La diaspora togolaise dispose désormais d’un guichet dédié où elle pourra s’informer sur toutes les procédures et actions à mener afin de contribuer au développement de la terre-mère.
L’information est diffusée sur Twitter par Robert Dussey, Chef de la diplomatie togolaise et en charge des Togolais de l’Extérieur qui annonce en outre, le lancement de ce dispositif pour le lundi 10 mai.
La mise en service de ce guichet sera couplée au lancement du programme d’actions pour le renforcement des contributions de la diaspora togolaise à la feuille de route 2020-2025.
Alors que le Togo multiplie des initiatives visant à mobiliser des ressources en vue de financer son développement, décliné dans sa feuille de route quinquennale (2020-2025), la contribution de sa diaspora devrait être un soutien de taille à ses efforts.
« Aucune nation ne peut se construire et assurer son épanouissement si elle n’associe tous ses filles et fils à la gestion de la chose commune », raison pour laquelle le gouvernement, avait déclaré l’exécutif togolais, lors de l’installation des 77 délégués-pays du Haut conseil des Togolais de l’extérieur (HCTE).
« Le HCTE est désormais le réceptacle avéré du potentiel de nos compatriotes, avait ajouté Komi Sélom Klassou à l’époque, Premier ministre. Le HCTE privilégie « la prise en compte des préoccupations de la diaspora au rang de ses priorités ».
Notons qu'en ce sens, plusieurs initiatives ont été prises : l’exonération de visa pour les Togolais binationaux, les assises de la diaspora de 2014, la semaine des réussites diaspora, entre autres.
En février dernier, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) a adopté, une proposition du Togo en décrétant la période 2021-2031, “ décennie des racines africaines et des diasporas”.
Plus récemment, le Togo a signé avec la France, un accord établissant un cadre légal « Talents en commun » pour faciliter la mise à disposition des diasporas pour le développement. C'était à la faveur d'une visite du président togolais Faure Gnassingbé en France, à l'invitation d'Emmanuel Macron.
Chaque année, les Togolais de l’extérieur transfèrent officiellement près de 500 millions $, soit 8 à 9% du PIB, à la maison. Une manne financière qui tombe essentiellement sous forme d’aide aux familles.
Séna Akoda
Le groupe de réflexion « A New Road » annonce officiellement le démarrage de ses activités après une cérémonie de lancement qui s’est déroulée ce jeudi 06 mai 2021 à Abidjan.
Ce 1er Think tank dédié aux dettes publiques et au financement des économies africaines, est un cadre où sera menée « une réflexion continue autour de la soutenabilité des dettes publiques et au financement des économies du continent africain », informe Sandra Ablamba Johnson, ministre Secrétaire Générale de la présidence togolaise.
Le groupe d’experts qui milite pour le respect de la souveraineté des Etats africains dans l’examen des préoccupations en lien avec leurs dettes, estime que « l'Afrique n'est pas surendettée, elle est sous financée et mal financée ».
Déjà, il annonce comme premier chantier prioritaire, des rencontres avec les différents bailleurs de fonds du continent africain, autour de la problématique du coût et de la maturité de la dette.
A terme, son objectif est de plaider pour que les conditions commerciales des financements appliquées aux États africains soient cohérentes avec celles pratiquées dans d'autres régions du monde, indique-t-il. Ce, dans un contexte de relance post-Covid-19 où le recours à la dette semble s'imposer, selon des économistes.
Également à l’agenda des priorités du Think tank, la mise à disposition des gouvernants, « de nouvelles formes de partenariats publics privés et d'outils innovants au service du développement du continent ».

Le groupe qui appelle à une revue des conditions d'octroi de financements aux pays africains, incitera les pouvoirs publics et décideurs africains à mobiliser d’importantes ressources en faveur de l’Éducation, la santé, les Tic, le transport, le logement, l’agriculture, l’environnement, le tourisme et l’énergie. « Des secteurs clés pour l'avenir de l’Afrique ». Et, à dégager dans ces secteurs, des champions nationaux et panafricains, apprend-on.
Séna Akoda
En ligne avec son ambition de devenir un hub digital à l’horizon 2025, le Togo se prépare à donner un coup d’accélération à son secteur du e-commerce.
Le pays qui a annoncé qu’il s’apprêtait à faire une étude sur la question, envisage de mettre en place un plan de développement de l’e-commerce, assorti d’un projet quinquennal (2022-2027).
Concrètement, l’étude permettra de réaliser l’état des lieux du commerce électronique au Togo, et d’inventorier toute la logistique nécessaire à la une mise en place réussie, avant de déboucher sur la proposition d’un plan de développement, apprend-on.
Cette évolution attendue dans un contexte où le Togo a pris la décision de généraliser l’utilisation des moyens de paiements digitaux (carte bancaire, mobile money et autres) dans l’administration, devrait permettre, d’avis d’experts, au commerce électronique de connaître un essor dans le pays.
