Togo First

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Annoncés pour fin avril 2020, les états généraux de l’Eco, future monnaie unique de la Cedeao devraient finalement se tenir du 26 au 28 mai prochain dans la capitale togolaise, plus précisément à l’Université de Lomé (U.L), d’après le programme des activités dévoilé par Prof. Kako Nubukpo.

Le désormais Conseiller économique du Président de l’UEMOA et fervent défenseur de la souveraineté monétaire ouest africaine, place ce colloque international sur le processus de mutation du « FCFA à l’ECO : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest ? »

Le Macroéconomiste togolais se propose, au travers de ce « brainstorming » où l’élite africaine et le gratin des économistes sont invités, de recueillir l’expertise africaine sur ce sujet clivant qu’est le passage du FCFA à l’Eco. « L’expertise africaine doit être présente collectivement au rendez-vous de l’histoire, car ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise », avait-il écrit.

Vent debout contre des réformes superficielles du CFA aux relents d’un « trompe-l’œil » qui ne concernent que des aspects symboliques, Kako Nubukpo qui n’a jamais fait mystère de sa position anti-CFA, milite plutôt pour des réformes en profondeur. Notamment celles qui prennent en compte « les critiques d’ordre économique, en particulier le caractère problématique de la parité fixe du F CFA avec l’Euro et le sous-financement chronique des économies de la zone franc, en proie à un rationnement du crédit comme en témoignent les taux d’intérêt réels à deux chiffres », souligne-t-il.

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L’état des lieux

Cette rencontre de haut niveau à en juger par l’étoffe et le profil des panélistes, va se tenir dans un contexte où une certaine accalmie règne et où de petits progrès semblent avoir été notés vers la convergence des vues après une bataille rangée entre l’UEMOA et le bloc anglophone de la Cedeao, sur fond de menace de dislocation de la Cedeao brandie par Muhammadu Buhari.

 « Quand l’ECO sera arrêté, nous pourrons rentrer dans une évolution vers un taux de change flexible et avoir une banque centrale fédérale », avait déclaré le président ivoirien qui ne jurait il y avait encore quelques mois que par la parité fixe à l’Euro, contrairement à la décision des Chefs d’Etat de la Cedeao d’adopter la convertibilité de l’Eco à un panier de devises.

D’après ADO qui a annoncé également le report de l’opérationnalisation de l’Eco pour pas avant trois à cinq ans, la question d’une banque centrale pour l’Eco a été en outre résolue.

La nomination du Togolais, éminente figure anti-CFA au poste de Conseiller économique à l’UEMOA serait, selon certains experts, un signe précurseur d’une ouverture de l’Union à des réformes profondes telles que Muhammadu Buhari les conçoit en lieu et place d’un simple changement de nom du CFA par l’Eco. 

Séna Akoda

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Après Togo Wood Industries et Togo Agro Resources, la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) pourrait accueillir des opérateurs économiques togolais sur son site.

Laurent Coami Tamegnon, président du Conseil National du Patronat (CNP-Togo), encourage, en effet, les membres de cette organisation professionnelle des patrons d’entreprises au Togo à explorer cette option.

Au cours d’une récente visite sur le site de la PIA d’une délégation du CNP-Togo, il a indiqué entre autres, qu’il s’agissait de « susciter un engouement chez les membres pour qu’ils puissent venir également trouver une place sur la plateforme ».

A propos de l’installation des investisseurs dans cette zone industrielle, il est à rappeler que la PIA prévoit d’ailleurs d’ouvrir un guichet unique dédié à faciliter les démarches administratives.

Ce sont par exemple, les institutions chargées d’enregistrer les sociétés (Centre de Formalités des Entreprises), les autorités fiscales et douanières (Office Togolais des Recettes), les services d’immigration pour la délivrance des permis de travail et cartes de séjour ainsi que les institutions chargées de la veille environnementale dans le cadre des projets de développement.

Séna Akoda

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Pour la deuxième fois consécutive, le Togo va organiser le « mois du consommer local ». Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation Locale l’a annoncé sur son compte Twitter.

