Togo First

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Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, et Président en exercice de la Coalition G5 Sahel, est décédé ce mardi 20 avril 2021.

L'information a été rendue publique ce matin par des sources officielles, annonçant que le Chef d’Etat a succombé à ses blessures, alors qu’il était au Front, dans des affrontements contre des factions rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde (Fact). Le Chef d’Etat venait tout juste d’être réélu pour un nouveau mandat à la tête de son pays.

Ce décès tragique met fin à 30 ans de règne, à la tête du Tchad, depuis son arrivée au pouvoir en décembre 1990, après avoir chassé le dictateur Hissène Habré.

Dans la foulée, un conseil militaire, dirigé par son Fils Mahamat Deby Itno, a été mis en place et a promulgué une charte de transition, d’une durée de 18 mois.

Quel impact sur la lutte contre le Terrorisme ?

Pour les pays de la sous-région, le décès de celui qui se faisait depuis peu appeler Maréchal du Tchad, pourrait causer une accentuation des mouvements de déstabilisation de la sous-région, avec des poussées de mouvements terroristes.

Plusieurs experts craignent déjà des impacts dans la stabilisation de la région du Sahel dans son ensemble.

Vu le rôle prépondérant joué par le Tchad dans la lutte contre le terrorisme. Avec son implication aux côtés de partenaires occidentaux comme la France, ou dans le G5 Sahel, le Tchad de Deby jouait en effet un rôle de tampon, entre l’Afrique occidentale et les vagues de déstabilisation en provenance notamment de Libye depuis la chute du colonel Kadhafi.

Des remous politiques internes, conjugués à d’autres facteurs politiques dans les pays voisins, pourraient accentuer les pressions sur le terrain du terrorisme. Notamment dans la bande sahélienne et en Afrique occidentale soudano-sahélienne, qui comprend plusieurs pays de l’Uemoa.

Toutefois, outre Deby, plusieurs dirigeants de la sous-région, notamment le Président togolais Faure Gnassingbé, se sont impliqués davantage dans la lutte contre les poussées terroristes. Une question stratégique majeure, qui était notamment à l'agenda de sa rencontre avec le Chef d'Etat français, Emmanuel Macron.

Ayi Renaud Dossavi

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Comme déjà ressenti au terme du 3e trimestre, le bénéfice d’Oragroup n’a pas réussi à garder la pleine forme des années précédentes en 2020. Conséquence d’un coût du risque qui s’est envolé tout le long de l’année, sous pression de la crise sanitaire de la Covid-19.  La casse aurait été plus importante sans les mesures d’assouplissement de la BCEAO, notamment les reports d’échéance.

Même si Ferdinand Ngon Kemoum, son Directeur Général, s’est satisfait d’une ‘’intense activité” qui “démontre la force opérationnelle et commerciale du groupe”, le résultat net d’Oragroup est ressorti nettement affaibli.

Si l’activité bancaire est restée, certes, résiliente, en témoigne une hausse de 6% du PNB, favorisée notamment par des revenus d’intérêts en progression, la gestion opérationnelle “exemplaire” du groupe n’a pu freiner les impacts négatifs du coût du risque sur le résultat net. Le coût du risque s’est envolé pour atteindre 39 milliards FCFA, en hausse de 75%, alors que les provisions ont augmenté de 68%.

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D’un autre côté, le bénéfice net du réseau bancaire a chuté de plus de 50% par rapport à 2019 où il était de 18,3 milliards FCFA, pour arpenter un peu près de 9,5 milliards. 96% de ce profit net est issu des participations ne donnant pas le contrôle à la holding, ce qui sous-entend une contre-performance des filiales du groupe bancaire basé à Lomé. Un an plus tôt, les intérêts minoritaires représentaient moins de 50% du résultat net.

Le groupe note toutefois une satisfaction du côté de son bilan. Les actifs ont atteint 3 268,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 24% par rapport à l’année précédente. Résultat d’une augmentation de 16% des créances à la clientèle à 1 584,8 milliards de francs CFA, malgré les vents contraires provoqués par la crise sanitaire de la Covid-19. De même, la confiance de la clientèle ne s’est pas émoussée. Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank ont progressé de 17% pour s'élever à 2 124 milliards de francs CFA. 

