Au Togo, la production de phosphates a presque doublé en un an, passant d'un peu plus de 700 000 tonnes en 2019 à plus d’1,3 millions de tonnes en 2020. Soit une augmentation de plus de 87%, selon les données du récent rapport de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), compilées par Togo First.

Cette croissance togolaise, impulse une croissance de 23,5% de la production du minerai au sein de l’Uemoa en la portant à près de 2,9 millions de tonnes. Alors que le Sénégal, qui représente 55% de la production sous-régionale, a connu sur la période, une baisse de 3% de son volume de production.
Croissance des ventes
Dans la foulée, les volumes de production exportés sont en croissance de 61%. D’un peu plus de 800 000 tonnes en 2019, les ventes togolaises de phosphates se sont également établies à 1,3 millions de tonnes, dans un contexte où les cours mondiaux du minerai ont baissé de plus de 13% sur l’année.

En rappel, les recettes générées au Togo par les exportations du phosphate se sont établies à 92 milliards FCFA en 2019.
Klétus Situ
Lire aussi :
Zlecaf : le Togo se dote d’une stratégie pour promouvoir ses exportations vers l’Afrique
Le Togo veut repréciser sa cartographie minière
Togo: le phosphate fait chuter les exportations minières en 2019
Togo : le secteur extractif a rapporté 13 milliards FCFA de recettes à l’État en 2017
Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise qui vient de clore une visite officielle de cinq jours sur le sol turc, a annoncé ce 3 Juin, la tenue prochaine à Lomé, d’un forum d’affaires entre les opérateurs économiques turcs et togolais.
“Nous avons décidé avec mon homologue Mevlüt Çavuşoğlu d’organiser un Forum d’affaires en automne à Lomé avec la participation des femmes et hommes d’affaires togolais et turc.”, a ainsi tweeté le ministre.
Cette annonce intervient moins de 24h après la signature de nouveaux accords de coopération économique et commerciale entre les deux pays. Ces accords économiques et commerciaux, qui prévoient la création d’une commission économique mixte, viennent ainsi consolider le cadre juridique devant soutenir l’intensification des relations économiques entre les deux pays.
“Il s'agit de deux accords, le premier sur la promotion réciproque des investissements et le deuxième sur la prévention de la double imposition.”, a indiqué le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu.
Du côté togolais, la priorité est donnée aux investissements directs turcs. “Pour nous, il s’agit surtout d’encourager l’investissement turc au Togo. (...) Nous pensons que les investissements turcs, qui sont de plus en plus nombreux sur tout le continent africain, et particulièrement en Afrique de l’ouest, sont les bienvenus au Togo, surtout que nous avons un cadre des affaires assez ouvert”, a déclaré le chef de la diplomatie au micro de l’Agence Anadolu.
En 2019, les exportations togolaises vers la Turquie, ont atteint un peu plus de 24 milliards FCFA. Il s’agit surtout de matières premières agricoles, coton et café notamment, selon les données de la BCEAO.
“Bien que la balance commerciale entre nos deux pays soit en faveur de la Turquie, ce qui est normal puisque la Turquie est un pays beaucoup plus industrialisé que le Togo, nous avons un volume de commerce qui est très satisfaisant”, a-t-il poursuivi.
Robert Dussey a d’ailleurs échangé lundi à Istanbul, avec des représentants du secteur privé turc, sur les opportunités et potentialités d’investissement qu’offre le Togo. Cette volonté de renforcement des relations économiques entre les deux pays, est en lien avec leur rapprochement diplomatique.
En effet, Lomé et Ankara avaient, à la faveur d’une visite du chef de la diplomatie turque dans la capitale togolaise en juillet 2020, paraphé trois accords de coopération. Consacrant notamment l’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, et l’établissement d’un mécanisme de consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays.
