Togo First

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Au Togo, un peu plus d’un an après sa promulgation, la loi organique fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, devrait subir une réforme, sans jamais avoir été appliquée. Un projet de loi modificatif a été examiné en ce sens, ce 12 mai par le conseil des ministres. 

Ce projet de loi introduit des modifications permettant de préciser et d’assouplir la procédure de déclaration de biens et avoirs”, indique le communiqué du gouvernement.

Ce nouveau projet de loi intervient un mois après l’adoption par le gouvernement d’un décret visant à compléter l’organisation administrative des services du médiateur de la République, afin de lui permettre de jouer efficacement le rôle de dépositaire des déclarations de biens et avoirs, que lui a attribué la représentation nationale fin mars 2021.

Cette formalité constitutionnelle, qui vise à promouvoir “la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’État et prévenir l’enrichissement illicite”, concerne les personnalités publiques pouvant être sujettes à la corruption et autres infractions économiques.

Klétus Situ

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Le gouvernement togolais examine la possibilité d’exonérer les conducteurs de taxi moto (communément appelés zémidjans), du paiement des frais de péage, a indiqué le ministre des transports routiers, ferroviaire et aérien Atcha Affo-Dedji ce mardi 11 mai 2021, alors qu’il répondait aux questions des députés sur l’augmentation des frais de péage à l’Assemblée nationale.

Le ministre conditionne cette perspective à la réorganisation du secteur qui devrait se traduire par le port de gilet d’identification, et la discipline.

« Comme ça, quand ils arriveront aux postes de péage, ils seront facilement identifiés », a tranché Atcha Affo-Dedji. « Le jour où ils vont finir par s’organiser, nous sommes prêts à lâcher », a-t-il promis. 

Notons que la mesure fixant les nouveaux tarifs de péage qui impose aux usagers des engins à deux roues le paiement de 50 FCFA, fait grincer des dents surtout parmi les conducteurs de taxi-moto. Ce sont plus de 215 000 jeunes Togolais exerçant ce métier qui devraient être affectés par la mesure, à en croire le rapport d’une étude du collectif des organisations syndicales des taxis motos du Togo (COSTT).

Pour relancer son économie post-Covid-19, le Togo vient d’annoncer une nouvelle émission d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) pour mobiliser jusqu’au 21 mai prochain, 20 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics.

Les nouvelles obligations, structurées en des titres d’un nominal de 10 000 FCFA devraient permettre au Togo de « mobiliser l'épargne des personnes physiques et morales en vue d'assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'État du Togo dans le cadre de ces plans de relance économique afin de contenir les effets de la pandémie COVID-19 et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire », selon l’agence Umoa-Titres.

Elles sont assorties d’une maturité de 84 mois (07 ans), au taux d’intérêt annuel de 6%.

Notons que depuis le début de l’année, le Togo conserve un statut de bon émetteur, avec des opérations qui aiguisent chaque fois, l’appétit des investisseurs de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Le pays est devenu récemment le trois États de l’Union à émettre un titre à long terme, 10 ans.

Séna Akoda

Les états généraux de l’Eco, la future monnaie ouest-africaine, se tiendront effectivement du 26 au 28 mai 2021, dans la capitale togolaise. Y sont attendues plus de 200 personnalités à savoir des dirigeants du monde économique et politique, en provenance d’Afrique et de l’Occident.

Sont annoncés à ce forum, l’ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou, l’économiste Carlos Lopes, l’économiste Michel Nadim Kalife, le directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire et directeur régional exécutif pour la zone Uemoa Paul-Harry Aithnard et le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Edoh Kossi Amenounve.

Placé sous le thème « du CFA à l’ECO : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’ouest », ce colloque international sera un cadre de réflexion sur la transition vers la future monnaie commune. 

Plusieurs thématiques telles que l'économie politique de l’ECO, le Policy mix de la zone Eco et les perspectives de développement de la CEDEAO offriront aux participants et panélistes l’occasion d'un brainstorming sur les réels enjeux monétaires dans l’espace régional.

