La journée du 03 mai 2021 sera fériée, chômée et payée sur toute l'étendue du territoire nationale. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social à travers un communiqué rendu public ce jeudi 29 avril 2021.
La mesure vise à permettre aux travailleurs « un regain d'énergie et de vigueur » après les célébrations du 27 avril et du 1er mai pour une bonne reprise des activités économiques.
Par ailleurs, le gouvernement invite les centrales syndicales, les organisations professionnelles et les travailleurs à limiter les célébrations au strict minimum, en privilégiant notamment les plats emportés.
Daniel Agbenonwossi (stagiaire)
Le gouvernement togolais compte réglementer les baux d'habitation pour mettre fin à la spéculation dans le secteur de l’immobilier. Un projet de décret a été examiné en ce sens, ce jeudi 29 avril, en conseil des ministres.
Concrètement, l'exécutif veut fixer les procédures relatives au bail d’habitation, établir un plafond pour la caution et la garantie de loyer. Face aux difficultés d’accès aux logements liées notamment à la faiblesse de l’offre et aux abus des propriétaires et agents immobiliers, une telle législation s’avère nécessaire, a justifié le gouvernement.
Par ailleurs, portés par la Caisse nationale de sécurité sociale et d’autres acteurs privés, plusieurs gros projets immobiliers de moyen et haut standing ont vu le jour ces dernières années au Togo. Les projets Well City, Eldorado (en périphérie de Lomé) et Renaissance en plein cœur de la ville ciblent notamment une classe moyenne de plus en plus croissante.
S’agissant des logements sociaux et low-cost, le pays prévoit d’en construire 20 000 d’ici 2022. Ambition qui va se matérialiser par un accord de PPP signé début mars entre l’État Togolais et Shelter-Afrique pour la construction de 3000 logements à bas coût dans la capitale, Lomé.
Klétus Situ
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Partenariat entre le Togo et Shelter-Afrique pour la construction de 3000 logements low-cost à Lomé
Le Togo s’est doté d’une stratégie nationale de promotion des exportations togolaises vers le marché africain, alors que le continent met les bouchées doubles pour la mise en œuvre effective de l’accord sur la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf).
Une communication a été présentée sur cette stratégie par Kodzo Adedze, ministre du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, informe le relevé du Conseil des Ministres tenu ce jeudi 29 avril 2021.
Plus spécifiquement, il s’est agi pour le Togo à travers cette stratégie, d’identifier les opportunités commerciales et d’industrialisation, les contraintes ainsi que les mesures nécessaires pour profiter des marchés nationaux, régionaux voire mondiaux dans le contexte de la ZLECAf.
En rappel, ce plan stratégique, indiquait-on à la faveur d’une rencontre en 2019 visant à le valider, cible un certain nombre de chaînes de valeur au Togo pouvant être compétitives dans le contexte de la Zlecaf. Notamment dans le secteur agricole, la transformation du Phosphate, et la production de l'huile. Dans le secteur des services, on évoquait les télécoms, le service aux entreprises, les service financiers, et le tourisme.
Séna Akoda
12ème sur les 30 SGI que compte l’Umoa, la SGI-Togo annonce avoir effectué 7,24 milliards FCFA de transactions boursières sur la BRVM en 2020. Ce volume qui représente seulement 1,47% des transactions opérées au cours de l’année sous revue, reste faible par rapport à ceux des mastodontes de la place boursière abidjanaise tels que la CGF Bourse, Hudson & Cie, Attijari SWA.
Dans un bilan confié au confrère Focus Infos, la société d’intermédiation a évalué son portefeuille d’actifs sous gestion à plusieurs centaines de milliards de FCFA. Depuis 1996, date de sa création, elle revendique avoir représenté une vingtaine de clients, la plupart de grandes enseignes (BIDC, BOAD, PalmCi, Oragroup, Etat du Togo, Togo Telecom, Togocel) sur des opérations de levées de fonds estimées à plus de 900 milliards FCFA (actions et obligation). La dernière en date concerne les billets de trésorerie émis en novembre 2019 par Oragroup. Une opération co-arrangée avec CGF Bourse et souscrite à 100% pour un montant total de 35 milliards FCFA.
Alors que de nouveaux défis pointent à l’horizon, la société dirigée par Jean Kokouvi ETSE est en pleine mutation digitale. Un segment sur lequel elle a accusé un retard sur ses principaux concurrents.
« La SGI TOGO s’est inscrite dans une stratégie de digitalisation de ses activités. A ce titre, en plus des comptes qui sont mis et consultables en ligne, nous sommes en train de rendre opérationnelle, la bourse en ligne conformément aux recommandations du régulateur », confie-t-on.
