On en sait plus sur l’investissement projeté par Cimco (Cimenterie de la Côte Ouest Africaine), la filiale togolaise du Burkinabé Cim Metal Group.
C’est la bagatelle de 65 milliards FCFA que l’Homme d’affaires burkinabè Inoussa Kanazoé, CEO du groupe a prévu d’injecter au Togo, précisément dans le projet d'installation de son usine qui devrait être dotée d’une capacité de production annuelle de 2,5 millions de tonnes de ciment.
L’information a été donnée par Bassirou Sana, Directeur Togo du cimentier qui annonce par ailleurs son ouverture en septembre prochain, à la faveur d’une tournée de suivi des projets d’investissements au Togo. Le N°1 de Cimco estime que les travaux déjà réalisés dans le cadre de l’implantation de cette usine sont à 65% de taux d’achèvement.
Notons que la société Cimco, créée par l’investisseur dont le projet d’implantation au Togo a bénéficié d’un financement de 20 milliards FCFA de la BOAD, est dotée d’un capital de 10 millions FCFA. En outre, une fois opérationnelle, elle devrait permettre de créer 500 emplois directs et 1000 indirects.
Avec la concrétisation de ce projet, un nouveau challenger de taille entre sur un marché togolais, jusque-là, dominé par Cimtogo, filiale du groupe allemand Heidelbergcement, le Cimentier indien West African Cement (WACEM), et le géant nigérian, Dangoté.
Séna Akoda
Au Togo, la campagne de vaccination a officiellement débuté ce 10 mars, comme préalablement annoncé suite à la réception dimanche, du premier lot de vaccin Covax constitué de 156 000 doses d’ « AstraZeneca ». Elle a été lancée par le premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, première personnalité togolaise à se faire inoculer un vaccin anti-covid-19. A sa suite, les membres de son gouvernement se sont également fait vacciner.
Je viens de recevoir ma première dose du vaccin Astra Zeneca contre la Covid-19 et je lance ainsi au nom du PR @FEGnassingbe la 1ère phase de notre campagne de vaccination qui a pour cible le personnel de santé et les personnes de 50 ans et plus résidant dans le Grand Lomé. pic.twitter.com/wxRLzjgL9x
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) March 10, 2021
Selon le plan de vaccination communiqué par le gouvernement, cette première phase de vaccination concerne en priorité le personnel de santé, toutes catégories et niveaux confondus, qu’il soit du public ou du privé. 60% des personnes âgées de plus de 50 ans résidant dans la région sanitaire du Grand Lomé, ce qui représente une population cible de près de 180 000 personnes.
S'agissant des phases qui suivront, le Togo compte d’une part, sur près de 450 000 doses AstraZeneca que le pays doit encore recevoir dans le cadre de l’initiative Covax. D’autre part, les négociations sont en cours pour l'acquisition de la solution préventive russe, Sputnik V. Lomé devrait également bénéficier d’une partie des 240 millions de doses que la CEDEAO a prévu d’acquérir par son “Fonds renouvelable pour les vaccins”.
Klétus Situ
La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a procédé ce 8 mars 2021 à une nouvelle injection de liquidités sur le marché bancaire togolais, à hauteur de 218 milliards FCFA, au taux d'intérêt fixe de 2%.
L'opération s'inscrit dans le cadre des injections hebdomadaires de l'institution centrale dans les pays membres de l’Uemoa. Au niveau communautaire, le montant alloué s'élevait à 3 419 milliards FCFA. Ce sont en tout 92 Banque commerciales de la sous-région qui ont ainsi emprunté sur le guichet hebdomadaire de la BCEAO.
C’est le Côte d’Ivoire, comme à l'accoutumée, qui absorbe le plus de fonds, avec 32% des liquidités (1 095 milliards FCFA). Elle est suivie par le Sénégal avec 21,5% (736 milliards FCFA), le Mali (12,47%, avec 426 milliards FCFA), le Burkina Faso ( 9,35 %, avec 320 milliards FCFA ), le Bénin ( 8,36, avec 286 milliards FCFA), du Niger ( 8,1% avec 278 milliards FCFA). Le Togo reçoit quant à lui 6,3% des injections.

Notons qu’elles avaient également la possibilité de lever des fonds sur le « Guichet de relance », spécialement mis en place par la Banque centrale pour financer les obligations de relance émises par les États. Mais, selon les statistiques de la Banque centrale, aucune banque ne s’est positionnée pour se faire refinancer à ce guichet spécial, préférant leur guichet à maturité d’une semaine usuel.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le Conseil National du Patronat (CNP) a présenté le lundi 8 mars dernier aux opératrices économiques et cheffes d’entreprise les opportunités qu’offre la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf). L’activité s’est déroulée dans le cadre de la journée internationale du droit des femmes.
