Au Togo, le ministère chargé du commerce et de la consommation locale appelle opérateurs économiques et acteurs concernés, à se mettre en règle avant d’importer des tissus imprimés et des pagnes vers le Togo.
En effet, dans un récent communiqué, l’autorité publique togolaise rappelle que, selon un arrêté ministériel en date du 20 juin dernier, l'importation et la distribution des tissus imprimés sont soumises à l'obtention préalable d'un agrément. Selon les statistiques, 70% des pagnes vendus au Togo seraient de pâles copies de mauvaise qualité.
A cet effet, elle les invite à se mettre en règle, en effectuant les formalités d'obtention dudit document. Ils peuvent notamment, pour toutes informations complémentaires, contacter la direction du commerce intérieur et de la concurrence, auprès du ministère de tutelle.
Pour rappel, selon certains experts, la mesure vise notamment à assurer une meilleure transparence, lutter contre la contrefaçon, et limiter la concurrence déloyale sur ce segment économique, qui a fait et continue de faire la notoriété du pays, depuis les années 60.
Les travaux d’électrification de l’agro-parc et six localités sur le site l’agropole de la Kara vont coûter 719 millions FCFA. C’est ce que l’Agence Togolaise d’Électrification et des Énergies Renouvelables (AT2ER) annonce à travers un avis d’attribution de marché publié le 12 janvier 2021.
De fait, les travaux, confiés à l’entreprise togolaise e-HUB au terme d’une procédure d’appel d’offres, concernent la construction de lignes Moyenne et Basse tension.
De manière concrète, la sélection d’une entreprise en charge des travaux électriques sur ce projet, est un nouveau palier vers l’installation de la première technopole au Togo qui en a prévu 10 au total afin de donner une dimension industrielle à son agriculture.
Notons que le démarrage de la construction de l’agro-parc, des barrages, des périmètres irrigués et autres infrastructures de production a été annoncé pour fin 2020, selon feu Essowè Batana, ancien directeur général par intérim de l’APRODAT (l’Agence de Promotion et de Développement des agropoles au Togo) au cours d’une interview exclusive accordée à Togo First. La phase de croisière quant à elle, devrait être amorcée courant 2022, à l’en croire.
Globalement, le projet nécessitera 65 milliards FCFA dont plus de la moitié a été mobilisée à la date de l’entrevue.
Séna Akoda
C'est l’exercice auquel se livrera ce vendredi à 20h30, la premier ministre togolaise Victoire Tomégah-Dogbé, au cours d’une émission spéciale sur la télévision nationale (TVT).
L’évènement qui sera retransmis sur les pages Facebook et Youtube de l’exécutif togolais, sera l’occasion pour celle qui a succédé le 1er octobre dernier à Komi Selom Klassou, de revenir sur les réalisations effectuées jusque-là.

La nouvelle équipe constituée au tiers de femmes, avait dès sa prise de fonction, annoncé la couleur en signant des contrats de performance.
Octave A. Bruce
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Au Togo, le gouvernement poursuit sa course vers la toute « fibre optique ».Un nouveau décret oblige les personnes ou entreprises chargées de nouveaux chantiers de génie civil à déployer systématiquement à leurs frais, la fibre optique. L’information a été confié à Togo First, jeudi 14 janvier 2021, par Cina Lawson, Ministre de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale
Le décret adopté en ce sens, concerne explicitement les travaux d’extension des réseaux d’eau, d’électricité, ainsi que des réseaux routiers, portuaires, aéroportuaires et ferroviaires.
Selon un communiqué diffusé par le Ministère de tutelle ce vendredi, les travaux seront réalisés pour le compte de la Société d’Infrastructures Numériques (SIN) détenue à 100% par l’État togolais.
Les infrastructures routières ou électriques existantes vont également être mises à contribution dans le cadre des travaux de déploiement de la fibre optique, financés par des ressources mobilisées par le gouvernement, en faveur de la SIN.
Raccordement des tours téléphoniques aux réseaux de fibre optique
Dans le pays qui ambitionne de faire du digital un véritable levier de la modernisation de l’économie et de la société, il est prévu désormais le raccordement des tours téléphoniques aux réseaux de fibre optique se trouvant à proximité.
Alors que le pays ambitionne d’étendre la couverture réseau internet à 95% de sa population à l’horizon 2025, « il est plus que jamais urgent de réduire les coûts de déploiement et d’accélérer l’extension du réseau de fibre optique », relève Cina Lawson, ministre de l’Economie Numérique et de la Transformation Digitale.
La ministre souligne que l’adoption du décret gouvernemental rappelé plus haut « vient faciliter l’aménagement numérique du territoire » et rappelle que « la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement qui place le digital au cœur du développement de notre pays, nécessite de généraliser l’accès Internet à très haut-débit et d’améliorer la qualité de service des réseaux mobiles ».
