Togo First

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C’est une somme totale de 2 milliards FCFA qui a été investie dans l’implantation de Manumetal, une usine de recyclage de fer, basée à Davié (30 km de Lomé), apprend-on alors que le ministre Kodjo Adedze, dans le cadre de ses visites de terrain, y a fait un tour ce jeudi 15 avril 2021.

L’usine qui a démarré sa production en janvier 2020, selon les informations du ministère du commerce, emploie déjà 200 personnes dont 150 Togolais. Elle transforme des matières premières locales comme les débris de fer ou de ferrailles, des lingots d’aluminium en fer à béton, tuyaux métalliques, électrodes de soude.

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Quant à la pénétration du marché, elle se fait selon Wu Defa, N°1 de Manumetal « progressivement, suivant l’évolution de ce marché ». De même, si l’objectif à terme est de vendre sur le marché local 70 à 80% du produit fini, les quantités à produire, elles, suivront une évolution de 5% chaque année, durant les 5 prochaines années, annonce-t-on.

Au cours de sa visite dans l’usine de Manumetal, Kodjo Adedze a rappelé la réglementation en vigueur qui interdit au Togo « le fer à béton de dimension irrégulière ».

Séna Akoda

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Au Togo, les nouveaux crédits accordés par les banques et microfinances aux différents acteurs économiques se chiffraient à 770 milliards FCFA en 2020, selon des données diffusées par Sani Yaya, au cours de la dernière session du Conseil national du crédit (CNC), ce jeudi 16 avril. 

Dans les détails, les prêts octroyés par les banques, sous l’effet de la Covid-19, se sont contractés de près de 11%. Ressortant un an plus tôt à 662 milliards FCFA, ces crédits ont baissé de 72 milliards FCFA pour se situer à 590 milliards FCFA en 2020. Sans grand changement pour le taux d’intérêt moyen pondéré des crédits qui est demeuré à 7,7% entre 2019 et 2020. Certaines catégories d’emprunteurs, notamment la clientèle financière, ainsi que les coopératives et groupements villageois ont toutefois connu de fortes hausses sur les taux d’intérêt de leurs crédits, malgré les cris d'alarme du ministre de l'économie.

De leur côté, les structures de microfinance, après avoir enregistré successivement pendant trois ans une évolution favorable de leurs concours à l'économie, ont presque stagné sur la période sous revue. Leur contribution à l’économie est passée de 179 milliards FCFA en 2019 à 180 milliards FCFA.

Cette augmentation marginale s’est accompagnée d’une dégradation de leur portefeuille de crédit, à un taux de 8,3% en 2020 contre une norme de 3%, apprend-on. 

Il convient de relever que la quasi-stagnation des concours des microfinances à l’économie togolaise en 2020 relève d’un regain des activités de crédit au dernier trimestre de l’année, alors que de plus en plus, il devenait évident pour les Togolais qu’ils devaient apprendre à vivre avec le coronavirus.

En rappel, durant les 09 premiers mois de 2020, le volume des crédits des microfinances à la clientèle était en baisse fin septembre 2020, d’après les statistiques de la Bceao.

Séna Akoda

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Au Togo, le déficit budgétaire a atteint 6,12% en 2020, du fait de l’augmentation conséquente des dépenses, induites par la crise sanitaire de la covid-19. En effet, de plus 856 milliards en 2019, elles sont passées à 1 132 milliards, soit une hausse de près de 31%. 

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Dans le même temps, les recettes budgétaires n’ont pas suivi, frôlant les 822 milliards en 2019, elles n’ont augmenté que de 5,72% pour atteindre 869 milliards sur l’ensemble de l’année 2020, dont 652 milliards en recettes fiscales

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La pandémie de Covid-19 a mis le pays dans une situation telle qu'il a fallu faire très vite de grandes dépenses, notamment dans le social, alors même qu'on connaissait, comme partout dans le monde, un fort ralentissement des activités économiques et donc des recettes fiscales, surtout dans les 2è et 3è trimestre 2020. Dans de telles conditions, il ne faut pas s'étonner d'une telle évolution du déficit”, a indiqué un économiste interrogé par Togo First. 

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En rappel, le déficit budgétaire du Togo, n’avait plus atteint un tel niveau depuis 2016, où il était de 6,09% du PIB.

