Validée début 2021 par différents acteurs togolais notamment l’administration et le secteur privé, la stratégie nationale de promotion de la consommation locale va prochainement faire l’objet d’une évaluation et d’une éventuelle approbation par le gouvernement.
C’est ce qu’indique le Relevé du Conseil des Ministres (CM) de ce mercredi 14 avril 2021 qui souligne que ce document a pour objectif, non seulement de stimuler une production nationale de biens et services compétitifs, mais aussi, de faciliter leur accès aux marchés local et international.
Élaborée en partenariat avec le secteur privé, cette stratégie entend apporter de la valeur ajoutée aux produits du terroir, en réduisant la dépendance à l’importation, indiquait Moumouni Ouro-Salim, consultant dans la mise en place du document
A terme, il s’agira de valoriser la production endogène, et d’augmenter, par voie de conséquence, les parts de marché des producteurs locaux et de mettre l’accent sur l’investissement dans les secteurs à forts potentiels (comme l’agriculture).
Séna Akoda
Le groupe sud-africain Novus Holdings, spécialisé dans l’impression industrielle, compte s’installer au Togo. Ses représentants ont rencontré lundi dans cette perspective, le ministre togolais du commerce et de l’industrie, Kodzo Adedze.
Actuellement présent dans 14 pays du continent dont quelques voisins du Togo (Ghana et Nigéria), le groupe basé à Cape Town veut profiter de la mise en place de la Zlecaf pour étendre ses activités en Afrique de l’ouest.
Si l’impression représente le cœur de métier de la holding, avec notamment 77% de son chiffre d'affaires, elle opère également dans l'étiquetage et l’emballage plastique. C’est d’ailleurs ce pôle d'activité qu’elle entend développer au Togo.
Une nouvelle qui ravit Lomé, pour qui le secteur du packaging est un élément crucial pour booster la compétitivité des produits locaux. “Une industrie d’emballage dans notre pays est la bienvenue”, a justement déclaré le ministre.
Selon Steve Thobela, chef de la délégation, Novus Holdings se veut être “un atout pour les producteurs togolais”. En 2020, malgré le contexte pandémique, la multinationale a enregistré un chiffre d'affaires de plus de 4,1 milliard de Rand sud-africain soit plus de 156 milliards de francs CFA.
Klétus Situ
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Le gouvernement togolais lance jusqu’au 17 mai prochain, une procédure de recrutement d’un consultant (personne morale ou personne physique) pour l’assister dans la maîtrise d’ouvrage du Projet d’Extension des Réseaux Électriques des Centres Urbains du Togo (PERECUT), a appris Togo First.
Cet avis à manifestations d’intérêt permettra de recruter un consultant chargé d’assister le Maître d’Ouvrage dans le montage des dossiers d’appels d’offres et le processus de passation des marchés. Notamment ceux relatifs à l’acquisition de matériaux et à la réalisation des travaux inscrits dans le PERECUT, indique-t-on. Le consultant assurera également la supervision et le contrôle de l’exécution des travaux prévus.
Le programme qui vise entre autres à améliorer la couverture électrique au Togo et l’accès des populations à un service électrique continu, prévoit la réhabilitation et l’extension des réseaux de distribution électrique dans plus de 50 centres urbains, via la construction de 190 km de lignes Moyenne Tension (MT), de 1 660 km de lignes Basse Tension (BT).
Notons que la semaine écoulée, l’Agence Française de Développement (AFD) s’est engagée à financer le Projet d’Extension des Réseaux Électriques des Centres Urbains du Togo (PERECUT), à hauteur de 75 millions € (49 milliards FCFA).
Séna Akoda
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De 9,588 milliards FCFA, la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA) a porté son capital à 9,888 milliards FCFA, en 2020.
L’institution financière basée à Lomé, a en effet accueilli en 2020 deux nouvelles banques actionnaires, Sunu Bank Togo et BCI Mali, au profit desquelles elle a émis 30 000 nouvelles actions d’un nominal de 10 000 FCFA soit un montant total de 300 millions FCFA, entièrement libérées.
Avec ces deux banques, l’actionnariat de la CRRH-UEMOA s’élargit à 56 banques commerciales actionnaires, avec le soutien de deux institutions régionales de financement du développement (BOAD et BIDC), une institution continentale de promotion et de financement de l’habitat (Shelter Afrique), et la Société Financière Internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque Mondiale pour le financement du secteur privé.
En 2020, une première notation internationale de l'institution régionale par Moody’s, lui a attribué les notes de « Ba2 en qualité d’émetteur à long terme et d’émetteur à long terme en monnaie locale, et la note d’émetteur à long terme en devises de Ba3 ». Faisant ainsi d'elle, l’institution de l’UEMOA la mieux notée après la BAD et la BOAD. L’agence de notation américaine avait justifié ses notes par « la qualité élevée de ses actifs, renforcée par une organisation prudente de l’activité de financements ».
La cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, en compagnie des ministres et autres acteurs de l’écosystème togolais, a lancé mardi à Lomé, la session inaugurale du Haut Conseil pour l’Emploi des Jeunes. Ce nouvel organe central de la Coalition Nationale pour l’Emploi des Jeunes (CNEJ) devrait consolider l’action gouvernementale en matière d’emploi (des jeunes notamment).
“Le haut conseil de l’emploi des jeunes qui est sous l’autorité du premier ministre a pour objectif de partager les orientations du gouvernement en matière d’emploi des jeunes mais aussi de mettre autour de la table différent acteurs et ministres sectorielles qui participent aux solutions et initiatives permettant de résoudre l’épineuse question du chômage de nos jeunes”, a déclaré Myriam Dossou-d'Almeida, ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

