Avec dans le viseur une production de 135 000 t sur la campagne 2021-2022, Olam International, actionnaire majoritaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) annonce un investissement de 4,6 milliards FCFA dans la nouvelle campagne cotonnière.
Notamment en termes d’investissements dans les infrastructures industrielles et en tout ce qui est outils informatiques, les logiciels de gestion qui vont être installés pour gérer l’environnement des producteurs et le SAP, progiciel de gestion intégrée de la société.
Dans le détail, 2,5 milliards FCFA serviront pour la rénovation des usines et le reste pour les remplacements de pièces détachées ainsi que les outils informatiques, indique-t-on.

Parallèlement apprend-on, la NSCT devra préfinancer la nouvelle campagne cotonnière à hauteur de 9 milliards FCFA pour l’achat des intrants pour les 180 000 hectares, des avances de fonds pour les gros producteurs de coton. Ces ressources seront récupérées en fin de campagne, précise-t-on du côté de la société.
Par ailleurs, la société pour le compte de cette nouvelle campagne, a opté pour un système d'alerte météorologique pour éviter les désagréments climatiques liés à la pluviométrie et subis lors de la campagne précédente.
Ces dispositions seront complétées par un contact permanent avec les acteurs. « A ce propos, le groupe entend améliorer sa base de données dans les zones où intervient NSCT pour mieux connaître les producteurs et leurs besoins », a souligné Martin Drevon, directeur général adjoint chargé des opérations à la NSCT.
L’objectif de production de 135 000 t, selon le président du conseil d’administration Pré Simféitchéou, « est en phase avec la vision du gouvernement qui veut faire du coton le levier du développement des communautés de base ». Ce qui se traduit clairement, précise-t-il « par l’installation de la plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) où est prévue la transformation coton local ».
En rappel, pour le compte de la campagne 2020-2021, la production cotonnière au Togo a considérablement chuté de près de 43% passant de 117 000 t à 66 000 t.
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Au terme de sa visite au Togo, le ministre allemand de la coopération économique et du développement, Gerd Mûller a signé un nouvel accord de partenariat avec le Togo. Doté d’une enveloppe de 142 millions €, soit un peu plus de 93 milliards FCFA, ce partenariat décliné en 3 axes devra contribuer au développement socio-économique du Togo.
En son premier axe, l’accord vise à l’amélioration du climat des affaires et des investissements au Togo, en s’appuyant sur une offre de formation professionnelle de qualité en phase avec le marché du travail. Secundo, il permettra le renforcement de la transformation agro-industrielle et de ses chaînes de valeurs comme moteur de croissance et d’emploi.
Le dernier axe envisage la promotion de la bonne gouvernance et du développement des territoires comme levier d’une croissance inclusive.
La mise en œuvre de cet accord balisera, selon Faure Gnassingbé, la voie au développement structurel du Togo conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025. « Ce nouveau partenariat témoigne du dynamisme de la coopération bilatérale et constitue un soutien important à la transformation de notre économie, conformément à la feuille de route gouvernementale », a-t-il tweeté.
Pour l’émissaire allemand, l’accord traduit l’engagement de son pays à contribuer à l’émergence du Togo. « Nous souhaiterions coopérer avec le Togo dans le domaine de l’économie pour promouvoir davantage le secteur agro industriel, la formation des jeunes et le partenariat en matière d’énergie » entre autres.
En rappel, l’Allemagne est un partenaire privilégié du Togo. Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, elle a déboursé plus de 6 milliards pour soutenir les actions du gouvernement.
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Un centre professionnel dédié aux métiers de l’industrie verra bientôt le jour sur le site de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA). La première pierre a été posée ce lundi par Victoire Tomégah-Dogbé, cheffe du gouvernement en compagnie du ministre fédéral allemand chargé de la Coopération économique et du développement, Gerd Müller.
Selon les indications de la Primature, le futur centre offrira un huit cursus de formation s’inscrivant dans 3 domaines dont l’agro-industrie et l’industrie de la construction. La structure qui pourrait accueillir 300 apprenants par cycle, occupera une superficie d’un hectare. Le projet, financé dans le cadre d’un partenariat public-privé, porte un coût global de 6,55 milliards FCFA (10 millions d’euros).
“Notre objectif est de permettre à la jeunesse togolaise de jouer pleinement son rôle dans la nouvelle approche de développement que nous amorçons avec la mise en place de la PIA”, a déclaré Victoire Dogbé.
