En Avril dernier, à la faveur d’une triple émission sur le marché UMOA-Titres, le Togo, prudent, a effectué avec succès sa première levée de fonds à maturité de 10 ans sur le marché des titres publics (MTP) de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Associés à deux autres émissions de maturité respectives 5 et 7 ans, ces titres à long terme ont suscité un fort engouement de la part des investisseurs régionaux. Le pays s’est vu offrir 86 milliards de FCFA pour un rendement de sortie de 6,32%. Néanmoins, seuls 58 milliards ont été retenus.
En tout, 22 investisseurs issus de 7 des 8 États de l’UEMOA ont participé à l’opération, dont une part non négligeable d’investisseurs non-institutionnels. Le Togo devient ainsi le troisième État de la sous-région à émettre une telle des obligations à 10 ans de maturité après le Bénin et la Côte d’Ivoire en 2020.
Par ailleurs, au cours du même mois, le Sénégal a également effectué sa première sortie sur la maturité 10 ans, avec un volume de souscriptions de 127 milliards à 6,05%. Le Trésor sénégalais en a retenu 41 milliards FCFA.
L'objectif pour l’agence UMOA-Titres étant de parvenir au rallongement de la dette levée sur son marché des titres publics, longtemps classé comme un marché à court et moyen terme.
Klétus Situ
Le paiement des frais de péage sur la nationale n°5 (Lomé-Kpalimé) ont repris ce lundi 10 mai, a annoncé, par communiqué en date du 9 mai, la ministre des Travaux Publics, Zouréhatou Kassah-Traoré.
« En attendant la construction d’un nouveau poste de péage plus moderne au PK 17 (Akepé), une plateforme de péage provisoire est aménagée audit PK 17 en substitution. La reprise de la perception des droits de l’usage de la route sera effective à compter du lundi 10 mai 2021 à partir de 6 heures », précise le communiqué.
En effet, depuis le 15 mars 2021, en raison des travaux de réhabilitation et de bitumage de ce tronçon, qui a obligé la démolition du poste de péage de Zanguéra, les opérations de perception des taxes ont été suspendues.
Les nouveaux tarifs de péage en vigueur depuis le 18 mars seront appliqués sur la plateforme provisoire, rappelle l’officielle dans sa note.
Par un arrêté en date du 29 avril, le ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, Cina Lawson, a décidé de la limitation du nombre maximum de cartes SIM par opérateur et par abonné. Ainsi, aucun Togolais ou résidant dans le pays ne pourra détenir plus de trois “puces” actives par opérateur télécoms.
Selon un communiqué de l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) en date du 10 mai consulté par Togo First, « cette disposition vient renforcer le dispositif juridique lié notamment aux obligations d’identification des abonnés des services mobiles afin d’être conformes aux obligations réglementaires et internationales ».
Cet aménagement, pour l’ARCEP, constitue un outil efficace de lutte contre la criminalité liée à l’utilisation des téléphones portables et répond à une doléance majeure des associations de consommateurs.
Cette nouvelle réglementation, informe le régulateur, « s’applique qu’aux personnes physiques ».
« Un délai de 6 mois est accordé aux détenteurs de plus de 3 SIM par opérateur pour se conformer aux dispositions légales sous peine de suspension de tous leurs numéros, passé ce délai », avertit l’ARCEP. Elle convie les opérateurs à faciliter la mise en conformité de leurs abonnés à l’arrêté.
Rappelons qu’au Togo, jusqu’à la prise de cette décision, le nombre de carte SIM par abonné, par opérateur était illimité.
Si depuis 2010 où a été adopté le Code de l’Eau, l’activité de foreur professionnel a été réglementée, c’est un arrêté pris récemment par Bolidja Thièm, ministre togolais de l’Eau et de l’hydraulique villageoise qui fixe de manière exhaustive, les conditions d’octroi des licences de foreur. Ceci devrait en pratique, réglementer l'exercice du métier de foreur, laissé ces dernières années au bon vouloir de ceux qui le pratiquent.
Qui sont et comment sont classés les foreurs au Togo ?
Le foreur professionnel, exerçant son activité à des fins commerciales, selon le Code de l’Eau en vigueur au Togo, devra disposer d'une licence de foreur dont le présent arrêté du ministre fixe les conditions d’octroi.
