Un dialogue va s’ouvrir les 11 et 12 mars prochains dans la capitale togolaise, à l’initiative de l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE), sur « l’intégration de l’environnement dans les actions de développement au Togo ».
Pour cette institution qui est en charge de l’appui à la mise en œuvre de la politique nationale de l’environnement, les échanges viseront tous les secteurs d’activités au Togo, avec un accent particulier sur les efforts qu’elle consent en vue d’une prise en compte de la dimension environnementale dans les actions de développement.

Notons au titre de quelques acquis environnementaux, que davantage de projets de développement sont précédés au Togo d’études d’impact environnemental et social, qu’ils relèvent du secteur minier, énergétique ou d’autres.
Séna Akoda
Au Togo, les PME/PMI qui souscrivent à des puissances électriques comprises entre 120 et 150 kVA ne paieront plus de frais de raccordement au réseau public de distribution de l’énergie, a appris Togo First. La mesure s’inscrit, apprend-on “dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Togo”.
“Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Togo, il est rendu gratuit les coûts de raccordement Moyenne Tension (MT) au réseau de service public de distribution au bénéfice des PME/PMI dont la puissance souscrite est comprise entre 120 et 150 kVA sur toute l’étendue du territoire national”. C’est l’annonce que fait le distributeur public de l’énergie électrique dans un communiqué consulté par Togo First.
En effet, “en facilitant l’accès à l’énergie MT aux PME/PMI, la nouvelle mesure s’inscrit en droite ligne avec la dynamique des autorités togolaises visant à rendre attrayant l’environnement des affaires dans leur pays”.
Pour rappel, les frais de raccordement à l’électricité, Moyenne Tension (MT), avaient d’abord été rabaissés de 30% et, plus tard, de 50%.
Au-delà des PME/PMI, le Togo vise, ainsi qu’il le décline dans sa stratégie nationale d'électrification, à atteindre un taux de couverture de 100% en énergie au profit de toute sa population à l’horizon 2030.
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La Togolaise des Eaux (TDE) poursuit sa migration vers le digital, avec l’amorce du processus de gestion numérique de ses abonnés. Le distributeur de l’eau qui a marqué son entrée dans l’ère de la digitalisation par l’adoption du mobile money afin de faciliter le paiement des factures aux consommateurs, va ainsi améliorer sa relation client.
Le ministère de la Planification du Développement et de la Coopération, rattaché à la présidence de la république a lancé à cet effet, une procédure visant à recruter un développeur. Celui-ci va mettre en place en faveur de la TDE, une application mobile avec des interfaces permettant de faciliter le parcours client et l’accès aux informations du compte de l’abonné.
La TDE va en outre, améliorer sa gestion clientèle grâce à un système de paiement par carte bancaire ainsi que la possibilité d’une réclamation, intégrée sur la plateforme. Un espace abonné devra dans le même souffle, être créé pour permettre aux abonnés d’avoir accès par exemple, aux historiques de leurs factures ou de leurs paiements, et au numéro de leur compteur.
L’initiative est financée par un crédit IDA débloqué en faveur du gouvernement togolais, dans le cadre du Projet d’Appui à la Compétitivité des Services Logistiques pour le Commerce.
Séna Akoda
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Un an après l’apparition du covid-19 au Togo, une importante majorité (72%) de Togolais se dit satisfaite de la gestion de la crise par le gouvernement. C’est l’autre tendance majeure qui se dégage d’une dernière enquête réalisée par Afrobaromètre.
Les sondés, qui ont eu à s’exprimer sur de nombreuses questions en lien avec les efforts gouvernementaux, ont notamment apprécié des mesures comme la distribution d’aide.
Ainsi, trois citoyens togolais sur 10 (29%) ont affirmé que leur ménage a bénéficié d'une aide gouvernementale dans le cadre de la pandémie, même si 58% d’entre eux ont estimé que l'aide gouvernementale a été distribuée de façon inéquitable.