L’objectif pour l’institution dirigée par Laurent Tamegnon, était d’expliquer aux femmes d’affaires présentes, les objectifs, et les divers niveaux de fonctionnement du marché commun africain. “Nous avons voulu mettre un accent particulier sur ce que les femmes peuvent faire pour pouvoir tirer profit au maximum de la Zlecaf”, a expliqué Candide Leguede, chargée du comité technique travail et affaires du patronat.
Par ailleurs, durant la rencontre à laquelle participait Lonlongnon Apédoh-Anakoma, ministre en charge de la promotion de la femme, les intervenant n’ont pas manqué d’évoquer le rôle de premier plan que pourraient jouer les femmes dans la relance économique post-covid-19.
Au Togo, les femmes sont présentes dans divers secteurs de l’économie, particulièrement dans l'agriculture et le commerce. Si une part non négligeable de ces opératrices économiques évolue dans l’informel, elles sont de plus en plus nombreuses à formaliser leurs activités. En 2020, année de pandémie, les femmes togolaises ont créé près de 3500 entreprises, une progression de 11% par rapport à 2019, représentant plus de 25% des entreprises ayant vu le jour au cours de la période sous-revue.
Klétus Situ
Agbanga Karité Alaffia, société du Togolais Olowo-N’djo Tchala, spécialisée dans la transformation du karité va bénéficier d’un financement du West Africa Trade & Investment Hub (le Trade Hub), une initiative financée par l’USAID, qui appuie le secteur privé ouest-africain sur les questions liées au développement durable.
Selon l’organisme, la facilité, débloquée via son fonds de co-investissement vise à « sécuriser l'approvisionnement en amandes de karité et d’autres matières premières d’une valeur de 299 000 dollars et la production de beurre de karité aux États-Unis et sur d’autres marchés en 2021 ».
Ainsi, ce coup de pouce aidera Alaffia à obtenir plus rapidement les amandes de karité afin de répondre à la croissante demande américaine pour 2021, ainsi qu'à « compenser les coûts accrus qu’elle (Alaffia, ndlr) continue d'engager » en raison des restrictions liées à la Covid-19. « Grâce au seul achat d'amandes de karité financé par le Trade Hub, 2 millions $ de beurre de karité et de savons en tant que matières premières, devraient être vendus par le Togo aux États-Unis d'ici février 2022.

On estime que l’investissement permettra de préserver les emplois de 303 personnes travaillant pour Alaffia Togo, favoriser la création de 20 nouveaux postes de transformation du karité pour les femmes et les jeunes, et générer un revenu à plus de 6 300 femmes qui collectent des amandes de karité. Un deal dont se félicitent les deux parties.
« Ce partenariat avec le Trade Hub est un renforcement majeur de l’autonomisation économique d’Alaffia au Togo, et il facilite nos initiatives pour le développement durable, la création d’emplois en faveur des femmes et des jeunes et le renforcement de la compétitivité du secteur privé », a déclaré Olowo-n’djo Tchala.
« Le Trade Hub est ravi d'accompagner Alaffia pour créer des emplois, autonomiser les femmes, réduire les coûts d'exploitation et améliorer la durabilité de leurs activités. Nous voyons un grand potentiel dans cette collaboration », dira pour sa part, Michael Clements, Directeur du Projet du Trade Hub.
En vue de protéger leur espace côtier transfrontalier de l’érosion côtière, le Togo et le Bénin vont réaliser divers travaux de renforcement sur la bande littorale commune.
Dans le détail, il s’agit pour le Togo, de construire et réhabiliter 13 épis courts et une protection longitudinale ; et pour le Bénin, de construire 8 épis courts, et procéder au rechargement massif en sable de 6,4 mm3.
À ces travaux, il faut ajouter le rechargement en sable des casiers des épis de 620 000 m3 dans la zone littorale des deux pays, ainsi que de combler et végétaliser des bras lagunaires morts à l'est de l'embouchure de la ville d'Aného (40 km de Lomé), au Togo et au Bénin, pour un volume de 550 000 m3.
Enfin, les deux nations côtières veulent procéder à la valorisation socio-économique du front de mer au niveau des zones urbanisées : diguette en sable contre la submersion marine, cheminements piétonniers et cyclables, parking 2 roues.
Ces travaux de renforcement doivent couvrir un linéaire de 18 km au Togo et 23 km au Bénin, pour une durée prévisionnelle de 19 mois. Pour leur réalisation, un appel d’offres international (dont la date-butoir est fixée au 24 mars 2021) a été notamment lancé, pour les prestataires voulant se positionner.
Notons que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de Résilience des Zones côtières en Afrique de l'Ouest (WACA ResIP), intégré au Programme de lutte contre l’érosion côtière et la pollution marine en Afrique de l’Ouest (WACA) du Groupe de la Banque mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
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La Cheffe du gouvernement togolais Victoire Tomégah-Dogbé vient de lancer le Programme d'Excellence pour les Femmes Africaines (PEFA), une initiative présidentielle de promotion des jeunes femmes, destinée à permettre à cette cible de contribuer pleinement à la création de richesse.
