Le Togo procède au lancement d’un nouvel organisme opérationnel avec pour mandat principal, la protection du cyberespace togolais. L’annonce a été faite sur les réseaux sociaux, par la Ministre de l'Économie numérique et de la Transformation Digitale, Cina Lawson, ce 3 février.
L'organisme, baptisé Computer Emergency Response Team (CERT.tg) - en français Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité au Togo - résulte de la collaboration entre l’expert européen de la cybersécurité, Asseco Group et le gouvernement togolais.
Cyber Defense Africa a le plaisir d'annoncer le lancement de https://t.co/JHcqGRoxuu, Centre d'intervention d'urgence informatique de la République togolaise ! @NumeriqueTG #CDAtg #CERT-TG #cyberdefense #security #TogoDigital #CERT pic.twitter.com/1CT8NVbexO— Cyber Defense Africa (@CDA_tg) February 3, 2021
L’entité a pour mission « d’identifier, analyser et mitiger les cyberattaques affectant l'État, les citoyens, les entreprises et organisations togolaises », apprend-on de source officielle. Elle veut par ailleurs offrir des formations en cybersécurité, investigation numérique et sur les crypto-monnaies, notamment.
« Pour profiter sereinement de la digitalisation des services et de l'administration, les Togolais ont besoin d'avoir confiance dans la sécurité du cyberespace. Le CERT-TG renforce cette confiance, en protégeant tous les acteurs du numérique et en participant à la formation d'experts locaux en cybersécurité. Le lancement d'un CERT répond aux meilleurs standards internationaux et prouve notre capacité à réaliser nos ambitions. », se réjouit Cina LAWSON.
Enfin, d’un point de vue opérationnel, le CERT.tg sera dirigé par Cyber Defense Africa (CDA), une Joint-Venture créée par les deux entités partenaires, et sous l’égide de l’Agence nationale de la cybersécurité.
Klétus Situ (stagiaire)
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Au Togo, le nombre d’internautes a augmenté de 7,8 % entre 2019 et 2020, soit 124 000 nouveaux utilisateurs sur la période, selon les dernières données du Digital Report 2021 de Hootsuite, sur l’usage d’internet dans le monde.
Cette hausse du volume d’usagers internet, se traduit sur la période considérée, notamment par une augmentation du nombre de citoyens présents sur les réseaux sociaux, qui a pour sa part, augmenté de 14% (+ 81 000 nouveaux utilisateurs), portant leur nombre total à 650 000 utilisateurs de médias sociaux au Togo, (soit 7,9 % de la population).
En termes de connexion mobile, la période a enregistré en tout 6,53 millions de connexions, en hausse annuelle de 381 000 (+6,2 %) ; représentant à janvier 2020, 80 % de la population totale.

Au total, porté par cette flambée globale des utilisateurs, le Togo comptait 1,71 million d'internautes soit près de 21% de la population, selon ces dernières statistiques.
On peut s'attendre à ce que les nouvelles statistiques montrent une hausse encore plus importante, sur la période 2020-2021, à cause de la pandémie de Covid-19, qui a intensifié les usages d'internet dans la population.
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Au Togo, l'écrasante majorité de la population (96%) se connecte aux réseaux sociaux, plateformes mondiales de communication, via leur téléphone mobile, dont la démocratisation a porté en augmentation l'accès des togolais à internet.
C'est la tendance haussière qui ressort des dernières données publiées dans le Digital Report 2021 de We Are Social et Hootsuite, couvrant la période 2019-2010.
Ainsi, de façon générale, sur la durée considérée, on dénombre 124 000 internautes togolais en plus. Ce qui porte le nombre total d'utilisateurs d’internet au Togo à 1,7 million soit 21% de la population.
Cette croissance est principalement portée par le trafic internet mobile, à travers l’usage croissant de plateformes comme Facebook, Instagram, Whatsapp ou Twitter. En effet le pays a connu un bond de 14% d’utilisateurs de réseaux sociaux par rapport aux derniers en date, soit 81 000 individus en plus. Sur les 650 000 personnes actives sur les réseaux sociaux au Togo (7,9% de la population), ce sont plus de 96% qui s’y connectent via leurs smartphones.
Par ailleurs, 170 000 internautes du Togo sont présents sur le réseau professionnel LinkedIn, une présence largement dominée par les hommes représentant plus de 70%, pour 30% de femmes. Ce qui permet aux annonceurs d’atteindre 4% de la population avec des publicités ciblées sur ce réseau. En termes d’équipements, les togolais dans leur grande majorité préfèrent les smartphones Android (87,3%) aux autres systèmes d'exploitation. À titre d’exemple seuls 3,7% d’utilisateurs sont sur iOS.