Notons qu’en 2018, les transactions via le mobile money, à elles seules, ont généré 607 milliards FCFA, et que plusieurs initiatives privées voire institutionnelles promeuvent la vente et l’achat en ligne dans des domaines aussi variés que l’agroalimentaire, de la logistique et du transport, ainsi que l’électronique, la cosmétique, entre autres.
Séna Akoda
Les cinq unités modernes de production de farine de manioc (gari) prévues dans la préfecture de Vo seront opérationnelles dans les prochains jours. L’annonce a été faite en fin de semaine écoulée par les responsables du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA), initiateur du projet, à la suite du constat de l’avancée des travaux d’installation.
« Les usines de fabrication de gari dans la préfecture de VO vont bientôt être opérationnelles. Les machines sont enfin arrivées et sont en train d'être installées dans les 5 sites choisis dans la préfecture », annonce un des responsables.
L’initiative de la mise en place de ces unités de production fait suite à une visite du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, dans ladite préfecture en novembre 2019.
Ces unités modernes devraient, selon le ministère en charge de l’agriculture, contribuer à augmenter la capacité de transformation des produits agricoles, et à renforcer la sécurité alimentaire.
Pour rappel, la production annuelle de manioc avoisine 900 000 tonnes et demeure l’un des produits les plus transformés au Togo. Le pays enregistre chaque année, environ 400 000 tonnes d’excédents.
Après le Togo et le Bénin, Gozem lance son service de réservation de taxi en ligne à Libreville, indique-t-elle dans une note parvenue à Togo First. La startup basée dans la capitale togolaise annonce ainsi son implantation dans cette ville d'Afrique Centrale, sa 3ème de rang sur le continent où elle ambitionne de « faciliter les déplacements des utilisateurs d'une part, et le travail des conducteurs d'autre part ». Un début de succès dont se réjouit le Nigerian Emeka Ajene, co-fondateur de la plateforme, qui s’est notamment lancé dans la livraison à domicile, en rachetant Delivroum.
« Nous sommes très heureux de démarrer nos opérations au Gabon en proposant une solution de réservation de taxis simplifiée, plus sûre et plus pratique. Nous sommes convaincus que notre innovation sur le marché gabonais créera une réelle valeur ajoutée pour les passagers et les conducteurs. Très bientôt, nous étendrons notre gamme de services au Gabon avec des services de livraison », a déclaré Cécilia Kouna, Directrice Pays Adjointe de Gozem Gabon.
Pour cette nouvelle destination, « l'utilisateur peut payer en espèces, Airtel Money, Moov Money ou par carte de crédit », a précisé la startup.
La prochaine escale sera le Cameroun, ont indiqué les responsables alors que la pousse qui s’est imposée au Togo et au Bénin, continue d’étoffer son offre de services allant des taxis-voitures standards, aux taxis motos, taxis-tricycles, en passant par la livraison de produits d’épicerie, de bouteilles de gaz et de repas.
Le Centre Urbain de Business et d'Entreprenariat (CUBE) annonce la tenue prochaine de l’édition 6 de ses rencontres AGAU RÂ. N’ayant pas eu lieu en mai 2020, comme initialement prévu, à cause de la pandémie, l’évènement sera officiellement lancé le 8 mai prochain par un webinaire.
Dénommée “K-pital - Race”, cette édition a, plus que les précédentes, des allures de marathon à la levée de fonds pour jeunes entrepreneurs africains. En effet, Urbain Amoussou et ses équipes se sont associés au Réseau Africain pour la Formation, la Science et l'Émergence des Talents (RAFSET), et à près d’une vingtaine d’autres structures d’accompagnement basées dans une douzaine de pays du continent.
Ensemble, elles comptent réunir du 13 au 18 septembre prochain à Aného (50 km à l'est de Lomé et ville partenaire de CUBE), une vingtaine de jeunes entrepreneurs portant des projets bancables en besoin de financement. Ce rassemblement se fera autour d’investisseurs, de business angels et autres représentants d’incubateurs. Cette cohorte de porteurs de projets sera préalablement cooptée, à la suite d’un processus de sélection et d’accompagnement en plusieurs étapes devant se dérouler de mai à fin juillet.
Les cinq premiers jours de la rencontre seront consacrés à une Masterclass sur l’investment readiness (anglicisme désignant la capacité d’un entrepreneur à anticiper les besoins et attentes des investisseurs, ndlr).
Le 18 septembre, les entrepreneurs présenteront leurs projets aux investisseurs et recevront les premiers engagements de financement.
Par ailleurs, si les montants des éventuels financements n’ont pas été dévoilés, l'événement est soutenu par des acteurs institutionnels dont Nunya Lab, et le PNUD. Les inscriptions se font via la plateforme web Prime. Apprendre plus ici.
Klétus Situ
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Abdoulaye Diop, nouveau Président de la commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (Uemoa) et ses sept commissaires dont le Togolais Kako Nubukpo vont prêter serment le lundi 10 mai 2021.
Ce sera au cours d’une audience solennelle publique à la Cour de Justice de l’Uemoa, basée à Ouagadougou.