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S’agissant des projections pour la fin de cette année, le pays table sur un recul du déficit à 2,64% du PIB avec une nette baisse des dépenses à 1 050 milliards FCFA. Les recettes quant à elles, pourraient connaître une hausse de 7% pour s’établir à un peu plus de 960 milliards FCFA.  

Klétus Situ

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Lancés il y a moins d’un an, les travaux d’installation de la Cimenterie de la Côte ouest-africaine (CimCo), sont évalués à ce jour à environ 70 %. La construction de l’usine, filiale de la firme Cim Metal Group de l’homme d'affaires burkinabè Inoussa Kanazoé, devrait être finalisée au mois de septembre de cette année, comme initialement prévue.

L’information émane du ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, à l’issue d’une visite effectuée sur le site, situé dans la zone portuaire, réalisée par Kodzo Adedze, ce jeudi 15 avril.

Selon les précisions, quelque 878 personnes travaillent d'arrache-pieds pour la mise en place de cette infrastructure, dont 600 togolais. Ce qui représente près de 70% des effectifs.

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Financée à hauteur de 65 milliards FCFA, dont 20 milliards par la BOAD sous forme de prêt, l’usine sera dotée d’une capacité de production annuelle estimée à 2,5 millions de tonnes de ciment. Le projet entend créer 1000 emplois directs et 500 emplois indirects.

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A fin 2020, la croissance togolaise est ressortie à 1,8%, en hausse de 1,1 point de pourcentage par rapport aux prévisions nationales, qui tenaient compte de l’impact de la pandémie de Covid-19. En effet, prévues initialement à 5,5% au début 2020, les prévisions de croissance avaient été révisées successivement à 1,3% et à 0,7%, au cours l’année.

Cette performance qu'affiche l'économie togolaise est rendue publique par Sani Yaya qui a présenté ce jeudi 15 avril, la situation globale du Togo sur le plan de l’économie et de la finance, au cours d’une réunion du Conseil National de Crédit (CNC).

Le rebond de croissance ainsi constaté, traduit la résilience de l’économie du pays, face aux chocs et autres bouleversements induits par la crise sanitaire, comme le relève l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé.

Dans le détail, cette évolution positive est portée notamment par « les mesures d’incitations fiscales et de soutien à la demande adoptées par le gouvernement », a-t-il fait noter.

Mais principalement, indique le ministre, elle s’explique par le regain des activités du secteur secondaire (liées à la transformation des matières premières, qui sont issues du secteur primaire), et celui des activités du tertiaire (commerce, administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action).

Incidemment, sur la période, le taux d’endettement du pays est passé de 51,9 % en 2019 à (après rebasage du PIB), 59% à fin 2020.

Séna Akoda

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10 nouveaux postes de péage vont s’automatiser au Togo, annonce la SAFER (Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier) qui a lancé une procédure de commande publique, à cet effet.

Après Davié (préfecture de Zio) sur la Nationale 1, Vodougbé (Lacs) sur la Nationale 2 et Aképédo (Avé) sur le Grand contournement de Lomé, ce sont ainsi, les postes de péage de Sanguera, Vogan, Dzemenyi, Adeta Badou, Sotouboua, Alédjo, Défalé, Mango et Ponio qui vont passer au digital et intégrer des moyens de paiement modernes.

Concrètement, la procédure d'appel d'offres initiée par l'institution en charge de l'entretien routier au Togo, vise à livrer et installer des automates pour le comptage d’essieux des véhicules sur les sites de péage susvisés, alors que Lomé durcit le ton contre les transporteurs qui augmentent leurs essieux, « sans autorisation préalable » et menace de leur interdire de circuler sur le territoire.

En rappel, les trois postes de péage automatisés existants sont équipés d’une borne magnétique, pour accepter des cartes d’abonnement. Un système de déduction automatique du compte de l’usager de la route est également annoncé, mais celui-ci se sert, pour l’heure, de la téléphonie pour créditer sa carte.

Séna Akoda

Les magistrats de la cour des comptes vont bénéficier d’un nouveau statut particulier qui prend en compte leurs collègues des cours régionales. Un avant-projet de loi a été adopté en ce sens par le conseil des ministres du 14 avril.  

