Le Togo veut se doter d’un plan de lutte contre la Pêche illicite non déclarée et non réglementée. Le Document stratégique est actuellement en cours de validation à Lomé par les acteurs du secteur halieutique, à la faveur d’un atelier dédié.
La rencontre de deux jours, ouverte ce jeudi, va ainsi permettre aux acteurs impliqués de plancher sur le document, relever les difficultés et défis du secteur de la pêche au Togo, caractérisé par la pratique sans autorisation de l’activité et l'immatriculation frauduleuse des navires de pêche.
« Le plan d'action national de lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée est un plan qui a été élaboré, mûri et arrimé avec le plan d'action international de lutte contre la pêche INN de la FAO », selon Ali Dantami, Directeur des pêches et de l'aquaculture
Pour le pays, le plan devra notamment permettre de répondre au défi en termes de surveillance des activités de pêche, pour limiter les bateaux de pêche qui viennent écumer les eaux maritimes nationales, et réduire la surexploitation des ressources. L’idée est également, indique-t-on, d’améliorer les revenus des acteurs de la pêche.
Le mécanisme d’action devrait impliquer différents acteurs, notamment, « la marine nationale, la brigade maritime, la préfecture maritime, les services des pêches, le Haut Conseil pour la mer, les pêcheurs, et l'ensemble des parties prenantes », selon le Haut fonctionnaire.
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Le département de géographie de l’Université de Lomé (UL), va bientôt être doté d’un Laboratoire de télédétection appliquée et de géoinformatique (LTAG). La première pierre de l’infrastructure, dont la construction va bénéficier d’un financement du PNUD, a été posée en début de semaine au campus sud de l’université.
La structure devrait ainsi permettre à l’UL de renforcer ses capacités de collecte de données à des fins de recherche et d’analyse scientifique dans le domaine des Systèmes d’Information Géographiques (SIG).
Les technologies de télédétection et les SIGs sont aujourd’hui incontournables dans l’élaboration des politiques gouvernementales, en particulier pour la planification et la gestion de l’environnement.
« Avec ce joyau, le PNUD contribue à la vision qui fait de l’innovation, du digital & du numérique les leviers du développement du Togo », a déclaré Aliou Dia, représentant-résident de l’agence onusienne.
Klétus Situ
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Les aléas climatiques, une mauvaise qualité des semences, la pandémie de la Covid-19. Ce sont les raisons qui pourraient expliquer, selon la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) et la faitière des cotonculteurs, la chute brutale de la production cotonnière pour la campagne 2020-2021 qui s’achève.
Réunis les 18 et 19 à Sokodé, dans le centre du pays, les acteurs majeurs du secteur ont annoncé que la récolte de cette année a sous-performé, tombant sous la barre des 100 mille tonnes, à un an de l’ambition initiale de passer le cap des 200 000 tonnes.
Ainsi, la production est tombée à 66 000 tonnes contre 117 000 un an plus tôt, soit un décru de 43%.
Cette contreperformance intervient alors que la filière vient d’être confiée au Singapourien Olam, qui s’active à porter les nouvelles ambitions, inhérentes à son cahier des charges. A l’horizon 2025, l’objectif est désormais de porter la production de l’or blanc à 225 000 tonnes, et de faire augmenter substantiellement les revenus des paysans. Notamment avec la fixation d’un prix minimum de 235 F/kg auquel le kg de coton-graine sera dorénavant commercialisé au Togo, qu’importe la volatilité du cours de l’or blanc sur le marché international, et la mise en place d’un système automatique de réévaluation du prix du kg du coton-graine dès que la production nationale augmente.
Des challenge importants pour Olam, en ce sens que, sur les dernières années, la production ainsi que les cours mondiaux ont évolué en dents de scie, même si depuis l’avènement de la NSCT, le tonnage a progressé de plus de plus de 400%.
Au Togo, le coton rapporte environ 50% des recettes d’exportation agricole, soit en moyenne 50 milliards FCFA par an.
