Au Togo, l’application de télémédecine « Dokita Eyes », marque un pas dans son développement, en s’alliant à l’Association Nationale des Infirmières et Infirmiers du Togo (ANIIT).
En effet, l’association Le Coursier d’Hôpital International (CH-I), qui promeut l'application, a scellé ce mardi 16 février 2021 à Lomé, un accord de partenariat avec l’ANIIT, à travers lequel l’application mobile sera mise à la disposition des membres du réseau des infirmiers togolais, en vue de faciliter l’accès aux soins de santé dans le pays.
« Dokita Eyes ne remplace pas la consultation médicale. Elle permet plutôt de suivre l’évolution du traitement d’un patient même en étant à distance », précise notamment Agbétiafa Koffivi, DG de CH-I, promoteur de l’application.
Elle permet notamment « au patient de sauvegarder ses propres symptômes, de faire des prises de notes » et « au professionnel de santé de bien se documenter sur le traitement du patient », explique-t-on, à propos de l'application qui sert de carnet de santé numérique, sécurisé et confidentiel.
Notons que l'entente prévoit notamment de définir un cadre légal pour que les infirmiers et infirmières puissent apporter leur assistance médicale aux patients à domicile. À titre d’exemple, les professionnels de santé ne peuvent utiliser l’application que s'ils sont membres d’un ordre, ou d’un groupement légal et reconnu, comme l’ANIIT.
Pour rappel, l’application Dokita Eyes, a notamment été primée comme “Meilleure innovation numérique”, lors du dernier Togo Top Impact.
Ayi Renaud Dossavi
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En dehors du vaccin d’Aztraszenca, adoubé par l’OMS, et qui devrait bientôt être déployé sur le territoire, le Togo s’intéresse également au vaccin Russe Spoutnik V.
« La pandémie au Covid-19 est tellement grave que nous pensons que tout vaccin qui peut sauver l’humanité et préserver nos populations est bon à prendre. », confie notamment, Robert Dussey, Ministre des affaires étrangères togolais, au média Sputnik. « Il va de soi donc que, durant notre séjour en Russie, nous négocierons l’achat du vaccin Spoutnik V pour la campagne de vaccination des Togolais, prévue pour démarrer en juin prochain. Le Togo n’est pas le seul pays sur le continent à s’intéresser à ce vaccin ».
Dans la foulée, Lomé a fait une demande officielle auprès de son partenaire russe, à cet effet, comme on l'apprend à la faveur d'une conférence de presse conjointe, qui s'est tenue ce mercredi 16 février 2021 à Saint-Pétersbourg, à la suite des entretiens entre les chefs de la diplomatie togolaise et russe.

En effet, « Nos collègues togolais ont officiellement demandé notre coopération pour la fourniture de ce vaccin [Spoutnik V, ndlr] », informe ainsi Sergei Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Russie.
À ce jour, la formule russe, récemment adoubée par les collèges scientifiques internationaux, avec une efficacité d’environ 92%, a été enregistrée dans 3 pays africains (l'Algérie, la Tunisie et la République de Guinée), sur les 30 dans le monde.
Si les mécanismes bilatéraux ou multilatéraux se mettent en place pour l’acquisition de ce vaccin, le Togo devrait ainsi renforcer son éventail de ressources, dans la prévention contre le Covid-19, alors même que les premières vaccinations sont en préparation active dans le pays.
Ayi Renaud Dossavi
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D’un objectif prévisionnel initial de 200 000 t à l’horizon 2022, le Togo réajuste son ambition en misant sur une production de 225 000 t de coton-graine sur la période 2021-2025. Il s’agit, précise Koffi Etoh, Coordonnateur de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC), de l’objectif pris par les cotonculteurs vis-à-vis de l’Etat et du groupe singapourien Olam, nouvel actionnaire majoritaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT).
A quelque deux ans de 2022, les indicateurs n’étaient pas au vert et ne présageaient pas de solides résultats dans la perspective d’une production de 200 000 t de coton-graine, explique-t-il. Bien au contraire, la production nationale lors de la campagne 2019-2020 avait enregistré une chute (116 000 t de coton graine), sur fond de démobilisation des cotonculteurs face à une baisse continue des prix du Kg de l’or blanc.

Des incitatifs à une production quantitative et qualitative
Si une délégation de la NSCT composée de Pré Simfétchéou et de Jacky Rivière, respectivement PCA et DG de la NSCT a encouragé, au cours d’une récente tournée, les producteurs à se mouiller à fond pour relever le défi de production, des dispositions ont également été prises en amont, apprend-on, pour remobiliser ceux-ci autour de la filière.
Notamment la fixation d’un prix minimum de 235 F/kg auquel le kg de coton-graine sera dorénavant commercialisé au Togo, qu’importe la volatilité du cours de l’or blanc sur le marché international, la création d’un fonds de lissage ou de stabilisation, (qui permet de stabiliser la donne lorsque le prix baisse), la mise en place d’un système automatique de réévaluation du prix du kg du coton-graine dès que la production nationale augmente.
