Togo First

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Au Togo, les sociétés de trading, cryptomonnaies et placements assortis de promesses de rendements pouvant aller jusqu’à 300% ne sont plus les bienvenues. Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances a, via une mise en demeure, ordonné la fin immédiate de leurs activités.

Nommément, il s’agit de « Global Trade Corporation S.A.S., CACESPIC-IF Togo Sari, Prosperity Investment Corporation (PIC) S.A, la Société de Négoce et de Courtage en Banque (SNCB), Leader Bureau Chymall-Sairui Groupe Togo, Alliance in Motion Global, Chy Century Heng Hue, QNET, J-Global Capital International S.A.U, TIENS, TIMEX TRADING, Aladin Groupe, Petronpay Togo, Black empire, High Life International, Global Building Investment and Trade (GLOBIT), Global Investment Trading (LIYEPLIMAL) ».

Quelques jours après le Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers (CREPMF) qui sommait plusieurs sociétés exerçant les activités incriminées de cesser leurs activités qu’il qualifiait d’« irrégulières », l’argentier du gouvernement togolais sort en effet, à son tour du silence pour faire une mise au point :

« Je tiens à informer la population que ces structures exercent en toute illégalité et ne sont pas autorisées à collecter des fonds auprès du public contre des titres de capital ou de placement. Elles proposent des gains mirobolants et flatteurs pour susciter l'engouement de la population à ces produits, l'exposant ainsi à un risque élevé de perte de l'épargne constituée durant tant d'années d'efforts », déclare-t-ilIl rappelle en outre, que : “l'exercice de toute activité en lien avec l'appel public à l'épargne et les instruments financiers, est soumis à l'agrément obligatoire ou à l'autorisation préalable de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), du Conseil Régional de l'Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) de l'UMOA ou du Ministère de l'Économie et des Finances”.

Cette sortie de Sani Yaya dans un contexte où les Etats de l’UEMOA se concertent à Lomé pour réfléchir à une loi qui criminalise les activités susvisées et assimilées, annonce des perspectives très sombres pour les sociétés de trading, de cryptomonnaies et de placements à hauts risques au Togo et dans l’espace sous régional. Et plus spécifiquement, pour la Global Trade Corporation (GTC) de Ghislain Awaga qui s’accroche encore à l’espoir d'un sauvetage et d'une remise sur orbite.

 Ci-dessous lintégralité du communiqué

 Il m'a été donné de constater une prolifération de sociétés qui exercent l'activité de collecte de fonds du public et d'octroi de crédit ou proposent des services financiers en ligne et d'e-commerce, de marketing de réseau, des transactions de crypto­monnaies, de courtage, de conseils en investissements boursiers, de trading et des produits de placement avec la promesse de rendements surréalistes allant jusqu'à 300% du capital souscrit ainsi que des taux d'intérêts annuels sans commune mesure avec ceux servis par le système financier classique. 

Il s'agit, entre autres, de Global Trade Corporation S.A.S., CACESPIC-IF Togo Sari, Prosperity Investment Corporation (PIC) S.A, la Société de Négoce et de Courtage en Banque (SNCB), Leader Bureau Chymall-Sairui Groupe Togo, Alliance in Motion Global, Chy Century Heng Hue, QNET, J-Global Capital International S.A.U, TIENS, TIMEX TRADING, Aladin Groupe, Petronpay Togo, Black empire, High Life International, Global Building Investment and Trade (GLOBIT), Global Investment Trading (LIYEPLIMAL).

Je tiens à informer la population que ces structures exercent en toute illégalité et ne sont pas autorisées à collecter des fonds auprès du public contre des titres de capital ou de placement. Elles proposent des gains mirobolants et flatteurs pour susciter l'engouement de la population à ces produits, l'exposant ainsi à un risque élevé de perte de l'épargne constituée durant tant d'années d'efforts.