Dans le monde, sur la même période le rapport fait état de près d’un demi-milliard d’utilisateurs en plus sur les réseaux sociaux. Réseaux sociaux qui, comptabilisent 4,20 milliards d’utilisateurs à travers le monde, dont plus de 98% se connectent via mobile.
Klétus Situ (stagiaire)
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129 localités dont la liste a été publiée en fin de semaine écoulée (29 janvier 2021), par l’Agence Togolaise d’Electrification et des Energies Renouvelables (AT2ER) sont sélectionnées, pour bénéficier de la première phase du projet d’électrification par mini-réseaux solaires.
Ce nouveau palier qui vient d’être franchi balise la voie à l'exécution des travaux d’électrification annoncés pour couvrir au total, 317 localités rurales au Togo. Soit 11 000 kW de puissance installée et 480 km de réseau de distribution, destinés à couvrir quelque 45 000 abonnés.
Les travaux consisteront à développer, cofinancer, construire, assurer la maintenance de mini-réseaux solaires et de réseaux de distribution. Il prend en compte également la fourniture, la commercialisation de l’énergie électrique aux clients et le transfert en fin de licence.
Notons qu’au 4ème trimestre 2019, l’agence gouvernementale AT2ER, bras opérationnel du gouvernement en matière d’énergies vertes, avait lancé un avis à pré-qualification des développeurs de mini-réseaux solaires, dans la lignée de ce projet.
Séna Akoda
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Pour la prochaine campagne agricole, le gouvernement togolais veut renforcer la productivité et les rendements de la filière plantes à racines et à tubercules. Le ministère de l’agriculture togolais a organisé à cet effet la semaine dernière, une formation pratique à l’endroit d’une centaine d’acteurs du secteur.
Ces derniers, issus des régions Maritime, Plateaux, Centrale et de la Kara, ont été outillés sur les techniques de multiplication et de conservation de l’igname, du manioc et de la patate douce. La session de formation, qui s’est étalée sur toute la semaine, a eu lieu au Centre agronomique du littoral à Davié, une dizaine de kilomètres au nord de Lomé.
Cultivées sous diverses variétés, ces trois espèces concernées, occupent plus de 15% de la surface agricole totale du pays. Et sont notamment cultivées dans 35 des 39 préfectures que comptent le Togo, constituant ainsi la base d'importantes chaînes de valeurs agro-alimentaires.
L’igname, le manioc et la patate douce sont ainsi des produits vivriers avec un potentiel de développement avéré. À titre d'exemple, un produit comme le manioc est transformé sous divers dérivés : tapioca, gari, fécules, pain, frites, chips.
Klétus Situ (stagiaire)
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Les engagements actuels de la Banque africaine de développement (BAD) au Togo, s’élèvent à environ 265 milliards FCFA. L’information émane du Représentant Résident de la BAD au Togo George Bohoussou qui est en fin de mission, après 3 années de service dans le pays.
Ces contributions devraient d’ailleurs aller en s'accroissant dans les mois à venir, dans le cadre de projets financés par la Banque au Togo.
En effet, « Le Portefeuille actuel aujourd'hui, en termes d'engagement, entre la BAD et le Togo, est de 265 milliards FCFA environ (...) et nous attendons continuer sur cette même lancée. Parce qu'il y a des projets dont les deuxièmes phases sont en préparation, et ça devrait augmenter l'engagement de la BAD auprès du Togo », souligne le représentant sortant.

Cette volonté a été re-confirmée, au sortir d’une rencontre avec le Premier ministre, Victoire Tomegah Dogbé, par M. Bohousosu qui a fait ses adieux, tout en en félicitant le pays et son gouvernement « pour avoir réussi à faire du Togo une destination prisée et préférée des bailleurs de fonds et autres partenaires techniques et financiers. »
Rappelons qu'au Togo, l'institution est présente sur de nombreux projets structurants, allant de l’agriculture aux infrastructures, en passant par l’énergie, dont le Mifa ( Mécanisme incitatif de financement agricole), les grands travaux du Corridor Abidjan-Lagos et les travaux routiers sur la voie Lomé - Kpalimé, ou encore le projet d’électrification rurale Cizo.
A Georges Bohoussou, succède Wilfried Paterne Abiola, de nationalité française, comme nouveau visage de la BAD au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo et ses voisins de l’UMOA pourront compter sur le marché financier régional pour amorcer leur relance économique post-Covid, confirme l’agence Umoa-Titres. L’acteur sous-régional, en collaboration avec la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), se prépare en effet, à mettre en place des « obligations de relance », pour appuyer les Etats de l’Union dans leurs efforts de reprise des activités économiques.
