Kpalimé (Préfecture de Kloto située à 120 km de la capitale togolaise) va abriter un centre universitaire dédié à la formation agropastorale.
Le projet s’inscrit en ligne droite avec la feuille de route du gouvernement togolais 2020-2025, selon Prof Majesté Ihou Wateba, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en visite sur les sites en fin de semaine écoulée.
Alors que le pays mise gros sur son potentiel en agriculture et en élevage pour relever le niveau de son économie, la création de ce centre universitaire visant principalement à former des étudiants agronomes, contribuera à préparer une masse critique de ressources humaines spécialisées.
« Je pense que l’un mis dans l’autre et en tenant compte du fait qu’aujourd’hui, de grands réseaux routiers vont desservir la région, tous les ingrédients sont au point pour que cette belle région puisse abriter ce grand projet… », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur.
Outre la région des Plateaux, les Savanes devront à leur tour, accueillir un centre universitaire, apprend-on.
Séna Akoda
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Le Togo fait valoir son expertise en matière de couverture sociale en faveur des acteurs de l’économie informelle, par la voix de la ministre togolaise du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Myriam Dossou-d'Almeida.
Cette dernière a en effet participé, la semaine écoulée, à un webinaire sur l’extension de la protection sociale aux acteurs de l’économie informelle, organisé par le bureau Afrique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Bureau International du Travail (BIT).
Pour ces deux organisations internationales, le modèle togolais devrait servir d’exemple à d’autres pays.
“Je suis intervenue sur la protection sociale et le secteur informel dans les pays africains. J'ai partagé l'expérience du Togo avec un modèle de protection sociale innovant basé sur diverses solutions adaptées à nos réalités : forte jeunesse de la population, activités économiques informelles” a indiqué la ministre sur son compte Twitter.

Celle qui a dirigé l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM), a notamment abordé, “l’expérience de l’assurance maladie légale et son extension aux travailleurs de l’informel et groupes vulnérables”.
Pour rappel, en mettant en place la Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI), le Togo devenait l’un des premiers pays africains à disposer d’un organisme étatique chargé de l’accompagnement spécialisé des acteurs du secteur informel.
En Afrique subsaharienne, 9 jeunes travailleurs sur dix évoluent dans le secteur informel, qui représente d’ailleurs plus de 63% des emplois.
Klétus Situ (stagiaire)
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On en sait un peu plus sur le montant des Obligations de Relance annoncées au sein de l’UEMOA (l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) pour permettre aux Etats de relancer leurs économies post-Covid-19, après les Bons Sociaux Covid-19 qui leur ont permis d’être résilients face à la pandémie.
Ces instruments que l’agence Umoa-Titres, en collaboration avec la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), met à la disposition des pays (de l’Uemoa), permettront à ceux-ci de mobiliser jusqu’à 3 768 milliards FCFA cette année 2021.
En effet, « les Etats de la zone pourront émettre pour un montant de 3 768 milliards d’ODR 2021 éligibles au refinancement auprès de la BCEAO au niveau de ses guichets classiques mais également auprès d’un guichet spécial dit de la Relance », souligne l’agence Umoa-Titres.
Ces instruments qui sont de longues durées (maturités de 3 ans, 5 ans, 7 ans, 10 ans, 12 ans voir plus, émises en 2021) « s’appuieront sur le guichet de la relance mis en place par la BCEAO pour accompagner les États de la zone », précise-t-elle.
Séna Akoda
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La campagne de vaccination contre la Covid-19 se précise un peu plus au Togo, avec un recensement des bénéficiaires de la première vague du programme.
C'est ainsi que le ministère en charge de la santé demande, dans une récente note officielle, aux responsables régionaux et préfectoraux de lancer le dénombrement des premières cibles de la campagne.
Cette note, renseigne notamment que, pour ces premières vaccinations, le pays aura recours au vaccin Covid-19 Astrazeneca, récemment autorisé sur le marché européen.
En effet, “la première phase de la vaccination se fera avec le vaccin Astrazeneca, et aura lieu dans les semaines à venir”, a annoncé le ministre de tutelle, Prof Moustafa Mijiyawa.
