Togo First

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jeudi, 17 décembre 2020 13:49

Coup d’envoi de la Quinzaine Commerciale

Un temps incertain, la 36ème édition de la Grande Quinzaine Commerciale de Lomé a finalement bel et bien démarré.

L’évènement a été officiellement lancé mercredi par le ministre du commerce, Kodjo Adedze, en présence des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), qui en est la principale promotrice.

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Covid-19 oblige, cette quinzaine se déroule uniquement sur le site d’Agbadahonou au Grand marché de la capitale, avec une batterie de mesures contre la pandémie : quatre fois moins de stands d’exposition et de restauration (64 cette année contre 270 l’an dernier), accès au site régulé, masque et lavage de mains obligatoire pour tous à l’entrée, etc…

Une innovation cependant, l’ouverture d’une plateforme d’exposition virtuelle, la e-quinzaine.

50 000 visiteurs au moins sont attendus sur les deux sites d’ici le 31 décembre.

jeudi, 17 décembre 2020 02:59

Le Nigeria rouvre ses frontières !

Le Nigeria rouvre ses frontières terrestres, après plus d'un an de fermeture à ses voisins. L'annonce, rapportée par les médias locaux, est faite par le président Buhari, qui a autorisé la réouverture immédiate de certains postes-frontières, après que le pays se soit verrouillé à ses voisins de la sous-région, officiellement pour lutter contre la contrebande, surtout de riz, et les trafics d'armes et de drogue.

Ainsi, le 8 décembre dernier, le chef d'État nigérian avait déclaré : « lors de ma rencontre avec les gouverneurs d’État aujourd’hui, j’ai expliqué que la fermeture des frontières terrestres du Nigeria était en partie une tentative de contrôler la contrebande d’armes et de drogues. » Et, « Maintenant que le message est passé avec nos voisins, nous envisageons de rouvrir les frontières, dès que possible ». C'est désormais chose faite, bien que, informe le pays, cette réouverture n'exclut pas les restrictions de l’importation de produits comme le riz.

Il s'agira donc de reprendre le trafic aux frontières de Sèmè au sud-ouest du pays (avec le Bénin), d'Illéla au nord-ouest (avec le Mali), de Mfun au sud et de Maigatari au nord-ouest. Du côté de Sèmè, la décision a été très positivement accueillie, avec une grande foule qui a envahi, sous une pluie battante, le poste juxtaposé, a-t-on pu observer sur les réseaux sociaux.

Après ces quatre points d'entrée, quatre autres devraient être ouverts ultérieurement, d'ici la fin de l'année (31 décembre 2020), selon les compléments de la ministre nigériane des finances, Zainab Ahmed.

Rappelons que cette décision unilatérale d'Abuja (août 2019), avait dans un premier temps provoqué des perturbations dans les secteurs dépendant du marché nigérian, comme chez certains exportateurs de tomate togolais.

De façon assez ironique, la fermeture nigériane aura précédé le grand verrouillage de cette 2020, terrestre et aérien, à cause de la pandémie de Covid-19. Au niveau sous-régional, il reste encore à coordonner l'ouverture des frontières terrestres. En ce sens, les pays de l'Uemoa avaient convenu de rouvrir leur frontières de façon concertée

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo, et trois autres pays d’Afrique de la sous-région vont bénéficier d’un financement de 55 millions $ (près de 30 milliards FCFA) du Canada, en soutien à la santé sexuelle et reproductive.

Les trois autres bénéficiaires sont la Côte-d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, pour des fonds qui seront consacrés à la mise en œuvre de 05 projets.

Cette facilité leur est accordée dans le cadre de la nouvelle stratégie du « Partenariat de Ouagadougou » dont les quatre pays sont membres, selon l’annonce faite par hier mardi par la ministre canadienne du développement international, Karina Gould, à l’ouverture de la session annuelle de l’organisation. Il s'agit là, de « contribuer à éliminer les barrières à l’accès aux services de santé et des droits sexuels et reproductifs », selon la responsable canadienne.

