Au 2ème trimestre 2021, le Togo a réussi à lever 183 milliards de FCFA sur le marché financier régional, une performance supérieure de 11% aux 165 milliards FCFA initialement prévus.
Cette tendance haussière est principalement portée par l’émission d’OAT de maturité 10 ans effectuée le 16 avril 2021. Le pays qui cherchait à l’époque 15 milliards FCFA, a finalement retenu 59 milliards à un taux de 6,32%, sur les 87 milliards que lui proposait le marché.
Dans le même temps, les montants retenus lors des deux émissions de 30 milliards FCFA sur 5 et 7 ans, ont été largement revus à la baisse avec respectivement 8 et 16 milliards FCFA pour des taux à 5,78 et 6,09%. A la fin de la journée, le Togo avait ainsi levé 50% de ses prévisions pour le trimestre.
Au dernier jour du même mois d’avril, alors qu’il ne recherchait que 20 milliards FCFA, le Trésor public va s’en offrir 2 de plus sur un marché qui était prêt à lui en donner pour plus du double des montants sollicités. Moisson finale de l’opération, 22 milliards FCFA avec des titres de maturité 5 ans et un taux moyen pondéré à 5,69%.
Au mois de mai, plus précisément les 21 et 28 mai, 22 puis 28 milliards FCFA vont être levés avec des maturités respectives de 7 et 5 ans. Pour ces opérations, les taux d’intérêt ont été respectivement fixés à 5,95 et 5,66%.
Une dernière émission d’OAT de 7 ans, conclue à 28 milliards FCFA avec un taux de 5,9%, viendra conclure un nouveau trimestre bien rempli pour le Togo sur le marché régional des titres publics.
Klétus Situ
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Le gouvernement togolais prévoit de catégoriser les entreprises dans le cadre de son projet d’actualisation de la charte des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), dévoilé le 16 juin dernier.
La nouvelle catégorisation proposée, permettra de distinguer quatre types d’entreprises à savoir : les nano-entreprises, les micros entreprises, les petites entreprises et les moyennes entreprises. Leurs chiffres d’affaires devraient être compris entre 5 millions FCFA et 1 milliard FCFA.
Cette classification, d’après les gouvernants, « va permettre aux entreprises togolaises d’être plus compétitives dans un contexte sous régional et international de plus en plus concurrentiel ».
Également selon l’exécutif togolais, l’adoption du projet de décret contribuera « d’une manière efficace, à la mise en œuvre des différents projets initiés au profit du secteur, dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 ».
Pour rappel, la révision de la charte TMPE permettra d’adapter le document au contexte économique et social actuel du pays qui connaît une évolution sur divers plans.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais a décidé mercredi 7 juillet, d’homologuer les prix du diagnostic Covid-19 pour les voyageurs par voie aérienne à 25.000 FCFA contre 40.000 FCFA précédemment. La décision a été prise par arrêté interministériel signé conjointement par le ministre de la santé, Moustafa Mijiyawa et son homologue de l’Economie et des Finances, Sani Yaya.
« Le prix subventionné du test du diagnostic de SARS-CoV2 est fixé à 25 000 F Cfa. Les modalités de paiement seront fixées par décision du ministre des Finances », précise l’arrêté.
Avec ce nouveau tarif, le Togo se conforme à la décision des Chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) fixant à 25 000 FCFA, les prix des tests de dépistage pour les voyageurs utilisant le transport aérien à partir du 1er mai 2021.
Le pays devient ainsi le 7è de la zone après la Guinée-Bissau, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, à s’aligner sur cette mesure communautaire.