Fiacre E. Kakpo
Annoncé depuis plusieurs semaines, le colloque international des Etats Généraux de l’ECO est désormais dans sa dernière ligne droite. Mercredi devant la presse, les responsables de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé qui est l’initiatrice de l'événement, ont apporté quelques précisions, histoire d’éclairer davantage l’opinion et effectuer quelques mises au point, quelques jours après le pavé jeté dans la mare par l’activiste et farouche pourfendeur du CFA, Nathalie Yamb.
« L’objectif de ce colloque est d’effectuer une réflexion prospective et scientifique autour de la future monnaie communautaire », affirment ces derniers qui déplorent l’absence totale d’implication des universitaires dans les questions monétaires régionales.
“La monnaie unique a été lancée depuis 1983 par les pères fondateurs de la Cedeao, mais depuis ce temps, nous avons constaté que les universités se sont très peu intéressées au sujet. Nous pensons donc qu’à travers cette première édition du colloque sur la monnaie unique, des réflexions scientifiques sur la problématique du développement pourront être menées, pour pouvoir éclairer les décideurs politiques que sont nos Chefs d’Etat en vue d’une décision en matière de la mise en place de cette devise”, explique le Doyen de la Faculté, Mawuli Couchoro.
Par ailleurs insiste-t-il, aucun financement n’a été reçu d’une entité étrangère ou d’une quelconque représentation diplomatique occidentale pour l’organisation de ce colloque, comme l’indiquait une rumeur ces derniers jours.
“Notre objectif n’est pas de parler de l’influence d’une puissance étrangère sur la monnaie de la Cedeao. Nous réfléchirons sur la monnaie qui serait la bonne pour le développement de nos pays. L’avenir de l’Afrique doit se décider par les Africains. Nous faisons notre part en tant qu'universitaires. Chacun doit apporter sa part. Rassurez-vous, ce Colloque vient éclairer l’homme politique sur ce qui est bon ou mauvais pour nous. C’est la raison pour laquelle une feuille de route sortira à l’issue des panels”, a poursuivi le responsable.
Programmé sur trois jours (26 au 28 mai) dans la capitale togolaise, le Forum doit réunir au moins 200 personnes, en présentiel comme en visuel, autour de plusieurs panels.
Octave Bruce
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Un peu moins de six mois après la sortie de sa première cohorte, le Programme Présidentiel d’Excellence pour le PND (PPEP), devenu Programme Présidentiel d’Excellence (PPE), est relancé par le gouvernement pour sa seconde édition. L’annonce a été faite ce 19 mai, par la secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson.
Lancé en 2019 et appuyé par le PNUD, le programme vise à sélectionner sur des critères d’excellence et de mérite des étudiants issus des universités publiques et privées du Togo (Universités de Lomé et de Kara, Université Catholique d’Afrique de l’Ouest), les former afin qu’ils renforcent l’administration publique et participent pleinement à la mise en œuvre des projets de développement.
Pour cette seconde classe, l’initiative qui a entre-temps été ouverte aux parcours Licence et dont le modèle a inspiré un autre programme destiné aux jeunes filles, offre deux programmes.
Un programme “Jeune diplômé” destiné à 20 étudiants togolais ayant obtenu un Master d'une université togolaise et ayant au plus 30 ans au 31 décembre 2021, et un programme “Master”, ouvert à 20 étudiants togolais en Master 1 ou 2 des trois universités citées plus haut et ayant au plus 28 ans au 31 décembre 2021.
Les étudiants sélectionnés suivront en parallèle de leur Master, un programme intensif de formation décliné en 4 axes : développement de compétences professionnelles, ouverture au monde, développement de leadership, et sensibilisation à la feuille de route quinquennale.
Une fois le cycle terminé, les lauréats auront un emploi au sein de l'administration pour une période minimale de 3 ans. Voici le lien pour s’inscrire gratuitement et postuler.
Le comité Togo des Conseillers du Commerce Extérieur de la France a annoncé ce 19 mai, un appui individuel de 2,5 millions de FCFA au profit de quatre PMEs togolaises, à savoir Kari Kari, Civic Bag, Han Design et Bethel Kébab. C’était au cours d’une cérémonie à l’Institut Français du Togo (IFT).