A terme, cet appui doit permettre de renforcer les capacités de près de 13 millions de femmes et de filles d’ici 2030, « à faire des choix éclairés concernant leur santé », renseigne-t-on.

« La planification familiale est devenue une composante majeure des politiques ayant pour socle la santé de la mère et de l’enfant », relève notamment Moustapha Mijiyawa, ministre de la santé togolais. 

Rappelons que le Partenariat de Ouagadougou réunit 9 pays francophones d’Afrique de l’Ouest. La structure transnationale a été lancée en 2011 au Burkina Faso, et vise à améliorer la santé sexuelle et reproductive des femmes (et filles), y compris celles qui vivent avec un handicap.

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Les tarifs d’accès aux codes USSD pour les prestataires de services vont connaître une réduction drastique, dès 2021. Ainsi en a décidé l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP) dans une décision datée du 10 décembre 2020 et rendue publique jeudi dernier.

Le gendarme togolais des marchés électroniques a plafonné les tarifs applicables au recours des prestataires de services aux codes USSD (service complémentaire de téléphonie par messagerie, par exemple achat, paiement de factures, réservation).

Le nouveau gendarme togolais des marchés télécoms fustige la politique du « deux poids deux mesures » et « à géographie variable » des deux opérateurs, qui, présents également au Bénin (Moov) et au Sénégal (Axian, actionnaire principal de TogoCom), pratiquent des tarifs nettement inférieurs à ceux du Togo. En effet, constate l’organe de régulation, le tarif d’accès facturé par le duopole culminerait à 100 FCFA au Togo.

Au Bénin, la filiale de Moov ne demanderait que 2,38 FCFA HT alors que l’opérateur Free, détenu par les nouveaux propriétaires de Togocom, n’exigerait que 5 FCFA HT au Sénégal. Un gap abyssal qui a provoqué l’ire de l’ARCEP. Et à celle-ci de sonner la fin de la récréation : « C’est pourquoi, l’ARCEP, afin de libéraliser et de vulgariser cette technologie ndlr : USSD), a pris la décision de s’aligner sur les tarifs pratiqués dans la sous-région, en baissant, de façon drastique, le seuil plafond de la session USSD à 3 F CFA HT.», lit-on dans un communiqué qu’elle a publié.

Au-delàles prestataires de services ne débourseront désormais que 250 000 FCFA pour se raccorder et se faire délivrer un code USSD afin d’opérer. Ils paieront 150 000 FCFA au titre des frais annuels de maintenance du compte USSD.

Ce tour de vis va « va booster l’entreprenariat numérique avec l’arrivée de start-ups, des PME et des fintechs qui, de façon générale, sont des entreprises jeunes qui développent et proposent des solutions innovantes utilisant les technologies du numérique, du mobile, de l’intelligence artificielle », souligne l’autorité de régulation.

La mesure, dit-elle, « est conforme à la vision portée par le gouvernement qui entend faire du digital un véritable levier de développement et d’amélioration des conditions de vie des populations, grâce à la fourniture des services à valeur ajoutée (banque, santé, assurance, transport, éducation, agriculture…) ».

 

L’ARCEP qui semble faire d’une pierre, deux coups, a par ailleurs rallongé à 180 secondes (3 minutes) la durée minimale d’une session USSD, alors que le « time out » ou le « délai de déconnexion) d’une session doit être au moins égal à 60 secondes.

Séna Akoda

KYA Energy Group, l’entreprise togolaise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de groupes et appareils électro-solaires, étend ses activités au-delà du Togo. 

En début de ce mois (du 06 au 13 décembre), la société annonce ainsi avoir livré au Mali, 06 mini centrales hybrides solaire/diesel, de sa fabrication. Les générateurs ont été réceptionnés par les autorités maliennes et de l’UEMOA. C'est au bénéfice de six localités (Foh, Ouré-Kéléya, Niaradougou, Tigui, Kondogola et Nampasso) couvrant notamment, dans le pays sahélien, les régions de Sikasso et Ségou.