D'après la nouvelle mesure, « l’exercice de l’activité de foreur n’est autorisé qu’après obtention d’une carte professionnelle délivrée par le ministère chargé de l’eau selon la catégorie de l’entreprise et ce, après avis de la commission concernée par l’octroi de la carte. La durée de validité de la carte professionnelle est fixée à deux ans renouvelables ». Une période grâce d’un an est accordée aux foreurs afin de se conformer aux nouvelles dispositions.
Notons par ailleurs qu’en accord avec les dispositions du Code de l’Eau, le ministre a adopté un arrêté dans lequel il établit le profil et la classification des foreurs d’eau en sept catégories, en fonction de leurs moyens matériels et humains, une sorte de Who’s Who des foreurs, comme suit :
La France s’est prévalue de vouloir une réforme du FCFA qui marquerait la rupture avec le passé. Mais à la lecture de la convention de garantie, qui est l’élément clé de ces changements, on note qu’elle conserve une position stratégique au sein des économies de l’UEMOA.
Toutes les étapes de la réforme du Franc CFA, utilisé dans la zone UEMOA, sont presque achevées, peut-on constater à la lecture des documents publiés sur le site internet de la direction du trésor public français. La convention de garantie entre la banque centrale de la sous-région (BCEAO) et le gouvernement français, a été signée depuis la fin décembre 2020. Ce document qui est pourtant l’élément clé de la réforme sur la coopération monétaire du 21 décembre 2019 (articles 2 et 10), a été finalisé dans une grande discrétion.
Cet élément justifie une information rapportée par des médias français citant « des sources anonymes », et qui annonçait que la France se prépare à rétrocéder à la BCEAO un peu plus de 5 milliards d’euros. Cette somme représente les réserves de change qui, jusque-là, étaient logées dans les comptes du trésor public français. L’article 10 de la convention de garantie dispose en effet, que son entrée en vigueur annule la convention de compte des opérations du 4 décembre 1973 qui était en vigueur jusque-là.
Ainsi, même si on a peu d’information sur l’état d’avancement des ratifications de la réforme par les pays de l’UEMOA, la France, elle, a parachevé son processus et l’a transmis à ses partenaires. Elle peut donc désormais avancer pour les étapes qui la concernent. Pourtant, des zones d’ombres subsistent dans le processus.
Telles que les choses se présentent, les parlements et la société civile d’Afrique ne sont pas associés à la démarche. Il n’est pas clair si la BCEAO a signé cette convention dans le cadre de l’indépendance dont elle jouit sur les questions monétaires ou si elle en a reçu l’ordre des dirigeants de ses pays membres.
Le contenu de la convention peut expliquer la discrétion qui entoure la démarche. La France s’y positionne avec plusieurs avantages.
Sur ce sujet très délicat, les pays de la sous-région ne font pas beaucoup de déclarations officielles, ajoutant davantage aux incertitudes. Mais certains indices poussent à la réflexion. Il y a par exemple l’ascension de l’économiste Kako Nubukpo, connu pour ses positions anti-CFA, qui est devenu conseiller économique du président de la Commission de l’UEMOA début janvier 2021 lorsqu’entrait officiellement en vigueur la convention de garantie. Par la suite, il a été nommé Commissaire de son pays (Togo) au sein de l’institution.
Idriss Linge
Le Togo prendra activement part à l'exposition universelle de Dubaï 2020 qui s'ouvre en octobre prochain. A ce rendez-vous économique mondial, le pays marquera sa présence par trois activités importantes.
Il s’agit de la Journée économique le 19 décembre 2021, de la Journée nationale du Togo, le 21 décembre 2021 et de la Journée des startups le 08 février 2022.
Elles permettront de présenter les potentialités économiques du Togo et les opportunités d’investissement dans le pays.
En prélude à cette exposition commerciale, s’était tenue à Dubaï en fin de semaine écoulée une rencontre préparatoire des pays participants. Occasion où les délégations africaines avaient été informées sur l’avancée des préparatifs. Celles-ci, en marge des échanges, ont affiché leur ambition, celle de projeter au monde, l’identité économique de l’Afrique.
Ce carrefour, selon Lévi Uche Madueke, chef des partenariats stratégiques et commissaire général de l'UA pour l'Exposition universelle, sera également une opportunité pour changer la perception que le monde a de l'Afrique et prouver qu'elle est prête à faire des affaires. «Le temps est venu de nous connecter au monde et pour le monde de nous comprendre, de voir comment il peut collaborer avec nous », a-t-il déclaré.