Par ailleurs, Gerd Müller s’est montré très optimiste quant à la cohérence de la stratégie industrielle du pays. "Une industrie durable doit aussi donner de l'emploi aux jeunes du pays. Avec ce projet, ce sont 30.000 places de travail qui sont prévues. Ce qui se fait ici, de créer de la valeur ajoutée au sein même du pays et d'utiliser cette valeur ajoutée sur place est un véritable modèle pour l'Afrique", a-t-il fait observer, ravi.
En rappel, la PIA, fruit d’un PPP entre l’Etat et Arise IIP, a été inaugurée le 6 juin dernier par Faure Gnassingbé.
Klétus Situ
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Le déficit commercial (services y compris) du Togo s’est à nouveau creusé, en 2020. Il passe de 349 milliards FCFA en 2019 à 460 milliards FCFA à, soit une dégradation de 31%, selon des statistiques compilées par Togo First à partir de données récemment publiées par la BCEAO.
Cette situation est essentiellement due à la Covid-19 qui a occasionné le quasi-arrêt de l’économie mondiale et celle du Togo en particulier. Notamment à la suite de la fermeture des frontières et d’autres mesures restrictives qui ont fortement perturbé la tenue des échanges commerciaux entre le Togo et le reste du monde.
Malgré cet environnement morose, les importations de biens du Togo durant l’année écoulée ont connu une légère amélioration comparativement à 2019. En effet, l’an dernier, l’ensemble de l’économie togolaise a acheté pour 1 080 milliards FCFA de biens au reste du monde contre 1 061 milliards en 2019, soit une légère hausse de 1,7%.
Sur la même période, ses exportations sont évaluées à 580 milliards FCFA contre 618 milliards une année plus tôt. Le déficit s’est creusé de 12% par rapport à 2019.
Autre fait significatif de cette année rythmée par la Covid-19, la balance des services en croissance continuelle depuis plus d’une décennie, s’est rétrécie de 58%, passant de 94,5 milliards FCFA à 39,5 milliards FCFA.
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Au Togo, les dons des partenaires techniques et financiers (PTF) à l’Etat ont augmenté de 84% sur l’exercice 2020, avec en prime, un doublement des appuis budgétaires (dons-programmes).
En effet, selon les données de la BCEAO, les dons reçus par le pays, en constante augmentation, sont passés de 105,9 milliards de FCFA en 2018 à 122,4 milliards FCFA en 2019, avant d’atteindre 189,6 milliards FCFA en 2020, grâce notamment aux soutiens reçus dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Le gouvernement togolais a ainsi reçu un total de 417,9 milliards de FCFA en dons sur l’ensemble des trois dernières.
Dans le détail, les appuis budgétaires, aussi appelés dons-programme, ont quasiment doublé entre 2018 et 2020, atteignant un total de 172 milliards FCFA sur la période. Alors qu’ils étaient encore autour de 33,2 milliards de FCFA en 2018, ils sont passés à 62,1 milliards en 2019 avant de franchir la barre des 77,1 milliards FCFA l’an dernier.
Les dons obtenus pour la réalisation de projets, s’établissant quant à eux à 72,7 milliards FCFA en 2018, ont connu une augmentation de près de 86% entre 2019 et 2020, passant de 60,4 à 112,5 milliards FCFA.
Klétus Situ
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Les apiculteurs et cueilleurs de miel du Togo sont désormais autorisés à exporter leurs produits vers l’Union européenne (UE), un marché de 450 millions de consommateurs, annonce le chef de la délégation de l’UE au Togo, Joaquin Tasso Vilallonga dans une tribune.
Une bonne nouvelle qui est l’aboutissement d’un long processus qui a commencé en 2019 et un nouveau résultat concret du premier Forum économique entre le Togo et l’Union européenne (FETUE), tenu à Lomé les 13 et 14 juin 2019, indique l’ambassadeur de l’UE.
En effet, à la suite du forum, la délégation de l’UE a financé l’élaboration du Plan National de Surveillance des Résidus (PNSR) dans le miel du Togo, dont l’objectif était de certifier la qualité du miel togolais pour son exportation vers l’UE.
« Nous espérons que cette autorisation va renforcer le développement de la filière miel et les exportations du Togo vers l’UE », a souhaité le diplomate européen.
Pour rappel, la filière apicole au Togo est en nette progression avec une production de miel de 59 833 l en 2019 contre 37 727 l en 2018, soit une hausse de 58,6% en un an.
