Togo First

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Le Togo va tenter de mobiliser jusqu’au vendredi 22 janvier prochain, 80 milliards FCFA sur le marché financier régional pour couvrir ses besoins de financement du budget 2021.

Pour ce faire, il recourt à une émission simultanée d’obligations assimilables du trésor (OAT) stipulées pour des maturités de 36, 60 et 84 mois, a appris Togo First.

Le pays qui a collecté lors de sa première émission cette année, 27,5 milliards FCFA alors qu’il n’en recherchait que 25, fait à nouveau confiance aux investisseurs de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Le Togo propose des taux d’intérêts annuels de 6,15% pour les titres de 3 ans, 6,4% pour ceux de 5 ans et 6,5% pour ceux de 7 ans. Le nominal des obligations, quelle que soit la maturité, a été fixé à 10 000 FCFA.

Séna Akoda

Au Togo, la production halieutique a atteint plus de 37 mille tonnes (37 102) de poissons capturés, entre 2018 et 2019, selon les statistiques de la Direction de la Pêche et de l’Aquaculture (DPA), rapportée par le Portail officiel de la République Togolaise.

Ces quantités sont très essentiellement portées par le Port de pêche de Lomé, qui a tiré, d’une année à l’autre, 17 260 tonnes et 17 534 tonnes, respectivement. En termes de proportion, cela représente 95% de la production totale de 2018 (18 142 tonnes) et 92% de celle de 2019 (18 960 tonnes). Ceci marque la surreprésentation de cette installation dans le système halieutique togolais. De façon mineure, le reste de la production enregistrée provient notamment des sites de pêche de Kodjoviakopé (frontière Togo Ghana) et de Payédémé (frontière Togo Bénin) et le Lac Nangbéto.

Du reste, les chiffres de ces deux années arrivent en baisse, par rapport à la moyenne annuelle de 20 mille tonnes, traditionnellement pêchée les années précédentes. 

Un déclin relatif dû principalement à la surexploitation des bancs de poisson, et la forte concurrence au niveau des pêcheurs des pays voisins, ce qui a appelé, par ailleurs, de nouvelles politiques,  visant à booster le secteur, avec notamment pour objectif d’améliorer le rendement halieutique à l’intérieur : instauration systématique du repos biologique, ou encore déploiement du plan de gestion des pêcheries. 

Pour rappel, le secteur de la pêche emploie au Togo plus de 20 000 personnes, et contribue à environ 4,5% du PIB.

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« Il nous a été donné de constater que des personnes mal intentionnées utilisent des moyens frauduleux pour reproduire les documents délivrés par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale notamment le quitus social », déplore Ingrid Awade, directeur général de l’institution en charge de la sécurité sociale au Togo.

Ce document (quitus social), délivré par la CNSS aux employeurs présentant une situation de cotisation régulière dans ses livres, leur permet d’accomplir des formalités administratives, notamment en vue de participer à des processus de commande publique. Ingrid Awadé rappelle aux diverses institutions, que « seul l’original de ce document, signé, daté, assorti du cachet sec et d’un délai de validité fait foi » et que « les photocopies légalisées de ce document sont proscrites et illégales ».

Elle met surtout l’accent sur la dématérialisation de la procédure, de la demande au traitement. Toute demande de traitement du quitus fiscal se fait en moins de 48 heures, indique-t-elle.

Séna Akoda

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Il s’est ouvert ce lundi à Lomé, une formation des experts agricoles des Etats membres de l’OAPI ( Organisation africaine de la propriété intellectuelle), autour des nouvelles variétés végétales, pouvant permettre d’améliorer le rendement et booster la production agricole. 

Avec pour thème, « Sur l’examen technique de Distinction, Homogénéité et Stabilité (DHS) des nouvelles variétés végétales », la rencontre de 5 jours, vise à permettre et faciliter, à terme, l’obtention de semences de qualité et productivité pour les différents pays de l'Organisation. 

Il s’agit de venir en appui aux paysans africains, que ce soit en matière de cultures vivrières, comme le Maïs, Riz et Sorgho, ou de culture de rente. Ainsi, l’OAPI ambitionne-t-elle d’aider les chercheurs à trouver “de nouvelles variétés qui auront la propriété de résister aux effets de changement climatique, et qui peuvent donner des rendements un peu plus grands pour permettre une production un peu plus importante et cela donc suppose qu'il faille revoir les techniques de production agricole”, selon Guy Francis BOUSSAFOU, Directeur des brevets et autres créations techniques.

En dernière instance, il s’agit aussi d'assurer la protection du fruit des travaux des chercheurs des pays-membres, qui seront à la base de ces innovations. 

