Togo First

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L’Agence nationale d’identification (ANID) organise ce 02 avril, un webinaire d’information destiné à présenter le projet national d’identification biométrique des personnes physiques (e-ID Togo) et les appels d’offres futurs qui seront émis dans le cadre du projet. 

Il sera notamment question pour l’agence gouvernementale et les responsables locaux du programme WURI (identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest), d’expliquer les grandes lignes de ce projet phare de la nouvelle feuille de route. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une campagne d’information, d’éducation et de sensibilisation, constituant une étape intermédiaire avant la campagne nationale d’enregistrement.

L’e-ID Togo, soutenu par la Banque Mondiale, devrait à terme, doter toutes les personnes physiques présentes sur le territoire togolais, d’un numéro d’identification unique (NIU). Ce projet phare de la nouvelle feuille de route gouvernementale va ainsi faciliter les interactions entre les citoyens et l’administration, mais également la digitalisation de la vie publique.  

1 wuri

En rappel, le programme s’articule autour de trois étapes principales: le développement de la solution logicielle, le déploiement d’une campagne de sensibilisation et l’enregistrement proprement dit de la population, prévu pour cette année.

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« Le Haut Conseil Interétatique propose aux Chefs d’État la dissolution de la Communauté Électrique du Bénin (CEB). Les présidents du Haut Conseil Interétatique de la CEB sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application de la présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature ».

C’est cette double décision prise lors de la 105ème session de la CEB tenue en fin de semaine écoulée et consultée par Togo First qui annonce la dissolution programmée de la CEB, institution qui matérialise la coopération entre le Togo et le Bénin dans le domaine énergétique. Elle a été signée par Mila Aziable, ministre déléguée en charge des Mines et de l’Energie au Togo et par son homologue béninois, Dona Jean-Claude Houssou.

Des cumuls d’impayés

La CEB qui aura marqué pendant plus de 50 ans l’univers énergétique des deux voisins d’Afrique de l’ouest finira (et le processus initié semble irréversible), par payer l’addition de plusieurs mois de diverses difficultés notamment d’ordre économique, marquées entre autres, par l’accumulation des impayés de factures au Nigeria, l’un de ses pourvoyeurs en énergie. Estimant que la fourniture d’énergie « n’est pas de la charité », le pays de Muhammadu Buhari avait d’ailleurs menacé à plusieurs reprises de cesser de fournir en énergie le Togo, le Bénin et le Niger, s’ils ne soldaient pas leurs impayés estimés à 16 millions $.

1 CEET

Une ardoise dont le Togo était le seul pays, jusqu’en 2020, à avoir effacé une partie. Notamment avec un paiement de 1,51 milliard de nairas (2,16 milliards F CFA) de frais d'électricité, à son fournisseur nigérian, selon un rapport de la Nigerian Electricity Regulatory Commission (NERC), couvrant le deuxième trimestre 2020, publié récemment à Abuja.

En définitive, c’est aux deux Chefs d’Etat Faure Gnassingbé et Patrice Talon ou à son éventuel successeur, qu’il appartiendra d’avaliser et de sceller les actes de leurs représentants au sein du Conseil Interétatique et qui annoncent une fin programmée de l’institution commune, chargée de produire et transporter de l’énergie dans les deux pays. Un dénouement qui, selon certains experts, ne devrait pas faire l’effet d’une bombe, au regard de certains faits importants qui ont récemment marqué la vie de cette structure.

Une évolution prévisible

Avant ce développement, à partir du 1er janvier 2019, chacun des deux États assurait directement, l’importation de ses besoins en énergie. Jusque-là, la CEB (Communauté électrique du Bénin), la structure commune aux deux pays, chargée d’assurer « le service public de production et de transport de l’énergie électrique », était l'acheteur unique d’énergie pour les deux pays. Mieux, chacun des deux États s’était engagé à ne conclure aucun accord séparé d'importation d'énergie électrique.

Dans ce contexte de restructuration, l’objet social de la CEB a été modifié, muant la CEB en un « gestionnaire de réseau de transport d’énergie avec pour activité connexe la poursuite de l’exploitation des moyens de production du barrage de Nangbéto et des deux turbines à gaz installées dans les deux pays ».

Elle a été mise sous administration provisoire. « Une direction transitoire sera mise en place à compter du 1er janvier 2019 », avaient annoncé les deux pays. 