La rencontre a également été l’occasion pour la ministre de présenter la plateforme “Léleng”, un service numérique dédié aux jeunes, qui se décline en version web (via l’url jeunestogolais.tg) et mobile, disponible uniquement sur android. Cette initiative qui se veut être un pont entre les demandeurs d’emploi et les employeurs, s’exécutera à travers des mécanismes de formation et d’orientation, d’insertion professionnelle et d'opportunités d’emploi, entre autres.
Klétus Situ
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Rose Kayi Mivedor, ministre togolaise de la promotion de l’investissement, a procédé ce mardi 13 avril 2021 à la signature au cours d’une cérémonie virtuelle, d’un Mémorandum d’Entente avec Singapore Corporation Enterprise (SCE).
Via ce MOU, le Togo qui met les bouchées doubles pour attirer des investissements, bénéficiera d’un accompagnement de la SCE sur des secteurs clés comme l’agro-industrie, le développement de zones industrielles, le digital et les infrastructures.
« Cet accord représente un partenariat stratégique pour la promotion des investissements et le climat des affaires », annonce la ministre togolaise qui souligne qu’il appartient aux parties prenantes de mener des actions pour le concrétiser.
Cet accord qui engagera les institutions publiques singapouriennes à appuyer le Togo dans les domaines techniques et de mobilisation des investissements, intervient dans un contexte où Olam, investisseur privé originaire de ce pays asiatique renforce sa position au Togo.

L’acteur qui a pris le contrôle de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), est également présent sur le projet de construction de la Plateforme Industrielle d’Adeticope (PIA).
Récemment, il a via sa filiale dédiée aux infrastructures, manifesté son intérêt sur le projet de dédoublement de la Nationale N°1 en signant un accord où il marque son intention ferme de le réaliser.
Séna Akoda
Déjà bien active sur le continent, l’entreprise française Aera Group, spécialisée dans les certificats environnementaux, veut mieux s’implanter en Afrique de l’Ouest, particulièrement dans le segment de la finance verte. Son patron, Fabrice Le Saché a présenté au président togolais, Faure Gnassingbé il y a quelques jours, leurs projets dans ce sens.
#AeraCorporate
— Aera Group (@aera_group) April 13, 2021
Notre président @f_lesache a rencontré le président de la République du Togo @FaureGnassingb4. Il lui a présenté nos projets pour stimuler la finance verte en Afrique de l'Ouest. Lomé est une place financière importante qui a un rôle majeur à jouer. #CashForClimate pic.twitter.com/woUua274O5
Pour le groupe qui a cédé il y a dix jours 35% de ses parts à Arise IS (qui opère sur la plateforme industrielle d’Adetikope), le Togo est le point de départ idéal.
“Lomé est une place financière importante qui a un rôle majeur à jouer dans le développement de la finance climat dans la sous-région”, indique ainsi Fabrice Le Saché, par ailleurs vice-président et porte-parole du Medef.

