Au Togo, l'exportation de certains produits de grande consommation est désormais soumise à une autorisation préalable du gouvernement. Ainsi, en a décidé l’exécutif togolais qui s’est fendu d’un communiqué mardi, et annonce le renforcement du contrôle aux frontières.
« Le gouvernement porte à la connaissance des opérateurs économiques que l’exportation des produits de grande consommation tels que le maïs, le sorgho, le mil, le haricot, le riz, l’igname, le manioc et les farines du manioc est soumise, jusqu’à nouvel ordre, une autorisation préalable du ministre chargé du commerce », indique le communiqué conjointement signé par les ministres en charge de l’agriculture, du commerce, de l’économie et de la sécurité.
La mesure vise avant tout à freiner la flambée des prix des produits de première nécessité observée depuis quelques mois sur les marchés, alors que la campagne vivrière est ressortie excédentaire, selon les statistiques du gouvernement. Une situation contrastée que Lomé attribue à la spéculation et des exportations illégales vers les pays frontaliers orchestrées par les opérateurs économiques. Mais, selon ceux-ci, il s’agit d’une situation de rupture de stock. Constatés au mois de mai, plusieurs experts et producteurs ont confié à Togo First, que les acteurs anticipent de mauvaises récoltes pour la campagne en cours, en raison du retard des pluies, ainsi que de prévisions d’inondations des systèmes météorologique.
Notons qu’il s’agit d’une conjoncture sous-régionale, telle que la constate la BCEAO dans ses dernières statistiques disponibles sur l’inflation.
Esaïe Edoh
L’opération de contrôle de marquage va démarrer effectivement le 1er juillet, a informé l’Office togolais des recettes (OTR) qui a réceptionné lundi un lot de matériels pour assurer l’inspection.
Développé par la Société industrielle et commerciale de produits alimentaires (SICPA), le logiciel devra permettre d’inspecter et auditer l’authenticité des vignettes fiscales obligatoires sur les produits concernés ainsi que les différentes technologies de sécurité matérielle et digitale de Solution Automatisée de Marque (SAM).
Composé de kits SICPAMOBILE (SM45) et des Filtres Validateurs Optiques, ce lot de matériels aussitôt réceptionné, a été mis à la disposition des agents contrôleurs de l’office par la commission de suivi et d’implémentation du projet de marquage fiscal.
A l’aide des filtres optiques, les marques ou vignettes apposées sur ces articles seront identifiées. Des produits tels que l’eau, la bière, le jus de fruits, du vin vermouths, des boissons alcoolisées ou non et le tabac, sont concernés par cette opération.
A travers cette opération de contrôle, selon l’OTR, les autorités togolaises pourront s’assurer de la traçabilité des produits mis à la consommation sur le territoire. L’administration fiscale togolaise précise également que l’objectif est de participer à la préservation de la santé des consommateurs.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais, en ligne avec sa politique de décentralisation, a entamé le processus de construction des mairies dans 25 communes réparties dans les 5 régions économiques. Le projet sera financé sur le budget du Programme d’appui à la décentralisation, phase 3 (PAD III), à hauteur de 5 milliards FCFA par la Banque allemande de développement (KfW).
A la recherche d’une entreprise pour la réalisation des travaux, le gouvernement a lancé récemment jusqu’au 02 août prochain, un appel d’offres international par l’entremise de l’Agence d’exécution de travaux urbains (Agetur Togo), déléguée par l’autorité pour la maîtrise d’ouvrage.
Il est à préciser que la 3ème phase du Programme d’appui à la décentralisation (PAD3), est destinée essentiellement à la construction des mairies dans les nouvelles communes du Togo. Elle intervient après les phases 1 et 2 qui ont coûté 17 millions €, soit 11 milliards FCFA.
Outre ce programme, l’Allemagne accompagne le Togo dans la gouvernance locale, à travers le Programme décentralisation et gouvernance locale (ProDeGoL) piloté par la GIZ.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) a, au travers d'un communiqué rendu public en fin de soirée, formellement démenti toute augmentation de sa grille tarifaire, après l’annonce par certains médias d’une hausse des tarifs de l'électricité, notamment pour les clients prépayés.
Alors que ces rumeurs persistaient,et prenaient même de l’ampleur, le distributeur d’énergie au Togo a levé toute équivoque :“aucune augmentation n’a été effectuée sur les tarifs de l’électricité. Les tarifs en cours restent ceux en vigueur depuis 2010”, peut-on lire dans le communiqué signé par le directeur général de la société d’Etat.
