Togo First

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Au Togo, le gouvernement vient d’annoncer des états généraux dans le sous-secteur de l’élevage. L’objectif de telles assises est de rassembler tous les acteurs afin de réfléchir aux politiques susceptibles de booster la production et plus spécifiquement, satisfaire l’insuffisance en produits carnés au plan national. Un gap estimé à 45%.

Si la production dans les différentes filières, notamment au niveau des volailles et des petits ruminants a sensiblement évolué grâce au PASA, avec une amélioration de 50% des revenus des éleveurs bénéficiaires de ce projet, le pays enregistre toujours une situation déficitaire en produits carnés.

« Malgré l’attention particulière que l’État accorde à l’élevage beaucoup d’efforts restent à faire », a fait observer Antoine Lekpa, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement Rural à l’occasion du lancement en fin de semaine écoulée, des ateliers régionaux dédiés à la promotion de l’élevage.

Les états généraux qui vont être réalisés au cours desdites rencontres, offriront aux différents acteurs, l’occasion de faire un diagnostic de ce sous-secteur et de proposer des pistes de solutions susceptibles de remédier à la situation de déficit en produits carnés.

Ils déboucheront in fine, sur l’élaboration d’une stratégie de développement de l’élevage, en ligne droite avec la feuille de route quinquennale du gouvernement, sur la période 2020-2025. Un référentiel qui, une fois élaboré et adopté par les acteurs, devrait permettre au Togo de relever le défi de l’autosuffisance en produits carnés.

Séna Akoda

Au Togo, on a désormais de nouveaux tarifs aux péages routiers, après plusieurs mois de discussions et d'échanges avec les acteurs des transports.

Les nouveaux frais, annoncés il y a quelques mois par le gouvernement, ont fait l’objet d’une conférence de presse, hier lundi 15 mars 2021 à Lomé, au ministère des transports et des travaux publics.

Selon les ajustements, la grille des coûts se présente comme suit : 

Motos 2 roues : 50 FCFA 

Tricycles : 100 FCFA

Véhicules légers : 500 FCFA 

Minibus de 9 à 15 places : 600 FCFA 

Autocars/ Bus : 1500 FCFA

Poids à lourds à 2 essieux : 2 500 FCFA 

Poids lourds à 3 essieux : 3 000 FCFA 

Poids lourds à 4 essieux : 3 500 FCFA

Poids lourds à 5 essieux et plus : 5 000 FCFA 

Rappelons que pour le gouvernement, ce réajustement vise entre autres à mobiliser plus de fonds, afin de répondre aux « enjeux d’entretien et de modernisation de notre réseau routier », face notamment à des travaux comme l’automatisation récente de certains postes de péages, et la nécessité de leur maintenance. 

Les nouveaux tarifs entrent en vigueur à partir du jeudi 18 mars 2021.

Ayi Renaud Dossavi

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Les collectivités locales de la région des plateaux ont lancé en fin de semaine dernière à Notsè, l’Association Intercommunale pour le Développement dans les Plateaux (AIDAP). La création d’une telle entité a pour but, la gestion concertée des infrastructures agropastorales et la planification d’action commune de développement dans la région.

Nous sommes venus étudier et adopter les textes devant mettre en place l’association des communes concernées par l’agropastoralisme. C’est une question de solidarité, les divers conseils municipaux doivent délibérer sur le contenu de ces textes pour que les communes qui ne bénéficient pas d’infrastructures agro pastorales puissent s'arrimer à celles qui en ont. C’est l’avantage de l’intercommunale”, a confié Atara Ifaraba, maire de la commune Anié 1 et président élu de l’organe de concertation.

En assurant une forte collaboration entre les collectivités locales, l’AIDAP devrait contribuer à sécuriser la mobilité des troupeaux et faciliter aux différends groupe d’éleveurs de la région l’accès aux aménagements pastoraux. L’intercommunale bénéficie d’appuis techniques de l’ONG agricole Entreprise Territoires et Développement (ETD) et de soutien financier de l’organisation française Acting For Life. 

Klétus Situ

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L’ARCEP (L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) projette de procéder à une mise à jour de la réglementation applicable au secteur postal, a constaté Togo First.

Elle a lancé jusqu’au 19 mars 2021, une procédure en vue de sélectionner un consultant avec comme objectif d’actualiser le cadre législatif et réglementaire du secteur postal.

Une mission qui devrait, à terme, mettre le régulateur en phase avec les évolutions notées dans le secteur postal, notamment à la suite de la diversification des activités de la Société des Postes du Togo (SPT), principale institution en charge de la collecte et de la distribution du courrier dans le pays.