A Dubaï, un pavillon est réservé à chaque délégation africaine avec pour objectif la vente de la destination des pays respectifs.
Que ce soit pour le transport, la livraison ou des opérations de transaction monétaire, plusieurs entrepreneurs et startups togolais ont lancé ces dernières années des applications mobiles pour faciliter le quotidien des populations. Mise en ligne le 1er avril dernier, l'application multiservices Trankyl a aussi rejoint la ligue des applications sur le marché togolais avec pour mission de connecter les prestataires de services au grand public de la capitale. Togo First est allée à la rencontre de Sati Sai, la promotrice de cette application.
Togo First : D’abord, qui est Sati Sai ?
Sati Sai : Je suis Ingénieure en électronique et Entrepreneure - Fondatrice de Trankyl. De mère togolaise, et de père ivoirien, j’ai essentiellement grandi à Lomé. J'ai eu mon Bac au lycée Kouvahey avec une bonne mention qui m’a permis de décrocher une bourse d'études en génie électrique pour le Maroc. Après, j’ai continué ma spécialisation en master électronique, avant mon Mastère Spécialisé Centrale-ESSEC Entrepreneurs à Paris. Depuis, je travaille dans le secteur automobile en France, en Chine et en Hongrie. Parallèlement à mon travail, j’ai entrepris plusieurs projets dont l’application Trankyl que j’ai récemment lancée.

Togo First : Dans un pays où cohabitent déjà plusieurs applications mobiles, pourquoi avoir choisi de concevoir Trankyl ?
Sati Sai : Trankyl est née du constat amer que beaucoup de personnes ont du mal à entrer en contact avec des prestataires de services pour leurs besoins au quotidien. Forte de ce constat, j’ai réussi, au bout de 6 mois de recherche et de travail avec mon équipe, à créer l’application Trankyl, qui va servir de pont entre les prestataires de services (menuisier, plombier, vendeurs...) et de potentiels clients dans le besoin. Trankyl crée un lien entre ceux qui ont besoin de talents ou de temps et ceux qui souhaitent proposer leur talent ou leur temps.
Togo First : Trankyl, comment ça marche ?
Sati Sai : Pour les clients, il suffit de télécharger l’application Trankyl en téléchargement libre sur App Store et Play Store. Il faut ensuite s’inscrire, choisir le service et le prestataire qui vous intéresse, la date et l’heure de la prestation.
Le système est pensé à plusieurs niveaux, de sorte à éviter les désagréments au maximum. Ainsi, une fois que vous avez choisi le prestataire qui vous convient, vous payez directement en ligne au moment de la réservation. Le paiement se fait en ligne, principalement avec les moyens de paiement Flooz et T-money.
Après la prestation, nous prenons votre avis par rapport à la prestation, et si vous êtes satisfait, nous versons au prestataire le montant de la commande moins une commission de 15%. Les tarifs affichés aux clients sont TTC, et ils sont fixés librement par les prestataires qui assurent eux-mêmes leur déplacement.

Ceux en revanche qui veulent offrir leurs services, devront télécharger l'application Trankyl Heros, dédiée aux prestataires de services et suivre la procédure d’inscription qui implique de fournir l’état civil et les preuves sur la qualité des prestations.
Lors du recrutement, la société Trankyl demande aux prestataires de fournir des justificatifs (diplômes, certificats, identités ...) et les forme avant de valider leurs profils sur la plate-forme (application et site internet). Les clients pourront voir sur les profils des prestataires, leurs compétences et leurs expériences avant de faire des réservations. Les prestataires seront notés par les clients dans l’application.
Togo First : Quels avantages peut présenter ce service pour les travailleurs et clients qui souhaitent s’y inscrire ?

Sati Sai : D’une part,Trankyl offre aux prestataires, une clientèle qui va au-delà de leurs zones de couverture ordinaires. Autrement dit, ils peuvent désormais offrir leurs services au-delà de leurs quartiers, couvrir tout Lomé et gagner plus d’argent. D’autre part, notre start-up garantit aux clients, des services et des travailleurs de qualité, ceci grâce à la rigueur de sélection de ceux qui offrent des services à travers l’application.

