Togo First

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KeyOps Tech, startup spécialisée dans le suivi digitalisé du transport et de la livraison de colis, va lancer en février ses services au Togo. Cette entrée sur le marché togolais s'inscrit dans le cadre de la régionalisation de ses activités. Avec sa solution KOTscan, la startup basée à Abidjan revendique avoir réalisé cette année la livraison et le tracking d’un demi-million de colis.

Ayant construit son modèle sur des partenariats avec un réseau d'acteurs locaux de la livraison et du transport, KeyOps propose à ses clients (entreprises comme particuliers) la livraison de leur colis et plis avec la possibilité de suivre en temps réel la position et l’identité du livreur. Au Mali, grâce à un partenariat avec la Poste, elle est passée de 500 à 30 000 livraisons. 

Présente également en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina et depuis la fin d’année 2020 au Ghana, la jeune pousse ambitionne de devenir un acteur clé du commerce intra-africain. « Notre but est désormais d’optimiser les avantages qu’offrira la zone de libre-échange et d’impulser un changement dans le secteur de la livraison à travers tout le continent. Nous souhaitons plus que jamais connecter les villes africaines entre elles et ainsi accompagner le développement du commerce intra-africain. », a déclaré son CEO, Olivier Mercuriot.

Outre le Togo où le marché de la livraison est en pleine croissance avec des acteurs comme la Société des Postes du Togo, les jeunes pousses Kaba Delivery et Delivroum filiale de Gozem, KeyOps Tech prévoit également de s’installer au Bénin et au Cameroun.

Klétus Situ (stagiaire) 

La Banque Ouest Africaine de Développement a finalisé avec succès sa première émission obligataire à objectifs de développement durable sur le marché international, dans le cadre d'une opération qui s'est déroulée en début d'année.

L'information émane de l'institution de développement sous-régionale, qui, dans une annonce de la semaine dernière, se réjouit d'avoir « rencontré un très grand succès auprès des investisseurs internationaux. » 

Ce sont ainsi près de 260 gestionnaires d'actifs, Banques, compagnies d’assurance et autres fonds de pension du Royaume-Uni, des Etats-Unis d’Europe et du Moyen Orient, qui ont souscrit à l’émission portant maturité de douze ans. Ce qui représente une demande totale atteignant les 4,4 milliards d’euros, soit près de 6 fois les 750 millions € recherchés par la Banque.

Notons que cette émission obligataire, destinée au financement de projet à fort impact social et environnemental, porte un taux de 2,75% légèrement au-dessus de la moyenne du marché européen. C’est le taux le plus bas jamais obtenu par la BOAD sur le marché international, une situation “sympathique”, d’autant que l’institution ouest-africaine est notée “BBB” par Fitch et “Baa1” par Moody’s depuis 2015.

Les fonds levés devraient renforcer les capacités d’investissement de la Banque dans les secteurs prioritaires tels que l’agriculture et la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables, les infrastructures de base, la santé, l’éducation et l’habitat social. L’opération s’inscrit également dans la vision du Plan stratégique Djoliba, qui court de 2021 à 2025.

Serge Ekue, dont c’est la première opération depuis sa nomination en août dernier au poste de président de la Banque, s’est félicité de l’accueil réservé par les investisseurs à l’opération : « Nous sommes encouragés par le formidable accueil que nous avons reçu des investisseurs. La très grande qualité du carnet d’ordres et le niveau important de sursouscription témoignent de l’adhésion des investisseurs à la vision de la Banque, et de leur confiance dans les perspectives de croissance et de prospérité de la zone UEMOA ».

Klétus Situ (stagiaire)

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Après avoir lancé son programme de construction de 1000 logements, Ghislain Awaga investit 3 milliards FCFA, dans la création d’une chaîne agroalimentaire à Notsé (96 km de Lomé).

Le projet qui consistera à créer une chaîne de production, de transformation et de distribution de produits agricoles et d’élevage, principalement les spéculations végétales, a été lancé en fin de semaine écoulée, avec pour visée principale, d’accroître la production animale et végétale.

La chaîne agroalimentaire devrait ainsi permettre, d’après les prévisions de son promoteur, d’atteindre une capacité de 120 000 têtes (poulets de chair), et 80 000 têtes (pondeuses), 40 000 têtes de porcins et 20 000 bovins par an.

1 projet

Le projet qui devrait atteindre sa phase de croisière dans 5 ans, permettra en outre, de produire différentes cultures sur une superficie de 1000 hectares. De fait, GTC vise, grâce à sa chaîne agroalimentaire, à produire 2 500 t de soja, 6 000 t de gingembre et 500 t d’anacarde par an.

Alors que le Togo mise sur l’agro-industrie, pilier de son économie et principal employeur pour son émergence à l’horizon 2025, à en croire Victoire Tomégah-Dogbe, GTC va déployer la première phase de son plan agro-alimentaire sur une superficie de plus de 500 hectares dans la préfecture de Kloto et Haho, apprend-on.

