Parallèlement aux initiatives visant à remettre le secteur agricole dans ses priorités de développement, le gouvernement togolais enrôle des hommes ou femmes âgés de 18 à 45 ans, dans un programme de formation dans les métiers porteurs de l’agroalimentaire et de l’agrobusiness, a constaté Togo First.
A savoir l’élevage de la volaille locale (pintade ou poule), la transformation de poisson et viande, la pisciculture, le compostage-maraîchage, la transformation des fruits en jus, sirop et confitures et la technique de réalisation des forages et irrigation.
L’initiative organisée avec le soutien technique et financier de la Coopération allemande à travers le Programme pour le Développement Economique Durable (ProDeD) de la GIZ permettra en phase pilote, de doter des connaissances spécialisées dans les métiers susvisés, des jeunes dans six localités urbaines du Togo.
A terme, le projet veut, via des formations qui dureront six mois au plus, booster les micro-entrepreneurs ou porteurs de projets professionnels dans l’agroalimentaire et l’agrobusiness. Le secteur qui a le vent en poupe au Togo au regard des initiatives mises en œuvre pour en faire le moteur de la croissance, est également le principal pourvoyeur d’emplois.
En 2019, le secteur a généré plus de 200 000 emplois, concentrant à lui seul, 60% des 379 017 emplois créés sur la période, d’après les statistiques publiées par l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), dans son rapport sur le Système d’Informations sur le Marché du Travail (SIMT).
Globalement, sa contribution à l’économie nationale tourne autour de 40% du PIB.
Séna Akoda
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Les moyens de paiements digitaux (en ligne, via le mobile money ou par cartes bancaires) se généralisent désormais au sein de l’administration togolaise, a appris Togo First. Un décret a été adopté mercredi 24 mars 2021, par le gouvernement pour numériser les moyens de paiements de l’administration, indique le relevé du Conseil des Ministres.
Déjà largement plébiscités par les populations togolaises, les moyens de paiements digitaux notamment le mobile money, sont déjà acceptés dans certaines structures publiques. Entre autres, le Centre de Formalités des Entreprises (CFE), la société Togolaises Des Eaux (TDE), la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), l’Office Togolais des Recettes (OTR), la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).
La réforme qui promeut au sein de l’administration togolaise l’utilisation de ces moyens de paiements contemporains, vise à “améliorer de façon significative et rapide la bancarisation et l’inclusion financière au Togo”, indique le communiqué gouvernemental. En 2019, le pays a conservé son statut de locomotive de l’UEMOA en matière de bancarisation.
La promotion des paiements digitaux avec comme corollaire la réduction progressive des paiements en espèces, contribuera également à la lutte engagée par les autorités togolaises contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, apprend-on.
En rappel, le pays prévoit de devenir un hub digital, à l’horizon 2025, en cohérence avec sa feuille de route quinquennale. « Pour nous, il s’agira désormais de digitaliser tous les services publics… », a rappelé la Secrétaire Générale de la présidence togolaise, Sandra Ablamba Johnson lors d’une intervention au Forum Afrique 2021 du CIAN le 18 mars dernier.
La réforme parachève un processus amorcé il y a seulement quelques semaines où le gouvernement en Conseil des Ministres, avait ouvert l’examen d’un projet de décret y relatif.
Séna Akoda
Dans une dizaine de jours, va se tenir à Lomé, le “Gala des 100 entreprises les plus dynamiques” du Togo, un événement qui célèbre l’expertise de l’entreprise, sa capacité d'innovation, sa capacité de pénétration du marché et son impact sur l’activité et sur l’économie.
Au cours d’une interview exclusive accordée à Togo First, partenaire de l’événement, Djibril Barry, le PDG du Cabinet international ECOFIE (Eco Finance Entreprise), présente avec forces détails cet événement et donne les raisons pour lesquelles il s’organise cette année, alors que la pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages.