Concrètement, développe-t-on, la Bceao ouvrira un guichet de refinancement dénommé « Guichet de relance » à la disposition des banques commerciales, principales détentrices, (jusqu’à 90%) de la dette des Etats de l’UEMOA, à en croire certains experts.
Ces « obligations de relance » seront stipulées pour une maturité de six mois et assorties d’un taux d’intérêt de 2%, indique-t-on.
En rappel, au temps fort de la crise sanitaire Covid-19, l’agence Umoa-Titres et son partenaire la Bceao, avaient permis aux Etats de l'UMOA, via « les Bons Covid-19 » de maturité 3 mois, de faire preuve de résilience face à la pandémie.
Séna Akoda
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Afin de rendre accessible Foufoumix, la machine à piler du foufou (plat très prisé au Togo), Logou Concept baisse de 100 000 FCFA le prix de cet appareil, a appris Togo First. Soit une réduction de 40% applicable au prix de Foufoumix domestique (250 000 FCFA) et une baisse de 28,5% à celui de la version commerciale (350 000 FCFA).
La structure inventrice qui veut permettre aux clients potentiels de bénéficier de la promotion jusqu’au 15 février 2021, ambitionne avec cette promotion, de vulgariser l’utilisation de son appareil électroménager.
Selon une source proche de Foufoumix, il s’agit concrètement d’un préfinancement à coût réduit de la commande par les clients, qui devront attendre la livraison des machines en juillet 2021.
Notons que c’est la deuxième fois que Foufoumix lance une promotion du genre. La première remonte au mois de juin 2020. Elle a permis à ceux qui se sont manifestés, d’avoir leur machine en décembre de la même année.
Dans la lignée de cette offre, une autre initiative ciblant les salariés, lancée et terminée en décembre 2020, accorde la possibilité de paiement échelonné du prix de vente sur douze mois.
Séna Akoda
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Le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) renforce les capacités de ses agents en matière de gestion publique. Ils sont en effet une vingtaine à participer à un atelier de formation axé sur le budget programme et la programmation pluriannuelle des recettes et des dépenses, cette semaine à Kpalimé.
Selon les informations communiquées par la collectivité locale, cet atelier qui en annonce d’autres “s’inscrit dans une perspective de modernisation du fonctionnement du DAGL” tel que libellé dans son plan de formation 2021-2023, dans un contexte où le mode de gestion axé sur les résultats, est érigé en principe clé au sein des administrations publiques togolaises.
« Au regard des défis qui sont les nôtres, nous devrions désormais dans notre système de fonctionnement, chercher à réduire les coûts, à faire preuve d’une grande célérité, d’efficacité, de performance et d’efficience dans l’intérêt de la population du grand Lomé », a notamment déclaré, Tagba Ataféyinam Tchalim, le secrétaire général du District.
Bénéficiant de l’appui de l’Agence Française de Développement, cette série de formations, conduite par un cabinet de consulting, se poursuivra en Mars et portera entre autres sur l’audit interne et les démarches qualité.
L’atelier, qui a débuté hier lundi 1er février, va durer 4 jours.
Klétus Situ (stagiaire)
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Le ministre Kanfitine Tchede Issa n’est pas du tout content des retards d’exécution accusés par les entreprises auxquelles ont été confiés les travaux de réalisation de pistes rurales. Alors que ces voies sont destinées à désenclaver les zones à fort potentiel de production agricole comme le coton et le café-cacao, il est remarqué que beaucoup d'entreprises ont déjà consommé leurs délais d’exécution. Les taux d’avancement qu’elles enregistrent restant encore loin des performances attendues. Avec un délai consommé de 114%, certaines d’entre elles affichent 65,5% de taux de réalisation par exemple.
A travers un communiqué consulté par Togo First, il rappelle aux entreprises titulaires de marchés dans le cadre du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR) et du Programme annuel d’entretien mécanisé des pistes rurales (PAEMePR), les délais d’exécution prévus, respectivement de 12 à 14 mois et de 4 à 6 mois.
Aussi, le ministre invite-t-il « ces brebis galeuses » à accélérer les travaux, dans le respect de la qualité et rattraper, dans un délai de deux mois, le retard accusé. Ceci, en cohérence avec leur engagement.
Faute de quoi, elles encourent "une mise en demeure" et, si nécessaire," la résiliation de leurs contrats", avertit le ministre.
Séna Akoda