Les fonds de capital-risque ont investi 3,8 millions $ (2,05 milliards FCFA) dans des start-up digitales et technologiques au Togo en 2020. L’information émane de Partech, un fonds de capital-risque transatlantique spécialisé dans les technologies de l'information et de la communication, dans un récent rapport publié sur la tech africaine.
Au Total, les fonds propres levés par les start-ups technologiques africaines en 2020 s’élèvent à quelque 1,429 milliard de dollars, contre 2,02 milliards en 2019. Soit une baisse de 29 % par rapport à l'année précédente, bien que les transactions soient de plus en plus diversifiées, d'un point de vue géographique, et aient montré une grande résilience, vis-à-vis de la pandémie de Covid-19.
Avec un chiffre de 3,8 millions $, le Togo se place à la 15e place continentale, du rapport, qui évalue les investissements faits dans le secteur de la Tech.
La première place du continent est occupée par le Nigéria qui engrange 307 millions $ (en baisse cependant de 59%, par rapport à l'année précédente), soit 21 % du total des fonds. Viennent ensuite le Kenya (305 millions $), l’Egypte (269 millions $), l’Afrique du Sud (259 millions $), le Ghana (111 millions $), le Rwanda (11,6 millions $), l’Ouganda (11,3 millions $), le Maroc (11,2 millions $), le Sénégal (8,8 millions $), la Côte-d'Ivoire (6,5 millions $), l’Algérie (4,6 millions $), la Tanzanie (4,6 millions $), la RDC (4,6 millions $), le Cameroun (4 millions $).

S'il est ex-aequo avec la Zambie (également 3,8 millions $ levés par les startups), le Togo est tout de même devant des pays comme la Tunisie, la Gambie, le Bénin, l'Ethiopie, l’Ile Maurice ou encore Madagascar.
Dans le détail, si aucune confirmation n’a encore filtré sur les startup basées au Togo et bénéficiaires de ces ressources, ni les investisseurs, il est à noter que, ce rapport 2020 ne recense que les opérations de plus de 200 000 $.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : Gozem débarque dans une quatrième ville
Après avoir racheté Delivroum, Gozem se lance dans la livraison de colis
KeyOps Tech va lancer ses activités de tracking digitalisé de colis au Togo
Investissement : les autorités togolaises veulent accélérer l’opérationnalisation de l’API-ZF
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) nomme un Chef économiste pour la première fois de son histoire, en la personne d’Alain TCHIBOZO.
Ce dernier, analyste financier, avec 30 ans d’expérience auprès de banques européennes et banques d’investissements, avec des années à Paris et à Londres, au sein des équipes d’Exane BNP Paribas, Dresdner Kleinwort Wasserstein, ING Wholesale banking, Mediobanca Securities. Il rejoint la Banque, après 3 ans dans la gestion active d’un portefeuille d’investissements constitué d’actions, d’instruments de dette et de titres hybrides au sein du hedge fund anglais Inverewe Capital.
Sa nomination marque de toute évidence, pour la BOAD, la volonté de renforcer ses liens avec les marchés d’investissement internationaux, comme le souligne la banque sous-régionale. Ainsi, le nouvel économiste en chef « aura la charge d’œuvrer à l’amélioration de l’accès de la Banque aux marchés internationaux des capitaux ».
Approche confirmée par le nouveau cadre, qui veut en effet, « renforcer la relation entre les investisseurs internationaux et la BOAD », ce qui est considéré comme « une priorité́, qui va permettre à notre Institution d’optimiser ses sources de refinancement, facteur clé́ de succès du développement de notre sous-région ».
« Monsieur Alain Tchibozo est une compétence de très grande valeur qui va apporter énormément à la BOAD », salue Serge EKUE, président de la Banque. Notant que sa nomination, « s’inscrit par ailleurs, dans notre vision de renforcer la crédibilité́ internationale de la BOAD dans la droite ligne du renforcement du capital de l’Institution en vue d’accroitre sa performance opérationnelle ».
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
La BOAD lève 750 millions €, pour financer le développement durable
Uemoa : Cofina s'allie à la BOAD, pour soutenir les PME à fort impact environnemental et social
Togo : un PIB de 3 597,8 milliards FCFA en 2016, après rebasage
Les autorités togolaises veulent accélérer le processus de mise en œuvre de l’Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche (API-ZF).