L’événement va se tenir en octobre prochain, conformément à la décision adoptée par les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) décrétant depuis l’an 2020, octobre comme « mois du consommer local ».

Ainsi, plusieurs activités vont être programmées pour permettre aux différents acteurs concernés, de travailler à valoriser et intensifier la promotion de la consommation des biens et services locaux.

Objectif : susciter l’envie et l’intérêt de la population pour leur utilisation.

Dans cette veine, une mesure édictée par Victoire Tomégah-Dogbé, Cheffe du gouvernement togolais, encourage les ministères et sociétés d’Etat à privilégier la consommation des produits locaux.

« Soutenir les commandes publiques de produits alimentaires locaux, c’est s’engager pour un développement socio-économique durable du Togo », explique l’Organisation pour l’Alimentation et le Développement local (OADEL).

Séna Akoda

 

Après le personnel de la santé, c’est au tour des employés d'hôtels du Grand Lomé d’être priorisés dans le cadre de la campagne de vaccination anti-Covid-19. “Dans ses multiples efforts pour combattre et éradiquer la pandémie, le Chef de l’Etat, après le personnel de la santé, vient d’instruire pour la vaccination sans distinction d’âges, du personnel des hôtels du Grand Lomé”. 

C’est ce qu’a annoncé ce vendredi 2 avril 2021, Kossi Lamadokou, ministre togolais du tourisme et de la culture, dans une note circulaire consultée par Togo First. Avant d'inviter les responsables des hôtels concernés à respecter le calendrier de vaccination établi et communiqué et à faire vacciner tout leur personnel.

 Tout agent qui refuserait de se faire vacciner sera mis en congés techniques jusqu'à la fin de la pandémie, avertit le ministre dans le document adressé aux responsables des structures hôtelières où il les encourage à prendre des dispositions idoines à cet effet.

Le “Monsieur Culture du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé” justifie cette mesure par l’urgence de freiner la chaîne de contamination du virus dont les hôtels, de par la nature intrinsèque de leurs activités, constituent des portes d’entrée par excellence du virus.

Daniel Agbenonwossi (Stagiaire)

Selon les statistiques compilées par l’Organisation des Nations Unies (ONU), en 2019, le Togo a exporté pour plus de 80 millions $ de marchandises vers le Niger.

Ces exportations portent sur différents produits avec en tête, les animaux, les huiles et autres, pour environ 25 millions $, suivis des plastiques et produits dérivés pour 14,5 millions $. On compte également les véhicules, le sucre, le fer, l'acier, des vins, spiritueux et autres boissons, tout comme le textile.

Le pays dont Mohamed Bazoum prend officiellement les commandes ce vendredi 02 avril 2021, devenait du coup sur la période sous revue, le 4ème marché d’exportation du Togo (soit 8,9% des exportations du Togo), laissant entrevoir tout le potentiel d’une relation commerciale qui se dynamise. De fait, un an plus tôt, ces transactions vers le pays sahélien ressortaient à environ 38 millions $.

En un an, le volume des produits qui quittent ou transitent par le Togo à destination du Niger a plus que doublé, tiré notamment par les performances du Port de Lomé, et en cohérence avec l'ambition de Lomé de devenir un hub logistique de 1er plan dans la sous-région.

Notons que Faure Gnassingbé s’est rendu à Niamey ce vendredi 02 avril 2021 où il a pris part à la cérémonie de prestation de serment de Mohamed Bazoum, dont l’élection a été confirmée par la Cour Constitutionnelle, le 1er février 2021. Cette visite devrait être le ferment de la coopération bilatérale qui a toujours prévalu entre le Togo et le Niger. Non seulement sur le plan politico-diplomatique mais aussi sur le plan commercial, à l’heure où l’on parle de l’« open market » à travers toute l’Afrique.