Lors de cet entretien, l’organisateur évoque également d’autres sujets d’intérêt comme la valeur ajoutée qu’apporte à ses lauréats, le “Gala des 100 entreprises les plus dynamiques du Togo” ainsi que l’incidence de l’événement sur l’écosystème entrepreneurial togolais, voire africain.
Lecture!
Togo First (TF): Vous annoncez pour le 03 avril 2021, la prochaine édition du Gala des 100 entreprises les plus dynamiques au Togo.
Pourquoi un tel événement et quelle en sera la particularité cette année?
Djibril Barry(D.B) : À l’heure où les pratiques innovantes se multiplient dans nos économies, on pourrait s’attendre à ce que des initiatives comme la nôtre encouragent la mise en pratique des règles de l’art en matière de gestion de la performance. Et pourtant, moins d’organisations s’affairent à mettre en lumière la culture d’innovation des entreprises où la gestion de la performance est perçue comme un facteur de succès important.
Nous croyons également de toutes nos forces, que le secteur privé et les entreprises publiques restent des partenaires puissants au service du développement de l’Afrique. La prospérité de nos nations doit s’appuyer sur un secteur privé dynamique qui devient un puissant moteur de création d’emplois et l’un des fondements d’une croissance économique inclusive et durable, un vecteur d’innovation et de réduction de la pauvreté.
C’est ainsi qu’il devient important de récompenser les meilleures pratiques et initiatives, célébrer et soutenir la réussite des individus et des entreprises qui œuvrent pour une économie plus inclusive, innovante et performante.
“Le gala des 100 entreprises les plus dynamiques” est une initiative crédible qui a remporté un succès retentissant auprès de la communauté économique, fort de ses acquis et de ses expériences dans l’organisation d’un tel programme économique international ambitieux avec pour objectif de récompenser les entreprises et les parcours entrepreneuriaux d’hommes et de femmes remarquables ayant fait preuve d’innovation, de leadership et d’excellence et qui ont également contribué à l’amélioration de la qualité de vie de leur région, de leur pays, à travers le monde.
TF: Globalement, quel impact l’organisation du “Gala des 100 entreprises les plus dynamiques” a-t-elle sur les acteurs économiques de l’Afrique en général et sur l’univers des entreprises togolaises et leurs performances en particulier ?
D.B: Grâce à ce prestigieux gala, les entreprises africaines célèbrent leurs réussites à travers le continent. Cet événement permet aussi de mieux vendre la destination de nos pays.
L'objectif consiste à promouvoir et à célébrer le développement d'un milieu d'affaires plus solide et plus prospère à travers l'Afrique, outre le fait de reconnaître et récompenser l'excellence, les meilleures pratiques et l'innovation au sein d'entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs.
Répondant à un enjeu économique, social, culturel, cet événement anime un cercle vertueux pour faire émerger, pousser et concrétiser les meilleures idées novatrices et pratiques innovantes, donner des solutions pertinentes à l’échelle du territoire et de la région, répondant aux besoins de la performance des entreprises, un un accélérateur de croissance.
Ainsi, ce prestigieux événement reste une belle façon de promouvoir nos régions économiques, les créateurs de leurs richesses, et la pérennité de leur développement tout en stimulant l’émergence accélérée d’entreprises leaders dans leur domaine pouvant prétendre notamment à une envergure mondiale.
Être sélectionné et primé dans le ‘’Top 100 des Entreprises les Plus Dynamiques’’ peut se révéler un gage de crédibilité pour de futurs investisseurs et donc permet de promouvoir des investissements qui peuvent entraîner des retombées économiques incontestables.
La promotion du territoire et les retombées économiques qu’il entraîne donneront accès à des incubateurs, accélérateurs ou permettent de remporter aides et subventions supplémentaires pour renforcer la capacité des entreprises innovantes.
TF: Que gagnent concrètement les entreprises les plus dynamiques, sur le court, moyen et long terme?
