Un an à peine après le lancement de ses travaux par Faure Gnassingbé, l’installation de la Centrale Solaire Photovoltaïque Cheikh Mohammed Bin Zayed de 50 MWc de puissance installée à Blitta (localité située dans la région centrale, à 262 km de Lomé) est maintenant achevée.
L’information a été rendue publique ce week-end via Twitter par Shegun Adjadi Bakari, Conseiller du Président de la République du Togo Faure Essozimna Gnassingbé, en Energies.
Cette centrale solaire photovoltaïque, construite par Amea Togo Solar, filiale de l’énergéticien Amea Power, portera la capacité de production propre du pays à 265 MW la puissance installée au Togo, indique l’AT2ER. Elle fournira de l’électricité à 600 000 foyers ainsi qu’à 700 petites et moyennes entreprises (PME).
Sheikh #MBZ 50MWp Solar Plant in #Blitta is now ready !
— Shegun ADJADI BAKARI (@shegunb) March 20, 2021
Funded by @ABUDHABI_FUND, @boad_official and developed by @AmeaPower this solar park is the biggest in west africa...
Delivered in less than 2years despite #COVID19 situation it’s the proof of @GouvTg ability to deliver...! pic.twitter.com/8DzwQQzKC3
Ainsi, indique-t-on, elle permettra au pays de franchir un palier vers son objectif d’une couverture universelle de sa population en énergie, à l’horizon 2030 où son ambition est également de porter à 50%, la part du renouvelable dans son bouquet énergétique.
D’une façon générale, l’ouvrage dont la réalisation traduit les efforts des autorités togolaises visant à réduire la dépendance du Togo vis-à-vis de l’extérieur, à en croire le ministère de tutelle, contribuera en outre, à la création d’emplois.
Séna Akoda
Les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) émises par le Togo afin de financer son plan de relance économique post-Covid-19 ont été sursouscrites, à hauteur d’environ 54 milliards FCFA pour un taux de couverture de 268,5%, ce vendredi 19 mars 2021. Mais le Trésor Public ne retient que 22 milliards FCFA. C’est ce que révèlent les résultats rendus publics par l’agence Umoa-Titres.
Via cette opération, le Togo visait à mobiliser l'épargne des personnes physiques et morales en vue d'assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'Etat dans le cadre de ses plans de relance économique post-Covid.
Il s’agit de la troisième émission de titres publics du pays sur le marché financier régional, qui rime avec autant de succès, dans le cadre de son plan de relance post-Covid. Elle vient confirmer le statut de bon émetteur du pays.
L’opération s’inscrit dans le cadre de l'exécution du programme d'émissions de titres publics du Togo en conformité avec la stratégie à moyen et long terme de gestion de la dette, a indiqué l’agence Umoa-Titres.
Séna Akoda
Le gouvernement togolais vient de lancer jusqu’au 04 mai, “un avis à manifestation d’intérêt pour réaliser des études de faisabilité relatives aux activités d’investissements à Dapaong” (située à plus de 660 km au Nord de Lomé). La procédure débouchera sur le recrutement d’un cabinet d’études qui déterminera si la zone est propice aux différentes activités que le PIDU (Projet d'infrastructures et de développement urbain) se propose d’y mener.
Ce chantier conduira le consultant à faire l’état des lieux de la situation institutionnelle et organisationnelle, les contraintes environnementales et socioculturelles, entre autres afin d’indiquer les activités réalisables, les problèmes auxquels les communautés sont confrontées et quelle résolution y apporter. L’objectif sera également de dégager les résultats concrets et l’utilité de ces activités pour les populations.
Ces études qui vont être réalisées quelques mois après la visite de Koffi Tsolenyanu, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière à Dapaong, devraient faire suite au constat selon lequel, dans cette ville pourtant bénéficiaire du PIDU, aucun projet concret n’a démarré alors qu’à Kara et à Lomé, des ouvrages sont en cours. “Ce n’est pas que l’enveloppe destinée aux infrastructures de Dapaong a été supprimée mais ce sont les sites retenus qui sont inadaptés”, avait indiqué le ministre qui relevait que certains ouvrages prévus pouvaient avoir des impacts sociaux et environnementaux négatifs sur les populations.
In fine, les études de faisabilité envisagées, devraient permettre au gouvernement togolais et au bailleur de fonds du projet, la Banque Mondiale, de créer les conditions d’un bon déploiement du PIDU dans cette ville et de bien cibler les investissements à réaliser.
Séna Akoda
Sur les dernières années, le Togo est progressivement devenu le numéro un ouest-africain en matière de promotion des droits des femmes. Ainsi plusieurs programmes et des mesures politiques ont permis au pays de faire émerger la gent féminine aussi bien dans les sphères économiques que politiques.