Séna Akoda

Sunu Bank, au plus mal pendant deux années consécutives où elle a tenté de se sortir de la situation difficile héritée de l’ex-BPEC (Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit), sort peu à peu la tête de l’eau. La Banque est parvenue à enregistrer son premier bénéfice, de 249 millions FCFA, depuis sa reprise par l’assureur sénégalais. Depuis 2012, c’est la troisième année bénéficiaire de la Banque, après un faible passage en territoire vert (5 millions FCFA) en 2013 et le résultat net positif exceptionnel de plus de 3 milliards FCFA, reporté en 2017.

L'ex-BPEC  a essuyé depuis 2012 plusieurs milliards FCFA de pertes, même si depuis la reprise de contrôle de l’enseigne par SUNU Investment Holding(SIH), les résultats nets négatifs ont été considérablement revus à la baisse.

Selon les données consultées par Togo First, 2020 marque une totale rupture par rapport à 2018 et 2019, où la banque passée sous le contrôle du groupe Sunu a dégagé des résultats nets négatifs, de 197 millions FCFA et 247 millions FCFA.

Hausse importante des actifs 

Dans le même temps, l’institution financière qui amorce un virage décisif a vu ses actifs se doper, passant de 97 milliards FCFA à 132 milliards FCFA, soit une hausse de 36%, alors que ses capitaux propres sont réduits à environ 11 milliards FCFA. Conséquences des efforts de redressement de la banque, qui se sont surtout traduits par une double opération réduction-augmentation de son capital. On se rappelle qu’au prime abord, Sunu Bank avait réduit son capital qui était de 20,8 milliards FCFA, en dépréciant de plus de 50% la valeur nominale de ses actions, de 10 000 FCFA à 4 500 FCFA. Ensuite, elle a fait appel public à l’épargne via une opération arrangée par la Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI-Togo) afin de mobiliser 1,8 milliard FCFA et augmenter son capital, par l’émission de 400 000 nouvelles actions de 4 500 FCFA chacune. 

« SUNU Bank poursuit sa phase de transformation avec un résultat encourageant pour nos actionnaires et nos clients. Dans ce contexte mondial particulier, c’est une fierté pour le groupe SUNU de voir sa première banque renouer avec les bénéfices », déclare Myriam Adotevi, Directeur Général de Sunu Bank, contactée par Togo First. « Nous gardons en vue nos perspectives et nos ambitions pour continuer à proposer des produits et services innovants et de qualité à la clientèle », ajoute-t-elle, levant ainsi le coin du voile sur des perspectives heureuses pour la banque.

Alors que la banque a entamé sa mue, avec un accent sur la digitalisation, l’heure sera à un début de soulagement le 16 avril prochain où les actionnaires procéderont à l’approbation des comptes de l’exercice passé, même si la banque propose de ne pas distribuer de dividendes.

Séna Akoda

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) vient de décrocher le prix des obligations de la finance environnementale dans la catégorie "Sustainability Bond of the year supranational sub-sovereign ad agency) (ndlr :Obligation durable de l'année - supranationale, sous-souveraine et agence SSA) en 2021. Et ce, pour le succès de sa première émission obligataire à objectifs de développement durable (sustainability bond), la toute 1ère du continent africain. « C’est avec fierté que j’accepte au nom des équipes de la Banque, le Prix de l’obligation à objectifs de Développement Durable de l’année 2021 décerné à la BOAD par le site d’information spécialisé », a déclaré ravi, Serge Ekué, président de la BOAD.

D’un montant total de 750 millions d'euros (890 millions de dollars), cette émission d’obligations durables de 12 ans a attiré plus de 260 investisseurs internationaux dont la plupart vient du Royaume Uni et d’Europe. « Elle a été sursouscrite 6 fois, avec une demande totale s’élevant à 4,4 milliards € », d’après les résultats publiés. Une performance pour le bras financier des pays de l’UMOA qui émettait alors sa première obligation durable de l'histoire, la toute première également d'un émetteur africain.

Les ressources collectées devraient permettre à la BOAD de financer des projets à fort impact social et environnemental. Elles devraient aussi renforcer la capacité de l’institution financière à investir dans des secteurs prioritaires à fort impact social et environnemental tels que l'agriculture et la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables, les infrastructures de base, la santé, l'éducation et le logement social, selon les informations diffusées.