D.B: Être sélectionné et primé au “Gala Top 100” est une excellente opportunité pour mettre en valeur les efforts en matière de performance et d’innovation. Cette cérémonie permet aux entreprises de communiquer en position de leaders dans leurs secteurs d’activités et d’en tirer des bonnes pratiques et des bénéfices.
Cette remise de trophée fait l'objet d'une communication forte sur des chaînes internationales. Et celle-ci est ensuite largement relayée par les médias et organisations professionnelles. L'entreprise lauréate bénéficie d'une mise en valeur forte, ce qui lui assure une campagne de communication au niveau national et international et contribue à relancer ses activités. De plus, la palme vient saluer une attitude exemplaire de l'entreprise, en matière d'innovation, de performance, de gestion, de contribution à la protection des écosystèmes, des populations, etc. La réputation de l'entreprise s'améliore ainsi, ce qui peut avoir un impact positif sur son activité car elle bénéficie de cette mise en lumière.
Le Gala devient une marque incontournable valorisée grâce à une stratégie de communication et marketing élaborée sur mesure, une réelle opportunité de conquérir de nouveaux clients mais aussi plus largement, d’entamer un changement profond de stratégie commerciale qui ouvre la voie à la pénétration de nouveaux marchés, de nouveaux territoires de vente. Élargir l’empreinte locale et régionale des entreprises en proposant une avancée concurrentielle majeure, et permettre aux entreprises de construire de puissants éléments de stratégies d’internationalisation. Une politique bien établie pour renforcer l’image de marque de nos lauréats et leur positionnement local et international et une manière de s’intégrer efficacement dans le paysage global et de rayonner plus fortement.
TF: Dans un contexte de Covid-19 très hostile aux entreprises, comment le comité d’organisation de cette nouvelle édition s’organise-t-il autour de la question ?
D.B: En cette année très particulière, Eco Finance Entreprises a décidé de maintenir ce grand événement de l’innovation et de la performance. En effet, malgré un contexte économique et social difficile, les professionnels continuent à innover. Il est de ce fait d’autant plus important de promouvoir leurs innovations et de participer ainsi au soutien de tous les secteurs.
Des projets menés rondement et qui respectent le budget et le calendrier envoient un message très clair au sujet de la compétence et du professionnalisme de l’entreprise. Un projet réalisé selon les règles de l’art a donc un impact très positif sur la réputation et l’image de marque de l’organisation et des partenaires. Une marque forte permet d’accroître la valeur commerciale d’une entreprise, en plus d’établir des relations solides avec les différentes parties prenantes, basées sur la confiance.
TF: Un prix spécial entreprise togolaise la plus résiliente face à la Covid-19 en vue ?
D.B: Avant la crise sanitaire, les entreprises traditionnelles devaient déjà s’adapter aux nouvelles formes de concurrence qui mettaient en péril leurs métiers et leurs façons de travailler.
La gestion du coronavirus n’a fait qu’amplifier ces dynamiques. Les déplacements physiques étant réduits, des difficultés économiques ressenties, les entreprises ont dû mettre en place, dans l’urgence, de nouvelles formes de gestion du dynamisme, de la performance et du résultat. Ainsi, elles ont pu renforcer leurs capacités, non seulement pour surmonter la pandémie de Covid-19, mais aussi pour redémarrer leurs activités de façon rigoureuse et rapide, tout en étant plus fortes que jamais.
La productivité des entreprises pourrait augmenter mais les approches de la gestion des processus d’innovation n’ont pas changé et nous maintenons que les critères de sélection que nous avons établis, restent toujours valables, qu’on soit en temps de crise, ou pas. Ces critères se concentrent autour de l’expertise de l’entreprise, sa capacité d'innovation, sa capacité de pénétration du marché et son impact sur l’activité sur l’économie.
TF: Parlez-nous du Gala des 100 entreprises les plus dynamiques de l’Afrique et de son organisation prochaine.
