Près de 830 millions FCFA ont été décaissés par les pouvoirs publics togolais en faveur des populations des préfectures de Cinkassé, Kpendjal, Kpendjal ouest, Oti, Oti-Sud, Tandjouaré et Tône (région des Savanes) au titre du programme « Novissi », activé il y a seulement une dizaine de jours.
Cette manne financière a été distribuée à 144 000 personnes en tout, soit 84 346 femmes à raison de 6 125 FCFA chacune et 59 675 hommes à raison de 5 250 FCFA chacun, d’après les statistiques actualisées du programme Novissi Savanes.
Au total, le programme d’aide et de solidarité sociale lancé afin d’accompagner les personnes et familles les plus vulnérables de cette région dans la reprise des activités économiques, aura permis d’allouer via le mobile money, plus de 516 millions FCFA aux femmes et plus de 313 millions FCFA aux hommes. Il devrait prendre fin au bout de deux semaines.
Ceci devrait porter à environ 13 milliards FCFA les fonds alloués aux populations les plus démunies, exposées aux mesures restrictives décidées par les autorités togolaises, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.
Séna Akoda
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L’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) a débuté lundi la troisième enquête sur le commerce des services au Togo. Cette étude qui prendra fin le 30 avril prochain, s’inscrit dans le cadre d’un projet régional de statistiques sur le commerce international des services au sein de l’UEMOA.
L’examen qui sera réalisé auprès d’un échantillon d’entreprises opérant dans divers secteurs d’activité de l’économie togolaise, a pour objectif de collecter des données sur les transactions internationales de services en 2019. Une fois collectées, ces données vont notamment permettre d’élaborer, “les statistiques sur le commerce international des services, l’élaboration des comptes nationaux et le suivi des accords commerciaux”, indique le secrétaire général de l’INSEED, Tchiou Animaou.
Par ailleurs, depuis plusieurs années, le volume des exportations de services au Togo est nettement supérieur à celui des importations. Ainsi, selon les résultats de la dernière enquête réalisée en 2019, le pays a réalisé des exportations de services évaluées à 321 milliards FCFA contre 263 milliards en importation durant l'année 2018.
Klétus Situ
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A la faveur de l’atelier de branding territorial prévu du 1er au 4 mars 2021 à Lomé, Guy Gweth, président du CAVIE (Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique) et représentant l’Association fédérale des PME allemandes (BVMW) au Togo, Bénin, Gabon et Cameroun, entretient les participants sur « les méthodes et outils d’intelligence territoriale pour promouvoir les communes togolaises ».
Il a, lundi 1er mars 2021, essayé de répondre à diverses questions notamment celles relatives aux « sources et modalités d’accès à l’information », les acquis et les besoins d’une collectivité ciblée ; et autres.
L’appui du formateur vise à doter les communes togolaises d’instruments pouvant leur permettre « d’attirer durablement touristes, chercheurs, mains d’œuvre qualifiée et investisseurs sur leurs territoires » et pallier ainsi le manque de ressources financières auquel elles sont confrontées.
Dans la même veine, Guy Gweth a initié le programme PCL (Pro Collectivités Locales), au sein du CAVIE, en vue de créer l’attractivité et doper la compétitivité des collectivités locales africaines dans leur quête de développement économique et d’amélioration des conditions de vie des populations, à travers les diagnostics, la veille multisectorielle, le montage des projets, le fundraising national et international.
C’est ainsi que le PCL œuvre à l’identification, à la structuration stratégique et à la promotion internationale des marques locales notamment le riz de Kovié à Zio ou les ignames de Bassar, deux communes du Togo.
Séna Akoda
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La dette du Togo auprès des pays créanciers du Club de Paris est suspendue jusqu’au 30 juin prochain, en vertu de la fiche relative à l’Initiative de Suspension du Service de la Dette (ISSD) et son amendement approuvé par le G20, indique le groupe de financier dans un communiqué en date du 11 février 2021.
Il s’agit là, d’une prorogation de six mois, de la suspension du remboursement de dette accordée au Togo pour cause de Covid-19. La mesure de suspension du service de la dette couvrait la période de mai à décembre 2020.
De fait, cet accord accordant une suspension temporaire de la dette est conditionné par l’engagement du gouvernement togolais de « consacrer les ressources libérées par cette initiative, à l’augmentation des dépenses dédiées à atténuer l’impact sanitaire, économique et social de la crise Covid-19. Il s’est également engagé à demander à tous les autres créanciers officiels bilatéraux, un traitement du service de la dette conforme à la fiche agréée et son amendement », apprend-on.