Le gouvernement togolais a notamment pris des dispositions législatives pour lever les obstacles à l’accès des femmes à la terre, réserver 25% de part des marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs. En 2020, les femmes ont créé 27% des nouvelles entreprises au Togo. Sur le plan politique, l’Assemblée nationale, le gouvernement et le secrétariat de la présidence de la république sont aujourd’hui dirigés par des femmes.
Ces avancées significatives ont permis au pays de se hisser au 7ème rang africain et 1er ouest-africain du rapport Women, Business & Law de la Banque Mondiale.
En attendant les résultats de son émission qui va être bouclée ce vendredi 19 mars 2021 et qui vise à mobiliser 20 milliards FCFA via des Obligations de Relance (OdR), le Togo a déjà collecté 178 milliards FCFA sur le marché financier régional cette année. C’est ce qu’indique l’agence Umoa-Titres dans ses statistiques actualisées sur le Togo. Il a réalisé cette performance après avoir effectué sept sorties sur le marché régional de l’emprunt, toutes couronnées de succès.
Dans les détails, sur la période, le Togo a recouru une seule fois aux Bons du Trésor (BT), et réussi à lever 27,5 milliards FCFA sur un objectif de mobilisation de 25 milliards FCFA. Mais les instruments financiers qui lui ont permis de réaliser la plus importante partie de ses résultats, sont les Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Ce sont en effet 150 milliards FCFA, que le pays a obtenus sur le marché financier régional via ces titres publics cette année.
Alors que selon les informations, les autorités togolaises annoncent encore, avoir besoin de 440 milliards FCFA à mobiliser sur le marché financier régional dans le cadre de la mise en œuvre de leur plan de relance post-Covid, Umoa-Titres révèle que le pays, au titre du service de la dette, a déjà remboursé cette année, 27,5 milliards FCFA de Bons du Trésor (BT) et 40,04 milliards FCFA d’OAT. Soit au total, 67,54 milliards FCFA.
Séna Akoda
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Le Togo a procédé jeudi au lancement de la plateforme “50 Millions de femmes africaines ont la parole”, un réseau social professionnel destiné aux femmes entrepreneurs.
Le projet, une initiative de la Banque Africaine de Développement (BAD), a vu aussi la participation du ministère togolais de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation. Pour l’institution panafricaine, l’objectif d’une telle plateforme est de, “contribuer à l'autonomisation économique des femmes en fournissant une plateforme de réseautage qui leur permettrait d'accéder à l'information sur les services financiers et non financiers. Le projet vise plus spécifiquement à créer une plateforme pour l'amélioration des capacités des femmes entrepreneures à travailler en réseau et à partager des informations, et à accéder aux services financiers”.
A terme, le réseau devrait rassembler des millions de femmes opératrices économiques, issues de trois communautés économiques régionales. Le Marché commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe (COMESA), de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), qui assure la coordination de l'exécution du projet.
Accessible via le lien www.wonenconnect.org, et sur mobile android ou iOS par l’application 50 MAWSP, le projet “50 Millions de femmes africaines ont la parole” a nécessité un financement total d’environ 14 millions de dollars du Fonds Africains de Développement.
Klétus Situ
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Au Togo, environ 50% des entreprises déclarent avoir subi une baisse de leur chiffre d'affaires, sous l’effet de la Covid-19. C’est ce que révèle une enquête publiée en marge du Forum Afrique du CIAN (Conseil français des Investisseurs en Afrique), version virtuelle de l’édition 2021 de cette rencontre, ce jeudi 18 mars 2021.
L’analyse de l’étude révèle que le pourcentage d’entreprises togolaises ayant vu leur chiffre d’affaires baisser est moindre, comparé à la situation vécue dans certains pays comme la Tanzanie dont 100% des opérateurs économiques sondés ont répondu avoir été victimes des ravages de la pandémie. Un choc dont l’ampleur aurait été plus significative, indique-t-on du côté des autorités togolaises, si des mesures d’ordre financier et fiscal notamment, n’avaient pas été adoptées pour accompagner le secteur privé.
S’agissant en revanche des perspectives de rebond, le sondage de CIAN indique que seulement 20 à 30% des opérateurs économiques togolais tablent sur une année 2021 bénéficiaire tandis que c’est environ 45% d’entreprises qui espèrent renverser la tendance de l’année 2020 et renouer avec la croissance.
Il est à rappeler que globalement, cette situation a fait muter ce qui n’était à l’origine qu’une crise sanitaire à une crise économique, même si le continent africain « confronté à un choc d’une ampleur inédite », selon les investisseurs français, « a fait preuve d’une résilience insoupçonnée ».