Je rappelle que l'exercice de toute activité en lien avec l'appel public à l'épargne et les instruments financiers, est soumis à l'agrément obligatoire ou à l'autorisation préalable de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) de l'UMOA ou du Ministère de l'Economie et des Finances. 

Aussi, il est fait interdiction à toute entreprise ou personne, autre qu'une structure ou un intervenant agréé, d'utiliser une dénomination, une raison sociale, une publicité ou d'une façon générale des expressions faisant croire qu'elle est agréée en tant que structure de gestion du marché ou intervenant commercial. 

A cet effet, j'invite les médias à faire preuve de la plus grande rigueur et d'objectivité en matière de communication concernant les activités qui sont susceptibles de mettre en danger l’avenir de nos concitoyens et de cesser d'être le relai de ces structures. 

Du reste, des lettres de mise en demeure ont été adressées aux structures illicites susvisées leur demandant de cesser dès réception des courriers, toute activité financière et monétaire, ainsi que de conseil sur toute l'étendue du territoire et de procéder aux remboursements, sans délai, des sommes collectées auprès des adhérents, sous peine de poursuite pénale. 

Ces opérations sont donc illicites dans la mesure où aucune des entités n'a obtenu l'autorisation requise aux fins d'exercer ces activités, fournir ces prestations ou initier ces opérations. 

Cet acte est constitutif d'infraction à la réglementation et expose les auteurs/promoteurs à des sanctions à la fois pécuniaires et pénales. 

J'invite les promoteurs véreux et récidivistes des structures concernées à cesser immédiatement ces activités irrégulières, sous peine des sanctions prévues par la loi, et à prendre l'attache avec les autorités compétentes pour toutes fins utiles. 

Ainsi, l'activité des structures suscitées et toutes autres structures non autorisées qui exercent une activité se rapportant à celles décrites est interdite sur toute l'étendue du territoire national. 

J'appelle, par ailleurs, l'attention du public sur la nécessité d'observer une grande prudence et de la vigilance face à ces cas d'escroquerie grandissants et lui demande de n'entrer en relation d'affaires qu'avec les acteurs légalement autorisés en la matière. 

Pour d'amples informations, bien vouloir contacter la Direction Générale des Etudes et Analyses Économiques aux numéros de téléphone : 22 21 02 50 et 22 22 56 58.

Représentant les Togolais du Canada dans le Haut Conseil des Togolais de l'Extérieur (HCTE), Ayéna Kodjo Dagbédji de passage dans son pays, se prononce sur les rôles et responsabilités qu’il assume, les réformes de l’environnement des affaires, et plus globalement sur la gouvernance de Faure Gnassingbé. Notamment dans les secteurs sociaux comme la santé, l’éducation, l’accès à l'électricité et à l’eau, sur les infrastructures et la dynamique du pays visant à attirer les investissements étrangers en appui à la vision de développement du pays. Lors d’une interview accordée à Afrique Révélation (A.R), Ayéna Kodjo Dagbédji estime que le Togo est sur la bonne voie et mérite d’être davantage soutenu.  Aussi invite-t-il ses compatriotes, où qu'ils soient, à agir à travers des actions concrètes.

Lisez plutôt.

A.R: Membre du HCTE, au nom des Togolais résidant au Canada, comment appréhendez-vous votre rôle dans le processus de développement de votre pays ?

AKD: Mon rôle, c’est celui d’une courroie de transmission, intermédiaire entre la diaspora et l'État togolais sur les questions administratives et associatives... et entre les entrepreneurs et les hommes d’affaire qui veulent investir et l'État togolais...n’oublions pas que c’est une instance apolitique.

A.R:  En votre qualité, quelle est la représentativité de la diaspora togolaise dans cette région du monde ?

AKD: La diaspora togolaise dans ce pays est évaluée à 1, 5 million d’habitants; dans certains pays surtout africains, la diaspora va jusqu’à 2 millions dont 70% en Afrique. 