D.B: Les 100 Entreprises les plus dynamiques de l'Afrique seront célébrées le 31 Juillet 2021 à l'Hôtel Ivoire, à Abidjan. Toutes les entreprises dynamiques et innovantes installées sur le continent Africain vont se retrouver pour un Événement exceptionnel retransmis en direct sur RTI en Côte d’Ivoire et 10 autres chaînes en Afrique. Une soirée prestigieuse pour la promotion de l'investissement en Afrique.
Ce gala est l’aboutissement de la « Sélection des 100 entreprises les plus dynamiques de l’Afrique » réalisée par le Cabinet Eco Finance Entreprises.
Le comité d’organisation de cet événement, solidement ancré dans la culture du résultat, s’est doté d’un Plan de Communication Exceptionnel, pour relever les défis:
Interview réalisée par Séna Akoda
Le gouvernement togolais a édicté de nouvelles mesures dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, qui traduisent globalement un durcissement de ton alors que le pays fait face à la flambée des cas de contamination (plus de 700 la semaine écoulée).
En Conseil des Ministres tenu ce mercredi 24 mars 202, Lomé a décidé de renforcer le Groupe Mixte de Surveillance Covid-19 d’au moins 1000 personnes issues des Forces de Défense et de Sécurité pour plus d’efficacité.
Si le gouvernement juge urgent d’accélérer la campagne vaccinale en l’étendant partout où cela est nécessaire dans le Grand Lomé, il continue dans le même souffle, de mettre l'accent sur les mesures préventives.
Ainsi, les autorités togolaises maintiennent l’interdiction des rassemblements de masse notamment les sports de masse, les cérémonies funéraires, les mariages, les événements culturels. S’agissant plus spécifiquement des enterrements, le Conseil des Ministres dans son relevé, rappelle que le nombre de personnes autorisées à y participer se plafonne à 15.
De même, les rassemblements constatés à certaines zones à forte fréquentation humaine à savoir La Place “Bonké”, le local du réseau “Tiens” Casablanca, les agences de la Lonato et le carrefour Limousine (Avédji), sont également désormais interdits.
Sur le même trend, les contrôles aux frontières et à l’entrée des marchés seront renforcés au moment où l’accès à la plage demeure interdit, réitère le gouvernement togolais.
Quant aux lieux identifiés comme des vecteurs de la maladie à savoir bars et lieux de culte, ils feront l'objet d'un contrôle strict sur le plan du respect des mesures barrières, apprend-on.
Le gouvernement explore également la piste d’un nouveau couvre-feu dans les jours à venir, selon l’évolution qui sera notée, et avertit que la désinformation sur les médias et réseaux sociaux expose ses auteurs à la rigueur de la loi.
Séna Akoda
Le Togo et le Ghana poursuivent les négociations pour la délimitation de leurs frontières maritimes communes. Le comité technique de négociations est réuni depuis hier, 23 Mars, à Lomé.
Cette réunion, la sixième depuis le début du processus, pourrait déboucher sur l’élaboration d’un projet d’accord et d’un plan de tracé à proposer aux gouvernements des deux pays pour adoption. “Il est important que les négociations aboutissent d’ici fin 2021 afin que nos Etats puissent véritablement jouir de ce bien qu’est la mer”, a déclaré Kokou Edem Tengue, ministre togolais de de l'Economie Maritime de la Pêche et de la Protection Côtière qui a ouvert les travaux.
Du côté de la délégation ghanéenne, on insiste sur la volonté manifeste au sommet des deux États de régler le contentieux par consensus. “Vous vous souvenez qu’il y avait eu quelques problèmes au niveau des frontières, mais les deux Présidents se sont engagés à négocier pour que ces problèmes soient résolus afin de faire avancer les activités économiques entre les deux pays”, a rappelé le Général Emmanuel Kotia, coordonnateur national de la Commission nationale des frontières du Ghana et chef de la délégation.