Pour rappel, la cession de 61% d’Oragroup qui a opéré en 2019, la plus grosse introduction à la BRVM,  au fonds de pension ivoirien, CGRAE, par Emerging Capital Partners (ECP), actionnaire majoritaire,  a été rejetée en 2020 par le régulateur.

Fiacre E. Kakpo

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Le prédécesseur de Mila Aziable au poste des Mines et de l’Energie, absent un temps du gouvernement de Victoire Tomegah-Dogbé, vient de faire un come-back aux affaires. Dèdèriwè Ably-Bidamon occupe désormais le poste de Conseiller du Président de la République en charge des questions relatives à l’Économie Numérique et au Digital, avec rang de ministre.

Ce devrait être un retour à ses amours pour l’ingénieur de formation, qui a une expertise particulièrement poussée dans le domaine de la téléphonie et des télécoms. En effet, celui qui est titulaire d’une maîtrise en Télécommunication à l’Université de Lille en France, a également un DEA en Electronique, parcours qu’il complètera avec un Master en Ingénierie des réseaux de télécommunications. Il a par ailleurs été directeur général de Togo Cellulaire.

En rappel, l’ambition des autorités togolaises déclinée dans la feuille de route 2020-2025, est de faire de leur pays, un hub de la révolution digitale. « Il s’agira désormais de digitaliser tous les services publics, la création d’un registre social unique, de réaliser l’identification biométrique et d’investissements importants dans les infrastructures numériques », avait récemment développé Sandra Ablamba-Johnson, ministre-Secrétaire Générale de la présidence togolaise.

Séna Akoda

Deux ans après le lancement des travaux de construction du Carrier Hôtel, tout premier centre togolais de traitements de données et de colocation d’espace d’hébergement pour entreprises, le gouvernement passe à la phase d’implémentation de la bande passante pour cette infrastructure numérique.

Pour ce faire, il a lancé jusqu’au 22 juin prochain, une procédure publique internationale en vue de l’acquisition de la bande passante, a appris Togo First auprès du Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale (MENTD).

L'acquisition et la mise en service de la bande passante au profit du Carrier Hôtel du Togo sont prévues via un contrat particulier de plus en plus usuel dans le domaine des télécommunications appelé IRU (Indefeasible right of use (IRU) ou droit irrévocable d’usage.

Dans le cadre de la procédure lancée par le gouvernement togolais pour le compte de la Société d’Infrastructures Numériques (SIN), les éventuels opérateurs télécoms sont exhortés à soumettre une offre stipulée pour une période de deux à trois ans avec comme prix de référence, 1, 83 million $.

La SIN a été créée au Togo pour détenir des actifs stratégiques du secteur des télécommunications et des nouvelles technologies de l’information.

Quant aux coûts de maintenance de la bande passante, ils ne devraient pas dépasser 100 000 $ ; mais seront supportés par le gouvernement togolais, indique-t-on.

Sur la période des deux à trois ans, le Togo aura, une fois la transaction effectuée, le droit d'utiliser de manière inconditionnelle et exclusive la capacité correspondante du réseau qui aura été spécifiée dans le contrat d’IRU.

Pour rappel, la gestion de cette infrastructure devrait être confiée pendant 05 ans, au groupe panafricain Liquid Telecom, fournisseur de connectivité internet qui a remporté pour 2,9 milliards FCFA, ce marché.

Séna Akoda

Quinze jours après l’ouverture de leur audit pour la certification de l’aérodrome, les experts mobilisés révèlent que l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) est en cohérence à 80% avec les exigences de l’Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI), en matière de sécurité. Un niveau qui dépasse la moyenne mondiale qui se situe à 60%, relève Edem Semenya, inspecteur d’aérodrome et chef d’équipe de l’audit. Cela va sans dire, estime-t-il, « que la structure (ndlr : l’AIGE) est en bonne voie pour la certification », le précieux sésame pour continuer d’exploiter son aérodrome.

Selon les exigences de l’OACI, ajoute l’expert, « nul ne peut exploiter un aérodrome civil accueillant du trafic international, s’il n’a pas obtenu un certificat de sécurité aéroportuaire ».