Au Canada, nous sommes quelques 12 000 Togolais répartis dans les grands pôles du Canada à savoir Montréal, Gatineau-Ottawa, Toronto. Une part non négligeable d’entre nous se trouve également dans le Manitoba quoique ces derniers temps, les provinces de l’est en accueillent beaucoup; je veux dire New Brunswick, Newfoundland et la Nova Scotia. La majorité fait un travail salarié mais on dénombre de plus en plus d’entrepreneurs.

A.R: Nous avons pu noter quelques actions du HCTE Canada depuis quelques mois. Fournitures scolaires pour les élèves à la rentrée, soutien à la lutte contre la Covid-19 au Togo. Qu’est-ce que ces initiatives çà et là représentent pour vous ?

AKD: Je ne remercierai jamais assez la diaspora canadienne. Nous avons fait peu mais en même temps beaucoup, compte tenu de la situation de COVID que nous connaissons tous. Les initiatives se détaillent comme suit:

Un don de 1 million FCFA au SYNPHOT pour soutenir le personnel de la santé qui est et demeure en première ligne. A Sanguera, nous avons distribué des kits alimentaires aux moins fortunés et les avons soutenus face au poids de Covid.

Au CMS (Centres Médico-Social) de Sanguera, la diaspora canadienne à travers ma personne, a aussi soutenu les mères et les nourrissons avec des kits sanitaires et des biens de première nécessité. A Kara, nous avons offert des kits sanitaires aux communes, avec le soutien des autorités préfectorales.

A Anié, nous avons lancé la bourse HCTE CANADA qui est appelée à être nationale et dont la vocation est de célébrer l’excellence en milieu scolaire. Dans le Vo, nous avons fêté Noël avec les enfants démunis. C’est peu, il faut bien le constater nos actions ont été plus dans le social mais le COVID ne nous a pas permis de nous occuper du volet administratif et financier... je veux parler par exemple des projets de jumelage des villes, etc.... et vendre les mérites du Togo pour susciter les investissements

A.R: Le monde entier continue de faire face à la Covid-19. Comment s’organisent les différentes sections du HCTE pour renforcer la capacité de résilience du Togo?

AKD: Bien sûr, les délégués pays travaillent en synergie et ont mené plusieurs actions ensemble. Je veux ainsi parler du retour de certains de nos compatriotes qui ont été rapatriés lors de Covid-19, du don de 10 000 masques fait par le bureau du HCTE, et des webinaires d’information. Toutes ces activités ont été menées ensemble, soit sous l’impulsion du bureau soit par des Délégués pays (ndlr:Dp).

A.R: Les différentes communes font face à de nombreux défis de développement. La diaspora, une aubaine pour gagner le pari du développement à la base quand on sait que vos transferts d’argent vers vos milieux d’origine ne sont pas négligeables ?

Les transferts d’argent sont une réalité, mais n’oubliez pas qu’une partie de notre mandat couvre le développement à la base dans le cadre du PND. Il faut donc aller au-delà des simples envois de fonds, inciter la diaspora et les investisseurs à soutenir le PND en apportant directement des appuis aux communes par des investissements. Les jumelages de villes aussi sont aussi très importants. S’ils sont bien ciblés, ils peuvent vraiment aider le développement à la base. D'ailleurs, le but recherché à travers cela, est le partage de connaissances, l’assistance mutuelle et l’attrait des investisseurs vers notre pays qui, au regard des avancées faites au niveau du Climat des Affaires, le mérite certainement.

AKD: L’amélioration du climat des affaires au Togo participe à cette dynamique qui consiste à appeler la diaspora à investir au Togo. Comment appréciez-vous ces réformes ?