Ces fonds devraient permettre à ces entreprises dont l’évolution a été suivie par les membres du comité sur plusieurs années, d’acquérir des équipements nécessaires à l’accroissement de leurs capacités de production.
Au-delà de l’appui financier, l’idée est de faciliter la mise en relation des bénéficiaires avec des opérateurs économiques de l’hexagone, indiquent les porteurs de l’initiative d’appui, relève le comité.
Dans le détail, ces entités évoluant dans divers secteurs, emploient près d’une quarantaine de salariés. Elles ont également la particularité de proposer des produits et solutions intégrant des enjeux sociaux et environnementaux.
En effet, Civic Bag propose des sacs et des emballages biodégradables fabriqués à partir de papiers (sacs de ciment, journaux, cartons) recyclés depuis 2018. « Nous envisageons d'acheter une encolleuse pour pouvoir coller plus rapidement les sacs, donc cette enveloppe servira directement à acheter cette machine », a déclaré Achille Noussia, directeur de l’entreprise. En outre, « nous intégrons un réseau d’entrepreneurs français au sein duquel nous allons chercher d’autres opportunités pour faire évoluer notre activité tant sur le plan commercial que technique », a-t-il ajouté.
Abra Tenu Lawani, dont l’entreprise Kari Kari basée à Kpalimé, fabrique et commercialise des produits cosmétiques depuis 4 ans, à partir de matières premières locales comme le beurre de karité, l’huile de moringa ou encore l’huile d’avocat indiquera que « ce soutien permettra de financer ses activités à l’export ».
Quant à Han Design, dirigée par Akossiwa Kinvi, elle emploie 5 salariées en situation de handicap. La structure confectionne des accessoires de mode, des écharpes, des accessoires, des lacets, des chemins et des nappes de table ou encore des sacs à partir de coton tissé et en tissus WAX imprimés.
Armand Eklou, promoteur de Bethel Kébab, également bénéficiaire de la subvention, produit et vend de la viande végétale, des brochettes et steaks notamment, fabriqués à partir de la farine de blé. La jeune pousse créée depuis 2019, produit actuellement 150 kg de viande de blé par mois.
Notons que « les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) » sont des dirigeants d'entreprise à capitaux français en France ou à l'étranger, qui ont pour rôle de conseiller les pouvoirs publics et de favoriser l’internationalisation des entreprises françaises.
Klétus Situ
Au Togo, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) veut s'assurer en temps réel du bon fonctionnement des réseaux et du comportement du marché des communications électroniques dans le pays.
L’information émane de l’Autorité qui vient de dévoiler son projet de se doter d’une Plateforme BSS (Business Support System). L’outil devrait permettre de suivre en temps réels le marché des communications électroniques, les données de trafic et des parcs (abonnés, cartes SIM, téléphones etc...), les données économiques du secteur, la satisfaction client, des investissements réalisés par les opérateurs, notamment.
Ainsi, le régulateur togolais vient de lancer un appel d’offres, pour se doter à terme de ce dispositif, qui devrait ainsi lui permettre d’observer les activités et de veiller au respect du cahier des charges des opérateurs de télécommunication présents sur le marché.
L'ARCEP se montre d'ailleurs de plus en plus active dans la régulation du secteur depuis quelques mois, ce qui s'est par ailleurs matérialisé par les récentes réformes et procédures correctives, qu'elle a engagées vis-à-vis des opérateurs téléphoniques du pays.
Au sortir d’une audience le mardi 18 mai à Paris avec le président Togolais Faure Gnassingbé, le Directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop, a annoncé deux importants investissements au Togo.
Il s’agit de la construction d’une centrale solaire et du projet d’installation de câble sous-marin pour améliorer l’accès à l’internet. « Il s’agit pour nous de réitérer notre volonté d’appuyer les autorités par des financements dans ces domaines », a indiqué le N°1 de la SFI.