Séna Akoda

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Le Togo va s’inspirer du Gabon dans le cadre de l’opérationnalisation de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Idiola Sandah, administrateur général de la plateforme, a bouclé en début de semaine, un séjour d’immersion professionnelle auprès de l’autorité administrative de la Zone Economique à Régime Privilégié (Zerp) de Nkok au Gabon. Un site industriel de 1390 hectares situé à près de 30 km à l’est de la capitale Libreville. 

Pendant deux semaines, le responsable togolais a échangé avec son homologue Anne Nkene Biyo’o et ses collaborateurs sur le fonctionnement des 23 administrations de la Zerp et des services du guichet unique. Il en a profité pour s’informer sur les procédures et les missions de l’autorité administrative. 

Idiola Sandah a également discuté avec la Gabon Special Economic Zone (GSEZ), partenaire logistique de la Zerp. Une joint-venture créée par le gouvernement gabonais et le groupe singapourien Olam, également en charge de la PIA, à travers sa filiale Arise IIP, dédiée aux infrastructures industrielles intégrées.

«Le modèle de réussite gabonais inspire aujourd’hui plus d’un, au-delà des frontières gabonaises, c’est le cas du Togo qui vient calquer ce modèle pour attirer des investisseurs», s’est-il réjoui au terme de sa mission. Et d’ajouter :  «Il y aura une collaboration pérenne entre l’Autorité administrative de la Zerp de Nkok et l’Autorité administrative de la Plateforme industrielle d’Adétikopé.» 

Klétus Situ (stagiaire)

Dans le cadre de la campagne agricole 2021-2022 qui s’ouvre bientôt, le gouvernement togolais cherche à constituer un stock de 80 000 tonnes d’intrants à disposition des producteurs. C’est ce qui a été annoncé en fin de semaine dernière par la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles (CAGIA) lors d’une rencontre avec les acteurs du secteur à Tsévié, 35 kilomètres au Nord de Lomé.

Selon l’agence gouvernementale, cette rencontre avait notamment pour objectif de porter à la connaissance des acteurs les dispositions prises pour mettre effectivement les intrants à la disposition des producteurs. « Nous avons été instruits de sensibiliser les différents acteurs sur la nécessité de disposer de points de vente dans chaque canton. Nous avons l’obligation d’ici mi-février de mettre les stocks avant le début des pluies afin de les rapprocher des producteurs », a indiqué Madadozi Tezike, Directeur Général de la CAGIA.

Largement inférieure aux 120 000 tonnes d’intrants agricoles qu’avait mobilisés la campagne 2020-2021, cette constitution prévisionnelle de stock d’intrants est l’une des sous-composantes de la feuille de route du Ministère de l’Agriculture de l’Élevage et du Développement rural. Feuille de route qui s’articule autour de trois projets phares, tel que l’explique Komi Essiomelé, président du comité de gestion de la CAGIA, « il s’agit du p12, qui est l’amélioration de la productivité et des rendements agricoles, le deuxième consiste en l’accélération du MIFA pour porter la cible à 1 millions d’agriculteurs d’ici 2025, et le troisième vise l’agrandissement de l’agropole de Kara. »

Klétus Situ (stagiaire) 

Au Togo, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) vient d’annoncer un certain nombre de mesures, vis-à-vis des tarifs de communication et des services télécoms, visant à, "mettre de l’ordre" dans le milieu, visiblement au profit du consommateur.

Dans un communiqué en date de ce vendredi 22 janvier 2021, l’Autorité, rappelle « les principes de tarification juste et raisonnable » qui doivent dorénavant régir les offres. Elle appelle ainsi, les acteurs des télécoms à renforcer la « transparence et la comparabilité des offres disponibles sur le marché », pour « permettre aux consommateurs d'orienter leurs choix ».

A cet effet, l'Autorité de régulation « oblige les opérateurs à communiquer aux utilisateurs, de façon claire et sans équivoque », tout ce qui concerne les tarifs de base de leurs services, en termes de coûts par minute, par nombre de SMS et par mégaoctets.

Cet impératif de clarté est également appliqué aux tarifs des forfaits et des promotions, exprimés en rapport aux tarifs réels, exprimés par unité de valeur en FCFA.

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Crédit désormais “illimité” 

Point notable, selon les termes de l’Arcep, « le crédit sur une carte SIM ne peut plus être considéré comme expiré, tant que la carte SIM est active. » Ce qui, de manière pratique, annule les délais d’expiration pour les recharges de crédit (tant que la carte SIM est valide). 

Une mutation similaire est également imposée pour les forfaits téléphoniques, qui doivent avoir une durée « raisonnable au regard du montant de souscription et clairement portée à la connaissance des consommateurs ».

S'annonce également une réduction des coûts de transfert de crédit de communication, et d'accès aux services d'assistance clientèle, avec le premier qui « ne [doit] pas dépasser 3% du montant transféré », et le second « ne peut être facturé à plus de 20 F CFA par appel, et ce, quelle que soit la durée de l'appel ».