C’est vraiment formidable, ce qui se passe actuellement au Togo, s’agissant de l’amélioration de l’environnement des affaires. Ceci a largement ouvert les portes aux investissements, j’en suis un exemple, j’ai reçu ma carte d’opérateur en un jour! Et ça, ce n'est qu’un des aspects, je veux dire que toutes ces réformes ont largement modifié dans le bon sens la manière de faire des affaires au Togo.

Nous sommes en train de faire un travail d’information par rapport à cela et avec le temps, les gens seront impressionnés par la qualité, la rapidité et surtout l’efficacité qui caractérisent le Doing Business (DB) au Togo. 

A.R: Avec la restructuration de la Diaspora à travers la mise en place du HCTE, l’Etat a un interlocuteur direct pour discuter des différents sujets liés aux compatriotes vivant à l’étranger. Quelles sont les préoccupations qui remontent à vous ?

Il y a plusieurs procurations, nous avons réalisé un sondage au niveau de Gatineau-Ottawa et contre toute attente, c’est le problème foncier qui vient en premier lieu, suivi de la santé et l’éducation, ensuite la Sécurité. Mais déjà, les réformes engagées par le Chef de l'État dans le domaine foncier commencent à porter des fruits et nous sommes convaincus que dans quelques mois, ces problèmes seront un lointain souvenir. 

Pour la Santé, la construction de l’hôpital de référence ainsi que des CHR constitue un grand pas. S'agissant de l’éducation, nous avons une vision claire de ce que le Président de la République (P.R) veut, puisque cette dernière et d'autres secteurs deviendront, à travers le PND, de grands ponts de développement. Nous pensons que le ministre Kokoroko fait déjà un travail tout aussi remarquable. De notre côté, nous nous mobilisons pour voir dans quelle mesure nous allons contribuer davantage, surtout dans le domaine de la Santé et de l'Éducation.

A.R: HCTE Canada a-t-il d’autres perspectives dans le cadre de son apport au processus de développement du pays ?

Nos perspectives sont en accord avec le PND; notre but est de soutenir le développement du pays. Nous ne pouvons que remercier son Excellence le P.R pour tout le travail abattu. Aujourd’hui toute la diaspora, je veux dire canadienne, trouve que le pays est sur une lancée et a une vision claire sur son avenir et son devenir. Nous ne pouvons que nous souhaiter un lendemain meilleur, même si la tâche est énorme. 

Notre tâche est essentiellement celle d’un lobbying pour déterminer des investisseurs sûrs et crédibles qui pourraient nous accompagner dans la réalisation de nos objectifs de développement. Nous avons déjà commencé à faire la promotion du plus beau pays de la planète, je veux dire le Togo et nous allons continuer dans ce sens.

A.R: Auriez-vous un appel à lancer à l’endroit de vos compatriotes de l’extérieur ?

J’aimerais via cette tribune remercier le Chef de l’État pour sa politique de développement, et aussi ces hommes et femmes du gouvernement qui ne ménagent aucun effort pour matérialiser cette vision. Je remercie aussi toute la diaspora canadienne qui a fait de son mieux pour apporter son aide. Je prie nos compatriotes de continuer d’apporter leur contribution à l’édifice national, c’est ensemble que nous construirons notre pays.

Interview réalisée par Gilles Oblasse

La ministre togolaise en charge de la promotion des investissements Kayi Mivedor et Kodjo Adedze, son homologue du Commerce, de l'Industrie et de la Consommation Locale étaient ce lundi 29 mars 2021 face au Mouvement des Entreprises de France (MEDEF).

Objectif : inciter les patrons français à investir au Togo, pays qui cherche à mobiliser des ressources financières afin de financer sa feuille de route quinquennale (2020-2025).

Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée en format virtuel, le binôme ministériel a présenté aux patrons français, la situation économique du Togo et ses perspectives de développement. Les deux membres du gouvernement togolais ont en outre, informé les participants à ce webinaire sur les prochaines réformes ainsi que sur les secteurs prioritaires pour le gouvernement togolais.