« La protection rassure les chercheurs quant à leurs investissements, parce qu'ils se verront réserver l'exclusivité de production et de commercialisation de ces variétés végétales pendant 25 ans. »
, souligne à cet effet Mnanta Komi LAMATETOU, DG de L’Institut national de la propriété industrielle et de la technologie (INPIT).

Cette dernière se fait « par le canal de structures nationales de liaison. Pour le Togo, par exemple, celui qui a la variété végétale vient à notre niveau, et fait la demande, en amenant les échantillons de la variété et le dossier est envoyé à l'OAPI. »

Ces travaux réunissent 20 apprenants, dont 17 des États membres et 3 experts de l’OAPI.

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Le ministère des travaux publics lance jusqu’au 16 février prochain, un appel d’offres en vue de la construction de l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD), dédié aux énergies renouvelables à Lomé.

Dans les détails, il s’agira de désigner des entreprises pour exécuter les quatre lots prévus, qui concernent : les infrastructures, l’électricité courant fort, poste de livraison et énergie solaire ; câblage informatique et infrastructure réseau et enfin la plomberie.

L’ouverture de cette école de formation permettra au Togo de consolider son statut de pays avant-gardiste en matière de promotion des énergies renouvelables, notamment le solaire. Elle permettra en outre au pays qui ambitionne d’ici à 2030 de porter à 50% la part du renouvelable dans son mix énergétique, de disposer de ressources humaines qualifiées dans ce secteur en pleine expansion, à l’aune des investissements qu’il attire et des opportunités qu’il crée.

Du reste, l’IFAD-Energies renouvelables sera le 3ème au Togo après l’IFAD d’Elavagnon (déjà opérationnel) dédié à l’aquaculture et celui de Barkoissi orienté vers l’élevage et dont la construction sera bientôt achevée.

Globalement, le choix des autorités togolaises via les IFAD, est d’assurer une meilleure adéquation formation-emploi par la promotion des filières porteuses.

Séna Akoda

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Les artisans togolais sont conviés à se mobiliser dans la perspective de la deuxième édition du MIATO (Marché International de l’Artisanat du Togo), annoncée du 29 au 07 novembre prochains sur l’Esplanade du Palais des Congrès de Lomé. Le thème de cette 2ème édition est : « Entreprises artisanales et compétitivité ».

L’initiative, « vise à promouvoir le génie créateur des artisans à travers l’exposition des produits et services artisanaux et la création d’un cadre d’échanges de savoir-faire et d’expériences », indique Kokou Eke Hodin, ministre chargé de l’Enseignement Technique et de l’Artisanat.

En rappel, l’événement est un biennal dont la première édition a eu lieu en 2019 sur fond de satisfaction, selon les organisateurs. En chiffres, c’étaient 160 exposants et plus de 150 000 visiteurs, ainsi que plusieurs ateliers, conférences, rencontres, mises en relation et expositions.

A l’horizon 2022, l’ambition de Lomé, est de professionnaliser environ 4 200 artisans pour un secteur qui contribue à hauteur de 18% au PIB national. Pour rappel, de 2011 à 2020, c’est plus de 9 milliards FCFA, qui ont été investis par le gouvernement dans l’artisanat.

Séna Akoda

Après une première mise à jour il y a près de deux ans au Togo, la Taxe sur les véhicules à Moteur (TVM), connaît de nouvelles modifications. Ce réajustement qui rentre dans le cadre de la nouvelle loi des finances togolaise, va entraîner l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs pour certaines catégories de véhicules.

L’information émane de l’Office togolais des recettes (OTR), qui a diffusé au public, ce lundi 18 janvier, la grille tarifaire, pour ce dispositif fiscal, qui touche les véhicules automobiles, les tricycles, les camions, les camionnettes, les tracteurs routiers, ainsi qu’une certaine catégorie de motocyclettes, notamment les plus de 125cm3.

Ainsi, pour cette taxe payable en totalité une seule fois par an, le montant de la vignette varie de 15 000 FCFA pour les motos de plus de 125cm3 à 65 000 FCFA pour les camions de plus de 12 tonnes, soit une baisse de moitié (comparée à 130 000 FCFA précédemment).

De même, dans leur ensemble, les nouveaux tarifs sont réduits de 50%, pour les redevables de la Taxe professionnelle unique (TPU) du secteur des transports routiers, renseigne l’Office togolais des recettes (OTR).  

Pour rappel, au Togo, 85% de la TVM est destiné à la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER).

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Au Togo, l’ensemble des exportations agricoles ont généré des recettes de 110,7 milliards FCFA en 2019, en hausse annuelle globale de 9,4% par rapport aux 101,2 milliards FCFA de 2018. L’information émane des dernières statistiques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l'Ouest (Bceao), détaillant la balance des paiements du pays en 2019.

