L’Etat togolais va lever 80 milliards de FCFA de plus sur le marché régional pour le compte de ce premier trimestre, a révélé le programme prévisionnel d’émissions des États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine rendu public par l’agence UMOA-Titres, ce mardi 26 janvier.
Le Togo qui a déjà réussi à lever 27,5 milliards de FCFA en Bonds Assimilables du Trésor (BAT) puis 88 milliards en Obligations Assimilables du Trésor (OAT) plus récemment, se prépare à réaliser 4 sorties d’un montant de 20 milliards chacunes sur le marché régional de la dette. Ces opérations, prévues en février et mars, vont servir à couvrir les besoins de financement du budget national, apprend-on.
Ces titres, de maturité 5 et 3 ans, devraient recevoir un accueil positif des investisseurs à en croire les tendances observées sur les émissions de titres publics par le Togo depuis plus d'un an. La dernière opération du genre avait obtenu un taux de couverture de 252%.
Au total, le Togo devrait mobiliser 185 milliards de FCFA sur le marché des titres publics au cours des trois premiers mois de l’année.
Globalement, sur le premier trimestre 2021, les Etats membres de l’UMOA ont prévu mobiliser un montant global de 1 611 milliards de FCFA.
Klétus Situ (stagiare)
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L’Institut National d’Assurance-Maladie (INAM) a fait appel à une short-list d'entreprises spécialisées dans les BTP, notamment aux Togolais Midnight Sun et à Sogea Satom-Togo, filiale du groupe français Vinci, pour la construction de son futur siège à Lomé, a appris Togo First.
Le groupe Midnight Sun (MNS), a déjà réalisé plusieurs chantiers au Togo, notamment la route Notsé-Tohoun-Frontière du Bénin longue de 57 km qui désenclave le bassin hydrographique du Moyen-Mono, reconnu comme une zone à fort potentiel agricole et fluidifier le trafic sur ce tronçon.
S'agissant de Sogea Satom, l'une des premières entreprises étrangères de BTP au Togo, elle a fin 2017, décroché en groupement avec LES et Freyssinet (Vinci Construction), leader français des BTP, le marché relatif à la réhabilitation du Wharf de Kpémé pour près de 15 millions d’euros.
Mais au total, ce sont sept 07 entreprises qui se disputeront ce marché de construction d'infrastructure. Elles pourront soumettre leurs candidatures jusqu'au 23 février prochain.
Séna Akoda
Au Togo, les propriétaires immobiliers vont subir moins d’impôts, notamment avec la réduction de la retenue sur loyer. Cette taxe, due par les locataires d’immeubles d’habitation ou de commerce, qui correspondait à 12,5% de la valeur locative, va ainsi connaître une baisse pour se situer désormais à 8,5%.
Ceci équivaut à une réduction de 4 points de pourcentage, en seulement 12 mois.
Véritable pilule amère pour les propriétaires, cette charge fiscale alimente souvent des malentendus entre ceux-ci et les occupants. Les premiers refusant tout prélèvement sur leurs loyers ou exigeant la renégociation desdits loyers à la hausse, de sorte à imputer en définitive la retenue aux locataires.
La diminution de cette imposition, contenue dans la Loi de Finances 2021 s’inscrit en ligne droite avec l’ambition des autorités togolaises d’alléger les charges pesant sur les contribuables.
Due à l'Office Togolais des Recettes (OTR), la retenue sur loyer est payée au plus tard le 15 du mois suivant.
Séna Akoda
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La CEDEAO fixe à 50$ (27 000 FCFA) maximum, la somme à débourser par les citoyens de ses pays membres, pour les tests anti-Covid, dans le cadre de leurs déplacements dans l’espace communautaire.
La décision fait partie des nombreuses mesures prises par l’organisation sous-régionale, en vue de lutter de manière concertée contre la propagation du pathogène, comme l’indique un communiqué de l’institution, publié à l’issue de la 58ème session ordinaire de sa conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.
Aussi, cette mesure s’inscrit dans le cadre du protocole harmonisé de la CEDEAO, relatif à la circulation transfrontalière des personnes et des biens pendant la pandémie, qui vise à encadrer les déplacements des populations d’un pays à l’autre. Il s’agit également d’uniformiser les nouvelles règlementations des pays concernant la lutte contre le coronavirus.