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Cette session devait baliser la voie à des échanges sur les projets que portent les patrons français pour le pays d’Afrique de l’ouest.

D’après l’annonce du MEDEF, « une large partie de la réunion sera consacrée aux questions des entreprises ».

Séna Akoda

Quatre mois après une visite ministérielle conduite par la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Sidemeho Tomegah-Dogbe, les travaux de réhabilitation de la route Kanté-Tandjouaré (longue de 136 km) ont sensiblement évolué.

Le constat a été dressé par le gouvernement, notamment la ministre des Travaux Publics Kassah-Traoré rapporte la Télévision Togolaise (TVT), qui précise que sur le tronçon Sadori-Mango, les travaux sont à plus de 80% de taux d’achèvement.

La voie qui était impraticable, poussiéreuse et à l’origine de divers accidents de route est à présent bitumée, estiment les autorités togolaises. Elle est totalement relookée et ses usagers en tirent plusieurs avantages, notamment en termes de gain de temps et de sécurité routière, témoignent-ils.

Les acteurs impliqués dans la réalisation de l’ouvrage, qui ont été encouragés par la N°1 du gouvernement togolais à mettre le pied sur l’accélérateur, s’engagent d’ailleurs à terminer les travaux en juin prochain.

Séna Akoda

Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire Générale de la présidence togolaise, Prof Kako Nubukpo, Conseiller économique de l’UEMOA et Kossi Amenounve, DG de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), avec le concours de plusieurs autres figures panafricaines, ont créé « A New Road », un groupe de réflexions pour un accès au financement « à des conditions justes et adaptées au service de la mutation des économies, de l'industrialisation et du financement d'investissements créateurs de valeur ». L’information est diffusée via un communiqué consulté par Togo First.

Ce « Think Tank » dont le lancement est prévu au 21 avril prochain à Abidjan, rassemble en effet, des personnalités qui ont en commun, deux objectifs : « changer de paradigme concernant les questions de financement des économies du continent et proposer un cadre de réflexion sur le traitement et la structuration des dettes », d’après la source.

Créé dans un contexte de crise sanitaire qui a durement éprouvé les économies africaines à en croire diverses études, le groupe, indique-t-on, partage la conviction que la question des dettes publiques africaines devrait être traitée dans le respect de la souveraineté des États africains et que celle-ci devrait être renforcée.

Notons que « A new ROAD » (ndlr : une nouvelle route en Français), créé à l’initiative de Nicolas Jean, associé et membre du comité exécutif du cabinet d’avocats Gide, et de la société indépendante de conseil aux États, Global Sovereign Advisory (GSA), se veut une entité à but non lucratif et apolitique.

Séna Akoda

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Atakpamé, « la ville des 7 collines » (161 km de la capitale togolaise) va, les mois à venir, faire peau neuve avec le lancement des travaux de réhabilitation de 30 km de route par Yawa Kouigan, la mairesse de la Commune Ogou 1. Des voies secondaires, plus exactement. 

Objectif: "soulager les administrés en améliorant quelque peu la praticabilité de ces rues qui desservent les quartiers de la commune", souligne l'autorité locale.

Ces travaux d’infrastructures, engagés au plan local, devraient compléter les efforts des autorités centrales togolaises, visant à inscrire le Togo sur la cartographie des nations modernes. « Le gouvernement togolais est engagé depuis plusieurs années dans la mise en œuvre de programmes ambitieux de développement visant à faire du Togo une nation moderne avec une croissance économique inclusive et durable », a déclaré l’autorité locale. Les détails des travaux, notamment leur coût, délai d’exécution et les noms des entreprises exécutantes, n’ont pas été communiqués. Et pour cause, les travaux n'ont pas été quantifiés.

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D'après la native d'Atakpamé, c'est une approche participative qui a été privilégiée: "nous participons aux différents postes à raison de nos capacités. Nous réfléchissons ensemble à ce qu'il y a à faire. Tel met des engins à disposition, tel les alimente en carburant, tel paie les ouvriers, un autre recherche les matériaux", détaille-t-elle.