Au Total, en 2019, les recettes d’exportations agricoles togolaises portent à 62% sur les produits de rente traditionnels (Cacao à 5,37%, Café à 4,63% et le Coton fibre à 51,7%), les produits alimentaires d'origine végétale (céréales, farines, piments, épices, légumes et fruits) à 36,9%, et d'autres produits, à 1,28%.

Dans le détail, le Cacao a généré des recettes de près de 6 milliards FCFA, en hausse de 17,0% par rapport à 2018 (5 milliards FCFA). Alors qu’à l’inverse, les recettes de café ont baissé de 23%, passant de 6,6 milliards FCFA en 2018, à 5,1 milliards en 2019.

Pour ce qui est de la fibre de coton, ses ventes ont progressé de 16,8%, passant de 49 milliards FCFA en 2018, à 57,3 milliards en 2019, selon la Banque centrale.

Enfin, une part notable des rentrées de fonds, est portée par les Produits alimentaires d'origine végétale, qui ont généré près de 41 milliards FCFA cette année, bien qu'elles reviennent en baisse annuelle de 4,4%. Les autres matières premières agricoles (graines de coton, bois, autres oléagineux) ont, pour leur part, produit des recettes de 1,4 milliard sur la période considérée, en hausse annuelle de près de 18 %.

Ayi Renaud Dossavi

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En ligne avec son ambition de consolider sa position de hub logistique (notamment routier), le Togo vient d’annoncer un processus d’évaluation de son secteur de transport routier.

Le gouvernement togolais a, à cet effet, lancé la procédure de recrutement d’un consultant qui va être chargé de mener l’étude sur toute l’industrie du transport routier.

L’examen qui sera financé au titre du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou (Phase 2) et de protection côtière (Multinationale Bénin-Togo) permettra d’identifier les entraves tant institutionnelles que réglementaires au développement du secteur.

Outre cet objectif, le consultant devra identifier les opportunités (le potentiel) du domaine et proposer un plan d’action visant à rendre plus efficace l’ensemble de l’industrie du transport routier au Togo.

S’agissant des obstacles, un rapport des Nations Unies avait fait un diagnostic où il pointait l’insuffisance des ressources mises à la disposition de la Direction Générale des Travaux Publics, comme étant un frein au fonctionnement efficace de ses services.

Depuis lors, les chantiers d’infrastructures routières financés à coup de milliards FCFA ont permis au Togo d’avoir un meilleur réseau routier, soit «11 777 km de réseaux routiers, dont environ 2 101 km de routes nationales revêtues et 1 473 km de voiries urbaines, 1294 km de routes nationales non revêtues et 6802 km de pistes rurales. Ces réalisations ont permis de porter le taux des routes en bon état de 18 à 29 % et de réduire le taux des routes en mauvais état de 49 à 40 % », selon la présidence togolaise.

Notons que le consultant qui sera retenu à l’issue du processus de recrutement se chargera par ailleurs, de proposer au gouvernement, des stratégies ou moyens efficaces en vue du renouvellement du parc automobile.

Séna Akoda

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samedi, 16 janvier 2021 02:18

Le Togo en route pour Dubaï 2020

Le Togo a ouvert officiellement la campagne pour sa participation à l'Exposition universelle Dubaï 2020 - qui aura lieu dans le pays du Golfe du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 - à  travers une cérémonie de lancement, qui a eu lieu hier à Lomé.

L'événement, à l'initiative du ministère chargé du commerce et de la promotion de la consommation locale, s’est tenu devant un parterre d'opérateurs économiques, de représentants du patronat. 

« Le Togo fera connaître à la communauté internationale l'innovation et l'ingéniosité togolaise », annonce notamment Kodjo Adedze, ministre du commerce.

Le pays veut mettre notamment l’accent sur ses innovations numériques : « Il s'agira de présenter dans notre pavillon, les réalisations et inventions de nos startups dans le domaine du numérique, et profiter de cette rencontre pour faire connaître les opportunités d'investissement dans notre pays, dans tous les secteurs ».

Le pays présentera notamment ses innovations numériques, qui se sont illustrées ces dernières années, comme l'initiative de revenu universel Novissi, les projets Cizo, AGriPME, ou SOFIE, ayant notamment aidé à venir en appui aux populations vulnérables.

La campagne ayant pour slogan “On y va” a été lancée hier jeudi et se terminera en septembre 2021.

Pour rappel, l’exposition universelle de Dubaï 2020, était prévue pour octobre de l’année dernière, mais elle a dû être décalée, pour cause de pandémie. La rencontre internationale, à laquelle prennent part 192 pays, est placée sous le thème : « Connecter les esprits, créer l'avenir ».

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