Klétus Situ
Lire aussi:
Investissements au Togo : le patronat turc dans les starting-blocks
Dorénavant, les Togolais disposant d’un portefeuille mobile money peuvent effectuer des opérations de retrait d'argent sans carte bancaire à tous les guichets automatiques et Points Xpress d’Ecobank. Ceci, grâce à l’application Xpress cash by Semoa, développée par la fintech togolaise Semoa.
Xpress Cash by SEMOA, une solution innovante de mobile Banking via WhatsApp qui permet le retrait, sans carte bancaire, d’un compte Tmoney ou FLooz, à tous les distributeurs d’Ecobank et dans les Points Xpress. Il est intégré à Dédé, l’assistante virtuelle de Semoa, génératrice du code de retrait, disponible sur WhatsApp 24h/7j au +22899050505.
« Xpress Cash by Semoa est une solution alternative de retrait d'argent qui facilite la gestion des cartes bancaires et comptes électroniques », indique le directeur du groupe Semoa, Edem Adjamagbo.

Ecobank Togo, partenaire du Groupe Semoa, dans l’opérationnalisation de Xpress Cash by Semoa, nourrit l’ambition de participer à l’inclusion financière dans le pays. De ce fait, elle met à disposition ses 77 guichets automatiques et plus de 1600 points express pour assurer les retraits d’argent.
Le groupe Semoa, rappelons-le, est spécialisé dans la création de solutions digitales de paiement en Afrique. Avant le lancement de Xpress Cash by Semoa, à travers son assistante virtuelle Dédé, il offrait aux clients d’Ecobank la possibilité d’effectuer des transferts d’argent de leur compte vers T-money et Flooz.
Lire aussi :
Togo : Orabank et Togocom vont lancer Mbanking, une solution de Mobile Banking
Fintech : la startup Semoa franchit le cap du milliard FCFA en flux financiers
Edem Adjamagbo déploie le WhatsApp Banking pour Ecobank et Orabank
Au terme du sommet international « One World Protected», consacré à la question des vaccins contre le coronavirus, le Japon et l’Alliance GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunization ou, en français, « l’Alliance Globale pour les Vaccins et l’Immunisation ») ont annoncé le soutien financier de 2,4 milliards $ en faveur des pays membres de l’initiative COVAX dont le Togo.
Ce fonds a été levé auprès de 40 nouveaux donateurs du secteur public et privé (dont 800 M$ du Japon), en plus de 6,3 milliards déjà levés avant le lancement de la campagne « One World Protected » le 15 avril dernier. Avec ces ressources mobilisées, l’objectif de 8,3 milliards $ pour Gavi COVAX AMC est dépassé, apprend-on.
Il permettra à COVAX d’atteindre également l’objectif de livraison de 2 milliards de doses dans le monde en 2021 et de commander 1,8 milliard de doses de vaccins pour les pays à faible revenu membres de la plateforme, d’ici au début 2022.
Prenant part à ce sommet par visioconférence, le Président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, a posté sur Twitter: « Ce sommet qui réunit les dirigeants de pays donateurs, de pays éligibles au COVAX et des acteurs internationaux de la lutte contre la Covid-19 vient à point nommé pour échanger sur les défis liés à l’accès équitable aux vaccins et au financement du programme COVAX ».
Notons que membre de cette initiative, le Togo a déjà réceptionné 200 000 doses d’AstraZeneca sur les 3 millions prévus d’ici le mois d’août 2021.
Selon une étude de la FAO sur le secteur forestier au Togo en 2020, la production du bois représente 11% du PIB national. Il s’agit principalement des combustibles ligneux, de sciages, de perches et poteaux et des produits de la forêt notamment les plantes médicinales, fourragères, ustensiles ménagers.
Également, le premier inventaire forestier national réalisé en 2016 indique que le commerce du bois génère un chiffre d’affaires global moyen annuel de 7,77 milliards de FCFA. Ce rapport relève qu’en 2015, l’exploitation des ressources forestières au Togo a contribué à 18,32% au PIB et la création de 9 095 emplois directs et indirects dans le secteur forestier entre 2013 et 2014.