Séna Akoda
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En ouverture de l’édition 2021 du Forum économique du Conseil français des Investisseurs en Afrique (CIAN), le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, s’est adressé aux participants. Dans son allocution, il a rappelé les ambitions de son pays en termes d'investissements directs étrangers et les efforts consentis pour assurer aux investisseurs un environnement des affaires optimal.
L’homme d’état s’est montré très incitatif envers les potentiels investisseurs. “Le Togo est le pays où il est le plus facile de faire des affaires”, a-t-il notamment déclaré, évoquant la performance du Togo dans le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale et la résilience dont a fait preuve l’économie togolaise face à la pandémie.
“Le Togo jouit désormais de la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs étrangers, raison pour laquelle certains grands groupes internationaux reconnus pour leur dynamisme ont choisi d'investir au Togo, notamment les groupes Bolloré, Eranove, Total, Olam, Canal Plus, Dangote, Agou Holding, HeidelbergCement, entre autres”, a souligné Faure Gnassingbé.
En rappel, dans le cadre de son Plan National de Développement (PND), le Togo ambitionne bénéficier de plus de 5,4 milliards de dollars en investissements privés. Le secteur privé national étant encore en développement, le pays se tourne essentiellement vers des investisseurs internationaux.
Klétus Situ
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L’homme d’affaires burkinabè Inoussa Kanazoé, CEO de Cim Metal Group, va ouvrir une cimenterie au Togo d’ici septembre 2021. Le projet mené par Cimco (Cimenterie de la Côte Ouest Africaine), filiale togolaise du groupe, va mobiliser un investissement total de 65 milliards F CFA.
La capacité de production annuelle de la future manufacture est estimée à 25 Millions de tonnes de ciment. Selon le directeur de Cimco Togo, Bassirou Tana, les travaux de construction présentent un taux d'achèvement d’environ 65%.
Pour l’implantation de Cimco au Togo, le groupe burkinabé a bénéficié d’une facilité de la BOAD à hauteur de 25 milliards FCFA. La mise en service de l’usine devrait permettre la création de 500 emplois directs et 1000 indirects.
Le Togo se classe dans le Top 10 où il s’adjuge la 6ème place des pays africains, qui améliorent leur l’environnement des affaires, selon le baromètre 2020 de CIAN, Conseil français des Investisseurs en Afrique. Une étude dont les résultats ont été diffusés ce jeudi 18 mars 2021 à la faveur de l’édition 2021 du Forum Afrique du CIAN, après un webinaire sur : « le rebond en Afrique viendra aussi des entreprises ! ». Au cours de ce forum dont la partie virtuelle s’est tenue ce jour, Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire Générale de la Présidence togolaise, ministre et Chargée du pilotage du climat des affaires, a animé un panel sur : « Le secteur privé, moteur de la relance post-Covid ».
Le Top Reformer africain et 3ème Top Reformer mondial selon le Doing Business (DB) 2020, est ainsi, avec 2,9 points, parmi les pays africains qui offrent en 2020, les meilleurs cadres incitatifs aux affaires, malgré la pandémie de Covid-19 qui a bouleversé ici et ailleurs, les prévisions de croissance et d’attrait des investisseurs étrangers. Le Togo partage cette place avec la Tunisie et le Bénin tandis qu’en Afrique de l’ouest, il est le 1er réformateur, ensemble avec ses voisins du Bénin et du Ghana, selon l’organisation patronale privée française qui rassemble les entreprises industrielles et de services, grands groupes ou PME-PMI, qui investissent en Afrique.

« Le Togo jouit désormais de la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs étrangers, raison pour laquelle certains grands groupes internationaux reconnus pour leur dynamisme ont choisi d'investir au Togo, notamment les groupes Bolloré, Eranove, Total, Olam, Canal Plus, Dangote, Agou Holding, HeidelbergCement, entre autres », déclare Faure Gnassingbé dans une adresse à la communauté des investisseurs.
Dans la même dynamique, le Togo qui a adopté une loi des finances favorable aux affaires, a récemment annoncé la dématérialisation totale des opérations portuaires et la gratuité du raccordement à l’électricité pour les PME.
Le rapport Baromètre 2020 de CIAN révèle, sur un ensemble de 31 pays sondés, que 15 ont une note inférieure ou égale à la moyenne de 2,5 points tandis que 16 se hissent au-dessus de cette moyenne africaine. Notamment sur des critères en rapport avec les infrastructures, l’administration, l’économie, les finances, le social, les facteurs de production et le développement durable
Si le Top 5 du classement est occupé par l’île Maurice (3,3 points), le Maroc (3,2 points), Mozambique (3 points), Egypte (2,9 points) et l’Afrique du Sud (2, 9 points), la Guinée Équatoriale, le Tchad, la République Centrafricaine, la Tanzanie et la République Démocratique du Congo (RDC) se bousculent à la queue.
Séna Akoda
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