La dernière rencontre en date, tenue dans la capitale ghanéenne en Août dernier, avait débouché sur l'identification des coordonnées de la première bonne frontière terrestre entre les deux pays.
Klétus Situ
Ghislain Awaga et la Global Trade Corporation (GTC) ne sont pas encore au bout de leurs peines. Quelques jours après une deuxième sortie où le jeune CEO au creux de la vague tentait de rassurer les investisseurs affolés par la situation financière morose de GTC, c’est le Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) qui lui assène le couperet en sommant sa société de cesser “ immédiatement ses activités irrégulières”.
Dans un communiqué aux relents de verdict, le régulateur basé à Abidjan cite nommément la société de Ghislain Awaga parmi celles qui procèdent, entre autres, à la collecte irrégulière de fonds auprès du public contre des promesses de rendement élevés : « les sociétés Global Investment Trading (Liyeplimal), Global Trade Corporation, High Life et Chy Mall se déclarant spécialisées dans le trading de crypto monnaie, l'achat et la vente de biens en ligne, etc., procèdent à la collecte irrégulière de fonds auprès du public contre des promesses de rendement », écrit le CREPMF, précisant que « cette liste n'a pas vocation à être exhaustive en raison de l'apparition régulière de nouveaux acteurs non autorisés ».
Le Conseil invite alors GTC et les autres sociétés citées, à se mettre en rapport avec les autorités compétentes, « afin de se conformer à la réglementation en vigueur, sous peine de sanctions ».
De fait, d’après la réglementation rappelée à dessein, “les opérations d’appel public à l'épargne sur le marché financier régional de l’UMOA sont soumises au visa préalable du Conseil régional”. Une formalité sine qua non que les sociétés pointées du doigt n’accomplissent pas, de l’avis d’un client de Chy Mall, désabusé.
Cette sortie du CREPMF vient doucher les espoirs d’une remise sur les rails de la société du jeune entrepreneur à succès Ghislain Awaga, victime selon lui, de son processus de migration vers l’économie réelle et repreneur infortuné du passif de GF Corporation, qui avait comme principale activité, le trading.
Séna Akoda
Alors que le Togo est confronté depuis quelques jours à un rebond des cas de contamination lié à la pandémie de coronavirus, le secteur privé qui a déjà payé le prix fort des mesures de riposte, a décidé de prendre le taureau par les cornes.
Objectif: “éviter que leurs entreprises deviennent des foyers de contamination", une situation qui peut entraîner la cessation des activités, qui sera fatale pour l'économie”.
Dans une note, ce mercredi 23 mars, Coami Sedolo Tamegnon, Président du Conseil National des Patrons (CNP-Togo), encourage les présidents d’associations regroupant les hommes d’affaires à “redoubler de vigilance à l’égard du respect des mesures barrières”. Notamment l’installation des dispositifs de lave-mains, le port du cache-nez, le respect de la mesure de distanciation sociale.
Dans le même temps, c’est l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) qui a organisé une séance de vaccination au cours de laquelle plus de 150 chefs d’entreprise, cadres de haut niveau et salariés se sont mobilisés pour prendre leur première dose du vaccin Astrazeneca. Une démarche citoyenne et responsable, revendique-t-elle, qui vise à “réaffirmer l’engagement du secteur privé dans la lutte contre la Covid-19”.
Au-delà de ses membres, l’association professionnelle invite l’ensemble du secteur privé et les populations à adhérer au programme vaccinal gouvernemental, qui s’inscrit dans la lignée de l’initiative COVAX.
En rappel, le secteur privé togolais s’est mobilisé, dès les premières heures de l’apparition de la Covid-19 aux côtés des pouvoirs publics togolais et à travers ses appuis matériels et financiers, dans le cadre de la lutte contre la pandémie.