Selon notre charte rédigée conformément aux lois en vigueur dans le pays, les prestataires et les clients sont totalement responsables de leurs actes sur le terrain. Néanmoins, en cas de controverse entre les deux parties, nous pouvons jouer un rôle de médiation, allant jusqu'à payer une partie des dommages avec les frais de la prestation lorsque les responsabilités du prestataire sont établies. Par ailleurs, les poursuites peuvent se terminer en justice lorsqu’un arrangement n’a pas été trouvé.
Togo First : Quelles sont les perspectives d’avenir de la plateforme Trankyl ?
Sati Sai : Lomé est la phase d'essai du projet, une fois convaincu de son succès, nous pensons lancer l’application à Cotonou, à Abidjan et en Europe.
Daniel Agbenonwossi
Des groupements agricoles bénéficieront dans les jours à venir, du soutien de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
L’instance onusienne a annoncé jeudi, la mise à disposition d’une enveloppe de 10 000 euros, soit environ 6,5 millions FCFA qui permettront d’assurer le processus d’immatriculation d’une centaine de groupements.
Cette démarche, selon la FAO, conduira à la formalisation des groupements qui leur permettra de nouer des partenariats avec des institutions nationales et internationales.
En effet au Togo, près de 25 000 groupements de paysans sont actifs, mais seulement 20% sont immatriculés, selon des données récentes du ministère de l’agriculture.
Cette réalité prive ceux-ci des accompagnements pouvant les amener à devenir des forces de production, souligne Oyetunde Djiwa, le chargé de programme au bureau de la FAO à Lomé.
« Nous avons identifié une centaine de coopératives avec lesquelles nous voulons mener des activités sur le terrain, mais elles ne sont ni immatriculées ni bien organisées avec un manque de connaissance réelle de leur rôle et responsabilité », déplore Djiwa.
Ce processus d’immatriculation prévu dans les prochains jours sera co-piloté avec le projet national de promotion de l'entrepreneuriat rural (PNPER).
“L’exportation de la ferraille et des sous-produits ferreux collectés à l’intérieur du territoire national togolais est suspendue jusqu’à nouvel ordre”, ont annoncé conjointement, les ministres chargés du commerce, de l’investissement, et de l’économie dans un communiqué.
La mesure qui a été paraphée en début de mois écoulé, devrait permettre aux différents acteurs évoluant dans l’industrie de la transformation du fer, de renforcer leur circuit d'approvisionnement, sur le marché local notamment.
En effet, si l’exploitation des minerais de fer est peu développée au Togo, le secteur de la transformation du métal reste néanmoins, un des fleurons de l’industrie nationale. En début d’année écoulée, un nouvel acteur, ManuMetal, spécialisé dans le recyclage, s’est installé sur le marché local, avec un investissement estimé à 2 milliards FCFA.
Pour rappel, en 2019 déjà, le Chef de l’État him-self inaugurait Steel Cube Togo (SCT), une usine de production de fer, qui a un rendement annuel évalué aujourd’hui à quelque 30 000 tonnes de fer à béton par an, à base de 40 000 tonnes de matières premières.
Junior Atiglo-Gbenou
Le fonds d’investissement ouest-africain et spécialisé dans l’investissement d’impact, Brightmore Capital, s’est engagé à soutenir le programme K-pital Race, initié par le Centre Urbain de Business et d’Entreprenariat (CUBE) et une vingtaine d’autres incubateurs africains.
Basé à Dakar et Abidjan, le fonds qui mène également des activités de conseil stratégique, “interviendra dans la sélection, le renforcement des capacités et la préparation au financement des projets en phase finale”, ont indiqué les responsables de CUBE.
Créé en 2016, Brightmore Capital accompagne des PMEs en phase de croissance dans l’espace UEMOA et en Guinée Conakry et ayant des besoins en financements allant de 150 000 euros (près de 99 millions FCFA) à 3 millions d'euros (1,97 milliards FCFA). Les investissements sont opérés sous forme de prêts, de prise de participation ou par mélange des deux.
“Nous regardons des entreprises qui ont entre 2 et 5 ans d’existence en moyenne et qui ont réalisé des revenus de l’ordre de 50 à 800 millions dans la sous-région. C’est le potentiel. La croissance devrait être exponentielle et non linéaire pour beaucoup de ces entreprises”, explique Ndeye Thiaw, manager associé de Brigthmore.
Le fonds investit principalement dans l’agrobusiness, mais aussi dans les petites et moyennes industries, les transports et la logistique.
Klétus Situ
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