Dans la foulée, la compagnie distributrice a reçu l'appui de son ministère. En effet, également par communiqué et en termes quasi identiques, Mila Aziablé, ministre déléguée auprès du président de la république chargée de l’énergie et des mines, a tenté de rassurer l’opinion publique sur le fait que les tarifs d’électricité n’avaient pas connu de hausse.
En rappel, le Togo vient d'inaugurer deux nouvelles centrales thermique et photovoltaïque, dans l’optique d’une couverture universelle de sa population en énergie.
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Le gouvernement togolais, vient de lancer le passeport vaccinal alors que la campagne de vaccination contre la covid-19 est toujours en cours. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie vaccinale, selon un communiqué des autorités togolaises.
Ce passeport est un document « fiable, sécurisé et vérifiable » octroyé aux populations vaccinées, et informe sur le nombre de doses requises. Il est officiel et délivré gratuitement.
« Il est infalsifiable et accessible à tous et atteste qu’une personne a eu sa vaccination complète contre la Covid-19 », informe le gouvernement.
Il renseigne sur les informations relatives à la vaccination, précisément le code QR unique et porte une signature électronique.
La demande d’obtention de ce document se fait sur le site gouvernemental depuis les smartphones, tablettes et ordinateurs à l’adresse https://vaccin.covid19.gouv.tg ou hors ligne par téléphone mobile via le code *844#.
Depuis le lancement de cette campagne le 10 mars 2021, plus de 300 000 personnes ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, selon le ministère de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’entreprise Clin, spécialisée dans l'accompagnement de producteurs à travers la mise à disposition de drones agricoles, lance jusqu’au 27 juillet, un appel à candidatures pour un concours d’innovation pour le développement d’un drone pulvérisateur éco-durable.
Le concours, dénommé E-Agri Drone Innovation Challenge 2021 (EDIC 2021), est destiné aux innovateurs individuels ou collectifs résidant au Togo. Il vise selon ses promoteurs, à mettre en valeur l'ingéniosité des jeunes togolais et démocratiser l’accès aux drones agricoles par la production sur place avec un coût relativement faible.
Les candidatures retenues, seront annoncées le 16 août, puis dispersées en équipes. Ces dernières auront par la suite, la période du 1er septembre au 26 novembre pour effectuer les travaux de prototypage.
Les travaux finalisés vont être soumis à un jury et au vote du public, au cours d’un salon d’exposition des technologies drones qui se tiendra au Togo du 29 novembre au 6 décembre 2021, apprend-on.
Une enveloppe totale de 5 millions FCFA sera mise à disposition des lauréats après sélection. Ainsi, le 8 décembre prochain, les trois équipes finalistes seront dévoilées et récompensées par ordre de mérite, respectivement à hauteur d’1 million, 500 000 et 250 000 Franc CFA.
A partir du 13 décembre 2021, ces lauréats bénéficieront d’une incubation en entreprise pour l’amélioration des prototypes. Il s’agira d’un accompagnement technique et financier de 3 250 000 Franc CFA. Clin ambitionne à terme, de réaliser le lancement commercial du drone à l’horizon 2023. Inscriptions et détails ici.
Klétus Situ
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Le nouvel ambassadeur d’Egypte, Ahmed El Samawi, a fait récemment part de la volonté des autorités de son pays d’orienter les hommes d’affaires vers le Togo afin qu’ils y investissent. C’était au cours d’une audience qui lui a été accordée par la présidente de la Délégation Spéciale Consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), Nathalie Bitho.
Au cours des échanges, le diplomate égyptien s’est accordé avec la N°1 de la CCIT sur les possibilités de relance des relations d’affaires entre Lomé et le Caire. Pour sa part, la présidente par intérim de la chambre consulaire a présenté les opportunités d’investissements qui se présentent au Togo pour les Egyptiens.
« La Covid-19 a ralenti les efforts et les atouts économiques mais il est temps de reprendre les activités entre nos deux pays », a déclaré El Samawi qui promet de s'investir pour qu’à l’avenir, son pays occupe une place de choix dans les échanges économiques avec le Togo.
Déjà, l’axe Lomé-Caire connaît un raffermissement depuis quelques années selon la représentation égyptienne au Togo, qui précise également que les relations commerciales (exportations et importations) entre les deux pays ont connu une augmentation pour atteindre près de 60 millions $, environ 33 milliards FCFA, de 2018 à 2020.
