Au Togo, la campagne de transhumance, vient d’être reportée à une date ultérieure, alors qu'elle avait été annoncée, en début de semaine, pour commencer le dimanche prochain.
« La campagne de transhumance 2021 est reportée à une date ultérieure sur toute l'étendue du territoire national », informe ainsi le ministre de l'Agriculture, de l'élevage et du développement rural, Antoine Lekpa Gbegbeni, dans une note officielle adressée aux différents acteurs impliqués dans le secteur.
Pour rappel, la période de transhumance, de façon usuelle, couvre les périodes de fin janvier à fin mai, dans plusieurs pays de la sous-région, afin d’éviter l’épuisement des pâturages et protéger les bétails. Il n’y a pas encore de précision sur l’impact de ce report sur les mouvements généraux des pâturages, au niveau sous-régional.
L’an dernier, environ 30 000 têtes de bovins ont parcouru le Togo.
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Lomé abrite ces jeudi 28 et vendredi 29 janvier, un séminaire panafricain de sensibilisation à l’adoption du système moderne de navigation par satellite, SBAS, organisé par l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). En effet, le site de son aéroport a servi au test de décollage du premier vol de démonstration des services SBAS, dont l’opérationnalisation permettra d’améliorer la sécurité et l’efficacité aériennes dans la sous-région, en offrant la possibilité aux aéronefs d’évoluer librement, sans forcément dépendre du contrôle au sol ou des infrastructures aéroportuaires.
Les services de renforcement satellitaire (SBAS), sont « un système de positionnement par satellites qui permet de fournir une précision métrique, mais qui se caractérise également par sa sensibilité aux obstacles présents entre un terminal récepteur et les satellites », déclarait Mohamed Moussa, directeur général de l’ASECNA.
Décollage du premier vol de démonstration des services SBAS, dont l’opérationnalisation permettra d’améliorer la sécurité et l’efficacité des vols.#innovation #technology #navigation #Pilote #satellite #Togo #UA #ASECNA pic.twitter.com/fMkB1bmGZI
— AIGE (@LomeAirport) January 27, 2021
Ils « permettront d’améliorer la sécurité et l’efficacité des vols dans notre espace aérien, mais aussi de renforcer et d’étendre le positionnement de l’Agence comme fournisseurs de services à haute valeur ajoutée », a précisé le N°1 de cette agence, qui a fait de leur déploiement une orientation stratégique majeure de sa vision pour le futur.
Notons que, plusieurs compagnies (Air France, Asky, etc.) et plusieurs grands acteurs de l’aviation ou de l’aéronautique, notamment Boeing, Airbus ou encore Egnos ont pris part au vol-test à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema
Séna Akoda
Une épidémie de peste porcine africaine affecte certains élevages du nord du Togo, dans la région des savanes, informe le ministère chargé de l’agriculture et de l’élevage togolais.
« Une infection liée à la Peste Porcine africaine (PPA) s'est déclarée au cours de ce mois de janvier 2021, dans des élevages des localités de Pligou, Yemboure, Bombouaka, Tandjouaré et Sissiak dans la préfecture de Tandjouaré (Région des savanes) ».
Si l’Autorité publique rassure que la pathologie n’affecte pas les humains, mais exclusivement les élevages de porcs en y causant “de fortes mortalités”, elle prévoit également des mesures, afin de contrôler cette épizootie. Des mesures qui pourront affecter la production porcine dans les localités concernées.
Il est ainsi annoncé « l'abattage et la destruction de tous les porcs résiduels » dans les exploitations concernées, et celles environnantes, ainsi que leurs produits dérivés, suivi de la désinfection et d'un vide sanitaire de Six mois.
Outre cela, il est instauré l'interdiction de mouvements des porcs, de leurs produits dérivés ainsi que le matériel d'élevage et des aliments pour animaux dans les zones d'infection, pour une période de 6 mois.
Dans le cadre de ces mesures préventives, les éleveurs dont les animaux seront abattus et détruits par les services vétérinaires, recevront des indemnités, selon la grille d'indemnisation en vigueur au Togo.
Ainsi, ceux qui, pendant un exercice fiscal au moins, ne subissent pas de contrainte de l’Office Togolais des Recettes (OTR) avant de s’acquitter de leurs impôts, bénéficieront de quitus fiscaux, des documents d’une validité d’une année.
Réservés aux entreprises citoyennes, ils leur permettront d’accomplir pendant douze mois, plusieurs formalités, notamment les soumissions aux appels d’offres.
