Togo First

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Dans le cadre de la relance de son économie post-Covid-19, le Togo est à la recherche de 25 milliards FCFA sur le marché financier régional.  

Pour mobiliser ces ressources, le pays d’Afrique de l’ouest recourt à une nouvelle émission d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) d’un nominal de 10 000 FCFA, informe l’agence Umoa-Titres.

L’opération qui devra être bouclée ce vendredi 11 juin 2021, est prévue sur une maturité de 84 mois, soit 7 ans, d’après la même source qui précise par ailleurs que les titres émis, sont assortis d’un taux d’intérêt annuel de 5,98%.

Déjà, le pays a réussi, le 29 mai dernier, à lever 27,5 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré estimé à 5,66% de maturité 5 ans et un taux d’intérêt fixe de 5,8%.  Un succès qui s’inscrivait dans la lignée de ses sorties sur le marché financier régional, depuis le début de l’année.

Avec cette nouvelle réussite, le Togo porte à plus de 300 milliards FCFA le total de fonds qu’il a levés sur le marché financier régional en 2021.

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Kodjo Adedze, ministre du commerce, de l’industrie et de la consommation locale du Togo a appelé ce mercredi 09 juin, les opérateurs économiques et les responsables de laboratoire, à se conformer aux normes d’accréditation des produits.

Dans son message à l’occasion de la journée mondiale de l’accréditation, l’officiel togolais a rappelé que dans le contexte de la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19, de la relance économique post-Covid-19, de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), et de la promotion de la consommation locale, l’accréditation des marchandises se révélait une condition sine qua non pour la conquête du marché international. 

« L'accréditation permet de fournir les bases techniques et opérationnelles qui sont essentielles au fonctionnement de nos sociétés. Elle soutient les programmes de développement des Etats dans des domaines tels que le commerce transfrontalier, la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire des aliments, la santé, la protection de l'environnement, le développement industriel et des infrastructures », a souligné le ministre.

En effet, l'accréditation facilite l’acceptation des marchandises d’un pays à un autre. Elle est une attestation de conformité délivrée par des organismes d’évaluation de la conformité (OEC) accrédités, notamment les laboratoires, les organismes de certification et d’inspection.

Au Togo, les activités d’accréditation sont garanties par la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et ses structures techniques de qualité dont le Comité Togolais d’Agrément (COTAG), chargé des activités de certification et d’accréditation initiées par les opérateurs économiques et les organismes publics ou privés installés dans notre pays.

Pour rappel, les contrôles aux frontières et inspections aux points de vente intérieurs du marquage sécurisé des produits, débuteront le 1er juillet prochain sur toute l’étendue du territoire Togolais.

L’Office Togolais des Recettes (OTR) se prépare à lancer un recensement fiscal géolocalisé dans les cinq régions économiques du pays. L’opération qui sera menée de concert avec les collectivités locales, consistera principalement en une collecte de données par des agents recenseurs, apprend-on. 

L’objectif à terme, est de dresser une cartographie fiscale du territoire grâce à l’enregistrement, au traitement et à l’agrégation des données récoltées dans une base unique, d’après les informations. 

Les opérations de recensement devraient durer six semaines dans chacune des cinq régions, annonce l’administration fiscale togolaise, qui vient de rendre public un appel à candidatures pour recruter des agents recenseurs. Cet appel à candidatures, ouvert jusqu’au 25 juin 2021, s’adresse à tous les Togolais (avec une limite d’âge de 35 ans maximum au 1er janvier).

Rappelons que l’OTR qui a ouvert ce 2 juin, une session de formation sur la fiscalité locale à destination des élus locaux, mène depuis un an et demi, une politique de décentralisation fiscale. Pour le compte de l’année 2021, il est attendu une contribution de 664 milliards FCFA des recettes fiscales au budget national.

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Au Togo, 70% des activités économiques sont liées à la façade maritime et le pays en tire plus de 75% de ses recettes fiscales. L’information a été officialisée mardi 8 juin 2021, par le ministre de l'économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, Edem Tengue, à l’occasion de la journée des Océans. 

Selon les autorités togolaises, les échanges commerciaux par voie maritime sur la plateforme portuaire de Lomé constituent une part importante des revenus de l’Etat. Les recettes douanières réalisées au Port de Lomé constituaient 80% du total des activités maritimes et 60% des revenus de l’État, selon Zouréatou Kassa Traoré, le ministre des Transports. En 2019 ? le trafic de marchandises est passé de 22,117 millions de tonnes à 22, 610 millions sur un an. 