Une communication présentée en Conseil des Ministres, mercredi 10 février 2021 par Kayi Mivedor, ministre de la Promotion de l’Investissement a permis de noter l’importance de cette nouvelle agence dans les dispositifs institutionnels mis en place pour attirer des investissements.
Il s’agit d’une priorité pour le gouvernement togolais, de rendre cette agence opérationnelle, alors qu’il est de plain-pied engagé dans la mise en œuvre de sa feuille de route quinquennale 2020-2025, apprend-on.
Le dernier tour de vis est en train d’être donné au projet, avec l’ouverture il y a quelques semaines par le ministère de tutelle, d’une procédure visant à recruter un créateur de logo pour la nouvelle agence. Objectif : définir l’identité visuelle de l’API-ZF.
Séna Akoda
Lire aussi:
Un nouveau projet d'investissement agricole pour compléter le PAIEJ-SP
Le Togo se dirige vers la mise en place d’une Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires (ANSSN), avec pour rôle d’assurer l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique de cette énergie.
Un décret est actuellement sur la table du gouvernement, pour la création de cette structure, selon une récente note officielle.
L’entité aurait notamment pour mission « d’exercer le contrôle effectif des activités et des pratiques impliquant les sources de rayonnements ionisants sur le territoire national », précise l'exécutif.
Au-delà des questions énergétiques, qui ne sont pas encore à l'ordre du jour dans le pays d’Afrique de l’Ouest, l’Autorité en question jouera un rôle, « Plus particulièrement, dans le domaine de la santé”, ou sa mise en place, “ représente une opportunité pour le Togo de proposer une solution aux patients souffrants de cancer ». Cet usage médical concernera plus précisément tout ce qui couvre l’utilisation des rayonnements ionisants dans le cadre de la radiothérapie, pour le traitement des cancers (qui ont tué, en 2020, plus de 3 400 personnes au Togo).
Lire aussi:
Togo : vers le renforcement de la réglementation dans les installations chimiques
Développement durable : le Togo prépare son adhésion à l'Institut mondial pour la croissance verte
Après réévaluation de sa richesse, selon le nouveau Système de comptabilité nationale (SCN) en vigueur, le Togo affiche, pour 2016 (il y a 5 ans), un Produit intérieur brut de 3 597,8 milliards de francs CFA, à prix courant.
L'information émane du gouvernement, dans une note officielle, qui renseigne sur la question.
En effet, le pays a procédé l’an dernier à un rebasage de son PIB, qui consiste à changer SCN, de 1993, à celui de 2008. Cette réévaluation, tendant notamment à mieux prendre en compte la place du secteur informel, a résulté en une hausse de la valorisation du PIB, qui était alors estimé de 2 618,1 milliards FCFA (2016, année de base).
Par ailleurs, comme le souligne le gouvernement togolais, l’opération comptable aura permis une réévaluation plus importante que précédemment annoncé.
En effet, cette hausse est de 37,4%, contre 36,5%, comme l'annonçaient les chiffres de septembre 2020 (selon lesquelles, le PIB du Togo en 2019 était encore évalué à 4230,6 milliards FCFA dans le nouveau SCN, avec des prévisions de 4399,9 milliards FCFA pour 2020...Ces chiffres pourraient également, être revus à la hausse).
Rappelons qu’au-delà d’impacter l'évaluation de la richesse du pays (son PIB), cette opération comptable, pilotée l’INSEED (Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques), a également impacté d’autres aspects comme la situation de la dette et le taux de pression fiscale dans le pays.
A terme, ceci augmenterait les marges de manœuvres de l’Etat, pour de nouvelles stratégies d’endettement, notamment sur les marchés internationaux, et en interne, en termes d'élargissement de l’assiette fiscale.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : les retombées du rebasage du PIB
Au Togo, rebasage avancé du PIB
Uemoa : face au covid-19, les critères de convergence mis en veilleuse
Au Togo, rebasage avancé du PIB
214 milliards FCFA de la BCEAO pour les banques togolaises
UEMOA : un nouveau pacte de convergence devrait être sur la table en fin d’année
Monnaie unique Cedeao : le Togo (toujours), seul à respecter les critères de convergence
Comment le Togo s’est économisé 130 millions € en empruntant à l’extérieur
Togo : le niveau des investissements privés à 11,4% du PIB, supérieur à la moyenne dans l'Uemoa
Situation de la dette togolaise au premier semestre 2020
Victoire Tomegah-Dogbé et le FMI échangent sur la feuille de route du gouvernement
Qui détient la dette extérieure togolaise ?