Ayi Renaud Dossavi

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Dans un récent communiqué, le ministère de la Santé du Togo, fait une mise au point quant aux nombreuses rumeurs et fake-news qui circulent sur les réseaux sociaux, et « créent la peur et la désolation au sein de la population ».

L'institution publique rappelle ainsi qu’un vaccin n’est pas encore disponible dans le pays, encore moins en cours de distribution. 

Ceci étant, apprend-on, le Togo, à l’image des autres pays, « se prépare à introduire ce vaccin dans les prochaines semaines ». Et, s'il y a lieu, « les modalités et la période de cette vaccination se feront l'objet d'une communication officielle ».

Du reste, le ministère confirme, que cette vaccination contre la Covid-19, « ne concerne pas les enfants ».

A cet égard, rappelons que, selon des informations antérieures, une campagne d’inoculation devrait notamment concerner en premier lieu, le personnel soignant, les plus de 50 ans et les moins de 50 ans présentant des facteurs de comorbidités.

Ayi Renaud Dossavi

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Avec 80 milliards FCFA dans son viseur, le Togo lève 88 milliards FCFA à l'issue d’une opération simultanée d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), souscrites à hauteur de 201 milliards FCFA.

Ce résultat équivaut à un taux de couverture de 252% et s’aligne sur la tendance des titres publics du Togo sur le marché financier régional depuis plus d’un an. Une performance qui confirme son statut de bon émetteur. C'est l'information diffusée ce vendredi 22 janvier par l'agence Umoa-Titres, alors qu'elle bouclait ladite émission. 

Dans les détails, les obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 36 mois, assorties d’un taux d’intérêt annuel de 6,15% ont été souscrites à hauteur de 76 milliards FCFA dont le pays garde 24 milliards FCFA.

Celles stipulées pour 60 mois et un taux d’intérêt de 6,4% ont enregistré 52 milliards FCFA. Le Togo n’en a retenu que 22,78 milliards FCFA.

L’agence Umoa-Titres indique que les OAT de maturité 84 mois pour un intérêt annuel de 6,5%, ont permis au pays de mobiliser plus de 73 milliards FCFA. Bien repu, il se contentera de 40,84 milliards FCFA.

Séna Akoda

Le Togo veut introduire le permis de conduire pour les usagers des motocyclettes (notamment véhicules deux roues), pour renforcer sa sécurité routière.

Si la mesure avait été annoncée l’an dernier, elle a dû être mise sur pause, à cause de la pandémie de covid-19, qui a perturbé les agendas.

Mais le projet semble remis au goût du jour, suite aux chiffres du bilan de sécurité routière du second semestre 2020, qui indiquent au Togo, 4503 accidents dont 335 décès, et 5780 blessés, avec un accent particulier sur les motocyclistes, comme facteurs d'accidents.

Sur ces chiffres jugés alarmants, « pour 70% de ces accidents, ce sont nos compatriotes motocyclistes », constate le ministre de la sécurité, le Col Yark Damehane. « Entre temps, le gouvernement avait tiré la sonnette en instaurant le permis de conduire pour les motos. (...) Ce projet va revoir le jour ». 

A cet effet, l’autorité publique « exhorte les motocyclistes, ceux qui ne l'ont pas encore fait, à se faire former et passer le permis ». Une annonce pourrait suggérer, la reprise prochaine des examens de permis, suspendus à cause du virus.

Ceci étant, aucun calendrier d’application de la mesure n’a encore été annoncé.

Par ailleurs, le gouvernement envisage également, en plus de la mise en place de la politique de sécurité routière, un projet de loi, pour réglementer ce secteur. L’objectif annoncé étant notamment, de faire baisser ces décès de moitié. 

Ayi Renaud Dossavi 

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Le Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo) vient de se doter des bureaux annexes de son futur siège, inaugurés le jeudi 21 janvier par la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé. Un palier franchi, sous la supervision de son actuel président Comi Laurent Tamegnon.

Cet acte « traduit la mobilisation du CNP en vue de la mobilisation du secteur privé pour jouer efficacement son rôle de partenaire de l’Etat », a déclaré Kayi Mivedor, ministre de la Promotion de l’Investissement. « Nous sommes disposés à renforcer ce partenariat, car l’État s’est déjà engagé dans la promotion du partenariat public et privé pour la réalisation des objectifs du Plan National de Développement (PND) et l’aboutissement de la feuille gouvernementale 2020-2025 », a-t-elle déclaré aux patrons qui attendent vivement le futur siège.

40573 le patronat prend ses quartiers dans ses bureaux annexes en attendant son sige

En rappel, le CNP-Togo est engagé aux côtés des pouvoirs publics togolais dans la réalisation du Plan National de Développement (PND 2018-2022). La mise en œuvre de cette vision de développement repose sur le secteur privé à hauteur d’environ 3000 milliards FCFA, équivalant à 65% des ressources totales nécessaires.

Séna Akoda

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