Ce nouveau texte, dont l’adoption devrait abroger le statut précédent, prévoit des mécanismes d’évaluation annuelle devant permettre à la Cour de se conformer aux meilleurs standards en matière de contrôles des finances et comptes de l’Etat. L’objectif du gouvernement est d’assurer le renforcement du professionnalisme et de l’excellence des magistrats, note-t-on.   

En rappel, la cour des comptes est, depuis la dernière réforme constitutionnelle et un projet de loi adopté par le gouvernement en janvier dernier, habilitée à émettre des avis sur les rapports annuels de performance, contrôler les visas des contrôleurs financiers et la gestion des responsables de programme dans le cadre du budget-programme notamment. 

Klétus Situ

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Togo : un projet de décret fixant la répartition des recettes fiscales entre les collectivités

Au Togo, la répartition des recettes fiscales et des recettes des prestations de services entre les diverses collectivités locales se fera suivant une clé de répartition réglementaire.

Le gouvernement togolais a adopté un projet de décret en ce sens. Selon le relevé du Conseil des Ministres de ce mercredi 14 avril 2021, le projet de décret « fixe les taux de répartition des recettes fiscales entre les communes, les Districts autonomes, le Fonds d’Appui aux collectivités territoriales et l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP) ».

La même mesure du gouvernement permettra de résoudre les difficultés qui se posent aux collectivités locales en matière de gestion d’assainissement, précise le communiqué du Conseil des Ministres. De fait, elle vise « à organiser la répartition des recettes pour le financement du transport des ordures ménagères vers le centre d’enfouissement technique d’Aképé pour la zone du Grand Lomé et vers les décharges finales respectives pour les autres régions », indique le gouvernement.

Séna Akoda

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Trois marques seront portées au pinacle à Douala au cours de la 3ème édition des Awards de la marque de l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle), du 13 au 15 mai prochain.

Annoncée sous le thème « Une marque distinctive, une identité forte, un atout pour le marché », la grand-messe panafricaine de la marque offrira aux candidats issus des 17 pays membres de l’OAPI dont le Togo, l’opportunité de rivaliser dans les catégories du Grand prix des Awards de la marque OAPI, du Prix de la marque régionale et du Prix de la marque du public

Si le Grand prix des Awards de la marque OAPI « récompense la marque fortement distinctive d’une entreprise créée dans l’espace OAPI qui a connu un développement remarquable au niveau du marketing et au niveau de l’innovation de produits ou services couverts par la marque », le Prix de la marque régionale, « distingue la marque d’une entreprise locale, de l’un des États membres de l’OAPI, qui se développe dans l’espace OAPI à travers l’exploitation de ses produits ou services ».

L’institution panafricaine qui protège les marques déposées indique que le Prix de la marque du public « est décerné par le vote du public d’un pays membre de l’OAPI à la marque distinctive d’une entreprise du pays hôte, qui a su s’imposer dans le quotidien des populations locales par la qualité de ses produits ou services ».

Cette cérémonie de récompense « vise à susciter la prise de conscience de l’intérêt de la marque comme outil de compétitivité commerciale et en inciter sa protection par les entreprises et aussi, entre autres, à inciter celles-ci à compétir », explique l’organisation.

Séna Akoda

Pour le second trimestre 2021, l’Etat togolais veut lever 165 milliards FCFA sur le marché régional, révèle le programme prévisionnel d’émissions publié par l’agence UMOA-Titres ce 14 avril. 

Les opérations, qui serviront à soutenir la reprise continue de l’économie togolaise et les besoins de financement du budget national, consisteront pour la plupart en des émissions d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT). 

Ce 16 avril déjà, trois OAT simultanées de maturités allant de 5 ans à 10 ans seront émises, avec en ligne de mire 75 milliards FCFA destinées à soutenir la relance post-covid19. 

Pour le reste du trimestre, le Trésor togolais prévoit 4 émissions. Des levées de fonds de deux fois 20 et 25 milliards sur le marché régional de la dette.

Fort d’une bonne réputation auprès des investisseurs régionaux, le pays avait mobilisé au premier trimestre, plus que les 185 milliards FCFA initialement prévus

Klétus Situ

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