Au-delà de ce prix plafond pour les tests, la CEDEAO annonce également la mise en place d’un « Fonds renouvelable pour les vaccins », dont le montant n’a pas été précisé, en vue de se procurer plus de 240 millions de doses de vaccins. Par ailleurs, la Communauté a fixé à juin 2021, au plus tard, le délai pour démarrer les vaccinations, dans ses pays membres.
Ayi Renaud Dossavi
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Le gouvernement québécois à travers son Programme de Coopération Climatique International va financer la mise en œuvre d’un projet écologique et énergétique dans la préfecture du Kloto, à 100 km au nord-ouest de Lomé. Ce financement, près de 250 millions de FCFA, se fera sous la forme d’une subvention accordée à l’entreprise canadienne Biothermica Technologies.
Globalement, le projet piloté par l’entreprise basée à Montréal permettra dans sa première phase, la mise sur pied d’un système de collecte des déchets. La deuxième phase consistera à l’aménagement d’un site d'enfouissement technique équipé de technologies de récupération des biogaz sur un terrain mis à disposition par la Préfecture du Kloto. La troisième et dernière phase du projet est la construction d’une centrale électrique alimentée par le biogaz capté et l’énergie solaire.
Le montant octroyé par le Québec devrait servir aux études préliminaires du terrain qui abritera le futur site d’enfouissement technique et à soutenir l’organisation Bioénergie Togo. Cette organisation devrait se charger de la collecte des déchets. Les fonds vont également servir à former des techniciens locaux, le projet ayant prévu un volet “transfert de compétences”.
Écologique, l’initiative devrait aussi, via le captage de biogaz, permettre la réduction de 260 000 tonnes de CO2 d’ici à 2030 selon les estimations communiquées par Biothermica.
Klétus Situ (stagiaire)
Le gouvernement togolais lance jusqu’au 23 février, un processus en vue de recruter une entreprise, pour la construction de routes dans la plaine de l’Oti. Dans le détail, les travaux, qui entrent dans le cadre du projet d’aménagement des terres agricoles de la Plaine de l’Oti (PATA-OTI), vont concerner la piste Fare-Nantchare-Mayifoko longue de 5,5 km.
Une fois opérationnelle, cette voie devrait faciliter l’accès aux terres agricoles de cette plaine, appelée à devenir une zone de forte concentration d’activités agroindustrielles. On y annonce notamment la production du riz à l’échelle industrielle et une usine de fabrication de sucre.
Du reste, les travaux seront pris en charge par le PATA-Oti (partenaire de la Boad), financés partiellement à hauteur de 9 millions $ par la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA).
En rappel, le PATA-Oti qui couvre la zone Faré, Sadori et Koukoumbo et Naki- Koulifèkou, vise à offrir aux populations (notamment rurales) l’autosuffisance alimentaire tout en réduisant la pauvreté.
Séna Akoda
Au Togo, la campagne de transhumance de cette année démarre le dimanche prochain, 31 janvier, jusqu’au 31 mai 2021.
L’annonce est faite par le ministère en charge de l’élevage, qui informe, par communiqué, les différents acteurs du secteur (« présidents des comités préfectoraux de transhumance, des responsables préfectoraux de transhumance, des agriculteurs, des ONG et tous les partenaires »), à prendre les dispositions requises pour le bon déroulement de ces déplacements saisonniers de bétail, qui traversent l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest.
Du reste, le pays travaille à mettre en place des couloirs de transhumance, pour que ces migrations, qui ont représenté quelque 30 000 têtes de bovins l’an dernier, se fassent sans accrocs, entre les pasteurs nomades et les agriculteurs sédentaires.
A cet effet, les déplacements sont régis par un ensemble de règles de conduite, contenues dans le Plan opérationnel de gestion de transhumance (POGT 2021).
Pour rappel, l’élevage représente plus de 16% du PIB agricole et 6,7% du PIB national togolais.