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La Banque Mondiale a approuvé il y a quelques jours, un financement de 29,5 millions $ (près de 16 milliards FCFA), destiné à aider le Togo “à assurer la vaccination de sa population contre le coronavirus et mieux répondre aux urgences de santé publique”.
L’enveloppe, constituée de 25 millions $ de l’Association internationale de développement (IDA) et de 4,5 millions $ du Fonds Fiduciaire pour la Préparation et la Réponse aux Urgences Sanitaires, doit permettre au pays de renforcer le déploiement des vaccins, et de proposer un dispositif sanitaire adéquat pour la réussite de la campagne de vaccination en cours.
Ce financement additionnel du projet de renforcement de la réponse d’urgence au Covid-19, couvrira entre autres l’achat des vaccins, la mise à niveau de la chaîne de conservation, et le déploiement efficace des vaccins au profit des populations.
Ce sont “des ressources supplémentaires au Togo pour atteindre l’objectif de vacciner 60% au moins de sa population”, a indiqué la représentante résidente de la Banque, Hawa Wague, observant que le pays “a enregistré de nombreux succès dans la gestion du Covid-19 grâce aux mesures prises par les autorités et à un système de dépistage et de prise en charge adéquat”.
Rappelons que le Togo, qui a entamé depuis mars sa campagne de vaccination, bénéficiera dans les prochains mois d’un lot de vaccins promis par les USA pour une centaine de pays du monde.
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Entre 2018 et 2020, le Togo a importé pour 472 milliards de FCFA de produits pétroliers. C’est ce qu’indiquent les données de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), compilées par Togo First.
En effet, en 2018 et 2019, les importations de produits pétroliers se sont respectivement élevées à 167 milliards et 165 milliards de FCFA. En 2020, année de pandémie et de chute brutale des cours mondiaux du brut, les estimations de la Banque Centrale font remarquer une baisse de 15% de ces achats, qui s’établissent alors à près de 140 milliards de FCFA.
Sur la période, les achats de pétrole et de produits dérivés représentent en moyenne 15% du total des importations. En termes de volume, si celui de 2020 n’est pas encore connu, le Togo a importé en 2019, 758 219 tonnes de produits pétroliers, un chiffre quasi identique aux 758 218 tonnes de 2018.
En rappel, dans un contexte de fluctuations régulières du prix du baril de pétrole, le gouvernement togolais vient de décider une hausse des prix à la pompe, sur proposition du Comité de Suivi des Fluctuations des Prix des Produits Pétroliers (CSFPPP).
Klétus Situ
L’appui de l’Allemagne aux actions du gouvernement togolais dans le cadre de la riposte et de la gestion de la Covid-19 s’évalue à plus de 6 milliards FCFA, a indiqué dimanche 13 juin, le ministre allemand de la coopération économique et du développement, Dr Müller Gerd.
Cet appui se constitue essentiellement des dons d’équipements médicaux de lutte contre la Covid-19 et des vaccins (campagne COVAX), indique-t-il.
Le diplomate allemand en visite de travail de trois jours au Togo, a également, au nom de la République Fédérale d’Allemagne, offert un lot de 30 respirateurs artificiels et 5000 oxymètres au pays.
« Vous n’êtes pas seuls dans la lutte contre la Covid-19. Nous sommes prêts à vous soutenir. Nous focalisons actuellement notre soutien sur la lutte contre Covid-19 grâce au don des respirateurs et à l’équipement des laboratoires », a déclaré Dr Müller lors de la cérémonie de remise des équipements médicaux.
Pour rappel, au titre de l’année 2021, l’Allemagne a déjà soutenu le Togo à hauteur de 293,38 millions € dans le cadre de son appui au développement économique du pays.
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Le Togo devrait bientôt bénéficier du surplus d'énergie électrique du Nigéria grâce au projet sous régional North Core, financé par la Banque mondiale (BM), l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD).
L’annonce a été faite par le président du conseil exécutif du West African Power Pool (WAPP) et directeur général par intérim de la Transmission Company of Nigeria (TCN), Sule Abdulaziz, à la suite d’une réunion des ministres en charge de l’énergie du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, du Niger et du Nigéria.
Dans les détails, North Core, en français “Dorsale Nord”, prévoit la construction d’ici 2 ans, d’une ligne de 330 kilovolts sur 875 kilomètres du Nigéria vers les autres pays bénéficiaires.
Ce nouveau deal devrait permettre au Togo de booster sa politique d’accès universel à l’électricité, d’ici 2030.
Daniel Agbenonwossi
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