Gozem, la startup spécialisée dans les services de transport, se lance dans la livraison de colis et la gestion de commande pour les clients, avec son offre dénommée Gozem Shopping.
Selon une récente publication de la société, ce nouveau service permettra aux clients de commander des produits, depuis le catalogue en ligne, et se les faire livrer via ses taxis.
L’offre arrive, d’ailleurs, peu après que cet Uber des taxi-motos, cofondée par les Emeka Ajene et Raphael Dana , a fait acquisition au Togo de Delivroum, une jeune application de livraison de repas. Ce qui permet à la société d’ajouter la livraison de repas à ses services qui comprennent la livraison de produits d'épicerie, de bouteilles de gaz de cuisson et autres articles de commerce électronique.
Ayi Renaud Dossavi
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Alors qu’elle avait commencé sur de grandes ambitions de modernisation, sur fond de PND et de recherche d’investisseurs, 2020 sera très vite rattrapée et marquée complètement par la pandémie de Covid-19. Le secteur agricole ne sera pas épargné par les effets de l’onde de choc. Si beaucoup d’ambitions en ont souffert, le secteur a néanmoins fait preuve d'une grande résilience, face aux pressions subies et a même embrayé sur plus de digitalisation. Voici quelques sélections des événements marquants de 2020.
Janvier

« Fini l’agriculture de subsistance ! », a été le mot d’ordre de la 12e édition qui s’est ouverte le jeudi 23 janvier 2020 à Kara. Ce fut notamment l’occasion de présenter Ferti Togo, la Carte de fertilité des sols, ou encore, pour la BOA Togo, d’y annoncer qu’elle projetait d’augmenter de 7 milliards FCFA, sa contribution au secteur agricole en 2020, à travers son partenariat avec le Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole).

Le Togo lance les « Camps du futur Togo 2020 », des formations de 10 jours en agrobusiness à l’intention de plus de 20 000 jeunes et femmes, simultanément sur 13 sites à travers tout le territoire. Nommément, dans les préfectures du Golfe, Agoè, Vo, Notsè, Agou, Atakpamé, Sokodé, Sotouboua, Kara, Bassar, Niamtougou, Mango et Dapaong.
Avril

Pour se doter d’une bourse agricole, afin de soutenir les différents acteurs du secteur, le gouvernement lance une opération de recensement. Cette base de données devrait permettre d’élaborer la cartographie des entrepreneurs agricoles togolais.
Face à la pandémie de Covid-19, le Togo lance son « Plan de riposte agricole covid-19 ». Ce mécanisme global comprend un ensemble de mesures d'urgence pour consolider la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et améliorer le revenu des producteurs agricoles. Le mécanisme comprend alors des crédits d’urgence pour la campagne (notamment pour l’octroi d’intrants), la fourniture d’un appui en matériel agricole et kits d’irrigation ; et la promotion des entreprises de placement de main d'œuvre.
Mai
Le gouvernement sonne la fin des importations de produits avicoles sans autorisation formelle signée par le ministre chargé de la production animale et halieutique. Des instructions ont été données dans ce sens aux services de douanes. Les importateurs enjoints par le Ministre Bataka, doivent, dans la foulée « prendre toutes les mesures urgentes, à travers des contrats clairs et précis, pour l’enlèvement immédiat des volailles en souffrance et pour la fourniture régulière de volailles locales ». Le tout, dans un délai de 15 jours à compter du 18 mai.

Un financement de 3,6 millions $ est annoncé au profit du Bénin, du Burkina Faso, du Mali et du Togo, pour les aider à renforcer leur filière Karité. Cette ressource s’inscrit dans le cadre du Programme régional d’appui au développement commercial inclusif de la filière karité (PRADCIFK), lancé par l’Alliance mondiale pour le karité, et financé par le Cadre intégré renforcé (CIR).

La nouvelle campagne cotonnière (2020-2021) officiellement lancée par Noel Koutéra Bataka, ministre togolais en charge de l’agriculture, à Kara (412 km de Lomé). Un lancement qui intervient sur fond de bilan déficitaire pour la saison précédente, avec une production en baisse annuelle de 15% (de 137 000 pour 2018- 2019, elle a dévissé à 116 000 tonnes pour 2019-2020). La campagne précédente a été sapée notamment par une pluviométrie défavorable, a expliqué les autorités cotonnières.
Juin

Face aux challenges de la pandémie, et aux mesures de distanciation sociale, le ministère en charge de l’agriculture lance une plateforme d’E-learning, pour former et outiller en agriculture, élevage et pêche. L’outil de formation en ligne est destiné aux étudiants, agriculteurs, ainsi qu’à toute personne intéressée par ces questions.