Et elle ciblera le personnel de santé sur toute l’étendue du territoire, et les populations à haut risque (personnes âgées de 50 à 64 ans, personnes de moins de 50 ans ayant des affections chroniques et facteurs de risques, et les détenus, déplacés ou réfugiés), situées dans la région sanitaire du Grand Lomé.
Rappelons par ailleurs que le Togo s’est vu attribuer, dans le cadre de l'initiative Covax, 636.000 doses de vaccins, prévus pour ce premier semestre 2021.
A ce jour, on dénombre près de 5900 cas cumulés de Covid-19, pour 81 décès, et 789 cas actuellement actifs, selon les chiffres officiels.
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Les jeunes et les femmes entrepreneurs togolais vont faire valoir leur expertise à la faveur de travaux d’extension électrique annoncés dans la région maritime, apprend Togo First.
Au total, ce sont trente entreprises évoluant dans le secteur des énergies, portées par ces entrepreneurs, que le ministère chargé de l’Energie et des Mines invite, à soumettre leurs dossiers en vue de réaliser des prestations d’extension Moyenne Tension/ Basse Tension, dans la Région maritime et dans les zones urbaines du Togo.
Les travaux d’extension, qui vont être réalisés par les jeunes sélectionnés, devront permettre au Togo de faire un pas de plus vers la réalisation de son objectif de couverture de 100% de sa population en énergie électrique, à l’horizon 2030.
L’initiative du ministère de tutelle ci-dessus désigné est en ligne avec la mesure présidentielle qui réserve 25% des parts annuelles de marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Séna Akoda
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Regus, le fournisseur d’espaces de travail et bureaux, appartenant à la Holding IWG basée en Suisse, annonce l’ouverture prochaine d’une franchise à Lomé.
Cette implantation se fera, renseigne la société dans un récent communiqué, en partenariat avec le Groupe Confortis International, pour offrir « une large gamme d’espaces de travail clé en main allant du bureau privatif au poste en coworking en passant par la salle de réunion ou encore le business lounge ».
Dans son développement au Togo, le fournisseur compte notamment capitaliser sur les perspectives de développement et les élans impulsés dans le pays, depuis quelques années, formulés notamment au travers du PND.
« Dans le contexte du Plan National de Développement (PND) du Gouvernement Togolais, REGUS offrira un service précieux aux entreprises togolaises et aux investisseurs internationaux souhaitant s‘installer au Togo », souligne ainsi Dontou DEROU, PDG du Groupe CONFORTIS INTERNATIONAL.
« Lomé est positionné comme un triple hub dans la sous-région : portuaire, aéroportuaire et financier et cet outil de classe mondiale qu’est REGUS est fondamental pour l’écosystème des affaires ».
De fait, le nouveau prestataire de service, nouvel arrivant dans l’écosystème togolais, a implanté son centre d’affaires Regus sur l’Avenue de la Chance, au sein du nouveau quartier des affaires de GTA Lomé II, en face de la Direction générale de LONATO.
Pour rappel, IWG (International Workplace Group) est née il y a 30 ans en Belgique et demeure un des leaders mondiaux des espaces de travail flexibles, avec 3 500 sites répartis dans plus de 120 pays et une communauté de plus de 2,5 millions de clients et partenaires à travers le monde.
Au niveau régional et continental, la marque est déjà présente notamment en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria, au Sénégal, en Guinée, au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Afrique du Sud.
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L’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financements des PME/PMI (ANPGF) et African Lease Togo s’allient, pour financer les besoins en équipements des entreprises (notamment les PME/PMI).
Concrètement, indique Toussaint Sossou Directeur Général d’African Lease Togo contacté par Togo First, « ANPGF va mettre à la disposition du crédit-bailleur, une ligne de crédit pour le financement des équipements des PME/PMI. Les ressources affectées à cette ligne permettront à African Lease Togo de refinancer les PME/PMI dont les besoins en équipements sont validés ».