Si d’après les résultats rapportés, l’AIGE est en phase avec les normes de l’OACI en matière de certification, les experts lui ont tout de même formulé des recommandations, en vue d’améliorer certains aspects comme la mise à jour du manuel d’aérodrome et du manuel SGS ainsi que le balisage des obstacles identifiés sur l’aérodrome.

Evoquant la suite du processus, le Colonel Gnama Latta annonce qu'un rapport de l’audit réalisé sera transmis à l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) qui devra le retransmettre à la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin, avec une demande d’un plan d’actions correctives à mener. Une fois ce plan validé, l’ANAC délivrera à l’AIGE, son certificat définitif d’aérodrome, apprend-on.

En rappel, l’AIGE a récemment décroché son certificat sanitaire, entre autres pour sa gestion de la Covid-19.

Séna Akoda

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A fin de 2020, le taux d’endettement du Togo, c'est-à-dire le niveau de sa dette comparée à son PIB, est passé à 59%, selon le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya. 

Ce chiffre marque une hausse de 8%, par rapport aux 51% d’endettement du pays à la fin du troisième trimestre 2020, après le rebasage du PIB.

Cette opération, on s’en souvient, avait fait passer le PIB national de 3216,8 milliards FCFA à 4230,6 milliards FCFA (pour 2019), par changement de système comptable et une meilleure prise en compte du secteur informel, avec des prévisions de près de 4400 milliards FCFA pour 2020. Une embellie qui aura fait passer le taux d’endettement alors de 68,3%, avant rebasage, à 51,9 % en 2019. 

Recours à la Dette 

Entre-temps, le pays aura donc de nouveau gonflé ses engagements auprès des créanciers extérieurs, bien qu’on soit encore loin des 70%. Une situation qui s’explique en partie par les pressions exercées par la pandémie de Covid-19, qui aura engagé d’importantes dépenses.

Le pays aura mobilisé des liquidités importantes, notamment sur les marchés de l’UMOA, avec par exemple les Bonds de relance de la BCEAO.

Dans la foulée, la même année, le déficit budgétaire togolais a atteint 6,12%. Avec des dépenses en hausse de 31%, passant de quelque 856 milliards en 2019, à 1132 milliards en 2020.

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Pas une surprise

 Cette évolution n’est du reste pas une surprise, du fait de l’effet de la Covid-19 sur les économies.

En effet, déjà l’an dernier (peu après le rebasage) des experts et institutions multilatérales entrevoyaient une hausse de l’endettement du pays, à cause de la situation sanitaire et de la riposte engagée. 

Ainsi, pour la Banque mondiale, « La dette publique totale [était] projetée à la hausse, se situant à 71,0% du PIB en 2020 » (C’était visiblement sans compter le rebasage). 

La Reprise tant attendue

L’un dans l’autre, le Togo se veut optimiste mais prudent, pour cette nouvelle année. Selon les perspectives pour 2021, la progression de l'activité économique devrait s'accélérer de 4,8%, pour récolter notamment les fruits des efforts consentis l’an dernier, et les mesures prises pour une maîtrise des effets de la pandémie et relancer la croissance.  Note encourageante à cet égard, l’activité et la croissance économiques se sont montrées plus résilientes que prévues, l’an dernier.

Pour rappel, à la fin du premier semestre 2020, la dette publique du pays était encore d’environ 2 407 milliards FCFA (un peu plus de 4,12 milliards $), une dette principalement libellée en Francs CFA. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, au moins 438 entreprises et 1454 particuliers ont obtenu des banques des reports d’échéances, conformément à la mesure d’assouplissement mise en place par BCEAO, a informé jeudi dernier, Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances. Au total, le remboursement de 28 milliards FCFA ont été repoussés afin de donner une bouffée d’oxygène aux entreprises et particuliers frappés de plein fouet par la crise sanitaire.

Introduite le 21 mars 2020 au tout début de la pandémie dans la sous-région, la mesure du report d'échéance autorisait les Banques à accorder aux entreprises affectées et qui le sollicite, des reports d’échéances de 3 mois renouvelables une fois, sans charge d’intérêt, ni frais, ni pénalité de retard.

En contrepartie, les banques obtenaient de classer ces créances reportées dans la catégorie de créances saines, sans que cela ne fasse de dégâts sur leur bilan, la qualité de leur portefeuille, leur coût du risque, leur rentabilité et leurs fonds propres.