Au Togo, Sodigaz, le distributeur de gaz domestique change de dénomination pour devenir Zener. L’annonce a été faite par la société qui indique de même avoir procédé à un changement de son identité visuelle.
Le nouveau « logo reflète l’ambition et la force de l’entreprise à franchir de nouvelles étapes en innovant pour ses clients. La nouvelle dénomination qui combine « Zéntitude » et « Energie » s’adosse au cœur de notre métier et à la culture de notre entreprise », explique Simplice Kpeto, Directeur Commercial et Marketing chez Zener.
Désormais, l’entreprise ambitionne d’élargir ses horizons, en mettant un accent particulier sur le développement durable et la digitalisation.
Acteur majeur qui, depuis sa création, s’est positionné comme l’un des principaux opérateurs des secteurs du gaz et de l’énergie au Togo, Sodigaz est une des sociétés de l’Homme d’affaires togolais Jonas Daou, actuel Président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET). Il dirige également DIWA International, une autre entreprise, spécialisée dans la concession des véhicules de marques CHEVROLET et ISUZU, et est le représentant du Britannique MG Motors au Togo.
Pour rappel, la société de distribution du Gaz pétrole liquéfie (GPL), située dans la zone franche de Lomé, fait partie de la cohorte de dix entreprises de la sous-région, choisies en fonction de leur fort potentiel de croissance, dans le cadre du premier programme Élite de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Une sorte de troisième compartiment dédié aux PME-PMI de la zone UEMOA.
Séna Akoda
Timeless Capital Technology, la fintech, de l’ex international togolais Donaldson Sackey, spécialisée dans la cryptomonnaie connait un nouvel investisseur. Il s’agit du footballeur tunisien, Änis Ben-Hatira qui a longtemps évolué en Bundesliga, le championnat d’élite allemand.
Cet investissement a surtout été motivé par le potentiel de croissance du Timeless Capital Coin, la crypto-monnaie lancée en septembre dernier par la fintech. “Je pense que c'est la meilleure idée d'investir dans Timeless Capital Technology parce que je crois en la technologie qu'ils développent et en la vision qu'ils ont pour l'Afrique”, a déclaré le footballeur tunisien.
Timeless Capital a confié à Togo First être en discussion avec plusieurs investisseurs potentiels futurs partenaires institutionnels, ainsi que des gouvernements en Afrique du Sud, en Namibie, au Ghana, à Madagascar et au Nigeria.
Il faut dire que les technologies de la Blockchain intéressent beaucoup dans le sport. Russell Okung et Sean Culkin, tous de joueurs de NFL (ligue professionnelle de football américain), se font déjà rémunérer en Bitcoin. En mars, la Juventus de Turin a fait de Cristiano Ronaldo, le premier footballeur à être payé en crypto-monnaie. Il a reçu 770 JUV (crypto du club) pour son 770 ème but en carrière.
Klétus Situ
Le ministère de l’économie et des finances a mandaté le cabinet AfricSearch pour le recrutement d’un collège d’experts, de cadres de haut niveaux et juniors dans des domaines et spécialités variés. Cette vague de recrutement intervient dans le cadre du Programme d’Appui à la Gouvernance Économique (PAGE) de la Banque mondiale au Togo.
Dans le détail, ces recrutements viendront renforcer les capacités stratégiques et opérationnelles des directions générales du budget et des finances ; des études et analyses économiques. Elle concerne également la direction nationale du contrôle financier et celle en charge de la gestion de la dette publique et du financement.
Un cadre de haut niveau et deux cadres juniors seront mis à disposition de chacune de ces directions. Globalement, ils devront collaborer avec les directeurs de département et effectueront des missions allant de l’élaboration de plans, politiques et autres documents stratégiques au suivi de leurs mises en œuvre et évaluations. Par ailleurs, un haut cadre sera aussi recruté au profit de la direction des ressources humaines.
Quant aux experts qui rejoindront la cellule d’appui technique du ministre, leur rôle sera essentiellement de lui fournir des conseils, données et analyses pointues sur les questions sectorielles. Ce qui permettra au ‘’chancelier de l’échiquier’’ d’effectuer une meilleure allocation des ressources, d’assurer la gestion économique et le développement des secteurs concernés. Il s’agit notamment de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, des infrastructures, des mines, énergie et eau.
En rappel, le Programme d’Appui à la Gouvernance Économique, lancé officiellement en octobre 2018 pour 5 ans, est financé par l’Union Européenne et la Banque Mondiale à hauteur de 20 millions $.