L'initiative, dévoilée lundi 08 mars 2021 à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme ciblera en phase pilote, 20 filles âgées de 20 à 28 ans, titulaires d'une Licence au minimum ou inscrites en 3ème année de licence et issues des universités du Togo.
Elle offrira l'opportunité aux femmes qui seront sélectionnées, d'être formées pendant deux ans aux méthodes du monde du travail, au leadership et à l'entrepreneuriat, indique la Primature.
« Je suis heureuse d'inaugurer la toute première promotion de ce programme panafricain, une initiative partagée par plusieurs pays dont le Togo, une référence, un leader sur la question de la promotion des droits des femmes », a souligné le Premier ministre avant d’inciter les jeunes à postuler, « à tenter leur chance ».
Ce programme paraît comme un remake version exclusivement féminine du Programme Présidentiel d'Excellence du Plan National de Développement (PPEP), une initiative qui a permis de former 20 jeunes, déployés dans les entités décisionnelles. Pour rappel, le Togo est le 1er pays de l'espace Uemoa et le 7ème en Afrique subsaharienne à promouvoir les femmes aussi bien en affaires qu’à des postes de responsabilités publiques, selon un récent rapport de la Banque mondiale.
Pour participer au programme, inscrivez-vous.
Séna Akoda
Top départ pour la filiale togolaise de Cofina (Compagnie Financière Africaine). Lundi 08 mars 2021, alors que le monde entier célébrait la femme, l’institution a démarré ses activités au Togo, devenant ainsi la deuxième société à opérer dans ce pays, sur le segment de la mésofinance, après Sogemef. « Nous avons retenu la date du 08 mars pour l’ouverture officielle de nos portes au peuple togolais… », a déclaré son Top management.
Huit ans après la création de son groupe, le banquier ivoirien Jean-Luc Konan, prend ainsi toute sa place dans le secteur financier togolais où il se positionne sur le chaînon manquant entre la banque classique et la microfinance.
L’arrivée du groupe dont l'objectif est selon les informations, de « participer durablement au développement économique des pays en contribuant à l’émergence et à la consolidation des PME », devrait, indique-t-on, offrir des perspectives heureuses aux entrepreneurs togolais, confrontés en général, à de sérieuses difficultés d’accès au financement bancaire. L'Ivoirien ambitionne en effet d’ « offrir des services financiers de proximité à des particuliers et à des PME exclus des circuits financiers traditionnels », apprend-on.
Mais d'ores et déjà, il promet « une grande aventure » à ses clients. Ceci augure d'une rude concurrence entre les deux acteurs de la mésofinance dans un pays où la part de marché à conquérir est loin d'être négligeable.
Séna Akoda
En vue de renforcer la présence des femmes dans le secteur des finances en Afrique de l’Ouest, la Banque africaine de développement (BAD) vient de débloquer une subvention de 320 000 $ (plus de 177 millions FCFA), pour l’intégration du genre dans les services financiers numériques (SFN) de l’espace CEDEAO.
Dans une annonce en date de la semaine dernière, l’institution panafricaine informe ainsi que cette facilité servira notamment à analyser les écarts et disparités qui existent entre les sexes sur ce segment, et les points encore à conquérir.
En effet, ces fonds permettront de « réaliser une analyse des écarts entre les sexes qui figurent dans plusieurs stratégies de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) », et ce, « y compris celles relatives à l’inclusion financière, à l’analyse des données ventilées par genre, aux services et infrastructures de paiement numériques, et à l’identité numérique ».
Il s’agit, à terme, de porter à 35 % la participation des femmes aux opérations du marché financier numérique dans la sous-région. Un secteur qui « présente une disparité entre les sexes supérieure à celle des autres parties du continent ».
L'initiative sera exécutée par l'AMAO sur 3 ans dans l'espace communautaire, et ambitionne de toucher jusqu’à 350 millions de personnes dans les 15 pays-membres.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo vient de lancer le processus de recrutement d’un cabinet pour le développement et déploiement de la version Cour d’Appel de la saisine en ligne, a appris Togo First.
Ce projet qui devrait permettre aux praticiens et usagers de justice de saisir en ligne cette juridiction et d’effectuer toutes les formalités y afférentes, vient en prolongement du dispositif déployé au Tribunal de Lomé, depuis 2019.
Ce dernier, en passe de mise à jour, permet notamment aux avocats et huissiers d’effectuer des opérations de saisine des chambres commerciales en ligne, et de régler les frais de justice par mobile money ou carte bancaire.
Globalement, indique-t-on, l’initiative s’intègre dans le projet de mise à jour des plateformes électroniques du tribunal de commerce de Lomé et du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), désormais piloté depuis la présidence.
Elle est en cohérence avec le projet de modernisation de la justice togolaise sur fond de dématérialisation des procédures, et s’inscrit en droite ligne avec l’amélioration du climat des affaires, ont souligné les autorités.
Séna Akoda