Séna Akoda

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Le secteur des services notamment celui de la livraison vient d’enregistrer l'arrivée d'une nouvelle société dénommée Chap Chap : « notre service est officiellement ouvert dès aujourd’hui pour vos envois de colis et de plis », a déclaré la société qui annonçait depuis quelques jours pour ce 1er avril, le début de ses activités à Lomé.

Si la nouvelle société est un livreur de plus dans la capitale togolaise à côté de Delivroum, rachetée depuis peu par Gozem, sa particularité, d'après Alao Lawal, son co-fondateur, est d’être exclusivement un service digital et de fonctionner grâce à la géolocalisation.

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La société dispose en effet d’une plateforme digitale et d’une application mobile à partir desquelles les commandes se font exclusivement. Un segment sur lequel évolue également Kaba Delivery dans la capitale togolaise. Les services de transport de la startup sont offerts aux jeunes pousses, aux entreprises (PME), grandes entreprises ou aux particuliers qui ont le choix entre l’Express et la livraison programmée.

Séna Akoda

L'incubateur Nunya Lab invite les jeunes entrepreneurs, startup et professionnels togolais à soumettre à travers la compétition “Hack your Administration” des projets qui font la promotion des innovations numériques dans les services publics. 

Placé sous le thème "numériser les services publics pour mieux aider les citoyens “, ce deuxième Hackathon, doté d’une enveloppe de 3 millions Fcfa, vise à identifier des solutions digitales novatrices pour limiter les contraintes liées au fonctionnement des services publics.

Concrètement, les solutions enregistrées jusqu'au 10 avril 2021 au plus tard devraient améliorer divers services et / ou prestations. Notamment dans les domaines de la santé, de la création d'entreprises, la gestion des taxes, la délivrance des papiers de citoyenneté, les assurances, l'éducation, la délivrance du visa, l'emploi et le foncier.

Les projets peuvent consister dans la conception et l’offre de produits ou services, de logiciels informatiques, d’applications mobiles, de sites web ou d’appareils informatiques.

S’inscrire ou apprendre plus en suivant ce lien.

Daniel Agbenonwossi (Stagiaire)

La Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT) s’est à nouveau lancée dans les démarches de renouvellement de son certificat d'aérodrome, suspendues en 2019 en raison de la covid-19. 

Des experts venus du Sénégal, du Niger et du Togo se sont réunis à cet effet dans la capitale togolaise, depuis le mercredi 29 mars, avec des responsables de l’institution chargée de la gestion des infrastructures de l'Aéroport International de Lomé. 

Pendant 2 semaines, ceux-ci vont examiner les installations de l’aérodrome afin de garantir la fiabilité de ses services et confirmer la sûreté et la sécurité de l’espace aérien togolais. Du reste, cette évaluation constitue “la phase 3/5 du processus qui évalue les équipements, installations et procédures opérationnelles conformément aux exigences de certification applicables”, tel que le précise l’AIGE.

Dans les détails, l’ensemble des travaux se déroulera en 5 principales étapes : l’expression de l'intérêt du postulant, la demande formelle comprenant l’évaluation des installations et de l’équipement de l'aérodrome, la délivrance ou le refus du certificat d'aérodrome, la publication du statut de l'aérodrome certifié et des précisions requises. 

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Globalement, soulignent les experts, “l’accent sera mis sur l'efficacité avec laquelle le postulant gère son exploitation”. Et, “les manquements éventuels seront portés par écrit à l’attention du postulant” à charge pour lui de prendre des mesures correctives nécessaires avant de décrocher le certificat.

En effet, “les mesures appropriées devront être apportées avant que le certificat ne soit délivré. “ ont précisé les mêmes experts. Pour rappel, l'aérodrome a fonctionné depuis 1 an avec un certificat provisoire qui lui a été délivré par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC).     

Daniel Agbenonwossi (Stagiaire)

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