S’agissant du secteur de la pêche, il représente 4,5% du PIB et emploie plus de 20 000 personnes. Chaque année, la production halieutique est estimée à 20 000 t ; mais elle a atteint un pic de 37 000 t entre 2018 et 2019, selon les statistiques de la Direction de la Pêche et de l’Aquaculture (DPA).

Ces données témoignent, selon Edem Tengue, de l’importance de l’océan dans l’économie togolaise, et par conséquent, de la nécessité d’assurer sa protection. « L’océan est un capital important pour l’humanité et mérite d’être préservé. Il faut trouver le juste équilibre entre les activités humaines et la préservation de l’océan », a soutenu l’autorité. 

Rappelons que dans le sens de préserver la mer et de réguler les activités qui y sont liées, le Togo a pris des initiatives telles que la création du Haut conseil pour la mer (HCM). Il a également ratifié des instruments internationaux pour combattre les actes illicites en mer. En mai dernier, le pays s’est doté d’une loi de protection et de valorisation de la côte togolaise. 

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Quelques heures après l’inauguration de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), plusieurs partenaires la SFI, la Banque Mondiale, la BAD, l’Africa Finance Corporation (AFC), le Fonds pour le développement de l’exportation en Afrique (FEDA) annoncent leur engagement à soutenir l’initiative togolaise. Ils ont fait part de leur volonté au Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, lundi au cours des audiences.

Au terme des échanges, leurs responsables ont tous exprimé leur disponibilité à accompagner le Togo dans ses programmes de développement avec l’appui du secteur privé en offrant leur expertise.

« Nous avons discuté des différentes opportunités, que ce soit dans les domaines des infrastructures, de l’économie numérique ou de la création de l’emploi dans les secteurs des PME/PMI, notamment le secteur agricole. Nous avons participé à l’inauguration de la PIA, en guise de notre soutien à ces genres de plateformes qui sont très intéressants pour le pays », a déclaré Sérgio Pimenta, Vice-Président pour l’Afrique et le Moyen Orient de l’International Finance Corporation (IFC).

Également, les représentants du groupe ARISE IIP, reçus par le Chef de l’Etat, ont évoqué les perspectives de la Plateforme et son importance dans le développement économique du pays.

Rappelons que les travaux de la plateforme ont mobilisé une enveloppe de 200 millions € mobilisée à 35% par le gouvernement togolais et 65% par ARISE IIP.

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Au Togo, les créances des banques vis-à-vis des non-résidents ont augmenté de 317 milliards FCFA entre 2019 et 2020. Leur encours total est passé d’un peu plus de 800 milliards à 1118,3 milliards de FCFA, selon un rapport de la BCEAO consulté par Togo First.

Cette croissance de l’ordre de 39% intervient alors que la dette des banques envers ces non-résidents, dont l’encours total s’élevait à 318,6 milliards de FCFA à la fin de l’exercice 2019, a baissé de 33% pour s'établir à 213,2 milliards en 2020.

Notons que dans le système bancaire togolais, les actifs extérieurs ont presque doublé en un an. Passant, de 482 milliards FCFA en 2019 à 905 milliards FCFA au 31 décembre 2020, une croissance d’un peu plus de 87%. 

Klétus Situ

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En juin 2020, le Togo a annoncé avoir finalisé l’opération de reprofilage de sa dette intérieure, entamée un peu plus de 6 mois plus tôt. Si l’agence de notation financière Moody’s avait indiqué que le rééchelonnement de la dette permettait au pays de réduire d’environ 130 millions € son service de la dette au cours des trois prochaines années, on en sait davantage sur comment le pays ouest-africain a réussi ce coup de poker. 

Dans les détails, le premier reprofilage a été possible grâce à un emprunt de 103 millions € (67 milliards FCFA), auprès de la Tokyo-MUFG, la plus grande banque japonaise, au taux de 4,68 % l’an pour 10 ans dont 2 de différé. 

Garanti à 100 % par l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA), dont le Togo est devenu membre en 2019, cet emprunt a permis de rembourser par anticipation un encours de 21 milliards de FCFA d’un crédit contracté auprès de la BOAD au taux de 7,5 % et de maturité résiduelle 3,5 ans. Ce même crédit a également servi à solder un autre encours de 44 milliards FCFA d’un emprunt syndiqué de maturité résiduelle 3,5 ans, effectué sur le marché financier sous régional au taux de 6,9 %, et arrangé par la Sogebourse. 