Au terme de la rencontre, est prévue l’élaboration d’une feuille de route à soumettre aux chefs d’État de la CEDEAO pour la mise en place de la nouvelle monnaie.

Pour rappel, la tenue de ces assises est une initiative de l’économiste togolais, Kako Nubukpo qui depuis quelques années, affiche une position anti-CFA.

Le Professeur Kako Nubukpo a officiellement pris fonction lundi 10 mai au poste de commissaire du Togo à la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il se chargera des affaires du département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement. 

Cette nouvelle responsabilité permettra à l’ancien doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé, de relever le défi du développement de l’agriculture dans l’espace Uemoa. On se rappelle que dans son ouvrage « L’urgence africaine », Prof Kako Nubukpo a déploré la mauvaise gouvernance de cette culture et des usines textiles ainsi que l'ouverture brutale du marché ouest-africain aux friperies occidentales ou au textile chinois.

Notons que c’est après leur prestation de serment devant la Cour de justice de l’union que Kako Nubukpo et sept autres nouveaux membres ont pris fonction. C’était l’occasion pour l’avocat général de la Cour, Kuami Gaméli Lodonou de rappeler que la Commission de l’Uemoa « joue le rôle de trait d’union entre l’Uemoa, les Etats membres, les États tiers et autres Organisations internationales ».

L’économiste togolais qui effectue un retour dans les bonnes grâces de l’Uemoa a déjà occupé au sein de la commission de l’Union, le poste de Chef pôle analyse économique et recherche et plusieurs autres postes de responsabilité dans des institutions internationales.

Le programme de microfinancements du fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM), initié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), lance jusqu’au 30 juin 2021, un appel à projets en vue de booster les initiatives en faveur de l'environnement au Togo.

Dans les détails, il s’agira de proposer des solutions innovantes visant entre autres à augmenter la couverture forestière ; identifier, développer et diffuser des techniques et technologies appropriées de production agricole, favorables aux ressources naturelles et à l’environnement.

Les projets devront également permettre de renforcer les compétences des jeunes et des femmes sur les questions environnementales. 

Une attention particulière sera accordée aux initiatives portées conjointement par les organisations non gouvernementales, les organisations communautaires de base et les collectivités territoriales, apprend-on.  

Par ailleurs, le PMF/FEM qui vise à assurer le développement de solutions locales aux problèmes environnementaux globaux, a déjà financé au Togo, plus d’une centaine de projets d’un coût global de plus d’1 milliard de FCFA. 

Daniel Agbenonwossi (stagiaire) 

Le nombre des bourses pédagogiques annuelles accordées par le Maroc aux étudiants togolais va être revu à la hausse. C’est ce qu’a annoncé ce 10 mai, le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, suite à son entretien en visioconférence avec son homologue marocain, Nasser Bourita. 

De 70 actuellement, les étudiants togolais pouvant bénéficier de ces bourses de 3 à 7 ans, vont passer à une centaine par an. Ces facilités ciblent en priorité les nouveaux bacheliers et les étudiants titulaires de Bac+1, âgés de 23 ans au plus.

« Je remercie le Royaume du Maroc pour l’annonce des 100 bourses d’études offertes aux étudiants togolais », s’est exprimé le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey.  

Notons par ailleurs que le Maroc a également annoncé l’installation prochaine d’une mission diplomatique à Lomé pour le renforcement de l’axe Lomé-Rabat.

Daniel Agbenonwossi (stagiaire)

Deux importants projets seront développés cette année 2021 par le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) via le « Guichet Diaspora ». Il s'agit du recensement des Togolais de l’Extérieur, et de l’établissement du répertoire des entrepreneurs/investisseurs résidant à l'étranger.

L’information a été dévoilée ce lundi 10 mai par Robert Dussey, à l’occasion du lancement du Guichet Diaspora, organe qui a vocation à servir d’appui technique au Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) en matière de promotion des investissements vers le pays.