Si l’entreprise d’État qui offre des services financiers grâce aux Centres de Chèques Postaux (CCP) fournit également des prestations bancaires comme le transfert d’argent ou non bancaires à l'instar du transport des passagers, la loi qui régit le secteur, elle, remonte à 1999.

Notons que plus spécifiquement sur le segment Courrier Express, la Poste est en concurrence avec d’autres sociétés dont DHL ; FedEx, UPS et Top Chrono, des leaders mondiaux.

Séna Akoda

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Trois Togolais se sont hissés dans le Top 10 des porteurs de projets les plus innovants en intelligence artificielle, dressé par le jury du World Africa Startups Summit (WASS), sommet de promotion des innovations technologiques en Afrique, prévu du 08 au 10 avril 2021 à Lomé.

Sur 50 projets soumis par les candidats de 8 pays (Togo, Bénin, Maroc, Cameroun, Sénégal, Mali, Burkina, Côte d'Ivoire), Dobbee Pay, « Solimi Fintech » et « Artybe », respectivement portés par les jeunes togolais Kokou Nouvor, Egbidi Matina et Nouhova Laura Kpegli, sont en effet parmi les 10 projets finalistes, d'après la "short list" consultée par Togo First.

Zoom sur les 3 projets finalistes togolais

Kokou Nouvor et ses co-associés qui ont choisi d’évoluer dans la Fintech, ambitionnent via « Dobbee Pay », de créer une plateforme permettant de recevoir et transférer de l’argent via le mobile money, la cryptomonnaie et les banques. Un outil digital dont la particularité est, de « créer un lien d’interopérabilité entre les moyens de paiements existants et permettre à son utilisateur d’effectuer des paiements groupés allant jusqu’à un million de personnes en un clic », de l’avis de son promoteur.

Avec pour centre d’intérêt la Fintech, « Solimi Fintech », développée par Egbidi Matina, une jeune togolaise, se lance le défi de réduire l’utilisation du cash (des liquidités) de 40% en l’espace de 5 ans en démocratisant l’accès aux services financiers.

A terme, l’idée est de « créer grâce à l’intelligence artificielle, un monde où il sera possible de gérer toutes les opérations et transactions financières ou commerciales en ligne », indique-t-on.

3 togolais dans le top 10

Un « chatbot » (dialogueur ou agent qui dialogue avec un utilisateur), intégré à l’application pour répondre aux questions des utilisateurs, va favoriser les interactions avec ceux-ci, a précisé Egbidi Matina, au cours d’une présentation de son projet.

Quant à « Artybe », développé par Laura Nouhova Kpegli, c’est une plateforme qui allie l’intelligence artificielle au patrimoine et à la culture africaine avec pour visée de « promouvoir le Togo comme une destination touristique d’exception, où l’environnement est encore préservé pour les générations futures ».

Grâce à cette application, il s’agira de promouvoir le tourisme via son smartphone, et d’apprendre l’informatique, le cinéma, le fitness, l’agronomie, la natation, entre autres. L’utilisateur s’en servira en outre pour créer « selon son temps libre et son porte-monnaie, un programme sur mesure, correspondant à ses envies et aux richesses du pays ».

Les Togolais porteurs des trois projets devront rivaliser en finale avec leurs pairs du Mali, du Sénégal et d’ailleurs.

Séna Akoda

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La représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture(FAO) au Togo annonce des appuis techniques et financiers au profit du secteur de l’agro-foresterie. 

L’agence onusienne collabore, à travers le mécanisme forêt-paysan, avec une vingtaine de coopératives évoluant dans le secteur de l’agro-foresterie. Ces coopératives pourraient ainsi bénéficier d’appuis financiers de l’organisation allant jusqu'à 10 mille dollars (5 500 000 FCFA), dans le cadre d’un appel à projet. 

Aussi, la FAO compte travailler avec le ministère chargé des ressources forestières pour la restauration des paysages et écosystèmes forestiers du Togo. Pour ce faire, une étape préliminaire consistera à cartographier les zones devant être reboisées. Ensuite, des pépinières seront mises en place dans diverses préfectures. Ces pépinières devraient permettre la production de plants de qualité qui serviront à restaurer les espaces identifiés. 

Par ailleurs, pour la campagne agricole 2021 qui démarre bientôt, l’agence va appuyer 2000 agriculteurs en intrants agricoles. 

Klétus Situ

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Le Togo va à nouveau faire appel au marché financier régional, dans le cadre de son plan de relance post-Covid, après deux sorties couronnées de succès.