Plaidant pour la mobilisation de ses administrés au profit de la commune, Yawa Kouigan lance ce cri de cœur ; « Si nous-même ne commençons pas quelque part, en vain irons-nous plaider pour que d’autres ressources soient mobilisées… ».

Dans ce sillage, elle encourage les sociétés installées à Atakpamé à « un partenariat vertueux et fructueux avec la commune, par l’exercice d’une responsabilité sociétale librement souscrite où ils appuieront la commune à développer des projets économiques et à préserver l'environnement ».

Séna Akoda

Au Togo, plus de 500 millions FCFA vont être dédiés aux travaux de construction et de réhabilitation de 7 infrastructures scolaires, indiquent les résultats d’une procédure d’appels d’offres consultés par Togo First.

Plus spécifiquement, il s’agira des établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle dans plusieurs localités du pays, comme Kara, Dapaong, Atakpamé.

Dans les détails, le groupement d’entreprises ETTB/ICO BTP s’adjuge la plus grande partie des marchés à hauteur de plus 300 millions FCFA tandis que IS Construction, avec l’autre portion dont elle est attributaire, va réaliser les travaux envisagés, avec environ 200 millions FCFA.

Le marché sera financé par le Fonds National d’apprentissage, de Formation et de Perfectionnement Professionnels (FNAFPP), qui bénéficie de l’appui de KfW, le bras financier de la République Fédérale d’Allemagne.

 En rappel, le budget alloué au secteur éducatif au Togo est de 195,5 milliards FCFA, où le cahier des charges s’articule autour de « la poursuite de la construction des salles de classe accessibles à tous, de la fourniture de matériels pédagogiques et didactiques ainsi que du recrutement et de la formation des éducateurs ».

Séna Akoda

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Dans une récente étude, l'agence Moody’s analyse les risques que courent les banques de plusieurs pays du continent, dont le Togo, face aux défis environnementaux et climatiques. Cette étude a permis notamment de faire une cartographie des secteurs où ces banques sont les plus engagées, et les différents niveaux de risques associés.

Si, dans l’ensemble, les banques togolaises sont relativement moins exposées aux risques environnementaux, comparé à d’autres pays du continent, elles ont néanmoins des défis à relever, notamment dans les secteurs du transport et logistique, du commerce, et dans l’exposition aux dettes et obligations d’Etat.

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Commerce et transports, les secteurs les plus financés

Les plus gros secteurs d’engagement des banques togolaises, en termes de crédit, sont le Commerce et le transport.

En effet, les activités de commerce (en gros et détail) représentent 26,8% des crédits accordés par les banques togolaises. Ceci les met dans une position à surveiller, parce que ce domaine, selon l’évaluation de Moody’s, est soumis à un “risque modéré”, en termes de défis environnementaux.

Cependant, le secteur avec le plus haut niveau d’exposition et le plus gros risque pondéré, est celui des Transports et logistiques, qui représente 17,5% des prêts bancaires...et présentent un “risque élevé", selon l’étude.

Les secteurs secondaires : 

Les secteurs secondaires, en termes d'engagement et de risques, sont ceux de l'Industrie et de la manufacture (qui pèsent 7,7% des engagements des banques) et de la Production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau (5,5%). Ces deux secteurs présentent un "risque modéré". 

L’agriculture (toujours) délaissée

Notons par ailleurs la très faible participation des banques aux activités agricoles (agriculture, sylviculture et élevage). Selon les données de Moody's, les acteurs bancaires togolais ne sont engagés sur ce segment qu’à hauteur de 0,1% de leur portefeuille. Si les autorités togolaises estiment que le niveau d'engagement des banques est deux fois plus important, ce chiffre reste néanmoins, très minime. Le secteur est modérément exposé aux risques environnementaux, s'il en est.