Il est à noter que l’objectif optimal des acteurs est de dynamiser la filière dont la contribution à la richesse nationale tourne autour de 4%, afin d’en faire le principal fournisseur de matières premières de l’usine textile que les autorités togolaises ambitionnent de remettre à flot.
Séna Akoda
L’agroécologie, cette forme d’agriculture née dans le sillage des préoccupations écologiques modernes, fait son bonhomme de chemin au Togo, où elle est justement inculquée et transmise, par un groupe d’acteurs, qui se sont organisé au sein Réseau des jeunes producteurs et professionnels agricoles du Togo (Rejeppat). Initiant de jeunes gens au développement de l’agriculture écologique, la coopérative rassemble à ce jour près de 1200 agriculteurs.
Le début de l’aventure
« Il est possible de vivre d’une agriculture durable, comme un fonctionnaire », souligne, convaincu, le coordinateur, Assimou Ayabawe.
Tout a commencé en 2010, avec Albaraka, la première ferme-école, basée à Tchavadi, une localité située à plus de 300 km de Lomé dans la région Centrale.
Son directeur, Abdoulaye Issifou, va ainsi transmettre à cinq jeunes les méthodes d'agriculture écologiques qui lui ont été apprises au centre Songhaï (un centre de référence en termes d’agroécologie en Afrique de l’ouest). Il est alors convaincu que « pour changer de modèle agricole, le nombre fait la force ».

Et l’expansion
Jusque-là très peu développée, l’agroécologie va alors prendre un véritable envol avec le projet de ferme-école, calqué sur le modèle de Albaraka.
L'initiative sera développée par Rejeppat, pour obtenir le soutien de l’association Agriculteurs français et développement international (AFDI), notamment.
Ainsi, en 2018, vont naître 9 nouvelles ferme-écoles. Sans classes ni cahiers, les cours dispensés sont orientés sur la pratique à plus de 90%. « Les autres centres de formation agricole sont plus théoriques et forment surtout de futurs employés. Nous, on ne veut pas former des jeunes pour qu’ils aillent demander de l’emploi, mais pour qu’ils se le créent en démarrant leur propre exploitation », indique M. Ayabawe, du Rejeppat.
Depuis, ce sont 285 élèves âgés de 18 ans à 40 ans qui ont été formés pour ensuite ouvrir leur exploitation agroécologique. Les initiateurs du projet comptent continuer, afin de vulgariser au maximum les méthodes d’agricultures biologiques.
Pour M. Issifou, « Il y a urgence. Si on ne se réveille pas, le désert va continuer à avancer à cause de la disparition des espèces végétales et de l’appauvrissement croissant des sols. Il faut sensibiliser les générations qui viennent à la protection de l’environnement ».
Klétus Situ (stagiaire)
A la faveur de sa visite en Russie et surtout d’une séance de travail tenue lundi 15 février 2021 avec le secteur privé russe, Robert Dussey, patron de la diplomatie togolaise, annonce les relations entre les deux pays sous de bons auspices, après avoir présenté à ses vis-à-vis, les opportunités d’affaires au Togo.
Confirmant les bonnes relations entre les deux pays, Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, déclare qu’il « il existe un vif intérêt en Russie pour le développement actif des relations bilatérales dans tous les domaines : commerce, économie, éducation, domaine militaro-technique ». Et d’ajouter : « Nous avons l'intention commune d'intensifier et d'approfondir l'ensemble des liens, y compris les liens commerciaux, économiques et d'investissement ».

Des études sont en cours, sur « des possibilités concrètes pour la réalisation de projets dans les domaines de l'énergie, des ressources naturelles, des infrastructures, des transports et de l'agriculture », annonce le patron de la diplomatie russe.
Notons que pour financer sa feuille de route quinquennale 2020-2025, le Togo mise principalement sur le Partenariat Public-Privé (PPP) et continue de s’ouvrir aux investisseurs, notamment étrangers.
Séna Akoda
Au Togo, le Haut conseil pour la mer appuie la Gendarmerie nationale, en matière de sécurité, de sûreté maritimes et portuaires. Cet organe, chapeauté par l’Exécutif, a en effet fourni aux Forces de l'ordre, ce mardi, des équipements de plongée sous-marine. Une action qui intervient dans le cadre de sa mission, qui consiste à appuyer les administrations, sur l'action de l’Etat en mer.
Cet appui en matériel, d’une valeur estimée à près de 15 millions de FCFA, qui se compose notamment de combinaisons et autres accessoires de plongée, vise à renforcer la sécurité des personnes et des biens dans le domaine maritime ; en plus de participer à des opérations d’enquêtes, de recherches de personnes disparues ou de corps, ou encore de collectes de preuves.
« En améliorant vos conditions de travail, nous améliorons l’image du secteur maritime et c’est la compétitivité des activités maritimes qui est promue », a notamment souligné Laré Penn, Chef Cabinet Haut Conseil pour la mer.
Pour rappel, Le Haut Conseil pour la Mer est l’organe qui chapeaute l'Organisme national pour l’action de l’Etat en mer (ONAEM), qui a pour mission de renforcer l’action des administrations publiques et de coordonner les efforts intersectoriels, dans le but de préserver les intérêts maritimes togolais. Le Haut Conseil est actif depuis 2014.