En outre, les autorités togolaises annoncent avoir autorisé six laboratoires à effectuer les tests à savoir, l’institut national d’hygiène de Lomé et Kara, le laboratoire national de référence des mycobactéries du CHU Sylvanus Olympio, le laboratoire mobile de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma de Lomé, le laboratoire BIOLIM/FSS de l’Université de Lomé, le laboratoire du CHU Kara et enfin le laboratoire des centres régionaux de Dapaong et Sokodé.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement est en passe d’adopter une stratégie nationale d’inclusion financière. Cette stratégie qui devrait servir de cadre formel et de renforcement pour les initiatives existantes en la matière, a fait l’objet d’un séminaire gouvernemental ce mercredi 7 juillet.
“Elle vise à relever les défis notamment au regard des disparités régionales en matière d’accès aux services financiers. Cela permettra d’atteindre les objectifs assignés à la feuille de route gouvernementale qui fait de l’inclusion financière, un axe majeur de sa mise en œuvre”, indiquent les sources officielles.
En effet, le pays a mis en place depuis quelques années déjà, une batterie d’instruments tels que le Fond National de la Finance Inclusive (FNFI) dont le volume de crédits distribués a franchi la barre des 98 milliards FCFA au profit de plus d’1,7 million de personnes, permettant la financiarisation des couches les plus vulnérables.
Entre 2014 et 2020, l’Etat togolais a distribué 8,61 milliards FCFA en transferts monétaires aux ménages vulnérables. Ces transferts, gérés par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb), ont touché 90 000 bénéficiaires.
En 2020, dans un contexte de crise sanitaire, le programme Novissi a été lancé pour soutenir les populations les plus impactées par la crise. Ce programme d’inclusion financière, soutenu par l’Association internationale de développement (IDA) et l’ONG internationale GiveDirectly, s’est notamment basée sur le mobile money et des technologies d’intelligence artificielle (IA).
En plus des initiatives publiques, le pays connaît une croissance des institutions privées de microfinances. Selon la Bceao, 53% des Togolais âgés de 15 ans au moins, sont titulaires de comptes dans les institutions de microfinance.
Les services de mobile money sont également en plein essor depuis 2015. Ce sont en tout 2 200 milliards FCFA qui ont été transférés via Flooz et T-Money, les deux plateformes de transfert d’argent, entre 2015 et 2019, selon les chiffres publiés par le ministère de l’économie numérique en janvier 2020.
De plus, un rapport de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), révèle que les deux services comptaient respectivement la même année 5 millions et 4 millions d’abonnés. Ainsi, 72% des abonnés mobiles détiendraient un compte mobile money.
Ce sont ces chiffres indicateurs du succès togolais qui ont valu au pays d’être reconnu par l’ONU comme modèle en matière d’inclusion financière.
Klétus Situ
La commune Lac 1 bénéficiera du projet Ecobox qui va contribuer à la lutte contre l’insalubrité dans la ville d’Aného et de ses environs à travers le tri et le recyclage des déchets ménagers. L’initiative a été lancée le 5 juillet dernier par les porteurs du projet, Africa Global Recycling AGR) et le groupe Togocom.
Ce projet, prévu pour une durée de trois ans, permettra de doter la commune de 3 kiosques Ecobox avec 3 éco-collecteurs qui auront pour mission de récupérer et de racheter des déchets recyclables auprès de la population et des acteurs de l’informel. Ces matières recyclables récupérées seront ensuite évaluées et payées en crédit de communication, en mobile data ou transaction mobile ou encore en argent espèce aux fournisseurs.
A travers le projet, les promoteurs entendent participer à l’instauration d’un meilleur cadre de vie des populations et œuvrer pour le développement durable, la salubrité des villes, la lutte contre la pollution et l’entrepreneuriat vert au Togo. « La gestion durable des déchets dans nos communes doit impérativement dépasser le cadre de la collecte à l’élimination d’une décharge, doit conjuguer à la fois à tous les atouts et toutes les vulnérabilités du territoire dans la définition de nouveaux modèles économiques et sociaux comme le levier de performance », a déclaré Edem D’Almeda, directeur général de Africa Global Recycling.
