La campagne d’inoculation de la seconde dose du vaccin AstraZeneca va débuter ce lundi 17 mai 2021 sur toute l'étendue du territoire national. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement à travers un communiqué rendu public ce samedi 15 mai 2021.
En effet, cette nouvelle phase de vaccination vise les bénéficiaires de la première lancée le 10 mars dernier. Encore une fois, l’intégralité du personnel soignant sera vaccinée en priorité entre le 19 et 21 mai. Dans la même veine, l’exécutif invite les personnes ayant reçu la première dose du vaccin à se présenter sur les sites de vaccination mis en place par l'État avec le carnet qui leur a été délivré lors de la première vaccination pour la poursuite du processus.
Par ailleurs, avec cette annonce, faisant suite à la réception le 9 mai, de 140 000 nouvelles doses du vaccin AstraZeneca, le Togo fait un nouveau pas vers l’immunité collective.
Daniel Agbenonwossi (stagiaire)
Au Togo, l’indice national harmonisé des prix à la consommation (INHPC) s’est établi à 109,7 au mois d’avril 2021. Soit une hausse de 2,7% par rapport au mois de mars, selon les données compilées par l’Institut national de la statistique, des études économiques et de la Démographie (Inseed).
Cette hausse du taux d’inflation est principalement portée par l’augmentation des prix des Produits alimentaires et boissons non alcoolisées de 7,7%, l’accroissement de 0,5% des dépenses liées aux charges des ménages (logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles) et de 0,6% des frais de santé.
D’autre part, de légères hausses ont été constatées dans les secteurs de la restauration et de l'hôtellerie (+0,1%) et dans les services (+0,2%). Inversement, les prix des boissons alcoolisées, du tabac et autres stupéfiants ont connu une baisse d’1%.
Par ailleurs, ces chiffres sont relativement supérieurs au niveau général de l’inflation dans l’UEMOA, qui est de 0,1% selon les chiffres de la commission.
Klétus Situ
Le Centre Autonome d'Etudes et de Renforcement des capacités pour le Développement au Togo (CADERDT) annonce une conférence virtuelle sur les enjeux de la Zone de Libre Échange Continentale et Africaine (ZLECAF) pour les PME, le 28 mai prochain.
L’objectif de cette institution est d’informer et sensibiliser les entrepreneurs togolais sur les enjeux et les implications de la Zlecaf sur leurs activités.
Alors que Wamkele Mene, Secrétaire Général de la ZLECAF poursuit sa tournée de prise contact avec les États et secteurs privés africains, cette rencontre devrait permettre aux PME d'évaluer les opportunités et contraintes en termes de production (en quantité et en qualité) entre autres, afin de mieux se préparer pour la conquête du vaste marché africain fort d’1,2 milliard de consommateurs et un pouvoir de marché de 3 000 milliards $.
« Il ne peut y avoir de Zlecaf sans la pleine participation des acteurs du secteur privé, principaux stimulateurs de l’économie, qui doivent rendre l’accord opérationnel », avait indiqué Wamkele Mene, à Lomé, avant de relever que le Togo est prêt pour la mise en œuvre de la Zlecaf.
Notons que les autorités togolaises comptent jouer un rôle moteur dans le processus d’opérationnalisation de l’open market. « Nous ambitionnons d’être l’un des moteurs de ce mécanisme continental », avait affirmé Kodjo Adedze.
Séna Akoda
De 516,3 milliards FCFA en 2015, les recettes fiscales ont connu une progression de 21,29% pour se situer à 626, 2 milliards FCFA en 2019, catalysée par le Projet d’appui à la gouvernance fiscale (PAGFI), révèle un rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), son principal financeur.
Sur les 3 premières années de sa mise en œuvre, le PAGFI qui vise globalement à accroître durablement les ressources financières du Togo en vue d’accélérer sa transition vers la sortie du groupe des pays fragiles, a ainsi boosté la mobilisation des recettes fiscales par l’Office Togolais des Recettes (OTR).
Au-delà de ce résultat, la BAD nourrissait surtout l’espoir que tous les objectifs fixés soient atteints, notamment celui d'une hausse du taux de croissance qui devrait passer de 5,5% en 2014 à au moins 7% en 2020, informe-t-on. Cet objectif aura finalement été compromis par la Covid-19. D'après Sani Yaya, à fin 2020, la croissance togolaise est finalement ressortie à 1,8%, en progression d’ailleurs de 1,1 point de pourcentage par rapport aux prévisions nationales qui tenaient compte de l’impact de la pandémie de Covid-19.