S’agissant des autres contribuables, ils obtiendront par défaut, l’attestation de régularité fiscale, dont la validité est de trois mois. Ils seront ainsi emmenés à renouveler ce document plusieurs fois au cours de l’année. Ce document, une innovation cette année, « c’était l’équivalent du quitus fiscal » dans l’ancienne Loi de Finances », explique un expert fiscaliste, contacté par Togo First.
Celui-ci estime que ce document, délivré par l’OTR sans aucun critère de distinction entre un contribuable citoyen et un contribuable (tout court), avait une validité de trois mois.
La principale motivation de l'administration fiscale togolaise derrière cette différence de traitement, « consiste à inciter les contribuables à adopter le civisme fiscal », assure l'expert fiscaliste.
De fait, la nouvelle mesure vient renforcer la dynamique de promotion du civisme fiscal, au nom de laquelle l’OTR attribue déjà des distinctions aux meilleurs contributeurs fiscaux.
Séna Akoda
La première cohorte du Programme Présidentiel d’Excellence pour le PND (PPEP) est arrivée en fin de parcours. Les lauréats de cette première promotion ont reçu, ce mercredi 27 Janvier, leurs diplômes de fin de formation, au cours d’une cérémonie qui a été présidée par la cheffe du gouvernement Victoire Tomegah Dogbé au palais de la Présidence. Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Majesté Ihou Wateba et la Ministre Secrétaire Générale de la Présidence, Sandra A. Johnson étaient également présents.
Pendant dix-huit mois et sous l’encadrement de l’organisation ShARE, spécialiste de la formation des jeunes talents, les 20 étudiants dont 18 issus de l’Université de Lomé, et 2 de l’Université de Kara ont reçu une formation pluridisciplinaire axée sur l’acquisition de compétences professionnelles en management et communication, l’ouverture au monde, le leadership et les enjeux du PND. Et ceci, en parallèle de leur cursus académique.
Lancé en 2019 et appuyé par le PNUD, le programme vise à sélectionner sur des critères d’excellence et de mérite des étudiants issus des universités publiques et privées du Togo (UL, UK, UCAO), les former afin qu’ils renforcent l’administration du pays et participent pleinement à la mise en oeuvre des projets du Programme National de Développement.
Pour Yannick Amedome, un des lauréats, le PPEP est une “Une formidable opportunité offerte à la jeunesse de mettre son talent au service de son pays et de se découvrir.”
Klétus Situ (stagiaire)
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« Kondjigbalê », le carnet de santé numérique qui permet à chaque individu d'avoir un dossier médical partagé et sécurisé dès sa naissance, s’est adjugé une place parmi les 10 meilleures applications d’Afrique, au service de la lutte contre les épidémies.
L’application mise au point par le Togolais Yvon Koudam pour son pays, a été retenue parmi les 10 finalistes de la 5ème édition du Challenge App Afrique, une compétition de RFI et France 24, qui a enregistré environ 1000 candidatures de par le continent.
Il s’agit en fait d’« un système accessible partout et qui fonctionne par mobile, sur le web et, pour les zones non connectées, par sms et par USSD. Un canal centre d'appel en langues locales est disponible, où des opérateurs prennent en charge les patients dans leurs langues natales », détaille -t-on.
A la finale de cette compétition où l’objectif sera de toucher le jackpot mis en jeu, soit 15 000 euros, on notera une forte domination ouest africaine. Pas moins de 5 applications hormis Kondjigbalê sont en provenance de cette partie du continent.
Séna Akoda
L’ECO, future monnaie commune des Etats de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), pourrait ne pas voir le jour avant au moins 2025.
Au sortir de leur dernière conférence, les Chefs d’Etat des pays membres ont décidé de repousser à janvier 2022, la mise en application de leur nouveau pacte de convergence devant paver la voie à cette monnaie unique. La faute est imputée notamment à la Covid-19, qui a affecté les économies des Etats-membres, et qui a poussé ces derniers à accroitre leurs dépenses.
« Au regard de l’impact prévisible de la deuxième vague de la pandémie sur l’état de convergence macroéconomique en 2021, le Sommet décide d’exempter les Etats membres du respect des critères de convergence macroéconomique au cours de l’année 2021 », souligne ainsi la Conférence.
Pour ce qui est de la nouvelle échéance de 2025, certains experts s’expliquent.