Klétus Situ
Le gouvernement a procédé ce mercredi 28 avril 2021 au lancement à Lomé du processus d’élaboration d’une politique nationale d’intégration des TIC dans l’enseignement, a appris Togo First.
Le pays qui ambitionne de devenir d’ici à 2025 un hub digital, se dotera ainsi d’un outil de promotion du numérique dans l’enseignement alors que la pandémie de Covid-19 a obligé ses universités publiques à amorcer la transition vers l’E-learning.
Il est à noter toutefois que l’introduction du numérique comme outil d’enseignement a démarré quelques années avant la survenue de la Covid-19 même si cette dernière est considérée comme le catalyseur du processus. Comme illustrations, évoque-t-on, il y a l’environnement numérique du travail (ENT) dans les lycées techniques du pays et le Wifi-Campus.
Également apprend-on, une politique nationale d’intégration des TIC dans l’enseignement devrait être en cohérence avec l’ambition des autorités togolaises de promouvoir la création massive d'emplois, notamment dans le numérique, l'un des créneaux porteurs contemporains.
« Il y a des métiers clés comme la cybersécurité, la gestion des data-center ou d’autres relatifs au multimédia dans lesquels les entreprises recrutent », avait fait observer Cina Lawson. « On a besoin que nos jeunes soient formés pour pouvoir être recrutés dans ces domaines », avait-elle souligné.
C’était à l’occasion d’un séminaire de restitution pour la mise en œuvre des modules de formations spécialisées en TIC, organisé dans le cadre du Programme régional ouest-africain de développement des infrastructures de communication (WARCIP).
Séna Akoda
Le Togo vient d’inaugurer la Centrale Kekeli Efficient Power, une infrastructure énergétique de 65 MW de capacité, censée produire annuellement 532 GWh d'énergie pour alimenter plus de 250 000 foyers togolais, soit plus de 1,5 million de personnes. Cette unité électrique, qui devrait augmenter de 50 % la capacité de production électrique du pays, constitue une étape décisive vers l’autonomie énergétique, ont régulièrement affirmé les autorités togolaises.

Inauguration de la centrale Kekeli Efficient Power
Mais, à côté de l'infrastructure énergétique qui a réuni plusieurs acteurs publics comme privés, se tient toute une infrastructure financière, qui a permis de mobiliser les ressources et lancer la machine, après quelque trois ans de négociations multipartites. Retour sur un montage financier qui a accouché d'une centrale.
Genèse
Tout commence en 2018, a confié à Togo First Marc Ably-Bidamon, alors ministre en charge de l’Énergie.
Le pays, pour concrétiser son projet, lance un appel à concurrence pour un dialogue compétitif, adressé alors à plusieurs acteurs privés, notamment l’Allemand Siemens, Eranove, le Turc Aksa, l’Italien Ascot, et l’Américain ContourGlobal. Ce dernier, qui a développé et exploite déjà une centrale dans la zone portuaire togolaise, va vite décliner l’offre.
Après tractations, le Groupe Eranove va remporter l’appel d’offres pour la conception, le développement, l’exploitation et la maintenance de l'infrastructure, qui entendait alors compter sur un apport en GNL (Gaz naturel liquéfié) de la Guinée équatoriale. Une option qui va vite tourner court.
Lire aussi : (Mai 2018) Togo : le gouvernement va installer une seconde centrale thermique en GNL de 60 Mw à Lomé
Les travaux démarrent officiellement en juin 2019, à la veille du Forum économique Togo-UE. Engagée sur le projet, Eranove, filiale du Fonds Emerging Capital Partners (ECP) va mettre à contribution sa sœur Oragroup (également filiale d’ECP), ainsi que la Banque ouest africaine de développement (BOAD). Une participation d’autant plus facilitée que les deux institutions, la première étant une multinationale bancaire privée, et la seconde une institution multilatérale sous-régionale, sont toutes basées à Lomé.

Signature de convention de concession de production d’électricité pour la centrale électrique de Kékéli Efficient Power.
Les deux entités vont notamment mobiliser d’autres établissements bancaires et financiers de la sous-région, comme Africa Finance Corporation (AFC), la Banque Atlantique Togo, la Banque Internationale pour l’Afrique au Togo (BIA Togo) et NSIA Banque Bénin, réunis au sein d'un pool d’acteurs sous-régionaux.
Dans la mobilisation de ces institutions financières, le Marocain Attijariwafa Bank jouera le rôle d’agent de crédit du financement, et GuarantCo, un fonds de garantie détenu par le Private Infrastructure Development Group (PIDG) leur fournira la garantie d’extension de liquidité à hauteur de 14,2 milliards FCFA (23,8 millions USD). Ce matelas financier devrait permettre aux banques commerciales d'accorder des prêts à Eranove, pour une durée de 14 ans, en vue de l’aider à faire face à ses besoins en fonds de roulement.