Le deuxième point d’attention de cette convention de partenariat stipule que « si African Lease Togo identifie et sélectionne des entreprises éligibles au mécanisme de financement, elle sollicitera l’ANPGF pour garantir, dans la limite de 50%, le montant du financement », apprend-on.

La mise en relation des deux institutions via ce traité, est partie du constat selon lequel « les PME/PMI éprouvent en général des difficultés d’accès aux financements et en particulier pour l’acquisition d’équipements neufs afin de booster leurs activités », précise le N°1 de la filiale togolaise d’African Lease Group.
Les PME/PMI, quel que soit leur secteur d’activités, notamment l’agroalimentaire, les BTP, le transport de matériaux ou autres, sont éligibles au financement.
S’agissant du montant du financement, il dépendra des besoins exprimés par chaque entreprise.
Séna Akoda
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Au Togo, plus précisément dans la partie septentrionale, une usine, la Rizerie de la Binah a réalisé des collectes de riz qui représentent un chiffre d’affaire global de 432 millions FCFA au profit des petits producteurs, sur les deux dernières années. Soit respectivement 192 millions FCFA et 240 millions FCFA, informe le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA).
Des performances enregistrées grâce à l’accompagnement de la société dirigée par Aristide Agbossoumonde. Sur la période sous revue, précise le MIFA, l’unité de production et de transformation de riz Paddy commercialisée sous la marque Riz Délice a bénéficié de 251 millions FCFA au total, à raison de 101 millions FCFA en 2019 et 150 millions FCFA en 2020.

L’entreprise qui a été visitée par le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, représente à ce jour, outre les chiffres ci-dessus énumérés, 6 328 emplois créés, dont 78 directs liés aux activités de l’usine et 6 240 emplois liés à la production de riz au nombre desquels on compte 1 560 producteurs.
Séna Akoda
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C’est plus d’un demi-milliard FCFA que Cofina (Compagnie Financière Africaine) aura injecté dans son projet d’implantation au Togo. Alors que tout se met en place, y compris l’équipe dirigeante, on apprend que la filiale togolaise, la huitième du groupe ivoirien sur le continent africain, a été constituée en société anonyme (SA), au capital de 500 millions FCFA.
L’institution financière qui évolue dans la Méso-finance, un secteur encore trusté au Togo par SOGEMEF, revendique « un total bilan de 212 milliards F CFA à fin 2019, contre 158 milliards en 2018 et 155 en 2017 ». S’agissant des encours de crédit, ils « ont augmenté de 30% » pour atteindre « 146 milliards F CFA en 2019 », tandis que la même année, « les dépôts ont atteint 134 milliards de F CFA, soit une hausse de près de 29% », indique le groupe financier.
Notons que si initialement le Top Management de Cofina-Togo devait être coordonné par Kindoh Rodrigue Kouadio, c’est finalement Charles-Eric Akoumian Moulod qui assumera cette responsabilité. Un document consulté par Togo First informe que le nouveau remplace par décision des administrateurs prise à l’unanimité, son prédécesseur, démissionnaire.
Séna Akoda
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4 entreprises viennent d’être recrutées à l’issue de procédures d’appels d’offres pour assurer, moyennant règlement d’une facture globale d’environ 390 millions FCFA, les déplacements des réseaux d’eau sur la route Sokodé-Bassar longue de 75 km, apprend Togo First.
Ces travaux sont destinés à libérer l’emprise de la route à aménager, de toutes les installations souterraines de la Société Togolaise des Eaux (TDE), et à éviter que la présence des réseaux d'eau n’entrave la bonne évolution du projet.
En effet, si le projet d’aménagement de la route longue de 75 km a été attribué au Tunisien Soroubat, ce sont en revanche trois spécialistes togolais de BTP CGCO, IMS & A et NECBAPS BTP ainsi que le Nigérian DMA GROUP, qui seront en charge des travaux de déplacement des réseaux d’eau.
En rappel, lancés par la cheffe du gouvernement togolais Victoire Tomégah-Dogbé le samedi 05 février 2021, ces travaux, financés à hauteur de 35 milliards FCFA, devront être livrés au bout de 24 mois.
Séna Akoda
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