Notons que le déploiement national de la fibre optique s’inscrit, d’après le ministère de tutelle, en ligne droite avec l’objectif du Togo de devenir le pays le plus fibré d’Afrique et un hub digital de référence à l’horizon 2025.
Séna Akoda
Le vaccin contre la pandémie du coronavirus serait disponible au Togo entre mai-juin. C’est ce qu’a déclaré le ministre des affaires étrangères togolais, Prof Robert Dussey, dans une interview accordée à la télévision israélienne i24news.
Malgré que la situation soit « sous contrôle », le Chef de la diplomatie togolaise a insisté sur le fait que le vaccin est un moyen pour que les populations vivent de manière normale. Il a d’ailleurs apporté son soutien à l'initiative COVAX destinée à faciliter l’accès au vaccin contre la COVID-19.
Robert Dussey a également profité de l’occasion pour saluer la coopération entre le Togo et Israël qui fête cette année, les 60 ans de sa naissance.
Le Togo planche sur sa stratégie de promotion de la consommation locale, qui avait été annoncée en fin d’année dernière.
En effet, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion de la Consommation locale, a ouvert cette semaine (depuis ce mardi 12 janvier), un atelier de validation de la stratégie nationale de promotion de la consommation locale au Togo. C’était dans le cadre de travaux de deux jours, qui se sont achevés ce jeudi 14 janvier 2021.
Le Document, commandité par le ministère, a été mis au point avec l’appui (technique et financier) de l’UE. Sa stratégie, apprend-on, appelle notamment à investir dans les secteurs à forts potentiels (comme l’agriculture), en partenariat avec le secteur privé.
Elle entend ainsi apporter de la valeur ajoutée aux produits du terroir, en réduisant la dépendance aux à l’importation, selon Moumouni Ouro-Salim, consultant dans la mise en place du document. A cet égard, souligne-t-il, la stratégie s’est concentrée sur la création d'emplois, et la décentralisation.
Il s’agit, à terme, de stimuler le développement économique, en valorisant la production endogène, et en augmentant, par voie de conséquence, les parts de marché des producteurs locaux.
Pour le gouvernement, l’initiative est inscrite dans le cadre du PND et de la vision stratégique Togo 2025. C’est également une base de préparation, pour renforcer les atouts du pays, dans la perspective de l’Accord sur la Zone de Libre échange continental (ZLECAf), qui est toujours dans les tuyaux.
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La production de mangue au Togo est passé de 340 000 tonnes à 370 000 tonnes, de 2018 à 2019, en hausse de 8,8%, selon les dernières données fournies par le Portail officiel de la République togolaise.
Cette évolution exprime une embellie du rendement (en hausse annuelle de 20%) qui, sur la période, est passé de 3,7 à 4,5 tonnes par hectare. Au total, la production de mangue, fruit de très prisé, cultivé dans les cinq régions économiques du pays, occupe une superficie d’un peu plus de 1 500 hectares.
Les variétés les plus présentes sont le “Kent”, “Palmer”, “Eldon” et “Somnole”.
Si c'est aussi un produit consommation directe, pour le marché local et extérieur, ce fruit est également destiné à la transformation, bien qu’il y ait encore de grandes marges à conquérir sur ce terrain. A cet égard, seulement une dizaine d’unités de transformations sont certifiées sur le territoire, assurant, entre 2018 et 2019, des niveaux de traitement respectifs de 1 800 tonnes, et 2 200 tonnes, soit une augmentation annuelle de 22%.
Du reste, le secteur est confronté à de nombreux défis, notamment le faible niveau de formation et d’encadrement des producteurs, les difficultés d’accès aux facteurs de production, le taux de perte élevé des productions, l’insuffisance de stockage, le manque d’équipements de transformation adéquats. Alors même qu’il peut compter sur des atouts comme la disponibilité des terres, d’un marché (national), et d’une forte demande extérieure, en particulier pour la mangue greffée.
Certains acteurs ont, par exemple, bénéficié en 2019 de l’appui du Mifa, pour se sécuriser un marché d’exportation à l’extérieur du pays.
En vue de mieux soutenir la production par une meilleure organisation, il a été mis en place dans le pays, une Fédération nationale des Coopératives productrices de mangue du Togo (FNCPM), ainsi qu’une Fédération nationale de Commerçants et Exportateurs de Mangue (FNCEM). Ces deux entités se sont mises en Conseil Interprofessionnel (CIF-Mangue), depuis décembre 2019.
Ayi Renaud Dossavi
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Conforté par une levée de fonds d’une valeur de 38 millions $ réalisée avec le soutien du Fonds d'investissement pour les pays en développement (IFU), une banque danoise de financement du développement et Morgan Stanley Investment Management, l’énergéticien nigérian Daystar Power ambitionne de s’implanter au Togo et dans d’autres pays ouest africains. Notamment le Sénégal et la Côte-d’Ivoire.
