevoir de façon récurrente, des plaintes de victimes.  Le distributeur public d’énergie électrique rappelle que la réalisation des travaux de branchements, de raccordements ou toute intervention sur les équipements de comptage. « Les paiements sont reçus aux caisses des agences de la CEET, sans facturation d’aucun frais supplémentaire et que tout paiement est constaté par un reçu émis par la CEET », indique-t-elle.

Dans le même sillage, CIMTOGO lance une alerte à ses clients à propos d’une campagne de promotion dénommée « Ciment Cadeau » qui serait en cours sur ses produits.

La société précise qu’elle « n’est pas initiatrice de cette campagne et n’est ni de près ni de loin liée aux initiateurs par un quelconque partenariat ». Au surplus, elle souligne ne reconnaître que ses partenaires, détenteurs d’agréments pour toute vente en gros de ses produits sur toute l’étendue du territoire.

Séna Akoda

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Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, en visite à Berlin depuis le début de semaine, a rencontré ce mercredi 17 mars, le ministre allemand de la coopération économique et du développement, Gerd Müller. 

Les échanges entre les deux hommes, portant sur la consolidation des liens économiques entre les deux pays, ont abouti à la signature d'une déclaration d’intention pour stimuler les réformes dans le cadre du programme Compact with Africa(CwA) du G20.   

Ce programme initié sous la présidence allemande en 2017, vise à promouvoir les investissements privés en Afrique, dans les infrastructures notamment. Dans le détail, il s’agit d'accroître l'attractivité des investissements privés en améliorant de manière substantielle les cadres macroéconomique, commercial et financier, à travers des réformes continues et ciblées. Au Togo, le CwA a permis notamment au projet d'électrification rurale Cizo d’obtenir une facilité de près de 25 millions d’euros.

1 drapeau

Pour rappel, la coopération germano-togolaise s'est essentiellement articulée ces dernières années autour des questions de décentralisation et de gouvernance locale. Deux projets d’envergure sont en cours d’exécution, le Programme d’appui à la décentralisation au Togo (PAD) conduit par la banque allemande de développement (KfW) et le Programme décentralisation et gouvernance locale (ProDeGoL) piloté par la Giz.

Klétus Situ

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Les divers acteurs de l’économie bleu sont en réflexion pour doter le secteur d’un cadre juridique supplémentaire. En effet, représentants de l’administration publique, opérateurs économiques et responsables syndicaux, ont démarré ce 17 mars à Adétikopé (banlieue nord de Lomé), des travaux portant sur le projet de convention collective des métiers de la mer.

Ces travaux, lancés par Ismaël Komi KODJO, directeur de cabinet du Ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, sont prévus pour trois jours. Ce qui devrait permettre aux diverses parties prenantes de s’accorder sur un premier document cadre prenant en compte les conditions de vie et de travail, le placement, les contrats, les congés, la formation, la gestion des conflits, les garanties sociales et la retraite des marins et autres travailleurs en mer.

indiquéPour le gouvernement, il s'agit d’une étape intermédiaire avant l’adoption finale du cadre législatif. “La convention collective des gens de mer prend en compte toute la problématique liée au travail marin. Le document qui sortira de cette rencontre fera objet d’un autre atelier de validation avant son adoption définitive par le gouvernement”, a  Matchonnawè BAKAI, directeur des affaires maritimes au Ministère des Infrastructures et des Transports. 

Du côté des syndicats, on se félicite déjà d’une reconnaissance de statut. “Il s’agit d’apporter un certain respect au patrimoine maritime en mettant en place des conditions de vie et de travail décents pour les marins et améliorer le transport en mer”, s’est réjoui Paulin Beguedou, capitaine de navigation et président de l’UMATO (Union des Marins du Togo).

En rappel, cette convention collective viendra renforcer le cadre législatif maritime que constituent la loi du 13 décembre 2006 portant code du travail de mer et celle du 11 octobre 2016 portant code de la marine marchande au Togo. 

Klétus Situ

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Le Togo, le Nigéria et le Ghana harmonisent leurs normes de compétences professionnelles dans trois domaines artisanaux à Lomé. Il s'agit de la plomberie, la maçonnerie et l'élevage de volaille.

C’est à travers un atelier de 5 jours, démarré mardi à Lomé, que les experts de ces pays voisins vont travailler sur le projet, en vue de concevoir un référentiel de métiers régional et celui des activités professionnelles.