« À partir de janvier 2022, le pacte de convergence qui comporte les différents critères de déficit et d’inflation à respecter va être mis en œuvre. (...) On estime que pendant les trois ans, les Etats doivent faire des efforts pour qu’en 2025 on puisse aller à la monnaie commune », selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, dans des propos rapportés par le média Sidwaya.
Ceci étant, pour d'autres spécialistes, au-delà de la Covid-19, ce nouveau "report", semble cohérent avec les nombreux défis liés à la mise en place de cette monnaie commune. Notamment, la nécessaire résolution de certains antagonismes structurels entre les différents blocs économiques de la Cedeao (avec le Nigéria, exportateur de pétrole, qui représente 70% du PIB de la sous-région), qui reste préalable à la mise en commun des différents systèmes monétaires.
Ayi Renaud Dossavi
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Alors que le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) tire progressivement à sa fin, une nouvelle initiative, non encore officiellement lancée, commence à s’incruster dans l’univers des primo-entrepreneurs agricoles : le Projet d’Appui aux Investissements Agricoles des Jeunes (PAIAJ).
D’après des sources bien informées contactées par Togo First, c’est un projet additionnel confié à l’Unité de Gestion du PAEIJ-SP, à la suite d’un appel à projets lancé par la Banque Africaine de Développement (BAD), son principal financeur.
Le PAIAJ, « est initié à l’endroit des jeunes vulnérables qui n’ont pas réussi à s’insérer dans les chaines de valeurs mises en place par le PAEIJ-SP pour une série de raisons, notamment les conditions d’éligibilité à ce projet », détaillent les sources.
Si les conditions d’éligibilité sont quelque peu assouplies, le mode de recrutement des primo-entrepreneurs ainsi que l’approche opérationnelle du PAIAJ et du PAEIJ-SP sont identiques. « Comme le PAEIJ-SP, le PAIAJ procèdera par appel à projets pour l’enrôlement des primo-entrepreneurs sur tout le territoire national », précise-t-on.
Financé par la BAD à hauteur de quelque 800 millions FCFA sur deux ans, souligne-t-on, le PAIAJ privilégiera également la formule des chaines de valeurs et s’appuiera sur les institutions de microfinance pour distribuer des crédits aux entrepreneurs agricoles.
Séna Akoda
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Au vu de l’évolution de l’évolution des cas dans le Nord du pays, le Togo étant les mesures de couvre-feu et de Bouclage, précédemment restreintes à la préfecture du Grand Tone, à l’ensemble de la région des savanes (8 470 km²).
La décision, prise mardi par le gouvernement, en raison de l’importante augmentation des cas dans les préfectures de l’Oti, vient renforcer les premières mesures éditées il y a une dizaine de jours, incluant un couvre-feu, de 20 à 5h du matin, et un bouclage. Les nouvelles restrictions, apprend-on, concernent désormais aussi bien les préfectures du Grand Tone (Tone, Kpendjal, Kpendjal-Ouest, Cinkasse et Tandjoare), que celles du Grand Oti (Oti et Oti-sud).
Plus encore, toutes les préfectures seront bouclées individuellement, interdisant de fait toute circulation de personnes entre elles, alors que plus d’une centaine de nouveaux cas ont été détectés dans la région au cours des derniers jours.
A ce jour, le Togo recense 4682 cas cumulés de Covid-19, avec 4005 rétablis contre 76 décès, et 601 cas actuellement actifs.
Global Trade Corporation (GTC), qui vient d'annoncer un investissement de 3 milliards FCFA dans un projet de chaine agroalimentaire, entrevoit un partenariat très prochainement avec Zalach Holding d’Ali Berbich, leader marocain du secteur avicole.
C’est ce qu’a révélé Maryux Godwin Alley, Directeur Général du groupe dont Ghislain Awaga est le PDG, à la faveur du lancement de ce projet.
Et déjà, GTC se rêve en acteur important du secteur avicole dans la sous-région, fort de son partenariat attendu avec Zalach Holding, l’un des pionniers de l’agroalimentaire dans la région africaine, dont le chiffre d’affaires était estimé à 500 millions d’euros en 2018.

Via ce futur partenariat sud-sud, le N°1 de GTC table sur un renforcement de la présence de son pays, sur le marché sous régional alors que le processus d’ouverture de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), apparaît irréversible, avec l'ouverture des échanges commerciaux continentaux.
La visée de GTC est surtout de contrôler l'ensemble de la chaîne de production avicole, pour assurer la sécurité de ses approvisionnements ou réaliser des économies sur l'achat de produits intermédiaires.
Séna Akoda