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A peine investi, Joe Biden a confié les rênes du Millennium Challenge Corporation (MCC) à Mahmoud Bah, un Américain d’origine guinéenne, né dans la capitale togolaise en le nommant au poste de CEO de cette agence, a appris Togo First.
Une nomination qui a été très bien accueillie du côté de la Présidence togolaise. « Bravo Monsieur le CEO, et Cher ami Mahmoud, je voudrais au nom du Chef de l’Etat t’adresser mes sincères félicitations et te souhaiter plein succès dans cette lourde et exaltante mission !!! Oui, une fierté pour notre pays », a écrit la ministre, Secrétaire Général de la Présidence togolaise, Sandra Ablamba Johnson. En passant, en 2020, le Togo a validé 15 indicateurs sur 20, améliorant son score, 14 indicateurs validés un an plus tôt.
Le nouveau CEO, qui a passé plus de 10 ans au MCC et occupé divers postes notamment celui de chef d’équipe pour le portefeuille régional, a été également N°1 de cette agence en Côte d’Ivoire. Le parcours professionnel de Mahmoud Bah lui aura permis par ailleurs d’être « Vice-président par intérim du MCC pour l'administration et les finances ...».
Notons que M. Bah est titulaire d’un MBA de l'Université du Maryland - Robert H. Smith School of Business et est expert-comptable diplômé (CPA). Le « Monsieur MCC » de l’administration Biden manie couramment le français, le mina (langue parlée au Sud-Togo) et le fulani (langue parlée dans plusieurs pays sahéliens dont la Guinée).
Séna Akoda
Le Togo veut renforcer la lutte contre la chenille Légionnaire d’Automne, un ravageur qui s’attaque aux productions de maïs, de riz et de maraîchage, en constituant des brigades agricoles, avec les producteurs concernés.
Certains de ces acteurs, de la région des Plateaux, ont bénéficié à cet effet d’une formation, la semaine dernière (les 19 et 20 janvier à Atakpamé). Une rencontre inscrite dans le cadre du Projet gestion intégrée de la chenille légionnaire d'automne, en vue d’augmenter les capacités des producteurs des cultures-cibles.
Les producteurs ont ainsi été outillés, entre autres, sur la reconnaissance de la chenille légionnaire biologique et écologique, la réglementation phytosanitaire sur les pesticides au Togo et les mesures sécuritaires qui y sont liées, ainsi que les modalités pour son utilisation rationnelle.
La session était à l’initiative de la direction de la protection des végétaux du ministère en charge de l'agriculture, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, notamment la FAO.
Ayi Renaud Dossavi
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Il s'est ouvert à Lomé, ce lundi 25 janvier 2021, l'évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) du Togo.
L'enquête, sous le pilotage du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), vise à collecter toutes les informations nécessaires pour prouver la conformité et l'efficacité du dispositif togolais, dans la LBC/FT.
« L'évaluation mutuelle d'un pays est un processus par lequel les experts évaluateurs d'autres Etats examinent et apprécient le niveau d'efficacité et de conformité aux normes du Groupe d’Action Financière(GAFI) , le dispositif juridique et institutionnel de lutte contre le lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, mis en place par le pays et formule des recommandations pour permettre au pays de renforcer et d'améliorer et son système juridique et institutionnel », selon
A cet égard, le pays revendique un certain nombre d’efforts et de progrès ces dernières années. Comme le rappelle notamment le ministère de l’Economie et des finances, « Cet intérêt se manifeste par une volonté politique clairement affichée de prendre les décisions permettant au Togo de mener une lutte efficace contre ces fléaux », avec la promulgation de nombreux textes de loi, notamment en 2018.

Et de rappeler également que la lutte contre ces fraudes est inscrite dans les objectifs sectoriels du PND, avec notamment une stratégie nationale de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.
Pour rappel, à ce jour, Le Togo est par conséquent le onzième Etats membre du GIABA à se soumettre librement à cette évaluation (après le Ghana, le Sénégal, Cap Vert, le Burkina- Faso, le Bénin, le Mali, la Sierra Leone, le Nigéria et le Niger). Les conclusions des travaux devraient être discutées à la prochaine plénière du GIABA, en novembre prochain.
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