La réalisation de la seconde phase de l’opération de reprofilage est le fruit d’un financement arrangé par le Français, Société Générale. Cet emprunt contracté en juin 2020, en pleine Covid-19, est estimé à 147 millions d’euros, soit 96 milliards FCFA au taux de 4,54 % l’an pour une durée de 10 ans dont 2 de différé. La levée de fonds qui bénéficie également de la garantie de l’ACA, a permis de rembourser par anticipation deux emprunts en FCFA auprès de la BOAD, 18 milliards FCFA, ainsi qu’un emprunt contracté auprès d’Ecobank, dont le solde restant dû était de 72,4 milliards FCFA.

Au total, la stratégie de reprofilage a permis au pays d'atténuer le risque de refinancement en allongeant la maturité moyenne du portefeuille qui passerait de 5,1 ans à fin 2019 à 7 ans en 2024.

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En visite à Lomé, Sergio Pimenta, Vice-président pour l’Afrique de l’IFC (International Finance Corporate), bras de la Banque mondiale, dédié au secteur privé, a accordé une interview à Togo First.

Au menu, la nouvelle stratégie de l’institution, la PIA, digitalisation, agriculture et financement des PME et PMI togolaises.

Togo First : Quels sont les domaines à fort potentiel dans lesquels la SFI pourrait accompagner les entreprises ? Logistique, technologie, tourisme… ?

Sergio Pimenta : Vous venez de citer certains des secteurs qui ont effectivement un potentiel très fort comme celui des infrastructures logistiques. Le Togo est doté d’un positionnement géographique et de ressources, y compris un port en eau profonde, qui lui donnent des avantages comparatifs considérables. Son positionnement sur le continent lui donne un avantage très fort en termes de logistique.

Quand on combine les technologies numériques pour lesquelles ce pays est en train de se donner des infrastructures solides, au secteur de la logistique, vous avez des opportunités qui se décuplent.

Nous voyons également beaucoup d’opportunités dans le secteur des TIC. On réfléchit à des effets de synergie entre les deux secteurs. Développer des systèmes de logistique qui reposent sur de nouvelles technologies, sera intéressant. Quand on combine les technologies numériques pour lesquelles ce pays est en train de se donner des infrastructures solides, au secteur de la logistique, vous avez des opportunités qui se décuplent.

L’IFC a identifié d’autres opportunités dans le secteur agricole et agroalimentaire, les services, le tourisme, l’énergie, la santé et l’éducation.

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Togo First : L'IFC a posé ses valises à Lomé en 2019, avec dans la foulée, un nouveau directeur fin 2020. Qu'est-ce qui devrait changer avec cette présence à Lomé?

Sergio Pimenta : Nous avons ouvert un bureau ici il y a presque deux ans et je suis très heureux d’être accompagné de mon collègue Christopher (Christopher Balliet Bléziri, depuis décembre 2020, nouveau Représentant-Résident de l'IFC pour le Togo​, ndrl) qui nous représente à Lomé. Il est évident qu’ayant un bureau sur place, les opportunités d’investissement devraient se multiplier, car déjà, nous sommes approchés par un bon nombre d’entreprises locales avec lesquelles l’IFC espère pouvoir travailler.

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Alors que nous sommes approchés très régulièrement pour de nombreuses opportunités, je pense qu’un des travaux que Christopher doit et continue de faire, est justement de divulguer.

Nous avons réalisé un certain nombre d’investissements au Togo qui constituent aujourd'hui notre portefeuille. Nous avons établi des partenariats avec nos clients ici et nous sommes très satisfaits de nos engagements avec eux. Actuellement, notre portefeuille au Togo est supérieur à 350 millions de dollars, principalement concentré dans les infrastructures. Mais c’est un portefeuille que nous espérons croître fortement et rapidement.

Togo First : en tant que branche de la banque mondiale en charge du secteur privé, on vous a vu par le passé, aux côtés de grandes multinationales qui opèrent au Togo : CimTogo, LCT, et dans une certaine mesure Ecobank. Alors que les PME représentent, selon plusieurs rapports du groupe de la banque mondiale, le plus important pourvoyeur d'emploi de l'économie, leur accès au financement reste encore faible. L'IFC a annoncé fin 2019 qu'elle allait changer sa stratégie pour adresser davantage les PME. Où en êtes-vous dans l'implémentation de cette stratégie ?