Le défi des dettes souveraines

Au-delà de ces activités de crédit, le secteur bancaire togolais est potentiellement exposé à cause de leurs engagements sur les dettes et les obligations d’Etat.

En effet, « Les banques africaines sont vulnérables aux risques environnementaux plus larges auxquels sont confrontés leurs gouvernements en raison de l'importance de leurs avoirs en obligations et prêts d'État », souligne l'analyste.

Or, dans le cas des banques togolaises, l'exposition aux dettes d'Etat représente près de 4 fois leur total en fonds propres (plus de 250%). Un notable effet de levier qui pourrait se retourner contre elles en cas de pépin (comme par exemple, une détérioration des paramètres de crédit souverain due à des chocs climatiques).

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Une situation qui devrait continuer 

Notons au reste que le lien étroit entre les banques et les dettes souveraines devrait encore se renforcer dans un avenir proche, notamment à cause de la pandémie de Covid-19.

Ainsi, « Nous nous attendons à ce que les banques maintiennent une exposition élevée au gouvernement, car les déficits budgétaires importants, qui ont été exacerbés par la pandémie, maintiendront les besoins de financement du gouvernement à un niveau élevé. », souligne Moody’s.

Pour rappel, selon les plus récentes statistiques, 90% de la dette des États sur le marché de l’Uemoa, est déjà détenue par les banques commerciales.

Ayi Renaud Dossavi

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Le groupe malgache Axian à travers sa fondation et sa filiale Togocom, a lancé ce 25 mars à Lomé, Nunya Togocom et Lanmésén TMoney, deux programmes quinquennaux visant à soutenir les secteurs de l’éducation et de la santé au Togo. 

A travers le programme Nunya Togocom, le groupe compte ainsi “favoriser l’accès à l’école primaire et d’améliorer les conditions d’éducation, à travers la construction de salles de classe dans des zones où les enfants ont un accès limité ou inexistant à des infrastructures scolaires décentes.” Quant à Lanmésén, adossé au service de mobile money de l’opérateur, le programme cible en priorité les jeunes et vise à promouvoir la santé préventive à travers la pratique du sport.

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En marge du lancement des deux programmes, une convention de partenariat a été signée entre Togocom, la Fondation Axian et le ministère de l'enseignement primaire, secondaire, technique et de l’artisanat. Pour sceller l’accord naissant, un lot de matériels didactiques (manuels scolaires, chaises, tables et ordinateurs) a été offert au ministère.

Par ailleurs, la Fondation Axian monte et déploie la stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) du groupe en collaboration avec les diverses filiales. Les programmes s'articulant autour de partenariats avec des acteurs locaux.

Klétus Situ

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3ème producteur mondial de pommes et 1er européen, l’Etat polonais veut renforcer ses relations économiques avec le Togo. Dans cette optique, la toute nouvelle ambassadrice de l’outre-Oder auprès de Lomé, Joanna Tarnawska, a échangé en début de semaine avec le ministre du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, Kodjo Adedze.

La diplomate a exprimé l'intérêt de son pays pour divers projets inscrits au volet économique de la feuille de route gouvernementale. La Pologne porterait un intérêt particulier aux secteurs de l’industrie et du commerce, apprend-on. Les deux officiels ont également évoqué l’assistance technique que l’Etat polonais pourrait apporter aux PME/PMI togolaises dans ces secteurs et les échanges entre les opérateurs économiques des deux pays. 

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Par ailleurs, le partenariat public-privé entre le gouvernement togolais et le groupe polonais Asseco Data System, leader européen de la cyber-sécurité au sein de la joint-venture Cyber Defense Africa, est aujourd’hui le meilleur symbole de coopération économique entre les deux pays. 

Pour rappel, les 2 pays sont liés par un accord de partenariat commercial en vigueur depuis le 05 juin 1962.

Klétus Situ

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