Séna Akoda
Au Togo, les chaînes de valeur agricoles souffrent d’un manque d’intégration et d’organisation des coopératives agricoles. Selon le mécanisme de financement agricole fondé sur le partage de risques (Mifa), seulement une infime partie des financements accordés en tout depuis trois ans, l’ont été au profit des producteurs, donc des coopératives.
Un projet a alors été élaboré avec le Crédit Coopératif Italien et d’autres entités similaires de La Botte, pour le “Développement et l’intégration des chaînes de valeur dans l’agriculture togolaise par l’instrument des coopératives”. L’initiative, présentée aux différents acteurs du secteur ce mercredi, vise principalement une meilleure structuration des coopératives togolaises, et l’augmentation de leur productivité.

Pour le Mifa, ce projet qui s’arrime parfaitement aux ambitions gouvernementales pour une agriculture productive et moteur de croissance, doit déboucher sur une augmentation du nombre général des coopératives, leur professionnalisation (surtout celles spécialisées dans la transformation et la commercialisation), et surtout le renforcement de leur cadre institutionnel.
Au Togo à ce jour, une vingtaine de faîtières sont recensées, regroupant des organisations paysannes et de producteurs agricoles.
Octave Bruce
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L'Agence de Promotion des Investissements et de la Zone franche, (API-ZF) se dote d’un logo à la suite du concours lancé en fin d’année dernière.
Rose Kayi Mivedor, ministre de la Promotion de l’Investissement, a présenté le logo gagnant ce mardi 23 mars 2021, au cours d’une cérémonie à Lomé où elle a révélé qu’au total, c’étaient 24 candidatures qui avaient rivalisé pour s’attribuer le premier prix.
Parmi ces postulants, c’est l’agence de communication “Imagine Demain” qui remporte le concours de création et s’adjuge ainsi un chèque de 1,3 million FCFA.

Le choix de cette identité visuelle, aux couleurs nationales, indique le portail officiel de la république togolaise, constitue un nouveau pas vers l’opérationnalisation de l’API-ZF. Cette agence créée en remplacement de la Société d’Administration de la Zone Franche (SAZOF) devrait mieux promouvoir la destination Togo, y attirer davantage d’investisseurs et mieux les accompagner dans les procédures d'implantation.
Séna Akoda
MSC, l’armateur italo-suisse vient d’annoncer qu’il projette d’injecter 30 millions d’euros (19,6 milliards FCFA) d’ici 2022, pour augmenter la capacité annuelle de Lomé Container Terminal (LCT) à 2,7 millions d’EVP (volume d'un conteneur de 20 pieds). Actuellement la plateforme portuaire est capable de traiter jusqu’à 2,2 millions d’EVP par an.
Cet engagement financier de MSC dans le terminal à conteneurs contrôlé à 100% par sa filiale, International Limited (TIL) est l’un des premiers jalons d’un plan d’investissements sur dix ans de 500 millions d’euros (328 milliards FCFA), annoncé en 2019 par Ammar Kanaan, alors nouveau DG de la compagnie basée à Genève.
Avec ses investissements, le groupe maritime qui fait désormais de Lomé son hub africain, entend porter, à terme, à 4 millions le trafic annuel sur la plateforme portuaire, leader en Afrique de l’Ouest. D’autant que sa position et son statut d’unique terminal portuaire en eau profonde dans le golfe de Guinée, font de LCT une plaque tournante du transbordement et une passerelle d’entrée vers le Togo, les régions du nord du Nigeria et les pays de l’hinterland Burkina Faso, Mali et Niger.
Alors qu’il avait conclu l’année 2019 avec un volume annuel de 1,1 million d’EVP, LCT revendique avoir brassé plus de 1,4 million d’EVP en 2020, malgré le ralentissement des échanges mondiaux dû à la pandémie de la Covid-19. Depuis le lancement de ses activités, la plateforme a presque triplé son trafic de conteneurs.
Fiacre E. Kakpo
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