Avec la concrétisation attendue de ce projet, la startup nigériane ambitionne d’étendre l’accès à l’énergie solaire en Afrique de l’Ouest où elle compte atteindre une capacité électrique de 100 Mw alors qu’elle n’est que de 23 Mw actuellement.
Au Togo spécifiquement, l’implantation de Daystar Power constituera un atout pour la matérialisation de la vision des pouvoirs publics de porter à 50% la part du renouvelable dans le bouquet énergétique du pays à l’horizon 2030.
Pour rappel, cette ambition est déclinée dans la stratégie nationale d’électrification du Togo qui prévoit d’ici 2030, la couverture universelle en énergie au profit des populations.
Notons qu’en ligne avec cette vision, de grands chantiers énergétiques sont lancés dans le pays, notamment l’installation de la centrale solaire de Blitta (50 Mw).
Séna Akoda
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Ce cycle de financement a été initié par le Fonds d’investissement pour les pays en développement (IFU), une banque danoise de développement avec le soutien de STOA, un fonds à impact français et de Morgan Stanley Investment Management.
Au Togo, les services Mobile Money sont en plein essor depuis 2015. Ce sont en tout quelque 2 200 milliards FCFA qui ont été transférés via Flooz et T-Money, les deux plateformes de transfert d’argent, entre 2015 et 2019.
C'est ce qui ressort des chiffres présentés par Cina Lawson, Ministre de l’Economie Numérique et de la Transformation Digitale, dans une note réponse adressée au député Gerry Taama, président du groupe parlementaire PDP-NET.
Selon ces données, le service Flooz de Moov est de loin le plus utilisé au Togo, avec plus de 1 700 milliards de FCFA transférés, soit près de 78% du montant total des transactions. T-Money, de Togocom, ne compte que “seulement” pour 22% du volume (environ 500 milliards FCFA).
Selon certains experts, cette importante différence entre les chiffres des deux opérateurs pourrait notamment s'expliquer par le lancement plus tardif du service T-Money, par rapport à son concurrent...et les dysfonctionnements récurrents dont il est sujet.
Ces évolutions se poursuivent dans le cadre d’un marché en pleine croissance. Ainsi, les chiffres du rapport de l’Arcep sur l’évolution du marché des communications sur la 2015-2019, indiquent un nombre d’abonnés aux services Mobile Money, en hausse soutenue sur ces 5 années.
Dans le détail, sur Flooz, ils sont passés de 800 mille à 5 millions, et, pour T-Money, d’un peu moins de 500 mille au lancement du service en 2016, à 4 millions en 2019. Ainsi, 72% des abonnés mobiles détiendraient un compte Mobile Money.
Cette progression a soutenu le taux de pénétration des services financiers, qui a bondi de 10% entre 2018 et 2019, pour s’établir à 62%.
Du reste, cette tendance positive s'est maintenue et renforcée en 2020 (selon le ministère en charge de l’économie numérique), gonflée notamment par un élan de digitalisation, de plus en plus fort au Togo.
Klétus Situ (stagiaire)
En dépit de ses nombreux défis en termes de qualité de service, la plateforme de Mobile money T-Money, détenue par l’opérateur Togocom, a connu une “croissance exceptionnelle” l’année dernière. Le montant total de ses transactions a grimpé à 518 milliards de FCFA, à fin novembre 2020, a révélé Cina Lawson, ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, dans une récente reponse adressée au Député Gerry Taama, Président de groupe parlementaire NET-PDP.
Ce trafic représente à lui seul presque 5 fois le volume de transactions enregistrées par T-Money durant toute l’année 2019.
Si, pour la ministre, cette envolée des utilisations est tirée notamment par le programme social de transfert monétaire Novissi, déployé dans le cadre de la riposte au Covid-19, on doit très probablement l’imputer aussi à la digitalisation accrue, “imposée” par la pandémie, à grand coup de distanciation sociales et de limitation des contacts physiques. Aussi, faut-il associer à cette progression les réformes liées à l’e-paiement pour certains services publics, notamment les impôts, et la sécurité sociale, qui ont atteint leur vitesse de croisière l’an dernier.
Ceci étant, si la plateforme « a pu absorber cette forte croissance des usages sur une bonne partie de l 'exercice 2020 », elle aura eu « tendance à saturer depuis le mois de novembre 2020 », du fait de son infrastructure « vieillissante » , au point de causer des dysfonctionnements récurrents dans la fourniture de ses services, qui ont même été épinglés par l’Autorité de régulation des télécoms, l’ARCEP.
En réponse à ces problèmes, Cina Lawson annonce qu'une mise à jour de la plate-forme T-Money devrait avoir lieu « dans les semaines à venir », pour répondre au nombre croissant des transactions.
Ayi Renaud Dossavi
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