Togo : vers une nouvelle politique nationale de Coopération au Développement
UEMOA : Togo, 3è pays le plus attractif des investissements en 2020 (Africa CEO Forum et Deloitte)
Le secteur agricole va bénéficier au titre de la campagne agricole en cours (2021-2022), d’un coup de pouce de 500 millions FCFA dédiés au développement de zones d’aménagement de production bovine (ZAPB), indique le relevé du Conseil des Ministres tenu mercredi 10 février 2021 à Kara.
Les ZAPB constituent, apprend-on, « un système d’exploitation bovine dans un domaine bien circonscrit regroupant des pools de troupeaux bovins d’une localité donnée, disposant d’atouts naturels et d’infrastructures sociales de base (école, dispensaire, cabinet vétérinaire, et autres) ».
Le financement qui est assuré par le Projet d’Appui aux Personnes Vulnérables (PAPV) servira concrètement à aménager 10 premiers sites identifiés comme zones pilotes pour l’implémentation de ce projet.
Ces sites, souligne le compte rendu du Conseil, sont localisés dans les préfectures de Zio, les Lacs, le Haho, l’Ogou, Anié, Blitta, Tchamba, Bassar, la Kozah et l’Oti.
Avec ce nouveau dispositif, les autorités togolaises, qui ont annoncé également l’aménagement de 80 sites de 100 hectares chacun dans les 5 régions économiques, s’inscrivent en ligne droite avec leur vision d’enregistrer une campagne agricole 2021-2022 performante.
En rappel, le pays qui ambitionne de faire de l’agriculture un levier important de son développement à en croire les pouvoirs publics, alloue 66 milliards FCFA à l’agriculture, soit 8,4% des ressources globales consacrées aux ministères et institutions.
Séna Akoda
Lire aussi:
Togo : 6500 tonnes de semences sécurisées pour la campagne 2021-2022
Peste porcine dans le Nord Togo : les mesures du gouvernement
Un nouveau projet d'investissement agricole pour compléter le PAIEJ-SP
Au Togo, c’est un investissement estimé à 7,5 milliards FCFA qui a été réalisé par la société Diwa Industries, productrice et distributrice de gaz domestique (gaz de pétrole liquéfié), avec pour ambition de créer 180 emplois permanents, a appris Togo First.
Cette société qui met sur le marché, des bouteilles de gaz de marques Sodigaz et récemment Enora, forte d’une capacité de production annuelle de 500 000 bouteilles et journalière de 1200 bouteilles pour la requalification, « va se positionner comme un acteur stratégique dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine Zlecaf) ». L'annonce a été faite par le Ministère du Commerce, de l’industrie et de la consommation locale, à la faveur d’une tournée où Kodzo Adedze, s’est rendu au siège de la société à Blitta.

Mais en attendant la phase de croisière du projet de zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF), il convient de souligner que les bouteilles de gaz de Diwa Industries ne sont pas écoulées uniquement sur le marché local. Celui de la sous-région est également déjà couvert.
Globalement, Diwa Industries, l’une des filiales du groupe Oseo Kapi dont le CEO est Jonas Daou, actuel président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), a pour mission d’apporter des solutions industrielles dans la chaîne de valeur énergétique, notamment le secteur GPL au Togo et en Afrique de l’Ouest.
Séna Akoda
Lire aussi:
Québec va financer la construction d’une centrale biogaz dans le Kloto
Energies renouvelables : le Togo vise une production de 200 MW d’ici 2030
Daystar Power, un fournisseur nigérian d'off-grids solaires prépare son arrivée au Togo
Le Togo baisse son taux d’intérêt légal, et le fixe, pour l’année civile 2021, à 4,2391%.
L'information émane du dernier Conseil des ministres togolais, en date de ce 10 février 2021, qui s’est tenu dans la localité de Pya (Préfecture de la Kozah).