« Le Togo va travailler sur le côté aviculture, le Ghana sur la plomberie, et le Nigéria va travailler sur la maçonnerie », explique notamment, Eké Odin, ministre togolais en charge de l'enseignement technique et de l'artisanat ; « donc au finish, le Togo aura 3 documents, et chaque pays en aura 3 ». 

A la fin des travaux, il s’agira d’obtenir des documents harmonisés, qui permettent d’assurer la validité des différents certificats de formation dans ces domaines, au Togo, Ghana et Nigéria. Ceci, en vue de faciliter l’intégration des jeunes ouvriers qualifiés de ces différents pays, quand ils migrent d’un territoire à l'autre, pour faire valoir leurs compétences, notamment dans les secteurs agricoles et de la menuiserie.

Pour rappel, ces travaux s'inscrivent dans le cadre du projet "Appui à la libre circulation des personnes et à la migration en Afrique de l'Ouest", financé par l'Union Européenne, et la Cedeao, et du projet Scale Up, financé par la Norvège. 

Ayi Renaud Dossavi

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Après avoir construit en 2019 un nouveau port de pêche, le gouvernement togolais veut se doter d’une cartographie des zones de pêche. Son objectif est de booster la rentabilité de la pêche industrielle, indique Kokou Edem Tengue, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.

Cette initiative qui devra consister à identifier les zones de pêche, s’intègre dans un vaste projet de modernisation de la pêche maritime au Togo, pour lequel il est recherché un cabinet en charge de la réalisation d’une étude de faisabilité.

Le même projet permettra de déterminer les types et nombre de navires devant exploiter les stocks des ressources halieutiques disponibles dans les eaux maritimes togolaises, proposer les infrastructures de débarquement et de conservation des produits de la pêche, et autres. Les différentes pêcheries industrielles et leur seuil de rentabilité seront également dévoilés dans le cadre de l’étude à mener.

Globalement, ce vaste chantier de modernisation de la pêche devrait s’inscrire en ligne droite avec l’ambition des autorités togolaises d’améliorer la contribution du secteur agricole à l’économie nationale.

Notons que selon une étude, le secteur de la pêche emploie au Togo plus de 20 000 personnes et contribue à environ 4,5% du PIB.

Séna Akoda

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Pour la quatrième fois consécutive, le Togo proroge l’Etat d’Urgence sanitaire, une mesure d’exception que le Chef d’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé a décrétée avec effet, à partir du 02 avril 2020, dans le cadre des mesures visant à freiner la propagation de la Covid-19.

La Représentation nationale, appelée mardi 16 mars 2021 à examiner la requête introduite par Victoire Tomégah-Dogbé à cet effet, a reconduit cette mesure afin de permettre au pays de contenir la propagation de cette maladie.

« Notre préoccupation reste la protection de nos populations et nous invitons les uns et les autres à se mobiliser pour que nous arrivions à ralentir considérablement la propagation et reprendre la marche de notre pays vers le progrès », a indiqué Yawa Tsegan Djigbodi, présidente de l’Assemblée Nationale à l’occasion de la prorogation de la mesure.

Concrètement, la mesure habilite le Président de la République à légiférer par ordonnances, assumant ainsi pour certaines raisons dont la célérité dans la prise des décisions nécessaires pour gérer la pandémie, la fonction dévolue en principe à l’Assemblée nationale.

1 prorogation

La prorogation de l’Etat d’Urgence sanitaire intervient dans un contexte où l’on assiste, surtout dans la capitale togolaise, à un rebond des cas de contaminations.

Au 16 mars 2021, le Togo a enregistré 100 nouveaux cas de contaminations. Selon les statistiques, 127 nouveaux patients ont été guéris ce mardi alors qu’on enregistrait un nouveau décès dû à la pandémie.

Séna Akoda

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La Banque Africaine de Développement (BAD) a rendu publique l’édition 2021 de son rapport sur les perspectives économiques en Afrique. Le document de près de 200 pages présente les prévisions de l’institution pour les économies africaines. Intitulé “De la résolution de la dette à la croissance : une feuille de route pour l’Afrique”, il fait un focus particulier sur la problématique de la dette et analyse les performances des économies africaines dans un contexte de pandémie. 

Pour le Togo, la BAD, confiante, table sur une reprise rapide de la croissance économique. 