Outre le commerce, le pays dirigé par Abdel Fattah Al-Sissi soutient le Togo dans divers domaines, notamment la sécurité et la lutte contre le terrorisme, les infrastructures, l’aviation, l’agriculture, le tourisme et la culture, en offrant notamment des bourses de stage aux cadres togolais.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais ambitionne de développer les filières volaille, maïs, riz et tomate à l’horizon 2030. Le plan de développement de ces 4 filières validé la semaine écoulée, devra mobiliser un financement de 1800 milliards FCFA.
Le Togo prévoit ainsi de porter de 1,23 t à 6 t de maïs par hectare et étendre l’espace cultivable à 35 000 hectares pour un rendement de 211.000 t de maïs grain. La réalisation de cette ambition nécessite une enveloppe de 147 milliards FCFA, selon la FAO qui a piloté le processus d’élaboration du document.
Pour la filière riz, le pays table sur une production de 817.004 t avec un financement prévisionnel de 987 milliards FCFA.
Dans la filière tomate, l'Etat togolais mise sur 234 430 t dont la moitié sera transformée, pour un financement de 235 milliards FCFA.
Enfin, dans la filière volaille, le pays ouest-africain prévoit de passer à 30 000 t de viande de poulet avec un budget de 430 milliards FCFA.
La mobilisation de ces fonds, selon Djiwa Oyétoundé, chargé de mission de programme FAO au Togo, « exigera un partenariat public-privé exemplaire ». Le chargé de mission soutient par ailleurs que le développement de ces quatre filières « est considéré comme une approche adéquate pour générer de la croissance dans les zones rurales et améliorer les moyens de subsistance des populations ».
En rappel, l’initiative s'inscrit en ligne droite avec l’axe 2 du Plan National pour le Développement (PND 2018-2022) qui vise le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.
Cette ambition est également en cohérence avec le projet d’appui au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (ProMIFA), financé par le FIDA.
Esaïe Edoh
New Delhi et Lomé se rapprochent davantage sur divers plans. Depuis le 26 juin, l’Inde a ouvert son ambassade au Togo.
Le diplomate Sanjiv Tandon a présenté ses lettres de créances au ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.
L’ouverture de cette ambassade intervient au lendemain de la signature d'un accord de prêt de 22 milliards FCFA au Togo par Exim Bank of India pour la réalisation d’un projet d’électrification de 350 localités du pays par systèmes solaires photovoltaïques.
Également, l’énergéticien indien Amea Power a participé activement à la construction de la centrale solaire de Blitta inaugurée le 22 juin dernier et devra également assurer sa maintenance.
L’implication de ces sociétés indiennes dans le développement du Togo témoigne, selon le ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Togolais de l’extérieur, de l‘excellente relation entre les deux pays. « La coopération entre nos deux pays est très dynamique dans le domaine de l’énergie, l’industrie et l’agriculture », a tweeté le diplomate togolais.
Pour rappel, de 2015 à 2019, New Delhi a accordé 11 milliards $ de crédits à plus de 20 Etats africains. Le Togo en bénéficie dans les domaines de l’électrification et de l’agriculture.
Esaïe Edoh
Au Togo, la centrale Sheikh Mohamed Bin Zayed, inaugurée le 22 juin dernier par Faure Gnassingbé, vient de bénéficier d’une facilité supplémentaire de 5 milliards FCFA de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) qui avait déjà injecté 7 milliards FCFA dans ce projet.

L’annonce a été faite par l’institution régionale en fin de semaine dernière.
Ce nouveau financement, destiné à l'extension de la puissance de la centrale photovoltaïque de 30 à 50 MWc, porte le coût global de l’infrastructure co-financée par le fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD), à 26 milliards FCFA.
En rappel, l’inauguration de la centrale développée par l’émirati Amea Power, est intervenue près de deux mois après l’opérationnalisation d’une première turbine de 47 MW de la centrale thermique Kekeli Efficient Power. Sa seconde turbine, d’une capacité de 18 Mw, devrait être mise en service d’ici à la fin de l’année.
Par ailleurs, le Togo qui ambitionne de réaliser l’accès universel à l'électricité à l’horizon 2030, avec 50% de part du renouvelable dans son mix énergétique, devrait bénéficier du surplus énergétique du Nigéria grâce au projet sous-régional North Core.
Klétus Situ
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