Participation locale et une armée d’avocats
En l’absence de réponse convaincante du secteur privé, l’État va s’appuyer sur des entités publiques et parapubliques, comme la CNSS, l’INAM et la CCIT pour créer Kiféma, un véhicule d’investissement géré par Togo Invest.
De son côté, le gouvernement togolais va faire appel au secteur privé national en ligne avec le PND, et en réponse à un premier besoin de participation, pour mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation du projet dont le coût initial est estimé à 65 milliards FCFA.
Cependant, en l’absence de réponse convaincante, l’État va se retrousser les manches, en s’appuyant sur des entités publiques et parapubliques, comme la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale, de plus en plus engagée sur divers projets de développement), le tout jeune Institut national d’assurance maladie (INAM) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). Ces derniers vont créer, en collaboration avec le holding d’État, Togo Invest, Kifema Capital, un véhicule d’investissement.

Lire aussi : Kifema Capital, un outil de financement de Togo Invest pour booster le Plan National de Développement (PND)
L’ensemble de l’opération aura mobilisé entre temps de grands cabinets d’avocats, de part et d’autre, pour monter les dossiers et conseiller les différents partenaires.
Le coût du projet est alors revalorisé, finalement estimé à 85 milliards FCFA, dont 75% de dette, soit 67 milliards de FCFA sans garantie souveraine, majoritairement mobilisés à travers des institutions financières panafricaines, emmenées par la BOAD et Oragroup en tant que chefs de file.
Ainsi, l’industriel Eranove s’est fait épauler d’une part, par le cabinet Orrick, spécialisé notamment sur les questions relatives aux technologies, énergies et infrastructures, pour l’élaboration et la négociation de l’ensemble des contrats. D’autre part, elle se fera conseiller par le cabinet Martial Akakpo & Associés, basé à Lomé, en matière de droit togolais. Puis, on a le géant juridique britannique, Allen & Overy, qui est intervenu aux côtés des parties financières et de GuarantCo, dans la mise en place de la garantie.
Ainsi, quand Eranove boucle la mobilisation des fonds fin 2019, l’État est co-actionnaire, à travers Kifema capital à hauteur de 25%. A côté, un institutionnel comme la BOAD va injecter 25 milliards FCFA dans les travaux.
Le coût du projet est alors revalorisé, finalement estimé à 85 milliards FCFA, dont 75% de dette, soit 67 milliards de FCFA sans garantie souveraine, majoritairement mobilisés à travers des institutions financières panafricaines, emmenées par la BOAD et Oragroup en tant que chefs de file.
« La centrale de Kékéli Efficient Power est la parfaite traduction du modèle proposé par Eranove afin de répondre au défi de l’accès à l’électricité en Afrique : un partenariat public-privé robuste et équilibré sur une durée de 25 ans englobant l’État du Togo et des acteurs internationaux de renom comme le groupe allemand Siemens (fourniture des turbines) et l’Espagnol TSK (construction de la centrale) », dira Marc Albérola, Directeur Général du Groupe Eranove.
Ayi Renaud Dossavi
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En vue de préparer ses futurs cadres à relever les défis liés à son métier, Gozem lance le « Graduate Training Program » au Togo, et au Bénin.
Le programme qui s’étend sur 2 ans à l’intention d’une dizaine de jeunes diplômés en Master 2 des formations business du Togo et du Bénin, devrait permettre de découvrir l’ensemble des métiers de Gozem, et les faire monter en compétences.
L’initiative portée par le Management de l’entreprise s’adresse aux étudiants ou jeunes diplômés avec un niveau Master 2 et vise à attirer les meilleurs profils, les former aux métiers de Gozem pour qu’ils soient opérationnels et efficaces plus rapidement, et les fidéliser sur le long terme.
« Le Graduate Training Program vise à recruter nos managers de demain, à travers les marchés locaux sur lesquels nous opérons », déclare Anne-Claire Longour, Global Human Resources Manager chez Gozem.
Avant d’ajouter : « les candidats sélectionnés auront l’opportunité de découvrir différents projets, équipes et unités fonctionnelles à toutes les échelles. Ils se verront approfondir leur connaissance sur Gozem en général et développeront le mode de pensée stratégique et globale attendu de nos futurs managers. C’est une formation riche et complète pour acquérir une expérience étendue de l’ensemble de notre entreprise », commente-t-elle.
Séna Akoda