Mais globalement, « le projet est en bonne voie d’atteindre ses objectifs finaux de développement, au regard de la volonté affichée par toutes les parties prenantes pour accélérer l’exécution des activités du projet », souligne la banque panafricaine.
Notons que le PAGFI est financé à hauteur de 12,5 milliards FCfa et couvre la période de 2016 à 2021.
La création du Think Tank A new ROAD (A new Round-Table On African Debts) intervient «au bon moment », d’après Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence togolaise, membre fondateur de ce groupe d’experts qui plaide pour le financement des économies africaines à des conditions justes et équitables.
Lors de la cérémonie de lancement de ce groupe d’experts africains qui ambitionne de dédramatiser le risque lié à l’endettement des pays africains, ont été organisées autour des thèmes suivants : « Coût de la dette en Afrique : à quels obstacles faisons-nous face ? Comment y remédier » et « La dette : outil au service de l’émergence de champions nationaux et panafricains dans des secteurs stratégiques ».
Des thématiques jugées pertinentes par les 25 membres fondateurs du Think tank. « Nous poser ces questions ensemble maintenant doit permettre d’aider les pays africains à obtenir les meilleures conditions d’accès aux financements », a opiné la ministre, Secrétaire Générale.
D’après celle qui est également en charge du Comité de pilotage de la Cellule Climat des Affaires au Togo, la revue du coût de la dette est l’une des conditions clés du changement de paradigme. « Cela passe notamment par le coût de la dette, c’est l’élément primordial expliquant la situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons », a-t-elle spécifié.
L’objectif de A new ROAD, « est de proposer dans un premier temps un livre blanc de recommandations aux fins notamment d’encourager les banques et les bailleurs de fonds à prendre en compte le risque réel en Afrique, plutôt qu’un risque perçu, décalé de la réalité et des réformes déjà engagées. Également, « il s’agira de favoriser le développement du continent et l’émergence de champions nationaux et panafricains en proposant des mécanismes innovants de partage des risques et des responsabilités entre le secteur public et le secteur privé », ont indiqué les membres fondateurs de ce think tank.
Séna Akoda
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La délégation de l'Union Européenne (UE) au Togo envisage la mise en place de fonds d’appui à la réalisation des projets et programmes prévus dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
« A l’instrument financier (l’ancien Fonds Européen de Développement) succéderont un nouvel instrument budgétaire et les priorités stratégiques de notre coopération avec l’adoption d’un document de programmation pour les années à venir. Quant à la coopération future, elle sera logiquement cohérente avec les priorités togolaises telles que définies par le gouvernement dans sa feuille de route 2020-2025 », a déclaré Joaquín Tasso Vilallonga, l’ambassadeur de l’UE au Togo, dans une interview accordée à Focus Infos.
Ces nouveaux instruments financiers, d’après le diplomate européen, seront définis conjointement avec les ambassades de France et d’Allemagne, « afin de maximiser la cohérence et l’impact de la coopération de l’UE dans son ensemble ».
Cette annonce intervient quelques semaines après la signature d’un nouvel accord de partenariat économique, entre les pays d’Afrique Caraïbe Pacifique (ACP) et l’UE, qui définit les valeurs, principes et objectifs communs aux pays signataires.
Notons que depuis la reprise de la coopération UE-Togo en 2006 après environ 13 années de rupture, l’UE appuie régulièrement le Togo aux plans politique, économique et social.
En décembre 2020, dans le cadre de la riposte à la Covid-19, elle a annoncé un appui budgétaire à hauteur de 48 millions €, soit environ 31 milliards FCFA. Dans le domaine agricole, elle a, avec l’Allemagne, co-financé, à hauteur de 30 millions Francs CFA, le Projet d’Appui à l’Amélioration de la Compétitive de la Filière Ananas au Togo (PRACOFAT).
Le président Togolais, Faure Gnassingbé est attendu à Paris les 17 et 18 mai prochains où il prendra part au sommet de soutien aux économies africaines.
Une rencontre au cours de laquelle le N°1 Togolais sera aux côtés de 15 autres chefs d’Etat africains et où les discussions vont être axées sur la relance de l’économie africaine affectée par la covid-19.
Ce sommet, initié par Emmanuel Macron, « vise à mettre en place un paquet de soutiens massifs à l'Afrique et à poser des bases pour un nouveau cycle de croissance sur le continent, qui sera aussi un relais pour une croissance pour l'économie mondiale », indique Paris.
Il devrait s’organiser en écho à une tribune publiée dans le Financial Times, le 15 avril 2020, via laquelle les chefs d’État et de gouvernement africains et européens appelaient à un soutien international au continent affecté par la covid-19.