Concernant la fermeture des écoles, 29% des sondés se sont dits opposés à la décision gouvernementale, tandis que 78% ont trouvé le temps d'arrêt des cours trop long.
Enfin, même si le satisfecit global reste d’actualité comme il y a quelques mois, 66% des citoyens pensent tout de même que “certaines ou beaucoup des ressources disponibles pour faire face à la pandémie se sont envolées à cause de la corruption”.
Pour rappel, le Togo comptabilise à ce jour 7086 cas de covid-19 confirmés dont 1186 actifs. 5812 personnes contaminées ont recouvré la santé, 85 malades sont néanmoins décédés de la maladie.
Klétus Situ
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Trois étapes importantes devraient encore être franchies pour que le projet d’identification biométrique devienne réalité au Togo : le développement de la solution logicielle, la mise en œuvre d’une campagne d’information, d’éducation et de sensibilisation et enfin, l’enregistrement de la population à travers une campagne nationale. C’est ce que l’équipe gouvernementale a relevé au cours du Conseil des Ministres qu’elle a tenu mercredi 03 mars 2021.
Lors de cette rencontre, le point a été dressé sur l’état d’avancement du projet d’identification biométrique. Cet exercice a offert à chaque membre du gouvernement de réaliser que les aspects relatifs aux textes et institutions devant gouverner le projet ont été déjà pris en compte. En outre, le point leur a permis de cerner les enjeux liés à l'identification biométrique, ainsi que ses implications. Aussi, des instructions ont-elles été données afin que les acteurs gouvernementaux poursuivent en synergie, les travaux entamés.
En rappel, le projet permettra d’attribuer un numéro d’identification unique à toute personne physique sur le territoire togolais et facilitera les interventions de l’administration en faveur des citoyens, notamment en termes de fourniture des services sociaux.
En effet, ce projet, une initiative prioritaire de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, contribuera à la mise en place du Registre Social Unique, de la Couverture Maladie Universelle et des mécanismes d’aide sociale.
Mais en attendant la concrétisation des trois actions phares précitées, il convient de souligner que l’agence en charge de la mise en œuvre de ce projet sur lequel le gouvernement togolais bénéficie de l’appui de la Banque Mondiale, est en phase d’implantation.
Séna Akoda
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Plus de la moitié des citoyens togolais déclarent qu’il est probable qu’ils se fassent vacciner. C’est l’une des principales tendances qui se dégage d’une enquête réalisée par le réseau de recherche Afrobarometer, publiée ce mercredi.
Le sondage conduit par le Center For Research & Opinion Polls (CROP), a porté sur un échantillon de 1200 adultes togolais entre décembre 2020 et janvier 2021. Outre leur opinion sur le vaccin, l'institut de sondage a plus généralement recueilli les perceptions des personnes interrogées sur diverses questions liées à la crise sanitaire.
Parmi la courte majorité favorable, les habitants des zones rurales (56%) et les plus jeunes (54%) se sont montrés plus décidés sur la vaccination que les citadins (41%) et les plus âgés (46%-50%). Par ailleurs, 37% des sondés affirment faire confiance au gouvernement pour garantir l’inoffensivité des vaccins contre la covid-19.
Notons tout de même que si 51% des personnes interrogées ne semblent pas réticents à l’idée de se faire vacciner, certains togolais, 40%, pensent que la prière est plus efficace que le vaccin pour prévenir l’infection au covid-19.
Klétus Situ
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Le Togo s’achemine vers la mise place d’une nouvelle politique de l’Emploi, un nouveau document stratégique, qui viendra en mise à jour de l’ancienne, mise en place depuis 2018.
En effet, il s’est ouvert ce matin à Lomé, un atelier de deux jours, visant à outiller et renforcer les capacités des membres de la commission nationale de suivi de la politique de l'emploi, et des différents cadres et experts intervenant dans le suivi de la politique de l'emploi au Togo.
Il s’agit, à terme, de faire de l'élaboration et de la mise en œuvre du nouveau document.