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Au-delà de cette première livraison, les prestations de KYA Energy Group dans le cadre de ce projet, portent au total sur : la réalisation d’Études, fourniture, installation et mise en service de huit (8) microcentrales solaires photovoltaïques ; de 8 groupes électrogènes hybrides aux microcentrales solaires, et de lampadaires photovoltaïques. Elle doit également procéder à des travaux d’extension d’un (1) km de réseau électrique Basse tension, pour chaque localité couverte.

Pour rappel, au Togo, outre de fournir des solutions technologiques dans le domaine électro-solaire, KYA Energy Group a également contribué à la formation de centaines de techniciens en matière d’énergie solaire off-grid, à travers ses 5 académies réparties dans chaque région du pays, pour le projet d’électrification rurale Cizo.

Ayi Renaud Dossavi

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Gozem vient d’annoncer un partenariat avec l’Asia Africa Investment & Consulting (AAIC), un gestionnaire de fonds singapourien dédié en vue de lancer ses services dans la santé. Le transporteur qui revendique depuis août 2020 le statut de Super App d’Afrique a franchi un palier, ratissant large, après avoir ajouté la livraison à domicile à sa palette de services, avec le rachat de Délivroum, la plus importante application togolaise de livraison de colis.

La startup informe qu’elle « travaille en étroite collaboration », avec l’AAIC, pour intégrer prochainement des services de santé au sein de la Super App. Un partenariat favorisé par un investissement récent en amorçage du gestionnaire de portefeuilles asiatique dans Gozem.

« Gozem bénéficiera de la forte expérience de AAIC dans l'industrie de la santé en

Afrique. Nous apprécions les investisseurs qui se joignent à nous pour faire la différence avec une proposition de valeur unique, » a déclaré Gregory Costamagna,

Co-fondateur de Gozem.

Le « Uber » togolais des taxis-motos « proposera les nouveaux services de santé sur ses marchés existants, le Togo et le Bénin, ainsi que sur tous les marchés qu'il ouvrira en 2021, y compris le Gabon et le Cameroun. »

Cette nouvelle aventure semble une ouverture sur un puissant réseau qui devrait permettre à Gozem de s’appuyer sur « la vaste expérience d'AAIC dans ce secteur et sur son portefeuille d'entreprises pour identifier et lancer les services les mieux adaptés. »

« Gozem est l'une des Super App les plus abouties que nous ayons vues jusqu'à présent en Afrique avec sa solide équipe. Nous allons mettre nos connaissances et faciliter l'accès à nos entreprises en portefeuille pour accélérer la création de valeur ajoutée à son écosystème de Super App », a promis Shigeru Handa, Directeur de l’AAIC.

Et de se féliciter : « nous sommes ravis de travailler avec Gozem pour construire un écosystème solide en ce qui concerne les soins de santé ».

Séna Akoda

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD-Togo) a injecté plus de 11 millions $ dans une trentaine de projets au Togo en 2020.

L’information a été diffusée à Lomé, mardi 15 décembre 2020, au démarrage des travaux de la revue annuelle des programmes menés conjointement par le Pnud et le Togo.

Alors que la crise sanitaire liée à la Covid-19 a mis un coup d’arrêt à un certain nombre de projets financés par l’institution onusienne, une trentaine qu'elle a financée au Togo aura pris corps.

Récemment, en partenariat avec l’UNCDF, le PNUD a lancé le Fonds d’aide d’urgence à la résilience des entreprises togolaises, un projet dont la phase pilote sera exécutée sur 6 mois avec environ 350 000 $ pour atténuer les impacts économiques négatifs de la Covid-19 sur les Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), confrontées à des pertes significatives.

Alors qu’il ouvrait les travaux de la revue, Paneto Bèguèdouwe, Secrétaire Général du ministère auprès du Président de la République chargé de la Planification du développement et de la Coopération, s’est félicité des progrès ainsi réalisés. Notamment pour l’atteinte des objectifs du développement durable et du Plan National de Développement (PND 2018-2022), malgré la pandémie de la Covid-19.