Lancement à Tsévié de la Marketplace de la Bourse Agricole et Alimentaire, une plateforme visant à faciliter la commercialisation des produits alimentaires et agricoles dans le pays.
L’outil centralise les données sur les différents flux et transactions effectués (en termes de volume et de prix des stocks notamment).
Juillet

Les tractoristes (conducteurs de tracteurs) togolais, et autres prestataires de services agricoles, se réunissent en une coopérative, dénommée la Coopérative nationale des services agricoles du Togo (CONSATO).

Les autorités togolaises lancent la plateforme Yolim, un programme de crédit digital, à taux zéro, au profit des agriculteurs togolais. L’outil est le fruit d’une collaboration interministérielle (agriculture, économie numérique, et finances), dans le cadre du Plan de riposte agricole, pour appuyer le secteur agricole, affecté par la crise du Covid-19.
Lancement d’un avis d’appel d’offres pour la construction d’aires d’abattage modernes dans 3 villes
Le gouvernement lance le marché de construction d’aires d’abattage modernes dans les villes d’Atakpamé, Niamtougou et Dapaong. Ces ouvrages auront vocation d’améliorer la capacité et la qualité de production de la viande dans ces centres urbains. Ils permettront en outre, de mettre un terme aux aires d’abattage clandestines qui se développent afin de protéger les consommateurs.
Octobre
Un nouveau ministre de l'agriculture

Un nouveau gouvernement en place, avec un nouveau patron pour le secteur agricole. Noel Koutéra Bataka rend son tablier, et sera remplacé par Antoine Lekpa Gbegbeni, comme Ministre de l'agriculture, de l'élevage et du développement rural.
Novembre
Plus d’argent pour l’agriculture en 2021
Le tout nouveau gouvernement dévoile ses ambitions pour le secteur agricole, matérialisées par une allocation de 66 milliards FCFA au développement du secteur agricole et de l’agro-industrie, dans son projet de loi de finances 2021. C’est l’équivalent de 8,4% des ressources globales allouées aux ministères et institutions.
Le Togo interdit l'importation de volailles en provenance de six pays
Les volailles vivantes, leurs produits dérivés, et des aliments pour volailles en provenance d’Allemagne, Irlande, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni et de la Russie sont interdits au Togo à compter de ce lundi 16 novembre 2020. Une annonce faite par Antoine Lékpa-Gbégbéni, ministre togolais de l’agriculture.
Le PNPER annonce un appui en semences à 5000 ménages vulnérables
A travers le Projet national de promotion de l’entrepreneuriat rural (PNPER), Lomé annonce un appui aux ménages vulnérables du Togo, dans le cadre d’une vaste de campagne, lancée dans différentes préfectures du pays. C’est en tout quelque 5000 ménages vulnérables d’agriculteurs informels, qui devraient bénéficier d’un total de 65 000 kg de semences de riz et maïs, pour une valeur estimée à 37 millions FCFA. À terme, ces intrants devraient permettre d’emblaver 1500 hectares de maïs et 500 hectares de riz, estime le PNPER.
Olam prend le contrôle de la NSCT pour 22 milliards FCFA