Dans le pays, le bois d’œuvre, le bois de chauffe, le charbon de bois, même les produits forestiers non ligneux (karité, miel) sont majoritairement utilisés dans le quotidien des populations, aussi bien rurales qu’urbaines.
Dans un souci de protection et d’amélioration de l’écosystème forestier, le Togo s’est doté du Plan national d’investissement forestier (PNIF), prévu sur cinq ans (2018-2022) évalué à hauteur de 60 milliards FCFA.
Lire aussi :
Togo : la contribution des produits forestiers non ligneux à l’économie va augmenter
Le Togo veut restaurer 35 000 hectares de forêt en 2020
Le tout premier Datacenter du Togo sera inauguré le vendredi 4 juin prochain par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, soit deux ans et demi après le lancement des travaux de construction, a-t-on appris auprès du ministère de l’économie numérique et de la transformation digitale.
Dénommé Carrier Hôtel, cet ouvrage servira à héberger des données sensibles dans un environnement sécurisé et mettra à disposition des entreprises, de l’espace, de l’énergie, le circuit de refroidissement, leur permettant d’entreposer en toute sécurité leurs serveurs, leurs équipements de réseau et de stockage.
L’infrastructure, de niveau de fiabilité Tier III+, sera un centre d’hébergement de données sensibles et de colocation neutre.
Réalisée sur plus d’un hectare par CFAO Technologies et supervisée par l’expert en data centers APL France, elle offrira également des solutions technologiques de dernière génération.
« Cette infrastructure majeure revêt une importance capitale dans la concrétisation des objectifs de la feuille de route présidentielle 2020-2025 », rappelle le ministère de l’économie numérique.
Elle est financée à hauteur de 12,2 milliards de FCFA par la Banque mondiale dans le cadre du programme régional ouest-africain de développement des infrastructures de communications (WARCIP).
Le 21 mai dernier, la Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 11 millions $ de l’Association internationale de développement (IDA) pour permettre d’achever sa construction.
Lire aussi :
Togo : les travaux de construction du Carrier Hotel avancent
Carrier Hotel: une procédure ouverte pour l'acquisition et l'installation de la bande passante
Liquid Telecom décroche un marché de 3 milliards FCFA pour la gestion du Carrier Hotel
Au cours de l’année 2020, l’Etat togolais a bénéficié de plus de 135 milliards de FCFA d’appuis budgétaires au titre de la riposte contre la Covid-19, selon les données compilées par le ministère de l’économie et des finances dans son rapport annuel sur la dette publique du pays.
Ces appuis, obtenus sous forme de prêts, proviennent essentiellement des sœurs jumelles de Bretton-Woods (le FMI et l’IDA détiennent à eux deux, près de 69% de la dette extérieure du Togo, avec un encours total cumulé atteignant 329 milliards en 2020), et des institutions panafricaines.
De fait, les facilités obtenues auprès des institutions de Bretton-Woods, dans le cadre de la riposte, représentent à elles seules, 76% des ressources engrangées par le pays d’Afrique de l’Ouest. Plus de 79 milliards de FCFA ont été accordés par le Fonds Monétaire International (FMI). Les appuis de la Banque Mondiale, qui a notamment soutenu le programme Novissi via l’Association Internationale de Développement (IDA), s’élèvent à un peu plus de 23 milliards FCFA.
D’autres institutions, pour leur part, africaines, ont également prêté leur concours au Togo. Ainsi, près de 12 milliards de FCFA ont été octroyés par la Banque Africaine de Développement (BAD), à travers son fonds de développement. Le pays a également bénéficié de 21 milliards de FCFA de la part de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), qui avait mobilisé 196 milliards pour soutenir les Etats membres aux temps forts de la pandémie.
Klétus Situ
Lire aussi :
Au Togo, la dette multilatérale a augmenté de moitié en 2020 : autopsie
Des experts du Fonds monétaire international (FMI) séjournent à Lomé où ils ont entamé ce mardi, des consultations visant à élaborer un nouveau programme de soutien au Togo, appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC).