« Notre but est de proposer à la population togolaise de solutions en termes de salubrité, de développement durable et de l’employabilité des jeunes », a déclaré le directeur général de Togocom, Paul Alazard.
Pour rappel, le projet est porté par Africa Global Recycling et financé par le groupe Togocom. Il devrait s’étendre dans les autres villes.
Le Togo a, en 2021, élaboré son premier rapport sur l’évaluation des dépenses fiscales au titre de l’année 2019. Ce rapport révèle une perte de recettes estimée à 56,9 milliards de FCFA, soit 1,3% du PIB.
Le document publié fin juin 2021 par le ministère de l’Economie et des Finances, indique que cette perte représente 10,3 % des recettes liquides de la même année.
Dans le détail, les pertes de recettes sont essentiellement liées aux dépenses fiscales de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) qui sont les plus importantes et s’élèvent à 31,7 milliards FCFA. Elles sont suivies en deuxième position de celles de l’impôt sur les sociétés (IS)estimées à 18,3 milliards de FCFA. Et en troisième position, des pertes sur les droits de douane évalués à 5,6 milliards FCFA.
D’après le ministère, cette évaluation a porté sur cinq (5) impôts qui sont la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’impôt sur les sociétés (IS), les autres droits d’accises, les droits de douane et la redevance statistique. Elle a permis d’identifier 312 mesures comme dépenses fiscales. Sur l’ensemble de ces mesures, 290 ont été évaluées.
L’exécutif togolais annonce d’autres évaluations qui devront s’étendre à l’ensemble des impôts, droits et taxes budgétaires afin de déterminer le coût réel de l’ensemble des dépenses fiscales.
Pour rappel, l’évaluation des dépenses fiscales est un élément de transparence dans la gestion des finances publiques et un instrument d’appréciation de l’efficacité de la politique fiscale.
Esaïe Edoh
La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), co-entreprise entre l’Etat togolais (35%) et Arise IPP (65%), va devenir actionnaire principal du MIFA, a annoncé le gouvernement au sortir du Conseil des ministres, tenu ce mercredi.
Selon le projet de décret adopté qui fixe “les modalités et le prix de cession par l’Etat d’une partie de sa participation dans le capital social de la société”, l’Etat devrait garder 43,5% des parts. Si le troisième actionnaire est la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC), aucun détail n’a été donné sur la part réelle de la PIA. Autre information importante, Lomé souligne qu’elle se maintiendra à la tête du Conseil d'administration de l’entité.
“La position de l’Etat lui permettra d’être pleinement associé à la gouvernance du MIFA SA. Ainsi, par exemple, le président du Conseil d’administration sera désigné sur proposition de l’Etat togolais.”
Cette privatisation qui intervient dans la foulée de la reprise par Olam de la Nouvelle société cotonnière togolaise (NSCT), marque une prépondérance du Singapourien, actionnaire avec l’AFC (Africa Finance Corporation) de la verticale Arise IPP.
Lancé il y a peine 3 ans, le Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage des risques (Mifa), calqué sur l’archétype nigerian, le Nirsal avait pour ambition d’augmenter le volume de financement alloué au secteur agricole, de professionnaliser les filières agricoles en structurant les chaînes de valeur, mais aussi de développer des produits assurantiels et technologiques innovants et adaptés.
Depuis 2018, 27 milliards FCFA de crédits ont été alloués au profit des différents acteurs agricoles. Selon les statistiques officielles, à ces noces de froment, le mécanisme aura permis de créer et consolider plus de 274 000 emplois parmi lesquels 240 000 saisonniers. Également, plus de 200 000 producteurs ont été accompagnés, et 1450 coopératives structurées. Toutefois, l'agriculture togolaise est restée le parent pauvre du financement.