A noter que la revue prévue sur trois jours, consistera, entre autres, à évaluer les résultats obtenus, orienter et réorienter les plans de travail biannuels 2020-2021.

Séna Akoda

Le Togo a officiellement lancé son 5ème Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5), afin d’actualiser ses données démographiques et humaines, 10 ans après la dernière opération de ce genre (2010).

Ce fut hier lundi 15 décembre 2020 à Lomé, à la faveur d'une cérémonie de signature du document de projet du RGPH-5, avec la représentation togolaise du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). L'organisation onusienne est en effet cheffe de file des partenaires du pays, dans le cadre de ce projet sous pilotage de l'Inseed (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques). 

L'opération, « permettra de disposer des indicateurs nécessaires au suivi et à l’évaluation des agendas nationaux et internationaux », notamment « la mise en œuvre du Plan national de développement (PND), des Objectifs du Développement Durable (ODD), de l’agenda 2063 de l’Union Africaine, de l’analyse et l’exploitation du dividende démographique et sur le processus de décentralisation et de développement local (...)», souligne notamment le ministre de l’économie et des finances togolais, Sani Yaya.

Le coût du projet est estimé à près de 8,7 milliards FCFA, dont le pays a pu mobiliser 40%, apprend-on. A cet effet, Lomé fait un appel du pied à ses partenaires (dont l'UNFPA, en tête), pour combler les 60% restants, soit 5,17 milliards FCFA.

Ce recensement devrait durer 3 ans.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, Orabank et Togocom vont lancer Mbanking, un service qui permettra aux utilisateurs de transférer des fonds de la banque vers un portefeuille mobile et vice versa.

Le projet, en phase pilote, veut contribuer à renforcer l’inclusion financière, et augmenter l’accès des usagers à des services bancaires, depuis le téléphone. 

Mbanking devrait ainsi inclure des services de gestion de compte, comme la consultation de soldes ou l’historique des transactions, et, à terme, un produit de nano-épargne/crédit.

L’initiative s'inscrit dans le cadre d’un partenariat aux ambitions panafricaines, entre les maisons-mères de ces deux filiales togolaises, à savoir Oragroup (pour Orabank-Togo), et Axian (propriétaire de Togocom). Les deux entités multinationales sont présentes respectivement dans 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, et dans 6 pays de l’océan indien et en Afrique.

Cette opération pourrait à terme renforcer la présence de l’un comme l'autre acteur sur le marché très prometteur du Mobile Money et Mobile Banking. 

Avec cette solution fintech (Mbanking), Orabank avait déjà commencé à investir sur le segment du mobile banking, en s’appuyant sur le startup Semoa, pour développer une offre de Whatsapp Baking.

Ayi Renaud dossavi

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Le Togo se prépare à l'organisation de ses toutes premières régionales, qui pourraient se tenir l’année prochaine. Celles-ci font d’ores et déjà l’objet de discussion entre le gouvernement, via le ministère de l’administration territoriale, et les formations politiques nationales, tel que l'annonce le portail officiel de la République Togolaise.

Si elles se tiennent selon ces premières anticipations, de telles consultations dans les 5 régions du pays feraient suite, au Togo, aux élections locales d’il y a un an, et constitueront ainsi un pas de plus pour le pays, dans son processus de décentralisation.

De futures élections régionales permettront notamment de choisir des conseillers régionaux, qui constitueront les différents organes des régions, notamment le Conseil régional et son bureau exécutif.

Pour rappel, ces 5 grandes subdivisions territoriales sont, depuis 2019, passées au rang de collectivités territoriales au même titre que les communes, et sont désormais définies comme des « personnes morales de droit public dotées de l’autonomie financière », avec la loi sur la décentralisation et les libertés locales.

Ayi Renaud Dossavi

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