Les discussions qui auront lieu en visioconférence, porteront essentiellement sur les comptes macroéconomiques, le secteur réel, les politiques monétaires et financières, la balance des paiements et les finances publiques.
Ces nouvelles consultations prévues jusqu’au 17 juin prochain, interviennent alors que le FMI avait déjà annoncé une aide supplémentaire de 240 millions $, environ 130 milliards FCFA, au Togo. C’était en mai dernier, en marge du sommet sur le soutien aux économies africaines à Paris.
Notons que sur la période 2018-2020, le Togo avait déjà bénéficié du programme triennal du FMI appuyé par la FEC à hauteur de 244 millions $, soit 131 milliards FCFA. Il a également eu à deux reprises, en avril et octobre 2020, une aide d'urgence du fonds sous la forme d'un allégement de dette pour financer les dépenses prioritaires liées à la gestion de la pandémie de la Covid-19.
Lire aussi :
Le FMI annonce un soutien de 240 millions $ pour le Togo
28 pays dont le Togo bénéficient d’une nouvelle aide du FMI
Croissance togolaise : le FMI se montre plus optimiste que sa sœur la Banque mondiale
Victoire Tomegah-Dogbé et le FMI échangent sur la feuille de route du gouvernement
Une plateforme industrielle et commerciale destinée aux producteurs du Réseau des Coopératives d'Étuvage du Riz (RECER), a été inaugurée récemment à Dapaong, principale ville au Nord du Togo.
Portée par le Centre de Transformation et de Commercialisation du Riz (CTCR) qui entend stimuler la filière rizicole locale, cette structure qui devrait faciliter le décorticage et l'étuvage du riz, a une petite capacité de production estimée à un millier de tonnes de riz par an.
Le CTCR a bénéficié à cet effet, de l’appui technique de l’organisation Recherche Appui et Formation aux Initiatives d’Auto développement (RAFIA) et financier de l’ONG universitaire belge, Louvain Coopération,
Selon les informations diffusées sur Twitter par le ministère en charge de l’agriculture, la mini-usine de transformation a déjà produit et mis sur le marché, 25 tonnes de riz, des sacs de 5 et 25 kg, brandés “Riz Savana”.
Pour rappel, la stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR), mise en œuvre entre 2008 et 2018, inscrivait déjà en priorité le développement de solutions de transformation et de commercialisation des productions rizicoles des régions de la Kara et des Savanes.
Sur la période, la production togolaise de riz s’est accrue de 64%, passant de 58 637 t à 145 000 t.
Klétus Situ
Les hommes d’affaires turcs réunis au sein de l'Association des industriels et des hommes d'affaires indépendants (MÜSİAD) se disent prêts à accompagner les autorités togolaises dans la mise en œuvre de la Feuille de route 2020-2025. Cette décision a été prise à la suite d’un entretien entre eux et le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, en visite de travail en Turquie.
« Je félicite le patronat turc pour sa décision de venir investir au Togo », a posté le chef de la diplomatie togolaise sur son compte twitter.

En effet, le ministre togolais s’est entretenu avec plusieurs personnalités du monde des affaires turc, à qui il a présenté les opportunités d’investissement au Togo. « J’ai eu l’opportunité de présenter les priorités du gouvernement togolais aux hommes et femmes d’affaires turcs à Istanbul », a tweeté Robert Dussey.
Depuis quelques années, le Togo et la Turquie intensifient leurs relations d’amitié. Cette coopération se traduit par la signature de plusieurs accords de partenariat notamment la création d’une commission mixte entre les deux pays lors de la visite du chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuşoğlu à Lomé en Juillet 2020.
Notons que dans le cadre du renforcement des liens entre les deux pays, le 27 mai dernier, la nouvelle ambassadrice turque au Togo, Esra Demir, a pris officiellement fonction suite à l'ouverture d'une ambassade dans la capitale togolaise.
Lire aussi :
La Turquie ouvre une ambassade à Lomé
PND : vers une augmentation des investissements turcs au Togo