Sergio Pimenta : Je suis d’accord avec vous que les PME constituent une part très importante du tissu économique togolais, non seulement en termes de création et de maintien d’emploi, mais également de création de richesse. Raison pour laquelle il est très important de pouvoir les soutenir.

Nos interventions à la SFI se font sur une palette assez large de secteurs et de types d'entreprises. Nous travaillons avec des entreprises de grandes tailles, mais également avec des moyennes et de petites entreprises (PME). Nous sommes ainsi capables de regarder toutes sortes de schémas pour pouvoir soutenir à la fois en investissement et en conseil le monde de l’entreprise, le monde urbain où il y a plus d’emplois et également le monde rural.

L’IFC a mis en place par exemple deux lignes de partage de risque avec deux banques de la place ici au Togo. Ces instruments de partage de risque nous permettent de soutenir ces banques dans leurs efforts de financement des PMI/PME. Concrètement, nous contribuons financièrement de manière à ce que les PME puissent bénéficier du soutien bancaire.

En conséquence, pour travailler plus efficacement avec cette tranche d’entreprise (PME, PMI), nous sommes en train de mettre en place un certain nombre d’approches qui nous permettront d’aller plus loin. Parce que pour une entreprise multilatérale comme la nôtre, travailler avec les petites et moyennes entreprises constitue un certain nombre de défis.

Ce que nous pouvons offrir aux entreprises togolaises en tant que branche secteur privé du groupe de la Banque mondiale, c’est de mettre à leur disposition des instruments à la fois de conseil et d'investissement qui peuvent être très utiles.

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Togo First : Aujourd’hui, vous mettez la digitalisation et les nouvelles technologies au centre de vos prochaines interventions. Une annonce d’investissement du Président Makhtar Diop a été faite récemment.

Nous voulons utiliser beaucoup plus les possibilités offertes par les nouvelles technologies et le numérique.

Aujourd’hui, l’objectif est d’aller plus loin dans notre stratégie. Nous voulons utiliser beaucoup plus les possibilités offertes par les nouvelles technologies et le numérique. Nous voyons tout particulièrement avec la COVID-19, l’impact qu’elle a sur les économies où beaucoup d’entreprises comme les particuliers se retrouvent à utiliser les technologies digitales pour des raisons de distanciation sociale et de contrainte de déplacement. On se rend compte qu’il y a beaucoup à faire pour aider les PME/PMI à utiliser totalement les TIC ou à avoir un effet de levier grâce à elles.

Nous avons des programmes d’assistance technique mais aussi des programmes de financement où nous voulons soutenir ce type d’entrepreneuriat. L’IFC veut également faire plus pour l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Comme vous le savez, il y a un grand potentiel de développement si on arrive à une parité dans le monde économique entre l’homme et la femme. C’est important de soutenir ces efforts. Et des projets, des approches particuliers destinés à ces types d’entreprises, sont dans le pipe.

Togo First : en parlant d’entrepreneuriat au Togo, il y a un fait qui est saisissant, les crédits fournis par le secteur bancaire au secteur agricole représentent encore moins de 1% (0,02%) du portefeuille de prêts de celui-ci, alors que le secteur primaire contribue à hauteur de 40% au PIB, et emploie 60% de la population active. Dans la nouvelle stratégie de l'IFC, quel pourrait être le dividende de l'agriculture et secteurs assimilés ?

L’accès au financement pour le secteur agricole, notamment les petits fermiers et entreprises, a toujours été un gros défi en matière de développement et c’est un aspect sur lequel il est important d’apporter des solutions. Je vois plusieurs directions d’où ces solutions peuvent provenir.

Nous soutenons fortement les différentes entreprises qui sont dans le secteur de financement mobile et digital, parce que c’est aussi une façon avancée d’aider le monde agricole.

La première qui est très importante : l’accès à l’économie digitale est une façon pour les petites entreprises notamment du monde agricole qui sont plus éloignées des marchés d’avoir accès non seulement à la formation sur les différents types d’intrants à utiliser et les étapes agricoles, mais également l’accès au financement. Nous soutenons fortement les différentes entreprises qui sont dans le secteur de financement mobile et digital, parce que c’est aussi une façon avancée d’aider le monde agricole.