Alors qu’elle contribue sur toute sa chaîne de valeur à près de 40% du PIB et emploie 60% de la population active, le secteur attirait fin 2020, nettement moins d’1% des crédits mis en place par les banques.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la production céréalière est passée de près de 1,19 million de t en 2018 à plus de 1,26 million de t en 2020, selon les données de la Bceao. Ces chiffres qui ne prennent en compte que les filières maïs, mil et sorgho, montrent une augmentation de 6,5 % de la production nationale.
Dans le détail, les agriculteurs togolais ont produit plus de 886 000 t de maïs, en 2018. La production du maïs, principale céréale de consommation des populations togolaises, a ensuite franchi la barre des 900 000 t en 2019. En 2020, la banque centrale estime la production de cette culture vivrière à près de 950 000 t. Ce qui représente une augmentation de 7% sur l’ensemble des trois ans.
En ce qui concerne les céréales comme le mil et le sorgho, principalement cultivées et consommées dans le nord du pays, leur évolution sur les trois dernières années n’est pas négligeable bien qu’elle soit légèrement moins importante que celle du maïs.
En effet, d’un peu plus de 303 000 t en 2018, cette production va augmenter de 6000 t pour atteindre 309 000 t en 2019. Augmentant ensuite d’environ 9000 t pour atteindre 318 000 t en 2020, toujours selon la Bceao. Il s’agit ainsi d’une évolution de près de 5% sur l’ensemble des trois ans.
Globalement, au sein de l’Uemoa, la production de maïs a connu une hausse de 7,24% sur les trois dernières années. Sur la filière, le Burkina Faso se positionne comme champion régional avec une production moyenne de plus d’1,7 million de t sur les trois années.
Sur le sorgho et le mil dont la sous-région présente une production moyenne de près de 14 millions de t sur les trois ans, c’est le Niger qui réalise les meilleures performances, représentant notamment 40% de la production de l’espace Uemoa en 2020.
Klétus Situ
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Faure Gnassingbé devrait prendre part le 15 juillet prochain à un sommet des chefs d’Etat africains sur la prochaine reconstitution des ressources de l'Association internationale de développement (IDA), d’après des sources proches de la présidence togolaise.
Conjointement annoncée par la présidence de Côte d’Ivoire et le Groupe de la Banque Mondiale, cette rencontre de haut niveau se tiendra à Abidjan. Plus d’une vingtaine de chefs d’Etat du continent devraient ainsi se réunir dans la capitale ivoirienne en vue de plaider pour des contributions plus importantes à la 20ème constitution des fonds de l’IDA, dont les pays africains sont les principaux bénéficiaires.
“Compte tenu des effets dévastateurs de la pandémie, un soutien continu de la Banque mondiale, en particulier de l’IDA, est essentiel pour aider les pays africains à répondre à leurs besoins de financement, déjà élevés avant la pandémie”, indique-t-on du côté de l’institution de Bretton Woods.
En rappel, à la mi-mai à Paris, les chefs d’Etat africains appelaient déjà à un financement plus important des économies africaines (via notamment une meilleure dotation en Droits de Tirages Spéciaux), dans un contexte post-pandémique. A l’époque, Faure Gnassingbé, plaidait particulièrement pour le financement du secteur privé africain.
Klétus Situ
Au Togo, des superstructures et des systèmes d'irrigation vont être construits sur une cinquantaine de zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP). Les sites concernés par ces travaux, qui devraient durer moins de six mois, sont répartis entre 13 préfectures de la moitié nord du pays.
Le ministère de l’agriculture et du développement agricole vient en ce sens de lancer jusqu’au 30 juillet, une procédure de sélection des opérateurs qualifiés pour la réalisation des travaux, parue dans le Quotidien national Togo Presse du 05 juillet 2021.
En rappel, lancées il y a quelques années afin de permettre aux agriculteurs d’évoluer dans des cadres coopératifs, d’améliorer leur productivité et de booster leurs rendements, les Zaap qui devraient former avec les agropoles, des piliers structurels de l’agriculture togolaise.
Klétus Situ
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