L’initiative contribuera « également à aider le Togo à améliorer la transparence et la gestion de la dette », d’après les informations recueillies.
Séna Akoda
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Alors qu’elle a réussi en 2020 à outiller plus de 500 jeunes et femmes entrepreneurs en commande publique, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) vient de dévoiler un projet de renforcement des capacités, de 2000 jeunes et femmes entrepreneurs cette année.
À cet effet, l’Institut Africain de la Commande Publique, en collaboration avec le Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) et la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP), annonce via un communiqué, des sessions gratuites de renforcement de capacités sur la préparation des offres concurrentielles en Marchés Publics à Lomé, à l’intention de la cible susvisée.
Prévues du 1er mars au 1er juin 2021, elles se tiendront tous les lundis et mardis, puis les jeudis et vendredis, indique la source.
L’ambition de l’ARMP et de ses partenaires, apprend-on, est de bien affûter les jeunes et femmes entrepreneurs en procédure de passation des marchés publics, afin qu’ils puissent tirer parti de la mesure présidentielle qui leur réserve 25% des parts de marchés.
Le communiqué consulté précise trois conditions cumulatives pour participer à ces sessions : être jeune ou femme entrepreneur résidant à Lomé et ses environs ; être inscrit sur le site de la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP) ; et n’avoir jamais suivi une formation en marchés publics.
Notons qu’en 2018, la mesure qui alors n'attribuait que 20% de part de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs avait permis à ceux-ci de grappiller des commandes publiques de l'ordre de 12 milliards FCFA.
Séna Akoda
En 2020, la Compagnie d’Energie Electrique du Togo (CEET) a payé un total de 1,51 milliard de nairas (2,16 milliards F CFA) de frais d'électricité, à son fournisseur nigérian.
Ce paiement permet au Togo de normaliser un tant soit peu ses relations avec cet important partenaire énergétique d’Afrique de l’Ouest, qui menaçait à plusieurs reprises, depuis plusieurs années, de couper l’accès à son électricité.
D’ailleurs, le Togo est le seul à avoir réglé une partie de son ardoise, contrairement au Niger, et au Bénin, également débiteurs. Ces deux derniers cumulent, un impayé de 2,60 milliards de nairas (environ 3,7 milliards F CFA), selon un rapport de la Nigerian Electricity Regulatory Commission (NERC), couvrant le deuxième trimestre 2020, publié récemment à Abuja.
A cet égard, le régulateur nigérian de l’énergie électrique menace encore de leur couper l’accès à son énergie.
Rappelons qu’en milieu d’année dernière, la CEET avait mobilisé 25 milliards F CFA auprès de la Banque ouest-africaine de développement (plus de 45 millions $), justement pour régler ses factures.
Ayi Renaud Dossavi
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« Zlecaf, une opportunité d’investir en Afrique », c’était le fil conducteur d’une rencontre tenue à Lomé en fin de semaine dernière entre Wamkele Mene, Secrétaire Général de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine et le secteur privé togolais. Une rencontre qui s’inscrivait dans la lignée de la tournée que le Sud-Africain effectue avec pour objectif de prendre langue avec le secteur privé desdits pays, connaître leurs éventuelles appréhensions ainsi que leurs attentes dans le cadre du processus de mise en œuvre de la zone de libre-échange. « Il ne peut y avoir de Zlecaf sans la pleine participation des acteurs du secteur privé, principaux stimulateurs de l’économie, qui doivent rendre l’accord opérationnel », a indiqué à cet effet, Wamkele Mene au cours de cette session d’échanges où il était assisté de Kodzo Adedze, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale, de Laurent Coami Tamegnon, N°1 de Conseil National du Patronat (CNP-Togo).

Des inquiétudes sur les questions de protectionnisme développé par le Nigeria par exemple, la multitude de monnaies utilisées en Afrique, l’inefficience du principe de la libre circulation des personnes et des biens notamment dans les sous-ensembles régionaux comme la Cedeao, les craintes des opérateurs économiques de voir le peu de marché intérieur dont ils disposent, inondé par plus puissants qu’eux, ont été exposées, entre autres.
Globalement, en tirant argument des expériences de la compagnie Asky et le développement qu’induit le Port de Lomé, le SG de la Zlecaf a soutenu que le Togo, quoique petit de taille, peut contribuer dignement au projet commun et tirer parti de l’initiative.