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Les travaux de construction de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) sont en bonne voie. C’est ce qu’a constaté le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation, Kodjo Adedze, qui a effectué en début de semaine une visite sur le site.
Le ministre s’est dit satisfait du rythme d’avancement des travaux de réalisations du projet piloté par Arise IIP. A terme, le complexe industriel comprendra un parking pouvant accueillir jusqu’à 700 camions, un parc pouvant permettre le stockage de 12 500 conteneurs, un entrepôt de déchargement et de transfert, un site de stockage dédié au coton et un espace de 200.000 m2 pour les activités logistiques.
Pour rappel, en janvier dernier, Idiola Sandah, administrateur général de la plateforme, avait effectué un séjour d’immersion professionnelle auprès de l’autorité administrative de la Zone Economique à Régime Privilégié (Zerp) de Nkok avec pour objectif de s’inspirer du modèle gabonais dans la gestion administrative de la PIA.
Klétus Situ (stagiaire)
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C’est par des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) émises jusqu’au 19 février prochain pour mobiliser 20 milliards FCFA, que le Togo a lancé les opérations Obligations De Relance (ODR) au sein de l’UMOA. C’est ce qu’indique l’agence Umoa-Titres via un avis d’appel d’offres consulté par Togo First.
Pour atteindre son objectif de mobilisation, le Togo a subdivisé les 20 milliards FCFA en plusieurs titres de nominal 10 000 FCFA et qui sont assortis d’un taux d’intérêt annuel de 6,1%.
Ces obligations émises pour une maturité de 05 ans, sont bonifiées par la Banque centrale d’autant qu’elles sont éligibles au refinancement auprès des guichets classiques de la BCEAO, ainsi qu’un nouveau qu’elle a créé, baptisé « Guiche de la Relance ». Ainsi, en s’adossant à ces titres publics, les investisseurs pourront mobiliser de la liquidité au taux minimum de soumission aux guichets de la BCEAO (actuellement 2%) pour une durée de 6 mois renouvelable tant que les ODR 2021 sont en vie, précise Umoa-titres.
Notons qu’avec ces nouveaux instruments mis à la disposition des Etats de l’UMOA en guise de soutien à leur plan de relance post-Covid 19, l’agence Umoa-Titres et la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) offrent aux huit (08), l’opportunité de mobiliser globalement jusqu’à 3 768 milliards FCFA.
Séna Akoda
Le Togo a procédé au lancement d'une nouvelle entité chargée de la protection de son cyberespace. L’annonce a été faite par Cina Lawson, Ministre de l’Economie Numérique et de la Transformation Digitale.
Nous sommes heureux d'annoncer le lancement de https://t.co/Z2foNOPWZE, la première équipe nationale de réponse aux urgences informatiques du Togo, gérée par Cyber Defense Africa (@CDA_tg) ! Un pas de plus de @GouvTg pour renforcer la #cybersécurité au Togo. ???️? pic.twitter.com/0e1EfavsEC
— Cina Lawson (@cinalawson) February 3, 2021
L’entité baptisée en anglais Computer Emergency Response Team (CERT.tg) - Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité au Togo, résulte de la collaboration entre l’expert européen de la cybersécurité, Asseco Group et le gouvernement togolais.
Officiellement, l’organisme a pour mission : « d’identifier, analyser et mitiger les cyberattaques affectant l'État, les citoyens, les entreprises et organisations togolaises ». Il s’occupera aussi de sensibilisations et formations en crypto-monnaies, investigation numérique et cybersécurité.
Le CERT.tg sera piloté par la joint-venture Cyber Defense Africa (CDA), créée par les deux partenaires, et sous l’égide de l’Agence nationale de la cybersécurité.
Pour financer son développement au Togo, et en Afrique de l’Ouest, la startup nigériane Daystar Power, annoncée depuis quelques semaines dans le pays, ambitionne de lever environ 100 millions $ sur les 3 prochaines années. Ce fournisseur de solutions d’énergie solaire hybride en Afrique de l’Ouest, va surtout mobiliser ces ressources par de la dette, apprend-on, durant 5 rounds de financement de 20 millions $ chacun.
Au Togo, la startup devra jouer des coudes sur l'important marché énergétique, aux côtés d’autres acteurs comme Bboxx, déjà présent sur le projet d’électrification rurale Cizo, et d'autres fournisseurs de solution électrosolaires comme Kya energy Group.
Dans sa conquête du marché, Daystar veut notamment augmenter l’utilisation de l’analyse, pour améliorer ses prévisions et l’automatisation pour réduire les coûts énergétiques des clients. La société, lancée en 2017 par Sunray Ventures, offrant des solutions d’alimentation hybrides aux entreprises commerciales et industrielles, travaille en outre sur de nouveaux développements dans le domaine du stockage d’énergie.
Outre le Togo, elle est active notamment au Nigeria, son foyer d'origine, au Ghana, et au Sénégal.
Ayi Renaud Dossavi
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