Les progrès du Togo en matière d’amélioration de l’environnement des affaires ont aussi été au cœur des échanges entre Faure Gnassingbé et Makhtar Diop. « Comme vous le savez, le Togo a été le pays qui a enregistré la meilleure progression en Afrique dans le classement Doing Business. Et on le voit aujourd’hui, des investisseurs privés étrangers et locaux qui seront intéressés à venir investir au Togo », a déclaré le Directeur Général de la branche du groupe de la Banque Mondiale dédiée au financement du secteur privé.
En effet, le Togo, au classement 2020 du Doing Business (DB), a réalisé un bond de 40 places pour se classer au 97ème rang mondial et s’adjuger le titre de Top Performer en Afrique subsaharienne.
Notons qu’au cours de ces dix dernières années, la SFI a investi plus de 600 millions de $, environ 322 milliards de FCFA au Togo, dans les secteurs de l’énergie, des marchés financiers, de la production de ciment, la logistique et la santé.
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Des travaux de construction sont en ligne de mire des autorités togolaises qui ambitionnent de renforcer le Port de pêche de Lomé. Le Ministère de l'Economie maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, département chargé de l'infrastructure halieutique envisage notamment de doter le site de deux hangars supplémentaires, un magasin et une vigie équipée de lampadaires solaires, ainsi que de trois ateliers de réparation de moteurs hors-bords, apprend-on.
A cet effet, l’autorité de tutelle de cette infrastructure lance jusqu’au 17 Juin 2021, un appel d'offres consulté par Togo First, qui vise à recruter des prestataires compétents pour la réalisation des travaux censés durer 4 mois.
Pour rappel, situé à Gbétsogbé, à l’est de Lomé, le Port de Lomé a été réhabilité en 2019. Depuis, l'installation a contribué à la majeure partie de la production halieutique togolaise, avec notamment plus de 17 000 tonnes pêchées en 2019, plus de 90% de la production totale de poissons au Togo sur la période.
Avec le nouveau Port de Pêche, se rappelle-t-on, les autorités togolaises tablent sur une progression de la production halieutique annuelle pour atteindre 25 000 tonnes
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Les représentants de l’opérateur télécoms Moov Africa Togo ont été auditionnés par le comité de direction de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (Arcep), ce mardi au siège de l’institution.
En toile de fond, une procédure ouverte en octobre dernier par le régulateur à l’encontre de la filiale de Maroc Telecom pour des manquements aux obligations de « permanence, continuité et disponibilité des services, inscrites à son cahier de charges».
Pendant l’audience qui a duré près de trois heures, devant le comité de direction, l’auditoire a assisté à des joutes oratoires entre les cadres de l’Arcep et les représentants de l’opérateur de téléphonie mobile.
En effet, le régulateur a présenté le rapport d’instruction du dossier, et mis l’accent sur les diverses perturbations constatées sur les réseaux de l’opérateur pendant les mois de Juin à Septembre 2020 et de Mars à Avril 2021.
L’institution a également pointé du doigt « l'inefficacité des supposées mesures prises par Moov Africa ». Son directeur général, Michel Yaovi Galley, a même appelé le comité à prononcer « une sanction exemplaire » contre Moov Africa Togo.

Les représentants de la filiale de Maroc Telecom ont quant à eux, fait état « des facteurs extérieurs», qui seraient à l'origine des perturbations déplorées. Notamment l’absence de fourniture continue de l’énergie électrique et des dommages réguliers causés sur son réseau de fibre optique par les travaux de son concurrent Togo Telecom et d’autres entreprises de travaux publics.
Ils ont ensuite présenté l’évolution du plan d’action élaboré pour remédier à la situation et sollicité de la part du régulateur, un moratoire pour la mise en œuvre intégrale de cette stratégie, prévue pour s’achever fin septembre 2021.
Les quatres membres du comité de direction ont, avant de clore la séance et de mettre l’affaire en délibéré, demandé à chacune des deux parties des précisions afin de situer les responsabilités. Si les sanctions encourues par l’opérateur n’ont pas été libellées, la décision du comité devrait être notifiée par courrier dans les prochains jours à Moov Africa.
Klétus Situ
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