Le groupe singapourien Olam prend le contrôle de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), avec l'acquisition de 51% des parts de la société, pour un coût global d’environ 22 milliards FCFA. L'opération, conclue par un accord d’achat d'actions entre le Groupe, l’État et la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton du Togo, vient finaliser le processus de privatisation de la NSCT, enclenché quelques mois plus tôt. Le Singapourien prend l’engagement de doubler la production cotonnière dans cinq ans.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les banques commerciales pratiquent des taux d’intérêts trop élevés, qui contrastent avec les mesures d’assouplissement prises cette année, en vue d’accompagner les consommateurs, face à la pandémie.
C’est du moins l’opinion qu’a fait valoir le ministre de l’économie et des finances togolais, Sani Yaya, lors de la dernière session du Conseil national de crédit (CNC), qui s’est tenue virtuellement en milieu de semaine dernière, le jeudi 24 décembre 2020.
En effet, ce dernier constate que « les taux d'intérêts débiteurs ressortent toujours à des niveaux relativement élevés, en dépit des détentes observées en 2020 par rapport à 2019 », et aussi du fait que « la Banque Centrale a baissé son taux directeur à 2%, à compter du 24 juin 2020 ».
Il faut noter également que, pour faire baisser la pression sur les établissements financiers et atténuer les impacts économiques la Covid-19, la Bceao réalise ses injections de liquidité à taux fixe de 2%.
Pour toutes ces raisons, « il est difficile de comprendre que le coût du crédit soit à un niveau élevé », relève le patron togolais des finances, tout en appelant à une étude par l’association des acteurs bancaires, sur la question, ainsi que ce qui explique de tels taux pratiqués dans l’espace bancaire togolais.
Rappelons que le CNC est chargé d'étudier les conditions de fonctionnement du système bancaire et financier du pays, de concert notamment avec la Banque centrale.
Ayi Renaud Dossavi
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Les communes de Haho1, 2, 3 et 4 vont bénéficier de ressources financières de l’ordre de 2,2 milliards FCFA de l’Union Européenne (UE) dans le cadre du projet dénommé « Amélioration de la gouvernance urbaine et de l’ouverture sociale dans les communes de Haho1, Haho2, Haho3 et Haho4 dans la Préfecture de Haho au Togo ».
La commune de Haho 1 et l’UE ont récemment signé les documents de la subvention. Avec cet appui qui représente 85% du financement nécessaire (2,6 milliards FCFA) au projet, l’UE renforce ses actions en faveur de la gouvernance locale au Togo.
Dans le cadre de cette initiative qui sera coordonnée par la commune de Haho 1 en faveur de 311 000 personnes en 04 ans, il est prévu le renforcement des bases de la gouvernance urbaine, participative, inclusive, fondée sur les droits et l’égalité de genre.
Sur les territoires concernés, le projet facilitera l’accès des plus vulnérables, aux services d’eau et d’assainissement et aux services juridiques participatifs. Il favorisera également l’autonomisation et l’emploi des femmes, des jeunes et des plus vulnérables. La culture sera un important vecteur de cohésion sociale.
Peu rodées, les communes bénéficieront d’un partage d’expériences de gouvernance urbaine, développement des services grâce aux partenariats internationaux (communes de Bapaume en France et de Porto-Novo au Benin).
L’initiative favorisera des échanges de bonnes pratiques avec les ONG (CDD, Self Help Africa) et les communes du Togo qui ont mis en œuvre des projets d’accès aux services essentiels financés par l’UE. 10 000 femmes, jeunes et personnes vivant avec un handicap auront, grâce au projet, accès à leurs actes de naissance et 2000, à l’alphabétisation, entre autres.
Séna Akoda
Le processus électoral visant à élire les nouvelles instances dirigeantes de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) va être relancé par une délégation spéciale, chargée par ailleurs de gérer les affaires courantes de l’institution, a décidé le Conseil des ministres tenu mercredi 23 décembre 2020.
Une mesure qui devrait permettre de ramener la sérénité parmi la communauté des hommes d’affaires et opérateurs économiques. Elle survient presque 04 mois après la suspension par Kodjo Adedze de ce processus, dans un contexte de fortes tensions entre le président sortant Germain Mèba Essohouna candidat à sa propre succession et l’Association togolaise des opérateurs économiques (ATOE) de Wiyaou Tchinde qui s’accusent mutuellement de ne pas jouer franc jeu.
Alors que l’équipe sortante accusait son potentiel challenger de faire du faux et usage de faux et de pas se plier aux conditions requises dans le processus d’établissement des cartes consulaires, précieux sésame pour être électeur, le camp d’en face dénonçait une injustice visant à l’exclure du processus électoral.
La suspension du processus électoral, indiquait le ministre en charge du Commerce, de l'Industrie et du Développement du secteur privé, faisait suite à des « contestations récurrentes soulevées par des associations professionnelles et certains opérateurs économiques», «au non-respect des conditions d’établissement des listes électorales dans chaque préfecture ou sous-préfecture», et «aux mutations de certains agents du ministère de l’administration territoriale, membres des commissions d’établissement des listes électorales».
Séna Akoda
Le Togo ambitionne de se doter de 40 nouvelles mairies, dans le cadre de son processus de décentralisation. L’information ressort du récente communication du gouvernement, à la faveur du dernier Conseil des ministres.