Notons que la Zlecaf, c’est en chiffres, un marché ouvert d’1,2 milliard de consommateurs et un pouvoir de marché de 3 000 milliards $. 36 pays sur les 55 de l’Union Africaine (UA) ont ratifié l’accord qui l’institue. Cet accord prévoit l’élimination des barrières non tarifaires, un système panafricain de paiements et de règlements et un observatoire africain du commerce qui devraient être fonctionnels dès le début des échanges commerciaux.
Séna Akoda
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La jeune entrepreneure togolaise Ama Sagbo a décroché un chèque de 3 millions FCFA, en tant que « Meilleure Entreprise Jeune de l'année 2021 : Prix Bernadette Mapoké Ndongo », mis en jeu lors de la compétition internationale d’excellence du Programme de Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes (PPEJ). Cette distinction qui s’est tenue, en marge de la 38ème conférence ministérielle de la Confejes (Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la francophonie), a été saluée par le ministère togolais du Développement à la Base.
La jeune lauréate est promotrice de l’établissement «SG Ma Lumière », une entreprise spécialisée dans la transformation et la commercialisation du riz blanc local à Tsévié, sous la marque « Riz Lumière ».

Notons qu’en janvier 2021, la jeune entrepreneure s’était qualifiée pour représenter le Togo, en remportant le premier prix du concours national d’excellence du Programme de Promotion de l'entrepreneuriat des jeunes (PPEJ). Soit une enveloppe de 200 000 FCFA. Au cours de ce concours, les deux autres personnes récompensées avaient eu chacune, 150 000 FCFA.
Séna Akoda
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Shelter-Afrique et le gouvernement togolais vont développer ensemble 3000 unités de logement à bas coûts dans la capitale Lomé, où la croissance démographique conjuguée à une urbanisation accélérée a creusé le déficit de logement sur la dernière décennie.
L’accord de PPP qui vient d’être signé à Nairobi entre les deux parties donne le ton à la mise en œuvre de l’ambition, portée à bout de bras par Lomé, qui est de créer 20 000 logements sociaux d'ici 2022, échéance prorogée à 2025, selon un nouvel agenda, du fait de la Covid-19.
Concrètement, l’organisme panafricain de financement du développement du logement s’engage à fournir un financement partiel pour le projet, puis, en tant qu’arrangeur principal, il mobilisera d’autres investisseurs pour le reste du financement. En soutien, le gouvernement togolais devrait, notamment fournir les terres, des infrastructures ainsi que des avantages fiscaux, comme prévu sur le programme.
A travers ce PPP d’envergure, un des projets phares du PND, Lomé franchit un palier dans le programme des logements sociaux, un segment jusque-là peu dynamique.
“Le protocole d'accord que nous avons signé avec Shelter-Afrique ouvre une nouvelle phase de partenariat et sera crucial pour atteindre notre objectif de logement pour 2025", a d’ailleurs déclaré Koffi Tsolenyanu, le Ministre togolais de l'urbanisme, du logement et de la réforme foncière.
De son côté, Shelter Afrique veut se servir du modèle PPP togolais comme tremplin, pour étendre ses investissements et interventions dans le secteur en Afrique où la pénurie globale de logements est estimée à 56 millions d'unités, dont 90 % se situent dans la catégorie des logements abordables.
Au Togo, le gouvernement revendique plus de 20 000 logements depuis 2005, d’après les dernières statistiques disponibles. En 2018, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui s’était spécialisée sur les logements de moyen et de haut standing, avait lancé un vaste projet de construction de 599 logements dénommé Résidence Renaissance, dont les investissements globaux sont évalués à plus de 91 milliards FCFA.
Fiacre E. Kakpo
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Quelques mois après la mutation à la tête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) actée par le remplacement de Germain Mèba Essohouna par Nathalie Bitho, alors que l’institution était en proie à une crise, on apprend que la délivrance des cartes de ressortissants de la Chambre consulaire est suspendue.
La mesure est liée aux réformes en cours visant à ramener la sérénité parmi les hommes d’affaire et dans leurs rapports avec cette institution qui joue le rôle d’interface entre le secteur privé et les pouvoirs publics.
« Dans le cadre des réformes engagées, le traitement des demandes de délivrance de cartes de ressortissants de la CCIT est suspendu jusqu’à nouvel ordre », informe la présidente de la Délégation Spéciale Consulaire via un communiqué rendu public.
En rappel, Nathalie Bitho a un délai de six mois pour organiser les élections au niveau de la chambre, en prenant le soin de mettre en place de nouveaux organes. « Il faudra regarder les textes, ne pas ignorer qu'il y a des normes internationalement admises qu'il faudrait insuffler au niveau de la chambre, et mettre en place des organes forts », avait-elle déclaré, à sa prise de fonctions.
Séna Akoda
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