Un affaiblissement continu de la pandémie et la relance économique permettraient au pays d’atteindre une croissance de 4,3% en 2021 et 5,6% en 2022. Cette augmentation du produit intérieur brut devrait être stimulée par le secteur agricole, des investissements accrus dans les transports, l'énergie et les industries.

Une inflation en hausse, la dette publique sous contrôle

L’inflation qui a plus que doublé en 2020 (passant de 0,7 % à 1,6 %) devrait, selon l’institution, connaître une constante augmentation pour atteindre 1,9% en 2021 et 2,1% en 2022. Quant au déficit budgétaire, il ne va s'améliorer que lentement. De 4% du PIB en 2021, il devrait connaître une très légère baisse à 3,4% à l’horizon 2022. 

En ce qui concerne la dette togolaise, la BAD ne semble pas inquiète, assurant que le risque de surendettement est “modéré”, bien qu’une légère hausse du ratio dette/PIB (60%) est à attendre, induite par “la reprise de l’économie et des investissements publics ainsi que le paiement des échéances différées”. En rappel, le ratio dette/PIB qui a atteint un pic de 80% en 2016 a connu une baisse significative en 2019 (à près de 69%) et 2020 (à 57,8%) grâce à la restructuration de la dette, à des extensions d’échéances et autres ajustements techniques, le rebasage du PIB.  

Klétus Situ

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Au Togo, l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) va, avec l’appui de la coopération allemande via la GIZ, injecter 800 millions FCFA dans un plan stratégique 2022-2025 visant à booster sa contribution à la performance des cadres de l’administration.

Le plan soumis à validation lundi 15 mars à l’occasion d’un atelier, décline trois axes sur lesquels les acteurs devraient agir, à savoir le renforcement de la gouvernance de l’ENA, l’amélioration des pratiques pédagogiques liées aux unités d’enseignement et la recherche de partenariat ainsi que de prestations de services.

Dans le cadre de cette vision, l'institution dirigée par Prof Adama Kpodar va se réorganiser, renforcer ses capacités institutionnelles et adapter les formations aux besoins exprimés par l’administration publique en matière de ressources humaines compétentes. « Notre mission fondamentale est de doter l'Etat de cadres de qualité et compétents pour une administration de mission », a déclaré le N°1 de l'ENA, soulignant l'importance de ce plan stratégique. 

Notons qu’une enquête du cabinet Centre de Recherche et Ingénierie en Gestion de l’Environnement et du Territoire Consulting et Service (CRIGET-CS) chargé de rédiger le document stratégique a révélé la modeste performance des cadres de l’administration, des insuffisances dans la satisfaction du service public et bien d’autres.

Séna Akoda

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Après avoir fait les choux gras des médias, Ghislain Awaga, qui a fait fortune dans le trading et amorcé depuis peu sa migration vers l’économie réelle, défraie à nouveau la chronique, mais avec des nouvelles moins bonnes.

Global Trade Corporation, la société qu’il a créée au Togo, « est confrontée à des difficultés économiques dans le cadre de ses activités ». Depuis quelques mois, elle ne paie plus ses investisseurs, la faute, principalement à une migration de la société vers l’économie réelle, selon Awaga lui-même.

Celui qui s’est bâti une réputation de « trader » passionné a en effet, amorcé une transition vers l’économie réelle en lançant des projets de construction de logements ou encore en investissant dans l’agroalimentaire. Dans le même temps, GTC rompait « officiellement » les ponts avec l’activité de trading, avait indiqué une source. Une rupture qui aurait visiblement mal tourné.

D’après le jeune CEO, qui a été contraint de confirmer ce qui était encore considéré comme une rumeur et de publier un communiqué, la situation serait « passagère ».

Cependant, tout en annonçant la reprise prochaine des paiements après l’audit des comptes, Ghislain Awaga entrevoit la perspective d’« un redressement judiciaire ».

« GTC ne ferme pas ses portes contrairement à ce que l’opinion publique pense …Le personnel vaquera à ses occupations habituelles et sera toujours là pour répondre à toutes les inquiétudes des investisseurs », rassure la société.

Hasard de calendrier ou mort programmée des sociétés promettant de gros dividendes, (jusqu’à 300% à leurs investisseurs), CACESPIC-IF, une autre entreprise évoluant dans le trading, a été déclarée en cessation des paiements début janvier 2021 et placée depuis lors en redressement judiciaire, laissant ses investisseurs dans un désarroi total.

Séna Akoda

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