Comme la première fois, le pays cherche à mobiliser, d’ici le 19 mars prochain, 20 milliards FCFA, fractionnés en des obligations du Trésor public émis pour une maturité de 7 ans, avec 10 000 FCFA comme nominal, annonce l’agence Umoa-Titres. Ces nouvelles obligations de relance (ODR) sont adossées à un taux d’intérêt annuel de 6,3%.

Notons que les deux premières sorties du Togo sur le marché financier régional lui ont permis de lever 62 milliards FCFA, des obligations qui avaient suscité l'intérêt des milieux d'affaires de l'UEMOA. Dans le détail, le pays avait enregistré 112 milliards FCFA de soumissions au moment où il recherchait 20 milliards FCFA, et obtenu 148 milliards FCFA de souscriptions alors qu’il n’en sollicitait que 40.

Séna Akoda

La représentation du Programme des Nations Unies (PNUD) au Togo appuie le processus de décentralisation en cours dans le pays. En effet, l’agence onusienne vient de mettre un lot d’équipements informatiques et de mobiliers de bureau à disposition de 60 collectivités locales.

Ce don, d’une valeur globale de 190 millions FCFA, devrait renforcer les collectivités bénéficiaires dans leur fonctionnement et permettre l’amélioration de la qualité des services publics offerts aux populations.

Pendant la cérémonie de remise des équipements à laquelle a assisté le ministre délégué chargé du développement des territoires, le représentant-résident de l’agence, Aliou Dia, a annoncé un projet de digitalisation des communes. Le projet dont l’objectif est “la dématérialisation de la déclaration des actes de naissance afin d’améliorer l’enregistrement et leur délivrance”, va démarrer par une phase d’expérimentation dans les communes des Lacs 1 et Ogou 2. 

Pour rappel, le PNUD, partenaire clé du gouvernement togolais, appuie le pays sur divers projets de développement à la base et durable, les questions de genre, la société et le renforcement du secteur privé. 

Klétus Situ

Le gouvernement togolais, va procéder à un audit de ses politiques ou plans de développement économique, une évaluation menée par le Centre de Développement de l’OCDE.

Le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé a lancé ce vendredi 12 mars 2021 à cet effet, les travaux de l’Examen des politiques de transformation économique du Togo (EPTE).

L’idée, au travers de cette initiative, est de viser l’amélioration de la gouvernance et de renforcer les partenariats pour la transformation économique du Togo, apprend-on.

Au titre de l’examen des politiques de transformation économique du Togo (EPTE), il sera notamment réalisé dans moins des 24 mois prochains, « un diagnostic de la stratégie nationale, et une analyse de manière spécifique des opportunités et des défis dans des domaines-clés (digitalisation, industrialisation, agroalimentaire) », indique le portail officiel de la république togolaise.

L’examen consistera également en l’organisation des partages d’expériences entre experts consultants, hauts fonctionnaires nationaux et internationaux et autres, renseigne cette source.

« Cette étude poussée des politiques de transformation et de développement économique du Togo, permettra de mieux identifier les leviers de la croissance, pour la définition des réformes nécessaires à la réalisation de la feuille de route », estime le Premier ministre.

Le Togo est devenu en 2019, membre du Centre de Développement de l’OCDE, un organe qui aide les pays en développement et les économies émergentes à trouver des solutions innovantes pour promouvoir une croissance durable, réduire la pauvreté et les inégalités, et améliorer la vie des populations. 

Séna Akoda

L’institut de formation fiscale et douanière de l’Office Togolais des Recettes (IFFD-OTR) organise la toute première édition du dialogue sur la fiscalité (DIF) à Lomé du 11 au 12 novembre 2021.

Ce dialogue s’inscrit notamment dans le cadre de la mission de l’IFFD-OTR qui est la recherche, l’étude et les formations sur les questions fiscales et leurs ramifications. Cette première édition réunira essentiellement les chercheurs locaux et leurs homologues étrangers autour du thème : « la décentralisation et la fiscalité locale »

La première édition du dialogue sera l’occasion pour les professionnels qui travaillent sur les problématiques inhérentes à la décentralisation et à la fiscalité locale de présenter les résultats de leurs travaux de recherche, études ou expériences à partir d’approches et méthodologies variées. Et ce, peu importe le domaine ou le secteur d’activité. 

Ce cadre d’échanges permettra également d’interroger les certitudes déjà établies, réfléchir à de nouvelles possibilités d'accroissement de recettes et élaborer de nouvelles pistes de réflexion pour l’action des professionnels des impôts, des douanes et des décideurs de tout ordre.  

Rappelons que cette initiative vient renforcer la décentralisation au Togo, effective depuis juin 2019, avec les premières élections communales qui ont conduit à la mise en place de 177 communes.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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