Le But étant que, « dans l'élaboration d'une nouvelle politique nationale [de l'emploi] qui est en vue », il s’agit donc « d'outiller les membres de la commission de suivi et aguerrir tous les cadres de structures qui sont chargées des questions d'emploi dans notre pays », souligne Kondo Loki, Directeur Général de l'Emploi.
Ceci, « afin que la nouvelle politique qui va voir le jour, ne puisse plus souffrir des maux dont elle avait souffert par le passé », souligne-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo et son voisin de l’ouest penchent sur une stratégie devant permettre la réouverture de leurs frontières communes. Dans cette optique, les acteurs de la surveillance épidémiologique et les personnels des postes frontaliers du Ghana et du Togo sont réunis à Lomé depuis hier et ce jusqu'à jeudi.
L’objectif principal est de renforcer la surveillance épidémiologique du covid-19 en particulier et des maladies en général aux frontières et consolider la collaboration transfrontalière entre les deux pays.
Selon le Dr. Assane Hamadi, directeur de la lutte contre la maladie et programmes de santé publique, “L’atelier permet d’assurer la formation du personnel exerçant au niveau des points d’entrée prioritaires entre les deux pays afin d’améliorer leurs capacités de réponse.”
“Cette rencontre devrait également aider à améliorer les capacités de surveillance des voyageurs, comment dépister un voyageur malade, comment l’isoler, comment le prendre en charge et comment partager les informations sur tout ce qui se passe au niveau des frontières” a également indiqué, l’épidémiologiste.
Notons qu’une rencontre du même genre avait eu lieu avec les autorités sanitaires et frontalières de la république du Bénin, une autre est prévue avec celles du Burkina Faso. Néanmoins, aucune date n’est encore fixée pour la réouverture totale des frontières togolaises.
Klétus Situ
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Le ministère togolais des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat va doter les élèves du lycée scientifique de Kara, d’un centre multimedia et de logement. Ce marché, apprend-on, va être exécuté par NAD BTP, une entreprise togolaise spécialisée dans le secteur des BTP.
Le Procès–Verbal d’attribution indique en effet que NAD BTP est l’attributaire provisoire de ce contrat qui consistera à construire un centre multimédia, dans le cadre de la transition digitale amorcée par le système éducatif togolais, et à prévoir des logements au profit des élèves du lycée ci-dessus visé.
Le projet, confié à l’entreprise qui a déjà à son actif la réalisation de la salle de cinéma et de spectacles Canal Olympia, devrait coûter plus d’un demi-milliard FCFA.
Une cotation somme toute, moins disante par rapport à celles proposées par deux autres entreprises concurrentes togolaises, à savoir Hitel Pro et Ics Concept Service.
Séna Akoda
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En plein processus d’opérationnalisation de son Conseil Economique et Social (CES), le gouvernement Togolais bénéficiera des conseils et de l’expertise marocaine. Ainsi, une délégation du Conseil Économique Social et Environnemental du Royaume chérifien arrivée au Togo le 27 février dernier, a eu une séance de travail avec les acteurs impliqués dans le processus ce lundi, à Lomé.
Cette délégation était conduite par Younes Benakki, secrétaire général du CESE marocain, également secrétaire de l’Union des Conseils Économiques et Sociaux et Institutions Similaires d’Afrique (UCESA).
Le ministre togolais des droits de l'Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, Christian Trimua qui a dirigé les travaux, a justifié le choix du Maroc par le fait qu’il assure la présidence de la faîtière africaine des conseils économiques et sociaux. “Nous faisons ainsi d’une pierre plusieurs coups, à travers l’UCESA, nous aurons en même temps le déploiement de dix-neuf expériences comparatives possibles”, a-t-il précisé.
Pour le représentant marocain, le royaume chérifien "se donnera les moyens d’accompagner le Togo tout le long du processus”. “Nous sommes là pour vous éviter les écueils qui sont consubstantiels à tout démarrage.”
Du reste, apprend-on, le Conseil Économique et Social togolais sera installé dans la ville d’Aného.
Klétus Situ