 “Le classement des échéances reportées dans un compte spécifique de la catégorie des créances saines permettra également de dissiper la crainte des banques sur un potentiel effet de contagion en cas de défaut sur les prêts initiaux, suite à l’aggravation de leurs expositions qui pourrait découler de l’octroi de facilités additionnelles pour permettre aux débiteurs de relancer leurs activités afin de pouvoir honorer leurs engagements”, avait analysé Kossi Djokoto, analyste financier chez ‎Attijariwafa bank au Togo (BIA). 

Au total, les banques ont accordé 590 milliards FCFA de nouveaux crédits en 2020, ce qui porte le montant total des créances bancaires sur l'économie à 1306 milliards, soit 30% du PIB rebasé. Un dynamisme, dans l'absolu, salué par Sani Yaya.

Fiacre E. Kakpo

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Au Togo, la qualité des services financiers s’est nettement améliorée au cours de l’année 2020. C’est l’un des constats  présentés par Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, en ouverture de la première réunion de l’année du Conseil national du Crédit (CNC). 

Cette amélioration tient principalement à l’extension des services de proximité par les banques et les microfinances. Le réseau de distributeurs bancaires s’est notamment élargi et de nouveaux points de service ont été installés. 

Au total, les banques ont déployé 22 distributeurs automatiques en plus. De leur côté, les microfinances ont implanté 9 nouveaux points de services sur toute l’étendue du territoire. 

Pour le ministre, bien que ces actions pour rendre les services financiers plus accessibles et plus proches des usagers soient “appréciables, surtout en pleine crise sanitaire” des efforts restent à faire par les dirigeants de banques et de microfinances pour “la prise en charge diligente des réclamations de leur clientèle.”

Klétus Situ

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Le Togo s’est adjugé ce vendredi 16 avril sur le marché financier régional, 82,5 milliards FCFA pour alimenter sa caisse. Des recettes qui correspondent à 41,6% du total de souscriptions qu’il a enregistrées et qui s’élève à 198 milliards FCFA ; soit un taux de couverture de 265% alors que le pays ne recherchait que 75 milliards FCFA.

Pour ce faire, le pays a recouru à une émission simultanée de trois titres publics (des Obligations Assimilables du Trésor), assortie de trois maturités : 05 ans, 07 ans et 10 ans.

Dans le détail, les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) de 5 ans de maturité ont rapporté 8,25 milliards FCFA, celles de 7 ans ont permis au pays de récolter plus de 15,5 milliards FCFA. S’agissant des OAT stipulées pour 10 ans, elles ont généré 58,7 milliards FCFA pour le Togo.

S’inscrivant dans la tendance du début de l’année 2021, cette nouvelle émission à succès annonce, de l’avis d’un financier, les couleurs des performances que le Togo entrevoit sur le marché financier régional, au cours de ce deuxième trimestre. Une période où le pays ambitionne de mobiliser en tout, 165 milliards FCFA en ligne avec son plan de relance post-Covid-19.

Séna Akoda

Pour boucler la phase de mobilisation du budget du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5), le Togo ne devra encore collecter que moins de 2 milliards FCFA.

Alors qu’avec le concours de ses partenaires techniques et financiers (PTF), le pays devrait mobiliser 8,6 milliards FCFA pour cette opération initialement prévue en 2020, 7 milliards FCFA sont déjà collectés dont 3, ce jeudi 15 avril au cours d’une table-ronde. Ces fonds qui représentent environ 80% des ressources nécessaires devraient servir à financer les premières activités prévues dans le cadre de cette opération.

Au cours de cette rencontre virtuelle autour de la question de mobilisation des ressources présidée par Sandra Ablamba-Johnson, ministre-Secrétaire Générale de la Présidence togolaise, les partenaires techniques et financiers (PTF) dont le chef de file est le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), se sont engagés de manière ferme, à apporter les ressources manquantes. 

Notons que si selon les estimations, la population togolaise avoisinerait les 8 millions d’habitants, le RGPH-5 permettra d’avoir les données statistiques exactes en matière de population et de l’habitat. D'après les données du RGPH-4 qui a eu lieu en 2010, le Togo comptait un peu plus de 6 millions d’habitants. 

Séna Akoda

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