Séna Akoda

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) projette de doubler son capital, a annoncé ce mercredi 31 mars 2021, Serge Ekué (photo), son président, alors qu’il faisait le bilan de ses 180 jours à la tête de la Banque de développement. 

« Nous envisageons de doubler le capital de la Banque à travers la structuration d’une opération d’augmentation de capital dans laquelle les Etats membres et la BCEAO demeureront les actionnaires de référence, mais avec une éventuelle entrée au capital de partenaires stratégiques notés AA ou + », a déclaré Serge Ekué.

Le projet sera débattu au prochain Conseil des ministres des Finances de l’UMOA afin de connaître les prédispositions des pays membres à suivre ce processus qui devrait permettre à l’institution de porter ses fonds propres à environ 1626 milliards FCFA.

Plan Djoliba en marche

Cette levée de fonds en capital ainsi que la structuration de l’actionnariat sera un point essentiel pour le nouveau plan Djoliba, programme stratégique s’étalant sur la période 2021-2025, articulé autour de certains secteurs prioritaires. Mais les autres ne devraient pas être laissés sur le carreau, a nuancé le financier béninois. 

« La Banque s’engage ainsi à consentir un volume de financements d’environ 3300 milliards FCFA (5,03 milliards d’euros) dont au moins ¼ pour soutenir le développement du secteur privé ; un accroissement de l’ordre de 50% par rapport aux financements mis en place au cours du plan précédent », a précisé M. Ekué.

Pour porter ses ambitions, la BOAD s’est fixé pour ambition de rehausser sa notation actuelle, BBB de Moody’s et Fitch, de deux crans. Un profil qui devrait lui permettre de continuer à mobiliser des financements sur les marchés internationaux.

Grâce à ce programme d’investissement, la Banque entend contribuer à l’aménagement de 12 170 hectares de terres pour permettre la production de 170 300 tonnes de riz par an.   

Dans le secteur de l’énergie, des financements sont prévus pour installer 380 MW supplémentaires, avec une part minimale de 39% affectée aux énergies renouvelables. Alors qu’il vient de mobiliser 750 millions d’euros d’obligations axées sur les objectifs de développement durable, la Banque promet de financer des projets qui permettront d’éviter 18 millions de tonnes de CO2 et d'augmenter de 87 700 m³/jour la production moyenne d’eau potable.

Déjà très active dans le secteur des infrastructures routières, elle devrait favoriser la mise en place de 12 700 km de routes en vue d’améliorer les infrastructures de transport, puis faciliter le déplacement des populations et des biens à travers la région. 

Au total, avec toutes ces actions, l’institution dirigée par Serge Ekué depuis le 28 août 2020, s’attend à ce que 244 000 emplois soient générés. 16 700 devraient provenir des MPME qui n’ont jusque-là bénéficié directement que de 2% du portefeuille de crédits de la BOAD. 

Big Bang dans le fonctionnement

Alors que les postes de vice-président et de chef économiste viennent d’être créés, Serge Ekué annonce que les réformes vont s’accentuer dans les prochains mois. L’ancien de Natixis indique qu’il sera bientôt accompagné par un second vice-président, déclinaison de son projet Oasis, qu’il définit comme « un projet de conduite du changement interne »« La BOAD de demain est en construction », a-t-il déclaré, alors que la Banque prévoit de « se doter des capacités requises pour être plus efficace sur toute la chaîne de valeur : origination, préparation, structuration, montage financier, suivi de l’exécution physique et financière des projets, et évaluation ex-post ».

Fiacre E. Kakpo

L’Assemblée nationale a donné mardi 30 mars 2021, son onction à l’automatisation du casier judiciaire en adoptant un projet de loi y relatif. L’initiative, présentée par le gouvernement en cohérence avec le chantier de l'E-Administration, s’inscrit également dans la lignée du projet de modernisation de l’appareil judiciaire au Togo.

Sa matérialisation, initialement annoncée pour avril prochain, devrait finalement être effective en mai. D’importantes réformes seront mises en œuvre d’ici-là, pour sécuriser les procédures de délivrance de ce document, indique Yawa Djigbodi Tsègan, présidente de l’Assemblée Nationale.

« Grâce aux nouvelles dispositions, il sera possible pour tous les Togolais de soumettre en ligne, la demande, le paiement et le traitement des casiers judiciaires, en se connectant simplement via smartphone, tablette ou un ordinateur », estime la N°1 du Parlement togolais.