Outre la construction de ces nouvelles infrastructures, le pays a notamment pour principaux objectifs, de former plus de 1500 conseillers municipaux sur toute l’étendue du territoire, et d’élaborer un plan de développement communal de 10 communes.
Dans cette perspective, le pays entend bénéficier de l’appui de plusieurs acteurs traditionnels sur ce projet de décentralisation, en particulier l’Europe (et l'Allemagne, à travers l’initiative ProDeGoL, pilotée par le GiZ).
Notons que plusieurs communes du territoire planchent déjà sur leur Plan de développement communal, notamment les Communes Golfe 1, Haho 3, ou encore Kozah 2, et Dapaong.
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Dans la riposte contre la Covid-19, l’Europe pourrait appuyer le Togo à hauteur de 48 millions d'euros (un peu plus de 31 milliards FCFA) sur le budget de l’année prochaine.
L’information émane de la 21ème session du dialogue politique Togo-UE, au sortir de laquelle, le Togo et son partenaire avaient en effet promis de renforcer leur coopération, entre autres face à la pandémie.
Ce soutien européen devrait notamment être déployé, sous forme d’appui budgétaire. Ainsi, selon l’exécutif togolais, « la délégation européenne envisage de contribuer à la riposte sanitaire à hauteur de 48 millions d’euros au budget de l’année 2021. »
Cette année, l’UE a déjà été l’un des principaux partenaires techniques et financiers du Togo, surtout en réponse à la pandémie.
Notons que ces 31 milliards FCFA, envisagés pour 2021, représentent plus du double de ce que l’UE avait annoncé pour 2020 (jusqu’à 13 milliards FCFA en tout, constitué principalement d’appui budgetaire), dans la riposte contre le virus.
Sur le plan sanitaire, les discussions avec la Délégation européenne, ont notamment porté sur les défis liés à la vaccination contre le virus.
Ayi Renaud Dossavi
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Il faut s’attendre à une hausse prochaine des tarifs de péages au Togo. Cette option est évoquée par le gouvernement, dans son dernier conseil des ministres, en date de ce mercredi 23 décembre 2020, où la question a fait l’objet d'une communication.
En effet, apprend-on, « les tarifs des contributions des usagers (les engins à deux roues, les tricycles, les véhicules légers, les véhicules poids lourds de toutes catégories) seront ajustés d’ici les prochaines semaines ».
Il s’agit, pour l’Etat, de répondre aux « enjeux d’entretien et de modernisation de notre réseau routier », en référence à des travaux comme « l’automatisation récente de nombreux postes de péages » et la nécessité de leur maintenance.
Visiblement, le Gouvernement espère ainsi combler à terme un gap entre les besoins de fonds pour l’entretien routier, et les ressources disponibles annuellement. En effet, « chaque année, le besoin de financement pour l’entretien régulier des routes revêtues, non revêtues s’élève à environ 30 milliards de francs CFA », alors que « les ressources budgétaires totales mobilisées, se situent en moyenne autour de 17 milliards de francs CFA par an ». Il y a donc quelque 13 milliards FCFA à combler.
Du reste, fait remarquer l'exécutif à l’évocation de ces hausses des coûts pour l’usager, ces tarifs de péages n’ont pas connu d’augmentation depuis près de 15 ans. Sur la période (de 2005 à 2020), de plus de 1 500 milliards de francs CFA investi dans le domaine des infrastructures routières, selon l'Exécutif.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) a un nouveau patron, en la personne de Kossi Tsiglo.
Ce dernier vient en effet d'être nommé, Directeur Général de cette l'ANPE, par l'exécutif togolais, tel que l'informe le communiqué du dernier conseil des ministres, en date de ce mercredi 23 Décembre 2020. Il remplace à ce poste, Edmond Amoussou, qui, jusqu'alors, tenait les rênes de la structure créée en 2011, avec notamment pour mission de promouvoir l'emploi au sein de la population, et de lutter contre chômage.
Notons qu'avant cette nomination, le tout nouveau DG, psychologue du travail de formation, a été Directeur du département de l'orientation (DOPP) au sein de l'Agence, puis, depuis 2014, Chef Division de la Formation et du Recyclage à l'Office Togolais des Recettes (OTR).
Ayi Renaud Dossavi
Lomé a abrité ce mercredi 23 décembre 2020, la cérémonie de lancement du programme « les 300 » qui vise principalement à accompagner sur les plans technique et financier, 300 très petites et moyennes entreprises (TPE/PME) togolaises en vue de leur émergence, sur les dix prochaines années (2021-2030).
De l’avis de Philippe Awaga, directeur-associé du cabinet Synergie, porteur de cette initiative en partenariat avec l’association Terreau Fertile, ce programme ambitionne de créer jusqu’à 300 000 emplois sur la période sous revue. A travers cet appui, ce sont quelque 150 milliards FCFA de Chiffre d’affaires qui devraient être générés à échéance par les entités assistées.
Dans les détails, explique le N°1 du cabinet Synergie dans une interview accordée à Togo First, cet objectif a priori très ambitieux, ne serait pas hors de portée. Il s’agira pour chacune des 300 entreprises sélectionnées au titre de la première de la cohorte de « réaliser chaque année, 50 millions FCFA de chiffre d’affaires ; soit 15 milliards FCFA de chiffre d’affaires annuel consolidé pour les 300 entreprises », a-t-il fait observer.
Si tous les secteurs d’activités sont éligibles à ce programme, la priorité sera toutefois accordée au secteur agricole, grand contributeur au PIB national (40%) et principal pourvoyeur d’emplois dans le pays.
Selon les initiateurs, le programme s’adresse aux jeunes entreprises et startup d’au moins trois ans d’activités qui ambitionnent de développer, pérenniser leurs produits, services ou innovations et consolider leur positionnement en vue de rester compétitif sur le marché national, africain voire mondial.
Séna Akoda