En attendant, plusieurs contrats sont en cours de signature avec le pays, pour l'achat de certificats environnementaux issus de projets d'énergies renouvelables, entre autres, informe le groupe basé à Paris.
Octave Bruce
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Les transporteurs routiers de marchandises qui modifient sans autorisation, les carrosseries de leurs véhicules lourds et augmentent le nombre d’essieux, ne seront plus autorisés à circuler sur le territoire togolais à compter du 30 juin 2021.
Le cas échéant, ils subiront des sanctions conformément aux textes en vigueur. C’est ce qu’ont décidé Gal Damehane Yark, ministre togolais de la Sécurité et de la Protection Civile et Affoh Atcha-Dedji, ministre des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires dans un communiqué conjoint.
D’après les deux personnalités togolaises, les pratiques incriminées « sont contraires aux dispositions prévues par les textes communautaires relatifs à la charge à l’essieu et au gabarit des véhicules lourds de transport de marchandises ».

Les deux ministres rappellent en outre les dimensions réglementaires des véhicules lourds autorisés à circuler sur le réseau routier du Togo et soulignent que toute transformation notable sur un véhicule est subordonnée à une autorisation préalable du ministère chargé du transport routier.
Séna Akoda
Orabank et Ecobank représentent un peu plus de 42% des actifs du système bancaire togolais, selon les données les plus récentes de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (2019) compilées par Togo First.
Avec un tel poids sur un marché que se disputent 13 banques, les deux institutions se retrouvent parmi les ‘’Établissements bancaires d’importance systémique dans l’UMOA’’, selon la Banque centrale. Ceci implique qu’une potentielle faillite de l’une ou l’autre de ces deux institutions bancaires pourrait plonger l’économie togolaise dans une grave crise financière.
Dans le détail, Orabank détient à elle seule près de 630 des 2 534 milliards FCFA d’actifs que possèdent les banques togolaises, soit 25%. Alors qu’Ecobank Togo, avec un total d’actifs frôlant les 450 milliards CFA, compte pour un peu plus de 17% du système bancaire.

Juste derrière les deux géants, la Banque Atlantique Togo (263 milliards) et l’Union Togolaise de Banque (262 milliards) font figure de poids moyens.

Pour rappel, Ecobank Togo avait été sacrée meilleure banque de l’année au Banker's awards 2020. La banque du groupe ETI succédait ainsi à Orabank Togo qui était portée au pinacle, un an plus tôt, traduisant la rude concurrence que se livrent les deux institutions.
Klétus Situ
Une cérémonie de signature d’accord de partenariat économique et technique est prévue ce mardi 13 avril 2021 entre le Togo et Singapore Cooperation Enterprise (SCE), annonce le ministère togolais de la promotion des investissements. Elle s’inscrit, selon Kayi Mivedor, dans le cadre des efforts de promotion des investissements traduits par l’amélioration du climat des affaires.
On indique que Singapore Cooperation Enterprise, institution créée par « le ministère du commerce et de l'industrie et le ministère des affaires étrangères de Singapour, travaille en étroite collaboration avec des ministères et conseils statutaires de Singapour afin de définir et d'adapter les solutions possibles pour répondre aux besoins des gouvernements étrangers et les aider à atteindre leurs objectifs de développement ».
De fait, Singapour est, de l’avis de nombreux experts, un miracle de développement économique. Le pays qui n’a obtenu son indépendance vis-à-vis de la Grande Bretagne qu’en 1965, a réussi à passer, en trois décennies seulement, du statut de pays pauvre à celui de pays riche.
Le Togo devrait donc, grâce à ce partenariat, bénéficier de l’expérience et de l’expertise de ce pays asiatique pour soutenir son développement.
En rappel, les autorités togolaises ont doté le pays d’une feuille de route quinquennale (2020-2025) qui leur sert de référentiel en matière de développement et dont la mise en œuvre devra mobiliser d’importantes ressources financières et techniques.
Séna Akoda