Ceci devrait induire un gain de temps et une réduction drastique des coûts que l’obtention de ce document génère, dans la mesure où, le justiciable ou requérant peut se le faire délivrer sans se déplacer jusqu’au lieu de sa naissance, témoignent des Togolais. Ceux-ci devraient simplement préciser l’endroit où ils veulent le recevoir. Jusqu’ici, le demandeur est obligé de se rendre dans la localité où il est né pour introduire sa demande et l’obtenir.

Séna Akoda

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Des travaux d’extension de l’électrification vont être entrepris à Lomé en appui à ceux déjà en cours, avec le lancement ce mardi 30 mars 2021, du Projet de Réformes et d’Investissements dans le Secteur de l’Energie au Togo (PRISET).

Financé à hauteur de 20 milliards FCFA (30 millions €) par la Banque Mondiale, il « va réhabiliter le réseau électrique de Lomé et diminuer considérablement la survenue de pannes du 1/3, principale source de rupture dans la fourniture de l’électricité, à l’horizon 2022 », d’après Mila Aziablé, ministre déléguée auprès du Président togolais chargée des Mines et de l’Energie. Concrètement, ce sont les réseaux de distribution de l’énergie de Basse et Moyenne Tensions qui sont concernés.

Dans les détails, le projet comporte deux axes principaux : l’un dédié aux réformes du secteur et l’autre aux travaux visant à booster l’accès des populations à l’électricité.

1 CEET

L’axe concernant les travaux se subdivise en des travaux de réhabilitation des installations de la CEET, de renforcement des réseaux Moyenne et Basse Tensions et la construction entre autres, de réseaux MT aériens, de réseaux de types préfabriqués et en l’acquisition de kits de branchements.

D’après la Stratégie nationale d’électrification, référentiel du Togo en matière de promotion de l’accès à l’énergie, les populations devraient bénéficier de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030.

Séna Akoda

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Les services du Médiateur de la République sont légalement modifiés afin de prendre en compte ses nouvelles attributions en matière de déclaration des biens et avoirs des personnalités visées par cette obligation constitutionnelle.

L’avant-projet de loi organique examiné fin octobre 2020 en Conseil des Ministres en ce sens, a été adopté ce mardi 30 mars 2021 par la Représentation nationale. « En adoptant ce projet de loi organique, vous venez d’ouvrir la voie au processus de déclaration des biens et avoir des personnalités togolaises et aussi des agents qui sont portés dans cette loi comme devant le faire. Tout le monde attend cela », a déclaré le ministre de la Justice, Pius Agbetomey.

De fait, avec cette nouvelle loi, Lomé franchit un nouveau palier vers l’accomplissement de cette formalité appelée à promouvoir « la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’État et prévenir l’enrichissement illicite ».

En rappel, en dehors des personnalités togolaises, tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées devront déclarer leurs biens et avoirs. Un dispositif qui devrait renforcer la bonne gouvernance dans le pays, selon les autorités togolaises

Séna Akoda

L’Agence Togolaise d’Electrification Rurale et des Energies Renouvelables (AT2ER), bras opérationnel de la politique d’accès universel à l’électricité du gouvernement, se dote d’une mini station solaire photovoltaïque.

L'équipement dispose d’une puissance de 33 kilowatts et d’une capacité de stockage de 32 kilowatts. Entièrement financée par l’agence de coopération internationale allemande, la Giz, la source d'énergie autonome a coûté plus de 43 millions FCFA. Elle a été inaugurée hier, 29 mars, au siège de l’agence par la ministre déléguée chargée de l’énergie, Mila Aziable et l’ambassadeur d’Allemagne au Togo. 

L’ambassadeur allemand, Mathias Veltin a rappelé l’engagement et l’adhésion de son pays à la politique énergétique du Togo. “L’Allemagne s’aligne à la stratégie d’électrification du Togo qu’elle soutient à hauteur de 38 Millions d’Euro soit plus de 24 milliards de FCFA à travers les organisations de mise en œuvre de sa coopération. Dans ce sens, le Programme d’approvisionnement en énergie décentralisée accompagne depuis 2018 l’Agence Togolaise d’Electrification Rurale et des Énergies Renouvelables dans l’opérationnalisation de son mandat. L’appui à l’agence se matérialise sous la forme consultance technique et de soutien financier et matériel pour un développement organisationnel réussi”, a indiqué le diplomate. 