Une cérémonie au cours de laquelle, le ministre en charge des Togolais de l'Extérieur a levé le coin du voile sur le plan d’actions du gouvernement via le HCTE, en droite ligne avec l’objectif de drainer des ressources financières vers le pays.

Les opérations prévues devraient permettre au Togo de disposer de données démographiques exactes sur les Togolais de l’Extérieur et d’identifier ceux qui, parmi eux, peuvent contribuer à la mise en œuvre de la Feuille de Route quinquennale (2020-2025) via leurs investissements ou projets d'entreprise.

Au titre des actions annoncées entre 2022 et 2023 en revanche, on évoque la préparation de la création du Fonds d'Investissement des Togolais de l'Extérieur (FITEX), la mise en place d’une plateforme de placement des Togolais de l'Extérieur dans les structures publiques nationales, internationales et dans les multinationales ainsi que la création d’un Incubateur dédié à la diaspora togolaise.

Séna Akoda

Au Togo, Cina Lawson, ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, a rendu public au travers d’un arrêté en date du 29 avril 2021, de nouveaux indicateurs de qualité des services mobiles 2G, 3G et 4G et les seuils à atteindre par les opérateurs. 

Concrètement, les indicateurs et seuils de qualité que fixe la décision ministérielle, concernent 5 catégories de services mobiles. Il s’agit notamment des services voix, SMS, USSD, navigation web et transmission de données. Auxquels s’ajoutent les infrastructures réseaux et des indicateurs commerciaux. 

Comparés à des données recueillies sur le terrain, ils permettront de déterminer les niveaux réels de qualité des services fournis par les exploitants de réseaux mobiles au Togo. Ces données seront notamment obtenues par des mesures de la qualité de services et d'expériences réalisées annuellement sur les divers réseaux mobiles.

Financées par les opérateurs, ces opérations de mesure seront effectuées sur la base de méthodologies préalablement définies par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). 

De plus, le régulateur pourra, dans le cadre de sa mission de contrôle et à sa charge, réaliser ou faire réaliser des audits continus de la qualité des services sur toute l’étendue du territoire, tout au long de l’année. 

Par ailleurs, l’Arcep avait annoncé en début d’année, l’acquisition du XCALL PU 12, un outil de mesure de la couverture et de la qualité de services sur les réseaux 2G,3G,4G, et 5G. Ce boîtier de la taille d’une unité centrale permet également de mesurer la couverture, la qualité voix, la navigation, la messagerie SMS ou encore les téléchargements et uploads (chargement).

Klétus Situ

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Le « Guichet Diaspora » destiné à simplifier aux Togolais de l’Extérieur, les démarches en vue de leur contribution au développement de la Terre-mère a été lancé ce lundi 10 mai 2021. « Ensemble avec le Corps diplomatique, les partenaires techniques et financiers et les compatriotes de la diaspora, j’ai lancé le « Guichet Diaspora » pour aider les Togolais/es de la diaspora à rentrer, investir ou à faciliter l’investissement étranger au plan Togo 2025 », annonce Robert Dussey, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur.

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La mise en place de cet outil s’inscrit en ligne droite avec l’ambition réitérée par les autorités togolaises d’associer la diaspora au développement du pays. Vision déclinée dans la feuille de route 2020-2025. De fait, la conviction de Lomé est qu’« aucune nation ne peut se construire et assurer son épanouissement si elle n’associe tous ses filles et fils à la gestion de la chose commune ».

Avec cette nouvelle facilité, le pays semble déterminé à mieux structurer l’apport de sa diaspora à son développement, au-delà des envois de fonds dont la portion la plus importante ne sert en général qu’à soutenir la famille restée au pays.

En rappel, chaque année, la diaspora togolaise transfère à la maison, d’après les statistiques officielles, un peu moins de 500 millions $, soit 8 à 9% du PIB. Ce chiffre a connu un spasme en 2020, du fait de la Covid-19.

Séna Akoda

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