Je pense qu’il est aussi important d’avoir des axes d’agrégation. C’est-à-dire mettre les entreprises à travailler ensemble pour obtenir de meilleurs accès au marché. C'est une question logistique sur lequel le Togo a déjà des avantages mais des efforts peuvent encore être faits.

A l’IFC, nous travaillons, comme je l’ai dit tout à l’heure, avec les institutions financières, des banques, pour les aider à faire des financements aux PME et PMI. Nous pouvons très bien déployer ce type d’instrument dans le monde agricole, et nous voulons justement en faire plus de ce côté là.

Les investisseurs étrangers veulent venir, les investisseurs togolais voient les opportunités et veulent investir, il y a un mouvement qui existe et qui peut être très positif.

Je pense que ce qui est intéressant ici au Togo, ce sont les efforts que le gouvernement a faits, et les résultats qu’il a obtenus en termes d’amélioration du climat des affaires; cette amélioration de l’environnement des affaires a un impact. Et principalement les grands bénéficiaires, ce sont les petites et les moyennes entreprises, qui ont accès à une plateforme de travail, beaucoup plus stable, beaucoup plus positive en termes d’investissement et autres.

Nous voyons les résultats obtenus et les retombées en termes d'investissements. Les investisseurs étrangers veulent venir, les investisseurs togolais voient les opportunités et veulent investir, il y a un mouvement qui existe et qui peut être très positif. Dans un pays qui est principalement agricole, il aura un grand impact sur le monde rural. Ce sont à la fois des axes d’interventions et de réflexions que nous avons et nous voulons pouvoir mieux soutenir.

Togo First : On vous a vu dimanche dernier à l’inauguration de la PIA, dites-nous si votre institution a en projet d’investir sur cette plateforme?

C'est un projet qui va avoir un impact positif sur ce pays. C’est un projet qui a la capacité d’agréger les différentes chaînes de valeur qui existent. Nous serions très contents de soutenir cette initiative à l’avenir. C'est pour cela que je suis venu à cette inauguration dont j’ai été très honoré d’y avoir été invité.

Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo

Le Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) veut contribuer à la protection de l’environnement dans la capitale togolaise avec une enveloppe de 50 millions FCFA. Elle lance à cet effet jusqu’au 30 juillet prochain, un appel à proposition de projets qui cible des personnes morales non étatiques, autorités locales ou opérateurs du secteur public.

L’initiative a pour but, indique-t-on, la protection de la ville de Lomé à travers le renforcement des systèmes de collecte, de tri des déchets, de recyclage et l’amélioration de l’hygiène et de la salubrité.

Avec ce financement, l’institution financière ouest africaine qui s’est dotée récemment d’un plan stratégique 2021-2025, veut principalement créer des conditions favorables pour un développement économique. Notamment en contribuant à un environnement sain, grâce à un renforcement durable de ses interventions dans les domaines de l’environnement et de l’assainissement, d’après les informations.

Engagée dans la préservation d’un environnement sain dans ses pays membres, la BOAD en partenariat avec l’AFD (Agence Française de Développement) et l’UE (Union européenne), a soutenu la construction du Centre d’enfouissement technique (CET) à Aképé.

D’un montant total de 21,2 millions d’euros, le projet a en effet été financé à hauteur de 43% par la BOAD.

La perception de la redevance sur le prélèvement des ressources en eau peut générer à l’Etat, environ 670 millions FCFA par an. C’est ce que ressort le ministère de l'eau et de l’hydraulique villageoise au terme d’une simulation.

Ce recouvrement de la redevance de prélèvement d’eau est destiné aux usages industriels. Il devrait être perçu sur les sociétés de production d’eau en sachets et en bouteilles, les industries agroalimentaires, minières, extractives, manufacturières, les cimenteries et les agro-industries.

Par un arrêté interministériel du 18 mai 2021, le ministère de l'hydraulique a défini les modalités de calcul, les taux et le mode de recouvrement de cette redevance.

En 2010, le Togo, en droite ligne avec son ambition de protéger ses ressources en eau contre la pollution et la surexploitation, s’est doté d’un code de l’eau. En son article 143, ce code a institué l’application des principes « utilisateurs-payeurs » et « pollueurs-payeurs » en fonction des volumes des effluents déversés. 

La mise en œuvre de cette réglementation selon le ministère, permettra de moduler les prix en fonction des subventions croisées tout en garantissant aux populations les plus démunies, l’accès à l’eau potable, acceptable, suffisante quantitativement et qualitativement.

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