Ce rituel auquel le Sénégalais et les sept membres de la commission vont sacrifier, s’organisera en accord avec l’article 28 du Traité de l’Union. Ce texte prévoit en effet que « lors de leur entrée en fonction, les membres de la Commission s’engagent, par serment devant la Cour de Justice, à observer les obligations d’indépendance et d’honnêteté inhérentes à l’exercice de leur charge. Pendant la durée de leur mandat, ils n’exercent aucune autre activité professionnelle, rémunérée ou non ».
En rappel, Roch Marc Christian Kabore, président du Burkina Faso est le nouveau président de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’UEMOA.
Séna Akoda
Le monde des sports au Togo dispose désormais d’un nouveau cadre législatif, destiné à booster la pratique des activités physiques et sportives sur tout le territoire. L’assemblée nationale a adopté mardi le projet de loi fixant les règles d’organisation, de développement et de promotion de ces activités.
Le nouveau texte, riche de 67 articles, est « une révision de la charte de 2011 qui était devenue totalement inadaptée face aux évolutions et aux nouvelles ambitions du pays ». Entre autres retouches, elle introduit surtout trois grandes innovations : le transfert de la tutelle de l’enseignement de l’éducation physique et sportive (EPS) aux ministères chargés de l’éducation nationale, le rattachement définitif de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) à l’Université de Lomé, et la création de deux nouvelles fédérations (respectivement pour les sports scolaires et les sports universitaires), en remplacement de l’ancienne fédération (FETOSSU) qui regroupait les deux.
En outre, la législation rénovée insiste également sur la professionnalisation, fait la part belle au sport amateur, et promeut le sport pour tous, notamment sur les lieux de travail et pour les personnes handicapées.
“L’introduction de ces innovations est portée par l’engagement de faire du sport, un levier d’inclusion et de développement socioéconomique du Togo”, a expliqué le ministre des sports, le médecin-Commandant Lidi Bessi-Kama lors du vote au Parlement.
Pour l’officielle, l’adoption de ce nouvel outil doit “inaugurer un nouveau départ”, “permettre à la jeunesse togolaise d’écrire de nouvelles pages” du sport national, et rendre les “sportifs togolais de plus en plus compétitifs” afin de “procurer d’intenses moments de communion et de joie au public sportif”.
Octave Bruce
Le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, arrivé en fin de mandat, passe le témoin de la présidence du Conseil des gouverneurs de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) à son homologue du Bénin, Romuald Wadagni.
Porté il y a un an à la tête du conseil, Sani Yaya avait pris fonction dans un contexte marqué par l’avènement du covid-19 et la mise en place de mesures de soutien aux pays membres, fortement impactés par la pandémie.
Au cours de son mandat, les gouverneurs ont élaboré un plan stratégique quinquennal afin de réengager les États membres sur la voie de la reprise économique, tout en définissant une politique de lutte contre la fraude et la corruption.
Pour rappel, la BIDC, basée à Lomé, est le principal bras financier de la CEDEAO. Sa mission est de contribuer à l’éclosion d’une Afrique de l’Ouest économiquement forte, industrialisée et prospère.
Initialement prévu pour le 21 avril, le lancement du Think Tank « A New Road », dédié aux dettes et aux économies africaines, devrait se tenir le 06 mai prochain. Ce sera lors d’une cérémonie virtuelle depuis Abidjan.
Ce groupe de réflexion rassemble des personnalités de divers horizons africains ayant pour dénominateur commun, leur ambition de « changer de paradigme concernant les questions de financement des économies du continent et proposer un cadre de réflexion sur le traitement et la structuration des dettes », surtout face à la crise sanitaire qui a durement éprouvé les économies africaines.
Ces experts africains parmi lesquels on distingue trois Togolais, Sandra Ablamba Johnson, ministre Secrétaire Générale de la présidence togolaise, Kossi Edoh Amenounve, DG de la BRVM et Kako Nubukpo, Commissaire à l’UEMOA), partagent la conviction que la question des dettes publiques africaines devrait être traitée dans le respect de la souveraineté des États africains et que celle-ci devrait être renforcée.
« La perception du risque attaché aux dettes publiques africaines, largement surévalué et trop souvent injustifié, doit changer », plaide ce groupe.
« Je suis fier de m’engager pour la soutenabilité des dettes africaines : A new ROAD est le 1er think tank dédié aux dettes publiques et au financement des économies africaines. Nous portons un plaidoyer commun », a déclaré Sandra Ablamba Johnson.
En effet, pour ce groupe d’experts africains, l’idée est de travailler à un accès au financement « à des conditions justes et adaptées au service de la mutation des économies, de l'industrialisation et du financement d'investissements créateurs de valeur », pour les Africains.
« A new ROAD », créé à l’initiative de Nicolas Jean, associé et membre du comité exécutif du cabinet d’avocats Gide, et de la société indépendante de conseil aux États, Global Sovereign Advisory (GSA), se veut une entité à but non lucratif et apolitique.
Séna Akoda
Les membres fondateurs de A new ROAD