Les installations que nous inaugurons aujourd’hui concernent la mise en place d’un système photovoltaïque avec une capacité de stockage et la réhabilitation de l’installation électrique existante qui sera réalisée par la société KYA Energy Group sous la supervision du GIZ. C’est le lieu de remercier l’Ambassadeur d’Allemagne pour la participation multiforme et multi-secteur de son pays au développement du Togo”, s’est réjoui pour sa part Mila Aziable.

L’installation devrait permettre à l’agence de réduire sa facture d’électricité de 600 à 450 mille francs, et une technologie expérimentale permettra de réinjecter le surplus de l’énergie produite sur le réseau de la CEET. Selon les précisions faites par Robil Nassoma, Directeur général de l’AT2ER. 

Klétus Situ

La ville de Kara, dans le nord du Togo abritera d’ici l’année prochaine, un centre hospitalier dédié aux pathologies infectieuses. Les travaux de construction de la structure ont été officiellement lancés ce week-end par le ministre de la Santé en compagnie de l’ambassadeur de l'Allemagne au Togo. 

En effet, le projet dont la première phase va coûter plus de 2 milliards de FCFA, est en partie financé par la coopération allemande au Togo. Le programme prend en compte la formation, la recherche, la prise en charge et la surveillance des maladies infectieuses. Le centre aura une capacité d'accueil de 80 lits avec une possibilité d’augmentation en cas de besoin. 

Le complexe hospitalier qui sera bâti sur le site de l’antenne locale de l’Institut national d'hygiène (INH), va compter un service de soins, d’appui au diagnostic, des services techniques, une unité de conservation des corps et une pharmacie.

Pour rappel, l’Allemagne finance depuis 2015, année de la reprise de la coopération, un programme visant le renforcement du système immunitaire et la promotion de la santé de la reproduction, entre autres.

Initialement annoncé du 11 au 12 mars 2021 dernier, le dialogue sur l’intégration de la problématique environnementale dans les enjeux de développement va se tenir du 1er au 02 avril prochain, a appris Togo First.

L’événement que va organiser l’Agence nationale de gestion de l'environnement (ANGE) à Lomé, est cette fois-ci, parrainé par Victoire Sidémého Tomegah-Dogbe, Cheffe du gouvernement togolais.

Placée sous la tutelle du ministère de l’environnement et des ressources forestières, l’ANGE accompagne les citoyens à préserver l’environnement dans une perspective de jouissance de leur droit à un environnement sain.

Et alors que le Togo est dans une phase de mobilisation de ressources pour de grands projets structurants, la place de l’environnement et de l’ANGE dans la gouvernance publique devrait être au cœur des discussions.

Parmi les participants attendus, il y a des représentants des institutions étatiques, des organisations onusiennes, et des acteurs de la société civile, écrivait le portail officiel de la république togolaise. Entre autres, Togo Invest, Kékéli Efficient Power, le ministère de l'Environnement et des Ressources forestières (MERH).

Séna Akoda

Après les ministres Kayi Mivedor et Kodjo Adedze auprès des patrons français à l’idée d’inciter ceux-ci à investir au Togo, c’est le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) qui annonce pour le 10 avril prochain, un webinaire dédié à l’investissement au Togo, a appris Togo First.

L’organe qui joue à l’extérieur, le rôle de courroie de transmission, ou d’intermédiaire entre l'État togolais et la diaspora ou les hommes d’affaire qui veulent investir au pays, va au cours de cette rencontre virtuelle coorganisée avec la Holding d’Etat Togo Invest, mettre l’accent sur « les acteurs qui osent » et les instances qui accompagnent les investisseurs, notamment les mécanismes institutionnels et financiers qui existent.

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Les participants à ce webinaire en sauront également davantage sur les outils structurels dont s’est doté le Togo afin de favoriser l’investissement et, bien sûr, l'amélioration de l'environnement des affaires. Une présentation permettra par ailleurs de montrer le rôle des diasporas africaines, engagées pour le développement de leurs pays, à l'instar de la diaspora togolaise.

L’offensive promotionnelle du Togo auprès des investisseurs, intensifiée à la faveur de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022), se poursuit ainsi, dans un contexte où la priorité des pouvoirs publics togolais est de mobiliser des financements pour la feuille de route 2020-2025.

Séna Akoda

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