Concrètement, ce soutien consistera à faire profiter l'Afrique davantage de droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds Monétaire International (FMI).
On se rappelle que le président ivoirien Alassane Ouattara, lors de la 75e Assemblée Générale des Nations unies, a évalué à 300 milliards $ sur 03 ans, soit 100 milliards $ par an, les besoins financiers de l'Afrique. Sur cette base, il a mené un plaidoyer auprès des Nations Unies pour le recours aux DTS.
D’après une source proche de la présidence togolaise, le Chef d’Etat togolais se rendra deux jours après cette rencontre à Bruxelles.
Timeless Capital Technology, la fintech de l’ex international togolais Donaldson Sackey, acte un partenariat avec la plateforme sud-africaine Xago, spécialisée dans les transactions en crypto-monnaies.
Ce nouveau partenariat, couplé à l’engagement récent d’un nouvel investisseur, marque le passage de la start-up à une nouvelle phase de sa croissance. Xago va ainsi faciliter et accélérer la diffusion de la crypto Timeless Capital Coin, en proposant une solution permettant à ses usagers d’effectuer des transferts d’argent transnationaux rapides et sécurisés, en fiat (devise conventionnelle- dollar, rand) et en crypto-monnaies.
"Le partenariat avec Xago est l'une des meilleures décisions commerciales que nous ayons prises, car il s'agit d'une organisation hautement crédible et de confiance qui apporte des solutions cryptographiques et une indépendance financière aux clients du monde entier, qui ne peuvent pas se permettre de payer des frais financiers traditionnels", s’est exprimé Donaldson Sackey, CEO TCT.
“Le timing est parfait puisque nous avons développé, testé et lancé la fonctionnalité dont ils ont besoin pour apporter des jetons stables à leurs clients à travers le continent en moins de 4 secondes et à une fraction des coûts bancaires traditionnels”, a indiqué quant à lui Mark Chirnside, PDG et cofondateur de Xago.

Fondée en 2016, Xago Technologies est soutenue par Capitec Bank, devenue, en août 2017, la deuxième plus grande banque de détail en Afrique du Sud, en nombre de clients, avec 120 000 nouveaux clients par mois. La fintech développe des produits et services sur mesure, basés sur la blockchain et les échanges en crypto.
Le nouveau partenariat permet à Timeless Capital Technology de mettre en place un stablecoin en parité de 1 pour 1 avec le dollar.
Klétus Situ
Le gouvernement togolais a adopté par décret, une clé de répartition des recettes fiscales et des recettes des prestations de services entre ses diverses collectivités locales.
La mesure rendue nécessaire à l'aune de la décentralisation du pouvoir d'Etat, « fixe les taux de répartition des recettes fiscales entre les communes, les Districts autonomes, le Fonds d’Appui aux collectivités territoriales et l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP) ».
Elle tranche ainsi le problème de répartition des recettes fiscales et recettes de prestations de services entre les 117 communes et détermine la part de l’État, l’Office Togolais des Recettes (OTR), les Districts Autonomes, le Fonds d’Aide aux Collectivités Territoriales (FACT) et de l’ANASAP dans les recettes publiques.
Elle a également vocation, « à organiser la répartition des recettes pour le financement du transport des ordures ménagères vers le centre d’enfouissement technique d’Aképé pour la zone du Grand Lomé et vers les décharges finales respectives pour les autres régions », relève le gouvernement togolais.
Les autorités togolaises ont acté ce 12 mai 2021, la possibilité de mettre en place des commissions d’expropriation ad hoc en complément de la Commission d’Expropriation créée pour gérer les expropriations, pour cause d’utilité publique.
Réunies en Conseil des Ministres ce jour, elles ont complété et modifié le décret adopté en 2019 et portant attributions, organisation et fonctionnement de la Commission d’Expropriation.
Concrètement, « la mise en place de ces instances permettra d’associer des personnes ressources telles que les préfets, les maires, des personnalités influentes, membres du gouvernement », notamment en vue de la libération de l’espace réservé à certains projets jugés complexes et stratégiques. C’est qu’indique le relevé du Conseil des ministres de ce 20 mai 2021.
Engagés dans des chantiers en ligne avec la Feuille de route quinquennale 2020-2025, les pouvoirs publics togolais semblent privilégier une gestion participative du processus d’indemnisation et de compensation des personnes affectées par les projets prévus. Avec comme objectif de réduire au minimum les risques de litiges fonciers et d'éviter en amont des crises sociales.
Séna Akoda