Cette mise à jour marque une baisse par rapport à l’année dernière où, le Togo pratiquait un taux de 4,5000 %, aligné sur l'essentiel des pays de l’Espace Uemoa (Union économique et monétaire des Etats de l’Afrique de l’Ouest), comme le renseignent les chiffres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Rappelons que ce taux d'intérêt légal, fixé par l'autorité publique, vient augmenter toute somme due par un débiteur à son créancier, à la suite d'une décision de justice, et en cas de retard de versement. Ce chiffre sert notamment à calculer les intérêts portant sur les sommes à verser en cas de retard d'exécution d'un paiement ordonné par une décision de justice, et ceux portant sur un prêt, en l'absence d'un taux effectif global (TEG) prévu par le contrat.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : lourde amende fiscale pour ceux qui s’impliquent dans des opérations frauduleuses
Les propriétaires paieront moins d’impôts sur le loyer
Togo : baisse de plus de 90% de la Taxe Professionnelle Unique
Des contrôles inopinés devaient être effectués dans les boulangeries et pâtisseries au Togo, pour veiller à ce que les bonnes pratiques de fabrication, et la qualité des produits, y soient respectées.
Ces vérifications, visant à assainir le secteur de la boulangerie, seront réalisées par des inspecteurs sanitaires (techniciens d’hygiène et d’assainissement), formés à cet effet par l’Organisation pour l'Alimentation et le Développement Local (OADEL), avec l’appui technique de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), et de ceux de la Division du Contrôle et de l’Inspection Sanitaire.
« Certaines boulangeries et pâtisseries continuent d’utiliser de façon clandestine, des améliorants, non autorisés dans la panification des aliments, à l’instar du bromate de potassium, un produit très cancérogène… », souligne, notamment Tata Yawo AMETOENYNOU, Directeur exécutif de OADEL. Pour le responsable de l’organe, « Il faut que les produits alimentaires qui arrivent sur les tables des Togolais répondent à l’ensemble des normes exigées pour rassurer les consommateurs et les encourager à consommer les produits locaux ».
Ces inspections devraient commencer à partir du mois d'Avril, apprend-on.
Dans le cadre de cette formation, OADEL a mis sur pied, avec l’appui de ces acteurs, un manuel de bonne pratique intitulé : “les règles de bonne pratique d’hygiène en boulangerie”, qui servira de cadre de référence aux inspections sanitaires.
Pour rappel, le Togo avait déjà pris, en 2019, des initiatives pour renforcer le secteur de la production de pains et pâtisseries, notamment en y imposant une part de produits locaux.
Lire aussi:
Togo : des travaux pour améliorer la productivité dans les filières plantes à racines et tubercules
Le Togo impose des taux minimums de produits locaux à utiliser dans la pâtisserie et la boulangerie
Togo : l’étau se resserre autour des boulangers et pâtissiers utilisateurs de bromate
Togo : une campagne pour promouvoir le « consommer local » au restaurant universitaire de Lomé
Consommation locale : L’Oadel lance un catalogue des produits « Made-In-Togo »
Les propriétaires terriens, craignant d'être dépossédés de leurs parcelles, sont réticents à laisser à la disposition de l'APRODAT, leurs biens immobiliers dans le cadre du projet d’agrandissement de l’agropole de la Kara, projet prioritaire de la feuille de route quinquennale 2020-2025.
L’agence pilotée par Dr Ari Edem Akouvi, s’est dès lors, lancée dans une vaste opération de charme vis-à-vis de ceux-ci, en vue de constituer les 30 000 ha de terre nécessaires.
De Kantè à Kara en passant par d’autres localités, l'opération consiste concrètement à sensibiliser les populations au potentiel économique du projet d'agrandissement de l'agropole et à expliquer aux propriétaires terriens qu’il ne s’agit pas de les déposséder de leurs terres.
La mise à disposition des terres, précise la coordination de l’APRODAT, se fera via un bail d’exploitation de longue durée, qui pourrait aller à 99 ans, apprend-on. Jusqu’au terme de ce contrat, le propriétaire terrien perçoit des loyers alors que le preneur, utilisera l'immeuble donné à bail et en tirera des fruits.
Séna Akoda
Lire aussi: